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Bandeau

La Zone démilitarisée (DMZ) est une étroite bande de terre longue de 250 kilomètres et large de 4 kilomètres. La Zone démilitarisée (DMZ) n’est pas qu’une frontière physique entre la Corée du Nord et la Corée du Sud : elle symbolise un conflit jamais résolu et un héritage direct de la guerre de Corée.

Création et Situation Géographique

Créée le 27 juillet 1953, lors de la signature de l’armistice de Panmunjon, cette zone tampon située au niveau du 38e parallèle sert de frontière entre les deux Corées. Longue de 250 km et large de 4 km, elle traverse montagnes, rivières et forêts, formant une frontière quasi-imperméable.

Une Frontière Paradoxale

Si elle ne mérite pas son nom en raison de la forte présence militaire de part et d’autre (700 000 soldats nord-coréens et 410 000 soldats sud-coréens appuyés par 28 000 soldats américains), le rapprochement récent des deux pays prévoit un retrait progressif des troupes. La DMZ n’est pas réellement démilitarisée. Elle est entourée de fortifications, de champs de mines et de milliers de soldats.

Outre les effectifs, la zone est ponctuée de bunkers, de tours de surveillance, de radars et de systèmes de défense sophistiqués. D’ailleurs, la DMZ représente aussi un exemple rare de « frontière surveillée écologique » : interdite à la circulation humaine, elle est devenue un sanctuaire pour la biodiversité.

Symbolisme et Tensions Idéologiques

Cette bande de terre ne symbolise pas seulement la guerre : elle cristallise la confrontation idéologique entre le régime communiste de Pyongyang et la démocratie sud-coréenne. Dès lors, la ligne de démarcation illustre la fragilité d’un équilibre stratégique : toute provocation peut déclencher un cycle de sanctions, de manœuvres militaires et de tensions diplomatiques.

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Impact sur les Populations

Pour les populations sud et nord-coréennes, la DMZ est plus qu’une frontière : c’est un marqueur identitaire et un point de traumatisme collectif. Les familles séparées depuis 1953 restent incapables de se retrouver facilement. D’autant plus que les tentatives de dialogue et de coopération, comme les zones industrielles conjointes de Kaesong (fermée depuis 2016), ont montré que la DMZ pouvait aussi être un espace de négociation et de rapprochement.

La DMZ Aujourd'hui

En 2025, la DMZ demeure un point de tension majeur : les récents incidents frontaliers et les essais nucléaires nord-coréens ont ravivé les inquiétudes internationales. Les États-Unis, le Japon et la Chine suivent de près les développements. Comme le souligne l’expert Andrei Lankov, « la DMZ illustre la permanence des divisions idéologiques et des tensions historiques.

Défections et Intégration

Ces dernières années, une poignée de Nord-Coréens ont traversé la zone démilitarisée (DMZ) vers la Corée du Sud, l'un des endroits les plus dangereux au monde. Ce dimanche 19 octobre 2025, un soldat nord-coréen a fait défection vers la Corée du Sud, en traversant la zone démilitarisée (DMZ) qui sépare les deux pays. Chaque année, de nombreux Nord-Coréens débarquent dans le Sud de la péninsule.

Depuis 1953, ils sont plus de 34 000 à l’avoir fait, rapporte même The Korea Times. Les transfuges sont obligés de subir trois mois de contrôles de sécurité réalisés par le National intelligence service (NIS). Après cette première étape, les transfuges nord-coréens sont contraints de passer trois mois supplémentaires à Hanawon, une école gérée par le gouvernement sud-coréen, qui leur apprend à s’assimiler, avant qu’ils ne reçoivent l’autorisation de s’insérer dans la société.

À Hanawon, il existe 22 types de formations professionnelles, principalement axées sur le travail manuel. Le point crucial de cet établissement reste la familiarisation avec les pans de la vie sud-coréenne. Lorsqu’ils sortent d’Hanawon, les nouveaux venus sont affectés à un logement social et surveillés par un policier. Ils se voient aussi accorder la nationalité sud-coréenne, un logement, une enveloppe d’environ 6 000 € ainsi que des primes à l’emploi.

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Les Nord-Coréens rencontrent malgré tout des difficultés à se fondre dans la masse. Un transfuge sur cinq a déjà subi des discriminations à cause de sa façon de parler, de son mode de vie ou de son attitude. L’éducation est totalement différente dans les deux États, ce qui peut créer de véritables manquements chez certains professionnels nord-coréens.

Structure Frontalière

Longue de 248 km et suivant approximativement le 38ᵉ parallèle, la frontière entre la Corée du Nord et la Corée du Sud est l’une des plus fermées et militarisées au monde. Ce système frontalier est organisé autour de quatre composantes spatiales emboîtées les unes dans les autres :

  • la ligne de démarcation militaire (Military Demarcation Line, MDL), qui sert de facto de limite frontalière entre les deux Corées ;
  • la zone démilitarisée (Demilitarized Zone, DMZ), d’une dizaine de kilomètres de large ;
  • les deux zones de front où sont installés les systèmes défensifs ;
  • la Civilian Control Line (CCL), qui se déploie sur une profondeur variant de 5 à 20 kilomètres vers l'arrière.

Au total, il s'agit d'un système et de dispositifs en tout point exceptionnels, reflétant une situation géopolitique et géostratégique elle-même exceptionnelle.

Géographie et Paysage

L’image couvre ici le centre géographique de la péninsule coréenne, qui est située en Asie orientale au contact entre la Chine au nord-ouest, la Russie au nord-est et le Japon au sud-est. Nous sommes ici dans un espace naturel relativement homogène composé de plateaux et de moyennes montagnes aux altitudes maximales variant de 1 109 à 1 250 m.

Deux principales rivières coulent sur l’image, bien repérables du fait des lacs de barrage sur leurs cours. Du fait de la dissymétrie de la topographie de la péninsule dans sa zone centrale, ces puissantes rivières prennent leurs sources dans les hautes terres à faible distance du littoral oriental de la Mer du Japon et vont se jeter à l’ouest dans la Mer Jaune.

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Dans cet espace naturel relativement homogène, une nette opposition est cependant très visible entre le nord et le sud de l’image, en particulier dans la zone centrale entre les deux rivières. Les types de paysages, les modes de mise en valeur, l’organisation de l’espace, le type de peuplement et les densités sont bien différenciées.

Les Deux Corées

Au nord se trouve la Corée du Nord, ou République populaire démocratique de Corée. Au sud se trouve la Corée du Sud, ou République de Corée. Mais pour les deux pays, cet espace frontalier est soumis à de telles contraintes géostratégiques et militaires qu’il constitue un cul-de-sac.

Dispositifs Frontaliers

Comme le montre l’image, le contact entre les deux pays est organisé par une bande de terre de couleur vert clair qui court tout le long de la frontière. Au centre de celle-ci se trouve la ligne de démarcation militaire (Military Demarcation Line, MDL) qui sert de facto de limite frontalière entre les deux Corées. La DMZ s’étend de chaque côté de la frontière interétatique entre les deux Corées sur 4 km dans chaque pays, et constitue donc une bande large de 8 à 10 km selon les reliefs.

Entourant la DMZ se déploient les systèmes frontaliers défensifs, au nord comme au sud, en vue de prévenir toute offensive, attaque ou incursion. La DMZ est donc ceinturée par des réseaux de barbelés, clôtures électroniques, champs de mines, miradors, batteries d’artillerie et postes militaires régulièrement espacés et qui en bordent les limites externes.

En arrière, de part et d’autre de la DMZ et des systèmes défensifs se déploie une bande plus ou moins large dans laquelle la circulation et les activités civiles sont restreintes et étroitement contrôlées. En Corée du Sud, c’est la Civilian Control Line (CCL) qui se déploie entre 5 et 20 km derrière la DMZ. Enfin, la bande frontalière - de plusieurs dizaines de kilomètres à une centaine de kilomètres de profondeur - est surmilitarisée.

Militarisation et Armement

Bien que les données soient gardées secrètes, la Corée du Nord est un des pays du monde les plus militarisés. Ces dernières décennies, la Corée du Nord a lancé un grand programme militaire et spatial lui permettant de se doter de l’arme nucléaire dans les années 2000. L’armée sud-coréenne compte 672 000 hommes, complétée par 28 000 soldats des États-Unis dans le cadre d’accords de défense signés en octobre 1953.

Points de Passage et Incidents

Les points de passages routiers et ferroviaires y sont très rares et très surveillés. En définitive, le seul véritable site de contact et de passage terrestre pérenne est constitué par la fameuse Joint Security Area (JSA) sur le site de Panmunjeom. Si quelques soldats nord-coréens font régulièrement défection pour passer au Sud à travers la DMZ, sa traversée est particulièrement dangereuse.

Hors image, bien plus à l’ouest se trouve la NLL, ou Northern Limit Line. Ces dernières décennies, de nombreuses provocations frontalières de la part de la Corée du Nord y ont été menées (raids commandos, attaques navales, bombardements d’artillerie…). Enfin rappelons que Séoul - capitale de la Corée du Sud, ville de 10,2 millions d’habitants et une aire métropolitaine de 25,6 millions d’habitants - est à seulement une cinquantaine de kilomètres de la frontière.

Origines Historiques

Lors des règlements de la Seconde Guerre mondiale, La Corée comme ex-colonie japonaise est réorganisée en deux zones d’occupation séparées par le 38ème parallèle - l’une soviétique au nord, l’autre américaine au sud. Événement fondateur de l’affrontement entre l’Est et l’Ouest en Asie, la guerre de Corée dure de juin 1950 à l’armistice de Panmunjom de juillet 1953.

Cette guerre demeure encore aujourd’hui non achevée puisqu’aucun traité de paix n’a été signé à ce jour entre les deux Corée. Dans ce contexte mondial, le redressement du Japon et le décollage économique de la Corée du Sud, de Taïwan, de Hong Kong ou de Singapour dans les années 1950-1960 est inséparable de son arrière-plan géostratégique puisque le soutien politique, économique et financier des États-Unis joua alors un rôle essentiel.

La dernière grande spécificité géopolitique de l’Asie de l’Est réside dans l’abcès de crise que représente la péninsule coréenne, le dernier héritage de la guerre froide. La frontière entre les deux Corées est un lieu de grande fragilité géopolitique et, depuis la fin de la guerre, les incidents sur la ligne du 38e parallèle ont été nombreux.

Analyse par Satellite et Transformations Politiques

Cette image réalisée par le satellite Sentinel-2 est un zoom de l'image globale. La frontière qui sépare la Corée du Nord et la Corée du Sud est une zone démilitarisée (en anglais, demilitarized zone ou DMZ) qui correspond à une bande de terre d’environ 4 km de large et qui s’étend d’est en ouest sur près de 250 km.

En effet, la péninsule coréenne a d’abord subi la colonisation de l’empire du Japon entre 1905 et 1945 ; ensuite, à l’issue de la capitulation du Japon en août 1945, la Corée est divisée en deux zones d'occupation administrées par l'Union soviétique (au nord) et les États-Unis (au sud). Deux entités étatiques se forment en 1948 : la République de Corée au sud le 15 août, puis la République démocratique populaire de Corée au nord le 9 septembre.

Les oppositions se renforcent progressivement et aboutissent à un conflit armé, la guerre de Corée. Elle dure trois ans, du 25 juin 1950 au 27 juillet 1953. Les accords entre les deux Corées entérinent alors la séparation territoriale de la péninsule au niveau du 38e parallèle et la création d’une zone démilitarisée.

La zone démilitarisée apparaît à présent comme la cicatrice nette des conflits majeurs du XXe siècle (colonisation, Seconde Guerre mondiale, Guerre froide), d’autant plus que les trajectoires empruntées par les deux Corées au cours de la seconde moitié du XXe siècle sont particulièrement divergentes.

Tandis que la Corée du Sud a progressivement adopté un modèle libéral avec une économie mondialisée et un régime démocratique, la Corée du Nord a développé un modèle unique de dynastie communiste marqué par un fort contrôle sur la population et une privation de libertés individuelles (en particulier l’interdiction pour la grande majorité des Nord-Coréens de quitter le territoire).

Médiatisation et Rencontres Politiques

La zone démilitarisée est parfois médiatisée lors de défections (par exemple de soldats nord-coréens qui fuient pour rejoindre le sud) ou, plus récemment, lors de rencontres politiques dans le cadre symbolique qu’offre cette frontière. Dans le cadre de ce texte sur la zone démilitarisée, nous proposons d’analyser la manière dont cette frontière hautement surveillée et militarisée fait l’objet depuis quelques années d’une mise en valeur touristique.

Tourisme dans la Zone Démilitarisée

La zone démilitarisée apparaît à plus d’un titre comme une frontière ambivalente : elle conserve en effet sa fonction de glacis militaire, mais dans un contexte qui n’est pas véritablement belliqueux. En parallèle, depuis les années 2000, la Corée du Sud mise de plus en plus sur le tourisme international pour diversifier son économie et accompagner son développement.

Motivations et Représentations des Touristes

Les travaux de Kim et Barber (2022) s'intéressent aux motivations et aux représentations des touristes qui se rendent sur la zone démilitarisée. Les auteurs parlent de tourisme sombre (dark tourism en anglais, aussi appelé tourisme noir ou tourisme macabre) pour désigner une forme de tourisme qui s'y déploie et qui consiste à organiser la visite payante de lieux associés à la mort, à la souffrance, et parfois aux catastrophes (on parle aussi de disaster tourism).

Les groupes de touristes sont en effet invités à découvrir le travail mémoriel coréen vis-à-vis d’un événement traumatique de l’histoire récente de la péninsule. Sur la photographie du document 3a par exemple, nous pouvons voir un ensemble de mots écrits par des personnes qui ont été séparées de membres de leur famille au moment de la formation des deux Corées et qui nourrissent encore l’espoir de les revoir vivants.

De même, sur la photographie du document 3b figure une locomotive à vapeur détruite lors de la Guerre de Corée (1950-1953) qui sert dorénavant d’objet témoin de ce conflit, mis en évidence lors des circuits touristiques organisés à la zone démilitarisée.

Messages Politiques et Réunification

Sur la photographie du document 4, sur une clôture installée à proximité de la zone démilitarisée, de nombreux drapeaux sud-coréens sont accrochés, ainsi que des messages et des dessins portant l’espoir d’une réunification future entre les deux Corées. Il s’agit ici d’un message politique fort, qui trouve toutefois un écho limité dans la société sud-coréenne, les écarts entre les deux Corées en termes de développement économique, voire d’identité culturelle, ayant eu le temps de considérablement se creuser depuis la séparation de la péninsule au 38e parallèle.

Dans l’hypothèse d’une réunification par absorption avec consentement, le rattrapage économique de la Corée du Nord constituerait un coût majeur pour la Corée du Sud, bien plus élevé encore que cela ne l’a été pour la République Fédérale d’Allemagne suite à la réunification avec la République Démocratique allemande de 1990.

Sites Touristiques Spécifiques

La plupart des circuits touristiques de la zone démilitarisée emmènent ensuite les visiteurs au troisième tunnel (third tunnel) (document 5). Ce tunnel, découvert le 17 octobre 1978 et nommé tunnel de l’agression par la Corée du Sud, est devenu une partie intégrante des attractions touristiques potentielles de la zone démilitarisée. L’expérience touristique se veut ici immersive puisque les touristes peuvent s’aventurer directement dans ce tunnel étroit.

L’observatoire de Dora fait aussi partie des principales étapes des circuits de la zone démilitarisée. Il s’agit d’un poste d’observation privilégiée pour apprécier le panorama sur la Corée du Nord. On peut alors observer directement le no man’s land de la zone démilitarisée, d’une largeur d’environ 4 km qui sépare les deux Corées.

C’est également un lieu de mise en scène politique où les drapeaux nationaux des deux États sont dressés et se font face. De plus, on peut y apercevoir le village de Kijong-dong qui a été installé par le régime nord-coréen dans les années 1950 dans un objectif de propagande.

Une partie des circuits touristiques propose également l’expérience de traverser la ligne de démarcation pour poser symboliquement le pied en territoire nord-coréen au niveau de la zone de sécurité commune (joint security area ou JSA), une zone sous contrôle de l’ONU qui a été créée en 1953 lors de l’armistice de Panmunjom. Avant de pouvoir se rendre sur la zone de sécurité commune, les visiteurs sont alertés sur le risque potentiel encouru.

Autres Lieux d'Intérêt Touristique

D’autres lieux sont également mis en valeur pour la promotion touristique de la zone démilitarisée. Il s’agit notamment du pont de la liberté à Imjingak. Cette ville sud-coréenne, située non loin de la frontière, dispose de nombreux aménagements liés à la zone démilitarisée et à la Corée du Nord. La gare de Dorasan se trouve à l’entrée de la zone démilitarisée et elle est reliée à Séoul.

Les touristes peuvent y déambuler et y observer divers documents consacrés au rapprochement entre les Corées. Des échanges ferroviaires avec la Corée du Nord ont pu avoir lieu dans le cadre de coopérations économiques ponctuelles. Dans cette gare, les touristes peuvent également, en guise de souvenir, récupérer un tampon censé attester d’une entrée sur le territoire nord-coréen.

Projets de Développement et Conservation

Il existe d’autres initiatives visant à aménager et valoriser la zone démilitarisée, en particulier le projet de créer un parc de la paix consacré à la conservation de la biodiversité. La zone démilitarisée est en effet présentée comme un réservoir de biodiversité et elle pourrait tout à fait être sujette à des politiques de préservation de la nature.

Informations Pratiques pour les Visiteurs

Que vous soyez amateur d'histoire, adepte de sensations fortes ou tout simplement curieux, la DMZ doit figurer sur la liste des choses à voir lors de votre voyage en Corée. Pour cette raison, l'entrée des visiteurs est soumise à une « visite organisée ». Toujours pour des raisons de sécurité, le passeport de chaque visiteur est contrôlé une fois sur place. Sachant que la zone est encore parsemée de mines, de barbelés et de soldats à l'affût, il est impossible de visiter la DMZ par soi-même.

Lors de votre visite à la DMZ, votre guide sera là pour vous expliquer le rôle de cette zone démilitarisée ainsi que celui de la zone commune de sécurité. Vous aurez un aperçu historique de la guerre de Corée de ses débuts jusqu'à aujourd'hui. Avoir toujours votre passeport sur vous (un contrôle sera, de toute façon, effectué par votre agence à votre départ de Séoul). Ne pas prendre de photos dans certaines zones (où se trouvent des soldats).

Même si certains ne respectent pas toujours cette règle : il est vraiment déconseillé de photographier les zones interdites. Respecter la tenue vestimentaire exigée. Pour entrer dans la zone, oubliez les tongs, les sandales, les débardeurs, les shorts et les jupes. Couvrez-vous les épaules et les genoux !

Sites d'Intérêt dans la DMZ

  • Les Tunnels d'Infiltration : La DMZ compte plusieurs tunnels sur son territoire (dont 4 ont été découverts par des militaires sud-coréens entre 1974 et 1990). Parmi eux, le 3e tunnel d'infiltration semblait avoir été creusé en vue d'une attaque militaire.
  • L'Observatoire de Dora : L'observatoire de Dora est un lieu important de la DMZ, puisqu'il permet d'apercevoir la Corée du Nord grâce à des jumelles et une vue dégagée sur l'autre côté de la frontière.
  • Le Village de Kijong-dong : Ce dernier est considéré comme un village de propagande, puisqu'il a été conçu en 1950 dans le but de donner une « bonne image » de la Corée du Nord.
  • Le Camp Bonifas : Le Camp Bonifas est une base militaire située juste au sud de la DMZ, gérée conjointement par des soldats sud-coréens et américains.

Accès à la DMZ

Pour visiter la DMZ depuis Séoul, deux options sont possibles : le train ou le bus touristique. Le train part de Seoul Station et dessert les stations de Imjingang ou Dorasan, selon les horaires. Le bus, généralement affrété par une agence (puisque la visite est obligatoirement guidée), part de différents quartiers, dont Myeong-dong.

Conclusion

Zone tampon entre les deux Corées, la DMZ est très surveillée et n'est accessible que dans le cadre d'une visite guidée (après vérification des passeports de chaque individu). Conçue pour des raisons politiques, la zone démilitarisée de Corée du Sud est un lieu unique, qui fait office de frontière géographique et politique avec la Corée du Nord. Très touristique, la DMZ est une escale incontournable, qui permet d'en savoir plus sur le passé historique des deux Corées.

Données clés de la DMZ
Caractéristique Description
Longueur 250 km
Largeur 4 km
Date de création 27 juillet 1953
Présence militaire Forte, des deux côtés
Rôle Frontière et symbole de division

tags: #zone #démilitarisée #coréenne #histoire #et #actualité

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