Le Webley Mark VI est un revolver emblématique de l'histoire militaire britannique. Il est souvent recherché par les collectionneurs d'armes anciennes. Cet article explore l'histoire, le fonctionnement et les procédures de neutralisation de cette arme.
D’un point de vue historique le pistolet est apparu avant le revolver. Celui-ci était cependant à un seul coup et se chargeait par la bouche du canon. Le terme pistolet englobe l’ensemble des armes de poing dépourvues de barillet et tirant à un seul ou plusieurs coups.
En remplacement du barillet, les pistolets possèdent un chargeur (appelé également magasin) placé à l’intérieur de la crosse (exception faite par le pistolet Mauser C96 où le chargeur est rectiligne et les cartouches les unes sur les autres). Les cartouches sont toujours disposées en quinconce dans des chargeurs de capacités variables (pouvant aller jusqu’à 20 (Glock®).
Il arrive dans de rares cas (compétions sportives) que le magasin puisse dépasser de la crosse de l’arme. En effet, le Glock18 (pouvant tirer des rafales de 3 coups) peut avoir un chargeur spécial à 33 coups ou un chargeur de 22 coups pour le Sphinx suisse.
Dans un premier temps, les cartouches sont introduites dans le magasin de l’arme, puis celui-ci est inséré dans la crosse. Pour chambrer une cartouche il suffit de tirer la glissière (culasse) vers l’arrière et de la relâcher. Ce mouvement entraine mécaniquement la première cartouche du chargeur à l’intérieur de la chambre à cartouche.
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Une fois la cartouche chambrée, une simple pression sur la détente va libérer le marteau qui va frapper le percuteur. Ce dernier va taper l’amorce de la cartouche et va mettre le feu à la poudre. La pression est si forte à l’intérieur du canon (environ 4000 bars) que le projectile est poussé vers l’extérieur.
Une fois le projectile en dehors du canon, la pression diminue et la culasse s’ouvre. Une griffe latérale solidaire de la glissière (l’extracteur) saisit la douille au niveau de la gorge et la tire en arrière. Au cours de son mouvement, la douille va heurter une butée fixe solidaire de la carcasse (l’éjecteur). Ce mécanisme permet d’éjecter la douille en dehors de l’arme par la fenêtre d’éjection.
Lorsque la glissière recule, elle arme mécaniquement le dispositif de percussion. Enfin, la glissière est rappelée à sa position initiale par un ressort récupérateur ; ce mécanisme permet de chambrer une nouvelle cartouche.
La sécurité consiste en un mécanisme passif visant à bloquer le départ d’un tir accidentel (par un choc au sol par exemple). La sûreté est un mécanisme mis en place volontairement par l’utilisateur pour neutraliser une arme chargée et neutraliser le tir.
Lorsque l’on parle d’armes automatiques, il s’agit d’armes capables de tirer en rafale tant que la queue de détente reste pressée. Le rechargement de l’arme se fait de façon automatique grâce à un mécanisme interne utilisant une partie de l’énergie de la charge propulsive de la munition ou dans certains cas un moteur.
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Les armes semi-automatiques ne tire qu’une seule munition à la fois. Afin d’effectuer un deuxième coup, il faut relâcher la queue de détente et presser à nouveau. L’énergie produite par le départ d’un coup de feu, entraine la prise en compte d’une nouvelle munition dans la chambre à cartouche.
L’élément caractéristique du revolver est le barillet. Il s’agit d’un cylindre séparé du canon par lequel on chambre les cartouches (entre 5 et 10 selon les calibres). Le nombre de chambres est plus petit pour les gros calibres (par exemple 5 pour le calibre .357 Magnum ou .44 Magnum) et plus important pour les petits calibres (par exemple 10 chambres à cartouches .22LR pour le Smith&Wesson modèle 617-2).
Les dernières générations de revolvers offrent des capacités plus importantes (par exemple le Smith&Wesson modèle 627 ou le Taurus modèle 608CP possèdent un barillet avec 8 chambres à cartouches pour un calibre de .357 Magnum). La longueur du canon peut varier pour des revolvers de même marque et de même modèle. La longueur est exprimée généralement en pouces (par exemple : 2, 2,5, 23/4, 3, 4, 6, 8, 10 pouces). Les longueurs les plus répandues sont les 2 et 4 pouces.
La longueur du canon a une influence sur le recul d’une arme à feu. Cette réaction consécutive au tir se traduit par un mouvement en arrière de l’arme, à moins que l’énergie soit totalement absorbée soit par le bras du tireur, soit par l’affût de l’arme.
Enfin, la longueur du canon d’une arme peut avoir une grande influence sur la dispersion des résidus de tirs, ainsi que sur la précision et la vitesse du projectile. Plus un canon est court, plus la vitesse du projectile s’en retrouve diminuée. De la même façon, lorsque le projectile n’a pas le temps d’acquérir une bonne stabilité gyroscopique à cause d’un canon trop court, la précision du tir se trouve grandement affectée.
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Le barillet tourne autour de son axe afin de présenter une nouvelle chambre à cartouche face au canon lorsque le chien s’arme. Une fois celui-ci armé, la position du barillet se verrouille. Le barillet peut alors tourner dans le sens des aiguilles d’une montre (ex. Colt) ou dans le sens inverse des aiguilles d’une montre (ex.
Pour les deux derniers types de revolvers, on a en règle générale un extracteur de douilles vides en étoile incorporé au barillet. L’extracteur pousse les douilles vides vers l’arrière lorsqu’une pression est exercée sur la tige.
Les revolvers possèdent de nombreux inconvénients :
Son principal avantage est la possibilité d’utiliser dans selon les modèles, une grande variété de munitions. Il est par exemple possible de tirer des munitions de .38 Special dans un revolver chambré en .357 Magnum ou de tirer du .22 Court dans un revolver chambré en .22 Long Rifle. L’inverse n’est cependant pas possible et peut être très dangereux.
Pour mettre en sécurité un revolver sur une scène de crime, il suffit de ramener le chien en arrière, presser la détente tout en accompagnant lentement le chien jusqu’à sa position de repos.
La neutralisation d'une arme à feu est un processus crucial pour garantir qu'elle ne puisse plus être utilisée à des fins dangereuses. Les procédures de neutralisation sont strictement réglementées et doivent être effectuées conformément aux normes en vigueur.
Canon démontable ou accessible par l'arrière :
Canon non démontable ou indémontable :
Nota - Sur les armes longues semi-automatiques équipées d'un système de percussion avec marteau apparent, meuler la partie du marteau qui frappe le percuteur et, si possible, le cran d'accrochage de la gâchette.
Nota - Chaque fois que cela est possible, c'est-à-dire sans conséquence sur la manipulation à vide de l'arme, supprimer le percuteur, son ressort et les pièces de verrouillage sur les culasses.
Obturer par soudure à l'arc le canal du percuteur aux deux extrémités. Sur certaines armes, la culasse peut être séparée de la glissière. Dans ce cas, la culasse sera neutralisée à part, suivant le mode opératoire de la fiche d'usinage. Les deux extrémités de la ou des goupilles de maintien de la culasse rapportée seront soudées.
Réalisation : par meulage ou fraisage. En fonction des armes à neutraliser, il sera peut-être nécessaire d'avoir une fraise d'un diamètre extérieur plus important. La largeur devra rester la même.
Soudure : Déposer un point de soudure dans le fond du canon. La soudure devra laisser apparaître au moins une paroi de l'âme du canon.
Mode opératoire :
Aléser les chambres du barillet de l'arrière vers l'avant, à un diamètre supérieur d'un millimètre environ, à la cote nominale ; L'alésage ne devra pas déboucher.
En fonction de la forme des lèvres et afin d'éviter que le plancher du chargeur soit éjecté, meuler une partie d'une des deux lèvres et rabattre le restant vers le plancher du chargeur.
Essayer le bouchon avant sa mise en place définitive ; Introduire une bille dans chaque trou latéral.
La modification du décret que les collectionneurs appellent « le décret de dangerosité avérée » est primordiale. C’est aussi celui qui libère des armes. Les tableaux A et B de l’arrêté du 24 août 2018 viennent d’être modifiés par le nouvel arrêté du 29 août 2023.
Dans les listes que nous publions, nous avons mis un commentaire entre parenthèses pour plus de compréhension, notamment sur ce qui est modifié. Il s’agit d’armes d’époque dont le modèle est postérieur à 1900 mais qui sont reclassées dans la catégorie des Armes Historiques et de Collection « compte tenu de leur intérêt culturel, historique ou scientifique ».
En plus de la mise à jour de l’arrêté, les experts du SCAE ont eu la sagesse de supprimer du texte règlementaire les armes qui n’avaient pas lieu de s’y trouver.
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