Cet article relate plusieurs faits divers tragiques impliquant l'utilisation d'armes à feu, notamment des fusils de chasse, dans des contextes de violence familiale et d'accidents.
Un drame familial s'est produit dans la nuit de vendredi à samedi à St Denis de Pile. Un habitant du village a tué sa mère et un de ses enfants, et grièvement blessé son autre enfant. Les faits se sont déroulés entre 23 heures et minuit.
L' individu, fortement alcoolisé, s'était auparavant disputé avec sa compagne, chez qui il s'était rendu à Coutras. A son retour à son domicile, puis il a ouvert le feu avec un fusil de chasse sur leurs deux enfants endormis dans leurs chambres. La jeune fille de 14 ans a été tuée, alors que son frère de 11 ans a été grièvement blessé à la jambe.
L'homme s'est ensuite rendu dans la maison voisine qu'occupe sa mère, et a aussi tiré sur la septuagénaire, qui est morte pendant son transfert à l'hôpital de Libourne. Le garçon a été de son côté transporté au CHU de Bordeaux. Ses jours ne seraient pas en danger.
C'est sa compagne, qu'il avait appelé pour lui dire qu'il allait s'en prendre à leurs enfants, qui a alerté les gendarmes. Les gendarmes gardent le domicile du suspect en attendant les perquisitions. "Il buvait beaucoup" dit une voisine qui l'a souvent aperçu alcoolisé dans son jardin. "Il avait l'air parano, il était souvent méfiant et très à cran" continue-t-elle.
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Au moment des faits, la plupart des voisins était soit endormis soit en train de découvrir les attentats qui ont frappé Paris et n'ont pas forcément su de suite ce qu'il se passait. Huit véhicules de secours et un hélicoptère se sont rendus sur place en plus des nombreux véhicules de gendarmes venus interpeller le suspect devant chez lui. Placé en garde à vue dans les locaux de la compagnie de Libourne, il pourrait être présenté dès dimanche au Parquet.
Une femme de 45 ans a été tuée ce jeudi à Saint-Ciers-d'Abzac, près de Libourne. Son conjoint a été interpellé, il avait appelé lui-même la gendarmerie pour se dénoncer.
Un accident de chasse a eu lieu en Nouvelle-Calédonie dimanche 10 décembre 2023. Une enfant âgée de trois ans est morte d’un coup de feu, en Nouvelle-Calédonie, dimanche 10 décembre 2023. Dans la matinée de dimanche, un père de famille est parti à la chasse avec ses quatre enfants et son neveu.
Quant au père, l’homme âgé de 39 ans a été placé en garde à vue pour homicide involontaire.
En France, un tiers des féminicides conjugaux sont perpétrés par arme à feu, et dans un cas sur deux, l’homme n’avait aucune raison évidente de posséder cette arme. Tuer sa compagne par arme à feu reste un mode opératoire courant. Malgré le renforcement de l’arsenal législatif, les violences conjugales ne donnent pas encore lieu à des perquisitions ou à des saisies systématiques.
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Il s’agit du mode opératoire dans 30 % des 606 féminicides conjugaux, enregistrés entre 2018 et 2022, selon les données de la Délégation aux victimes (DAV). Ce qui en fait l’arme privilégiée, après les objets contondants - type couteau de cuisine - utilisés dans 35 % de ces crimes.
L’une des promesses du Grenelle contre les violences conjugales de 2019 avait été de retirer des armes à feu dès le dépôt de plainte. Dans ce contexte, une grille d’évaluation du danger commune aux forces de l’ordre a été diffusée, par la circulaire du 28 janvier 2020.
Elle devait permettre de mieux auditionner les dépôts de plaintes pour violences conjugales. Vingt-trois questions sont listées dont : « Votre partenaire ou ancien partenaire possède-t-il des armes à feu (déclarées ou non) ? » Rien de tel n’est encore systématisé, comme le rappellent le meurtre d’Angélique Clere et les trop nombreux assassinats qui lui ont succédé.
Le système de classification des armes à feu en France est divisé en plusieurs catégories :
Selon les données de la DAV, dans deux cas sur cinq, les armes utilisées par un conjoint ou un ex-conjoint pour tuer n’étaient ni déclarées ni détenues légalement.
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En région Paca, ce sont 11 femmes qui ont été tuées par leurs conjoints ou ex-conjoints en 2025. France 3 Provence-Alpes-Côte d'Azur retrace leurs histoires:
Les corps ont été découverts par "trois salariés du père de famille, inquiets de ne pas le voir sur l'exploitation agricole", a indiqué le parquet de Laon dans un communiqué. "Les premières investigations réalisées permettent de s'orienter vers la thèse du drame familial : le père de famille aurait abattu son épouse et ses enfants avec un fusil de chasse avant de retourner l'arme contre lui", a indiqué le parquet.
Selon une source proche de l'enquête, le père, un éleveur de porcs de 47 ans, aurait d'abord tué ses deux garçons et sa fille âgés respectivement de 20, 12 et 18 ans, puis sa femme, âgée comme lui de 47 ans, avant de se suicider avec son arme. Les secours ont tenté en vain de réanimer deux des victimes.
Une proche de la mère de famille s'était rendue devant le domicile familial mardi, inquiète de ne pas avoir de nouvelles de son amie. Selon une riveraine, il s'agissait "de gens très sympathiques", "bien connus du village".
Ces événements tragiques soulignent la nécessité d'une vigilance accrue et d'une action préventive pour lutter contre la violence familiale et les accidents impliquant des armes à feu.
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