Le drone est l’outil idéal pour réaliser une magnifique vidéo, il permet de pouvoir filmer différents sujets sous des angles et altitudes différentes, du sol jusqu’à 150 mètres de haut. De plus en plus utilisés en agriculture, les drones offrent aujourd’hui un panel d’applications variées.
Avant d’utiliser un drone, il est important de connaitre les zones interdites aux vols d’aéronefs, ou à la réalisation de prise de vue aérienne, photo ou vidéo. La législation des drones est passée sous l’égide européenne début 2021. En effet, depuis janvier, est appliquée la nouvelle réglementation. Avec la mise en place de la nouvelle réglementation, l’Europe a souhaité augmenter les normes sécuritaires autour du vol des drones, en proposant ou imposant une formation gratuite accompagnée d’un examen théorique de 40 questions à choix multiples. Elle sera disponible sur le site fox-alphatango.aviation-civile.gouv.fr.
Avec cela, apparaissent de nouvelles catégories et de sous-catégories qui dépendent de l’emploi que l’on fait de l’aéronef. La catégorie qui intéresse et concerne principalement les agriculteurs est celle appelée « ouverte ». Pour une pratique ludique, seule la sous-catégorie A1 sera importante. Celle-ci impose les contraintes suivantes : toujours voler à vue et à une hauteur et distance maximale de 120 m du pilote. Parallèlement, un nouveau système de classification des drones est en vigueur. À présent, ces derniers sont désormais classés en fonction de leur poids et du fait qu’ils sont estampillés CE.
La formation et l’examen ne sont pas obligatoires mais fortement recommandés. La différence avec la classe C0 est qu’ils peuvent être dotés de la fonction « dispositif d’identification directe à distance » et d’un mode basse vitesse. Cette classe est soumise à l’obligation d’effectuer la formation gratuite et de passer l’examen théorique. Néanmoins, la loi française impose d’être professionnel pour l’usage d’une caméra embarquée. Si vous avez acheté un drone et qu’il est non marqué CE, rassurez-vous ! Vous bénéficiez d’une tolérance de vol jusqu’au 1er janvier 2023.
Le décret « n° 2019-1253 du 28 novembre 2019 relatif aux sanctions pénales applicables en cas de manquements aux obligations destinées à renforcer la sécurité de l’usage des aéronefs civils circulant sans personne à bord », publié le 30 novembre 2019, précise le montant des amendes en cas de non respect de ces requis. Il est applicable au 1 décembre 2019. Voici quelques exemples de manquements et leurs conséquences :
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Il est très rare que la somme maximale soit demandée, c’est généralement l’amende forfaitaire qui est exigée. Son montant peut être minoré en cas de paiement rapide, majorée en cas de retard. Les amendes peuvent être cumulées. Les contraventions n’entrainent pas de peines de prison. Mais attention, ces amendes ne concernent que certains points de la loi de 2016.
Un exemple ? Si les images issues d’un vol sont diffusées dans un cadre hors du loisir (par exemple à des fins de promotion, tournage, reportage, etc.), même à titre gracieux, ce vol devient une Activité Particulière. Vous pouvez présenter la version électronique de vos documents. N’oubliez pas de déclarer votre changement d’adresse postale sur AlphaTango si vous déménagez, l’oubli coûte cher, lui aussi…
La chasse semble être ouverte un peu partout en France, est-ce risqué de voler au dessus des chasseurs ? Peut on utiliser un drone pour la chasse ? Le drone est assez récent du coup on pourrait croire que le législateur y avait pensé dès 1986, j’en vois qui sont septique alors en voici la preuve avec l’article L. En application de l’article L. 424-4 du code de l’environnement et de l’article 6 de l’arrêté du 1er août 1986(1), est interdit en action de chasse et pour la destruction des animaux nuisibles, y compris pour le rabat, l’emploi des aéronefs, des véhicules et des embarcations.
Il s’agit de tous les moyens de transport capables d’évoluer dans les airs. Un chasseur pourrait tirer sur votre drone en prétextant qu’il pensait que c’était un oiseau (même si l’argument ne tiens pas la route car on ne tire pas sur une espèces que l’on arrive pas à identifier car trop loin) ça va vous rendre triste ! Sur la vidéo vous n’avez pas vu de chasseur et pourtant il y en avait et je ne le savais pas ! Tout simplement parce que j’ai des bons yeux !
Du relevé d’indices sur les cultures en passant par l’épandage aérien jusqu’aux preuves de concept comme la pollinisation, ces derniers permettent de soutenir la tâche des agriculteurs tout en répondant aux enjeux de l’agriculture de demain. Plus résiliente, plus verte et surtout plus économe en intrants tels sont les objectifs visés par cette agriculture dite « de précision ».
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Au plus proche des cultures, les drones grâce à la technologie RTK (la même que celle embarquée sur les tracteurs), opèrent au centimètre près sans être gênés dans leurs prises de mesures par les nuages comme c’est le cas avec les satellites. Intégrés au moment de la conception du drone ou ajoutés par l’utilisateur, ces capteurs répondent chacun à des utilisations différentes mais complémentaires.
Les images brutes collectées peuvent ensuite être importées dans un logiciel de traitement d’images comme Pix4D, afin de générer des cartes NDVI, NDRE, GNDVI… à partir des indices de végétation. Les utilisations pour l’imagerie multispectrale sont nombreuses. C’est le cas notamment pour la modulation azotée, la prévision de rendement, l’estimation de la biomasse aérienne ou encore le suivi de l’irrigation.
Traditionnels ou spécifiques, les cas d’usage par drone voient petit à petit le jour. L’application actuelle la plus avancée est l’épandage, largement pratiquée dans certains pays asiatiques. Cependant certaines plantes ont montré des résultats encourageants : le ray-grass, la fétuque et le trèfle. Le débit de chantier est d’environ 3 Ha/h pour cette application.
L’avenir de l’effarouchement viendra peut-être des airs avec les drones. Depuis quelques années, des sociétés proposent des drones effaroucheurs d’oiseaux, le plus étonnant étant le "robird", oiseau de proie robotique en forme de faucon battant des ailes. « En commençant par un prototype en 2010, j’ai conçu un drone simple à utiliser grâce à l’assistance GPS, explique Dorian Blot, un des membres d’Agri-Structures. L’appareil peut fonctionner de manière automatique en lui traçant au préalable un parcours avec des points GPS sur la carte satellite d’une parcelle et via une application utilisable sur une tablette tactile.
Quels avantages présente ce drone dit « rapace effaroucheur » par rapport à un modèle classique ? « Il est équipé de dispositifs lumineux. Il peut émettre des ultra-sons ainsi que des cris de rapaces jusqu’à une fréquence de 105 décibels. Je lui ai réalisé une tête de rapace et il a un vol particulier : très rapide et dynamique pour fondre sur les pigeons ou corvidés à la manière d’un prédateur. »
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Face à la progression constante des populations de grands gibiers et notamment de sangliers et à l’augmentation des dégâts constatés dans les cultures, les fédérations départementales de chasseurs sont plus que jamais en quête d’outils efficaces pour objectiver les constats et améliorer la gestion des indemnisations. Développée par quatre jeunes ingénieurs issus de l’INSA Lyon et de l’Institut Agro Dijon, l’application exo.expert permet, à l’aide d’un drone, de reconstituer numériquement une parcelle agricole en quelques minutes, sans nécessiter de connexion internet.
Grâce à la génération d’orthophotos (photographies aériennes géoréférencées), l’utilisateur - qu’il soit expert foncier, assureur ou membre d’une fédération - peut analyser précisément les dommages : mesure de surfaces touchées, estimation des zones de passage, comptage manuel ou semi-automatique, points d’intérêt, etc. Un véritable outil d’aide à la décision, qui permet de croiser l’observation de terrain avec une cartographie 2D claire, lisible, et archivable.
Suite à des plaintes de quelques habitants concernant le survol de drones dans les espaces privés, nous rappelons quelques règles. Pour piloter le drone, l’utilisateur doit respecter certaines règles de bonne conduite : le drone est interdit de vol en zone urbaine, dans un parc, dans la rue, au-dessus d’une foule, dans un stade. Le drone doit voler à une hauteur inférieure à 150 m et toujours rester dans le champ de vision de son pilote, même si le contrôle s'effectue à partir d'un smartphone. L'opérateur doit par ailleurs être immobile.
La prise d’image en altitude dans un cadre privé est autorisée mais il n’est pas possible de survoler une propriété privée ni de prendre des photos de personnes sans leur autorisation. Si le propriétaire du drone souhaite l'utiliser pour un usage professionnel, pour faire des pries de vue par exemple, il doit obligatoirement faire une demande d'autorisation auprès de la DGAC (Direction Générale de l'Aviation Civile) et déclarer le drone comme drone professionnel.
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