L'histoire des véhicules équipés de mitrailleuses est intimement liée aux conflits du XXe siècle, notamment la Seconde Guerre mondiale. Ces engins, souvent improvisés ou adaptés, ont joué un rôle crucial dans les opérations militaires.
La Russo Balt type C a été la première automitrailleuse totalement russe, construite en petite série en 1914 sur le châssis d'une voiture de tourisme de la même marque. Légère et rustique, elle a traversé toute la guerre, et l'Armée Rouge en avait encore trois en inventaire en 1921 ! Durant le conflit, ces voitures serviront dans la 1ere compagnie d'automitrailleuses.
Beaucoup de voitures avaient tout un outillage sanglé sur les poignées du capot. L'idée est une reconnaissance sur un chemin au nord du front à la fin de l'été 14.
La série « AB » est le résultat de la collaboration entre SPA et Ansaldo, conçue pendant la guerre civile espagnole pour remplacer les vétustes Lancia alors en service. L'AB40 présentait certaines caractéristiques de conception d'un intérêt considérable, notamment un système de direction et de suspension tout à fait original. Le 18 mars 1940, la désignation a été modifiée et le véhicule a reçu le nom AutoBlindo Mod. 1940 ou AB40 (Véhicule Blindé Mod.
Cependant, des tests ont montré que l'armement, composé de trois mitrailleuses moyennes, n'était pas adapté au soutien d'infanterie, mais l'entrée en guerre imminente et le besoin de nouveaux véhicules ont obligé la production à démarrer quand même, tandis que les techniciens de FIAT et d'Ansaldo développaient une nouvelle version . L'épaisseur du blindage s'est avérée plus que suffisante pour défendre l'équipage des tirs d'infanterie et la coque s'est avérée très polyvalente et adaptée aux besoins.
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Aussi le problème a été résolu en ajoutant un autre poste de conduite sur le côté droit de l'arrière du compartiment de l'équipage du nouveau véhicule blindé. Le système de direction a ensuite été modifié, permettant aux conducteurs avant et arrière de diriger avec les quatre roues. Les premiers engins étaient armés de trois Breda 38 de 8 mm, dont deux en tourelle et le troisième en casemate en retraite. L'armement a changé avec l'AB 41 puis à nouveau avec l'AB 43. Cette classification est impropre.
Le volant est légèrement en retrait vers le pilote pour loger la plaque inclinée du blindage avant. Lorsqu'il n'était pas utilisé, l'épiscope était conservé dans son conteneur, sur le sol à gauche du siège du conducteur. La colonne de direction passe entre les jambes du conducteur et avait un klaxon en haut. Au sol, devant le siège, se trouvaient les pédales d'embrayage, de frein et d'accélérateur, respectivement de gauche à droite ; à droite du siège le levier de changement de vitesse et de marche arrière ; toujours du même côté, le frein à main et un boîtier avec les commandes pour l'accélérateur manuel, l'air et le réglage de l'avance. En face du pilote se trouvait le réservoir de réserve de carburant de 20 litres et le dossier du siège pouvait être rabattu pour un accès plus facile. L'interphone, séparé de la radio, permettait les communications avec les autres membres de l'équipage.
Dans la partie arrière du compartiment de combat, il y avait deux sièges, un pour le deuxième pilote et l'autre pour le tireur. À droite du deuxième siège conducteur, dans la partie supérieure de la trappe, il y avait une fente pour l'utilisation d'armes personnelles, avec une poignée pour la fermeture. La mitrailleuse arrière de 8 mm est partiellement visible sur son support boule avec un sac en toile à droite pour la récupération des douilles Un canon de rechange pour la mitrailleuse était rangé sur le côté de la coque, sous la radio et immédiatement au-dessus du sol, attaché sur le côté d'un râtelier à munitions.
L’ arme principale de l'AB41 était une Breda Mod 35 de 20 mm, conçu à l origine pour un usage anti-aérien. Le Breda de 20 mm avait une poignée à l'arrière où se trouvait également le bouton de tir. Il fonctionnait sur le principe du cadran et l'un avait un viseur fixe. Sur les parois de la tourelle, pour l'usage des armes individuelles, il y avait aussi des fentes du même type que celles montées sur les portes d'accès.
Le châssis de l'AB41 était identique à celui de l'AB40 ; l'AB43 avait un moteur différent mais les autres composants automobiles étaient similaires. La majeure partie du cadre était constituée d'acier tubulaire, certains avec une section rectangulaire et d'autres carrée. En bas, vous pouvez voir le tableau de bord, très simple, et le levier de vitesses, sous le tableau de bord. A la base de la colonne de direction, vous pouvez voir les pédales d'embrayage, de frein et d'accélérateur ; Notez également les boîtiers de direction au-dessus des supports de suspension de chaque roue avant. Dans la partie arrière médiane du cadre se trouvent les deux réservoirs, un pour le carburant à droite et un pour le liquide de refroidissement à gauche. Vous pouvez également voir le volant pour le poste de conduite arrière. Le réservoir rectangulaire à gauche du moteur est destiné à l'huile moteur.
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Le moteur était un six cylindres en ligne à essence d’une puissance de 80 CV pour une vitesse de 76 km/h sur route et de de 30 km/h. Il était positionné à l'arrière de la coque, avec un carburateur Zenith type 42 TTVP logé à l'arrière du compartiment moteur. Le moteur a été conçu par FIAT et produit par sa filiale SPA à Turin. L'AB40 avait une vitesse sur route de 80 km/h, tandis que l'autonomie était d'environ 400 km.
Les roues devaient pouvoir adhérer au sol tandis que le différentiel était boulonné directement sur le châssis. Les pneus utilisés sur l'AB40 ont été produits par l'usine Pirelli de Milan, comme presque tous les pneus des véhicules italiens. Pirelli a produit plusieurs pneus pour les jantes de 60 cm (24″) utilisées sur les véhicules de transport TM40 ainsi que sur les voitures blindées de la série AB. Dans le théâtre africain, des pneus « Libia » de 9,75 x 24″ (25 x 60 cm) ont été utilisés.
Sous le siège se trouve le casque des troupes motorisées typique utilisé par les italiens pendant la Seconde Guerre mondiale. Une partie du tableau de bord est visible à droite du volant. Le tableau de bord noir se détache bien de l'intérieur blanc ; Il comprend le compteur kilométrique (indiquant de 0 à 100 km / h), la jauge de carburant (uniquement pour les réservoirs principal et avant), les boutons de déverrouillage et de démarrage ,le commutateur d'éclairage et un voyant d'avertissement. Les tôles étaient boulonnées et rivetées et une certaine imperméabilité était garantie par du papier goudronné inséré dans les interstices. En tout cas,ce véhicule n’était pas parfaitement étanche et il y avait de nombreuses ouvertures par lesquelles les éclats pouvaient entrer pendant le combat. Toutefois une vitre est prévue pour la conduite par mauvais temps conditions.
A droite, se trouve le mécanisme manuel de rotation commandé par un volant. Il est également visible la goupille de fixation gauche du mantelet et le cadre avec les boulons qui le fixent à la tour. Dans tous les cas, la disposition et la présence d'engrenages visibles sans protection pouvait entraîner des accidents. L'assise n'est pas pivotante mais peut être réglée en hauteur sur environ 10 cm en dévissant et revissant deux boulons pour les amener à la position désirée.
Le tir était déclenché directement. Cette trappe de conduite arrière n avait pas d’épiscope aussi la vision en cas de conduite arrière trappe fermée ne pouvait se faire que via le système de visée. Les portes d'accès latérales au véhicule étaient constituées de deux parties verticales dont la partie supérieure était souvent maintenue ouverte pour faciliter l’aération car le véhicule n'était pas équipé d'un système de désenfumage.
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Sur les véhicules standards, le système radio modèle RF3M produit par Magneti Marelli était placé au milieu de la paroi gauche de la superstructure, après mars 1941, C ‘etait deux poste émetteur récepteur placés l'un au-dessus de l'autre. Il y avait deux paires d'écouteurs et de microphones, une utilisable par le conducteur avant et la seconde par le mitrailleur arrière. A gauche était placée l'antenne, qui reposait sur un support en "V" soudé à l'arrière de la superstructure. L'antenne montée peut être abaissée pour être horizontale. Une fois « hissé », elle mesurait 3 m de haut, mais pouvait atteindre 7 m en pleine extension, avec une portée maximale de 60 km. Pourr ouvrir la partie supérieure de la porte gauche, il a fallu relever l'antenne de quelques degrés. Sous celle ci se trouve le bouchon du réservoir de carburant avant. L'armement a été retiré mais les supports sont bien visibles ainsi que les prises d'air sur les côtés de la tourelle avec les protections correspondantes. Un autre periscope périscope était monté sur la tourelle.
Le 6 juin 1944, les forces alliées débarquaient en Normandie par la mer et par les airs. Une opération militaire sans précédent où les hommes et les machines ont permis d'entamer la libération de l'Europe.
À l’occasion de ce 75ème anniversaire, Chacun Sa Route se penche sur les différentes voitures du débarquement.
Véritable symbole du débarquement des alliés sur les plages de Normandie le 6 juin 1944, la jeep Willys MB (Military Model B) a toute sa place au panthéon de l'automobile. Répondant à la demande de l'armée américaine alors que la Seconde Guerre Mondiale ravageait l'Europe, Willys-Overland et Ford ont alors dessiné l'un des tous premiers 4x4 de l'histoire de l'automobile. En moins de cinq ans, c'est plus de 640 000 exemplaires qui auront été assemblés et pour la plupart, envoyés sur les théâtres des opérations.
Avec son poids d'une tonne garantie, et avec des dimensions de 3 330 mm de long, 1 575 mm de large et 1 770 mm de haut, la Willys était faite pour passer partout, par tout temps, avec tout type de chargement. Avec son moteur Willys Overland MB à essence de 4 cylindres développant 60 chevaux à 3820 tr/min, le véhicule tout-terrain léger était capable d'atteindre une vitesse de pointe de 105 kilomètres par heure, avec une autonomie de 380 km.
Son nom pourrait venir de la contraction orale des lettres GP (pour "General Purpose" : Rôle multiple) qui devient "Jeep". Mais également de l'acronyme "Juste Assez de Pièces Essentielles". Dans sa configuration de base, cette petite voiture militaire était équipée d'une mitrailleuse et de deux fusils mitrailleurs. Elle était également équipée d'une radio, un élément clé pour ses missions de reconnaissance et de commandement.
Les militaires, impressionnés par sa robustesse, n'ont pas hésité à adapter leur Jeep en fonction des situations et des exigences rencontrées.
Si sa renommée auprès du grand public n’est pas aussi grande que celle de la Jeep, le Dodge WC 51 n’en était pas moins particulièrement apprécié des troupes. Ils le surnommaient d’ailleurs « BEEP » pour …Big Jeep ! Conçu initialement pour convoyer des armes et des munitions (WC = Weapon Carrier), il connut lui-aussi toute une série d’adaptations en véhicule de commandement, ambulance et même de transport de troupes grâce à la pose de bancs en bois dans sa caisse.
Solide et très fiable, il était équipé de 4 roues motrices aux pneus tout terrains et doté d’un moteur de 92 chevaux. Il était également équipé d’une mitrailleuse Browning. Très utilisé pendant la bataille de Normandie, le Dodge WC 51, continua de servir l’armée américaine longtemps après la fin de la seconde Guerre Mondiale.
Le Bedford MWD a largement été employé comme une des voitures du débarquement par les forces britanniques le 6 juin 44, et pendant toute la bataille de Normandie. Il était aisément reconnaissable à son long capot plat. Celui-ci permettait un meilleur refroidissement du moteur. Sa conception remonte aux années 30 avec une succession d’améliorations jusque 1939. Il rentre alors en production accélérée à compter de 1943, et livre sa première bataille le jour du débarquement.
Conçu pour transporter 10 hommes équipés, le camion servit également à de nombreuses autres missions, comme la plupart des véhicules militaires de la seconde guerre mondiale.
Pas tout à fait une voiture, ni tout à fait un camion. Pas vraiment un bateau, mais un peu de tout cela à la fois ! Le GMC DUCK est un véhicule amphibie qui permettait de faire le lien entre les navires et les plages. Il faut savoir qu’il n’y avait pas encore de ports opérationnels le 6 juin 44. Doté d’un puissant moteur et de 6 roues motrices pour se déplacer sur terre, il dispose aussi d’une hélice pour avancer dans l’eau. Le DUCK pouvait transporter jusqu’à 25 hommes équipés.
C’est pourquoi il fut largement utilisé le jour du débarquement, et jusqu’à la fin du conflit. Sa forme caractéristique le rendait populaire auprès du grand public. C’est pourquoi il apparut fréquemment dans des publicités, pour lever des fonds auprès du peuple américain.
Le M3 Scout Car était un véhicule de reconnaissance commandé par l’armée américaine. Il fut produit dès 1939 par la White Motor Company. Il pouvait transporter jusqu’à 7 soldats tout équipés et servir comme véhicule de combat, puisqu’il était blindé. C’est d’ailleurs le seul véhicule de combat sur roues ayant participé au débarquement.
Très critiqué par les troupes en raison d’un blindage déficient et d’un moteur trop peu puissant pour ses 5,6 tonnes, il fut principalement utilisé comme véhicule de commandement par les américains le Jour J, servant à convoyer de hauts gradés sur les lieux des différents combats. Plus de 20 000 exemplaires furent produits de 1940 à 1944.
Ironiquement, la solution allait venir de… l’armée allemande ! En effet, ce sont les allemands qui ont inventé le bidon d’essence. Ce fameux jerrycan sera repris par les alliés. Chaque véhicule débarqua donc avec un ou plusieurs bidons d’essence de 20 litres chacun, augmentant d’autant son autonomie. Toute la journée du 6 juin, les alliés firent s’échouer sur les plages des barges de débarquement remplies de jerrycans.
De nombreux modèles réduits de ces véhicules sont disponibles, offrant un aperçu détaillé de leur conception et de leur histoire. Voici quelques exemples :
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