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Les meubles anciens sont le reflet d'un style ou d'une époque : art de vivre, culture, coutumes régionales. Le mobilier conjugue la virtuosité de l'ébéniste et la noblesse des essences locales. Le bois se marie au bronze, au nacre, au laiton, au verre ou au marbre pour créer de véritables œuvres d'art. Chargé d'histoire et de caractère, le mobilier ancien porte en héritage le savoir-faire exceptionnel de nos ancêtres. A la fois fonctionnel et décoratif, le meuble valorise le caractère authentique de nos régions. Garant d'un patrimoine d'exception, le mobilier d'époque met à l'honneur la créativité de l'ébéniste mais aussi du sculpteur, de l'ornemaniste ou du doreur.

L'Acajou dans l'Histoire du Mobilier

Au cours du XVIIe siècle, l’Europe conforte sa position d’ordonnatrice du Grand Commerce Atlantique. Parmi les denrées échangées, les acajous, le pluriel exprimant la variété de l’espèce, vont progressivement passer du statut de matière première peu rémunératrice à celui de marchandise convoitée. D’abord transportés comme matériau de fret lors de la morte saison de la canne à sucre ou de leste pour les cargaisons trop légères, entre l’Amérique et les côtes atlantiques françaises, les acajous commencent à être employés à la confection de meubles massifs pour les négociants dans les années 1680. Ces derniers, en raison de l’augmentation quantitative de ces bois dans leurs cargaisons en direction des ports de Saint-Malo, Nantes, La Rochelle et Bordeaux, décident de les confier à leurs maîtres menuisiers afin d’agrémenter leurs intérieurs.

Il s’agit là des fameux « meubles de port », vendus aujourd’hui sous cette appellation par les antiquaires, que nous préférons désigner par le vocable « meubles en bois des isles » afin de reprendre les termes usités dans les archives et traités de menuiserie de l’époque moderne. Si en règle générale la fortune du commanditaire détermine l’emploi ou non d’un bois massif, l’originalité des négociants tient au transfert de cet usage aux bois des îles dont les acajous deviennent le symbole. Ces meubles sont réalisés à partir d’une ou deux essences américaines qui représentent plus de la moitié des essences du meuble. Sur un total de 425 meubles répertoriés, dont 228 ont fait l’objet d’un traitement détaillé, plus de 85% des objets étudiés sont constitués d’acajou massif.

La densité des acajous d’Amérique, entre 550 et 850kg/m³, leur procure une certaine aisance au façonnage, et leur résistance aux insectes et champignons une durabilité intéressante. Mais le plébiscite de ces essences est à chercher ailleurs. Par le resserrement des pores du bois lors de leur ponçage, les acajous prennent un poli étincelant et, associé à leur texture fine, révèlent toute l’étendue naturelle de leur gamme chromatique. Un point de vigilance s’impose pour cette étude en raison de l’altération des couleurs par le brunissement des essences dès leur ponçage. André-Jacob Roubo, menuisier de son état et rédacteur d’un traité sur cet art pour l’Académie des Sciences de Paris en 1774, préconisait pour éviter cet effet de travailler sur des échantillons afin « de ne point être trompé sur leurs véritables couleurs » et être en mesure de révéler toute la profondeur de leurs teintes.

Leur exposition à la lumière, à l’humidité et/ou à la chaleur modifie la qualité spatiale des couleurs et peut altérer le regard que nous portons sur les coloris de ces meubles parvenus jusqu’à nous qui apparaissent sous des camaïeux de bruns. Notre regard est donc bien différent de celui porté par les hommes des XVIIe et XVIIIe siècles pour qui les acajous invitaient au mystère, à l’exotisme, voire à la modernité et au plaisir par la contemplation de leur richesse colorée allant du rosé-rouge pourpre au rouge-brun.

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Le bois, en tant que matériau millénaire de l’architecture et du mobilier, bénéficie depuis quelques décennies de questionnements novateurs qui s’intéressent aux interactions de celui-ci avec nos sociétés anciennes et contemporaines tant dans ses dimensions archéologique, biologique, que technique et esthétique. Principalement abordé d’un point de vue patrimonial dans le mobilier, le bois est pensé comme matière première. Il est rarement analysé comme composant artistique où ses caractéristiques physiques, parmi lesquelles la couleur, sont susceptibles d’influer sur l’émergence de nouvelles formes. C’est ce que permet l’étude des meubles en bois des îles. La diversité chromatique des acajous interroge la place de la réflexion sur la couleur dans le mobilier.

La connaissance des variations de coloris, au sein d’une même espèce, est tangible dès les premières publications scientifiques issues des conquêtes européennes des XVIe et XVIIe siècles puisque la dénomination de ces essences, se fait entre autres par leur couleur : « bois rouge d’Amérique ». En France, le premier historien des arts décoratifs à s’intéresser aux acajous, pour leur usage en placage, est Pierre Verlet dans sa confrontation du Grade Meuble royal aux objets parvenus jusqu’à nous. Son étude aborde la couleur de façon périphérique à partir des tissus des sièges qui donnent selon lui « un caractère changeant » à des meubles « dont la destination ne varie pas ». La couleur est donc traitée comme supplément esthétique et la diversité chromatique des essences de bois n’est pas au centre du questionnement.

En parallèle, la recherche anglo-saxonne, dès les années 1970 avec David Watts dans le cadre des Global Studies, s’est intéressée indirectement à la couleur en lien avec l’identification des bois et le rôle de l’espace géographique de croissance de l’arbre sur les qualités physiques et esthétiques des essences américaines. Mais c’est Richard Evans Tyler qui tient compte le premier, du rapport entre forme, coloris et effets de matière, le savoir technique n’étant qu’un outil d’analyse parmi d’autres. Adam Bowett, quant à lui, aborde le bois dans toutes ses dimensions y compris philosophique afin de saisir l’influence du coloris de ces matériaux sur nos sociétés, il laisse apparaître en filigrane la notion d’identité. Plus récemment le travail de l’historienne Jennifer Anderson, centré sur l’histoire des acajous américains à l’époque moderne, identifie clairement les différentes provenances des acajous, leurs usages en Amérique et en Angleterre, leur valeur symbolique dans la sphère sociale et leurs apports esthétiques dans l’ornementation des intérieurs par le meuble.

Le premier chapitre, dont le titre « A New Species of Elegance » est évocateur, aborde le rôle de leurs couleurs sous un angle novateur celui de la variation chromatique au service des mutations formelles des objets. Cet intérêt majeur pour les acajous en Angleterre et dans leurs colonies américaines est une conséquence directe des retombées économiques et culturelles de ce commerce par un usage en massif, dès le XVIe siècle, de ces essences dans le mobilier national anglais. Les productions du XVIIIe siècle de Thomas Chippendale et Thomas Sheraton en sont emblématiques. A contrario, le peu d’intérêt porté au chromatisme des bois des îles dans la recherche française s’explique par le rôle monétaire occupée par le sucre au XVIIIe siècle. L’analyse du chromatisme de l’essence dans le processus artistique demeure ainsi un champ à explorer. Même si Jacqueline Viaux-Locquin dans son répertoire des bois d’ébénisterie accorde une place spécifique aux couleurs et aux veinages des essences, il faut attendre le travail de Véronique Michau en 2001, centré sur l’usage de l’acajou sous forme de placage et en massif dans le mobilier parisien dans la seconde moitié du XVIIIe siècle, pour ouvrir la voie.

Alors que celles de Lars Ljungström sur la production suédoise des meuble néoclassiques en acajou, priorisent la notion de transfert de modèles entre la France et l’Europe. Á ce sujet Daniel Alcouffe précise qu’aux recherches anciennes axées sur le style, ont succédé des questionnements plus larges et pluridisciplinaires portant sur le projet architectural, l’ornement, les circulations et transferts artistiques ainsi que sur la forme. La recherche récente de Joana Ferreira De Sousa questionne l’usage du noir dans le mobilier parisien du XVIIe au XIXesiècle. Elle démontre comment l’usage d’une couleur exprime, dans les intérieurs, le goût d’une époque et la singularité du commanditaire dans la lignée des travaux d’Agnès Bos. Cette dernière, interroge la rupture que constitue le succès du cabinet d’ébène au milieu du XVIIe siècle. La monochromie de l’ébène est une tentative intéressante de mise en valeur de l’essence pour ses qualités chromatiques.

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L’analyse du rôle de la couleur sur les choix formels et les interactions entre objets ornementaux, très présente dans les études sur les tissus d’ameublement, est donc plus confidentielle lorsque nous abordons le mobilier. Notre étude reprend les concepts hérités des travaux sur la culture matérielle et s’inscrivent dans le champ ouvert par l’Atlantic History qui travaille sur les denrées et les objets susceptibles de déclencher de nouvelles formes de consommation et de nouvelles manières de vivre de part et d’autre de l’atlantique. Et même-si notre focal est hexagonal, nous ne devons pas oublier que les négociants imaginent leurs intérieurs au-delà des ports de Saint-Malo, Nantes, La Rochelle et Bordeaux dans leurs comptoirs américains où ils forment leur descendance. En 2021, l’étude dirigée par Michel Figéac sur les notions d’échanges et de métissages des cultures, met en relation la Nouvelle Aquitaine et l’outre-mer. Á ce titre, Margueritte Martin propose une réflexion sur la notion de culture de la couleur à partir des étoffes de laine de la France du Centre Ouest à la fin du XVIIIe siècle en définissant le rôle économique des élites régionales et locales sur la création et la diffusion d’un goût atlantique. Elle démontre également, dans une autre recherche, comment l’introduction de nouveaux colorants d’origine tropicale, comme l’indigo, a transformé la palette des teinturiers et entraîné la mutation des étoffes intermédiaires à partir de 1850 par le changement des apparences du vêtement.

La thèse d’Agnès Servais sur l’usage tinctorial du bois de Brésil vient compléter cette approche. La disponibilité de ce bois américain « sur le marché européen comme matériau colorant » et source de renouvellement du rouge dans les tissus et l’enluminure, permet aux artisans d’élargir la gamme proposée aux clients. Interroger le rôle du coloris et de la texture des acajous, sur les choix formels des artisans dans la conception du meuble en bois des îles a pour but d’ouvrir de nouvelles perspectives.

Variétés et Caractéristiques de l'Acajou

André-Jacob Roubo, explique que « Les bois tropicaux déclinent des couleurs plus soutenues dans une palette plus diversifiée » que celle des bois indigènes, « La gamme des couleurs […] est très riche et nuancée […] », les couleurs sont changeantes, chatoyantes ou moirées et s’agrémentent « d’éclats plus ou moins lustrés ». Il précise même que l’aspect de certains acajous « ressemble à la soie ou au satin ». Cette variété chromatique s’explique par deux facteurs majeurs : la zone géographique de croissance des arbres et les conséquences physiques des aléas de cette croissance. De la famille des meliacea, ils sont composés de deux variétés principales. Le swietenia mahogani et le swietenia macrophylla.

Leswietenia mahogani, désigné sous le vocable anglais de mahogany, terme issu des langues indigènes, est aussi connu sous l’appellation générique d’acajou de Cuba, parfois qualifié de Saint-Domingue ou de la Jamaïque selon l’espace de croissance. Il se développe principalement dans les Grandes Antilles. Le swietenia macrophylla, connu sous le nom générique d’acajou du Honduras, croît en Amérique centrale, sur le versant atlantique et les rives de l’Amazone. On peut les distinguer grâce à leur couleur une fois qu’ils ont été travaillés.

L’acajou de Saint-Domingue est d’un rouge profond qui fonce à la lumière, il est dur et sa surface très lisse se polit facilement. L’acajou de Cuba quant à lui, de qualité moindre, est d’un rouge plus pâle. Il est plus léger, son fil droit est sans veinage. Les Anglais le nomment havana wood. L’acajou du Honduras est lui tendre et léger à croissance rapide. Sa couleur d’un rouge plus clair devient plus pâle à la lumière, son grain est moins fin que celui de Cuba. Il supplante l’acajou foncé quand ce dernier se raréfie à la fin du XVIIIe siècle en raison principalement de l’intensification des coupes invasives. La couleur peut aussi varier au sein d’une même espèce en fonction du terroir, rôle du sol et du climat, comme pour la vigne.

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L’importance respective de l’aubier, zone plus claire, et du duramen, zone plus foncée, explique, entre autres, qu’un acajou ne donne que très rarement le même rouge. Il peut se décliner en un nuancier de rouges dits « profonds » selon les menuisiers et botanistes des XVIIIe et XIXe siècles. Dans les archives ces nuances sont perceptibles, l’acajou de Cuba est dit « acajou sombre » et celui du Honduras est qualifié d’« acajou clair ».

Dans sa dernière phrase, l’auteur souligne que la couleur des acajous peut également être modulée par une croissance altérée ou retardée mais aussi par les maladies et/ou malformations qui en découlent. Ceci crée une singularité mémorisée dans les fibres mise en valeur au moment du débit et du façonnage. Ce bois peut être veiné, uni ou moiré [tableau 3]. L’acajou moiré est constitué de sinuosités « très rapprochées dans le plan radial, associées à un contre-fil », dû à une croissance rapide, qui donnent « un aspect mat sur fond brillant », anomalie due à une croissance trop rapide provoquant un écrasement des cellules. Il peut être également moucheté, roncé, flammé, chenillé ou ondé. La beauté de ce dernier « tient aux contrastes entre les parties mates et brillantes ». Enfin, nous pouvons aussi citer le rubané, nommé satiné par André-Jacob Roubo. Il est caractérisé par des fibres « inclinées successivement et régulièrement dans un sens différent par rapport à l’axe de l’arbre » ce qui « donne un aspect rubané alternant des bandes brillantes et mates de largeurs et longueurs variables ».

Il est fréquent dans les bois tropicaux. Trente meubles de notre répertoire possèdent une de ces caractéristiques originales avec une prééminence de l’acajou moucheté pour un tiers d’entre eux. Ce moucheté est dû à un défaut du bois difficilement identifiable, comme la maladie, le manque d’eau, les champignons etc… Son usage permet de jouer sur les contrastes avec l’acajou uni et de créer des effets de reflets sur sa zone tachetée grâce aux changements de luminosité dans la pièce. Cette anomalie permet à l’artisan d’apporter des nuances et d’éviter l’uniformité chromatique.Quant au moiré, il est employé dans cinq de nos meubles et permet d’avoir, sur une même façade, des tons allant du rouge brun...

Le Bureau Arbalète : un Meuble de Caractère

La commode Mazarine, d’époque Louis XIV, en placage de laiton et d’ébène sur une structure en conifère, comporte des tiroirs de forme arbalète dont deux tiroirs de long surmontés de deux demi-tiroirs séparés par un montant intermédiaire, les façades sont en résineux, les côtés et les fonds sont en noyer. Le décor de laiton portant les poignées pendantes de tirage présente un motif finement marqueté de volutes, de rinceaux, de végétaux et d’arabesques, encadré d’un cartouche géométrique de laiton et simulant les entrées de serrure.

Exemples de Restauration de Bureaux en Acajou

Voici quelques exemples de restauration de bureaux en acajou qui illustrent la diversité des styles et des époques :

  • Restauration d’un somno d’époque Empire en placage de ronce d’acajou.
  • Restauration d’une table rafraîchissoir en acajou massif pour les pieds et placage de ronce d’acajou avec des moulures de quart de rond en bois laiton.
  • Restauration d’un guéridon d’époque empire en placage de ronce d’acajou.
  • Restauration d’un bureau à cylindre Directoire d’époque fin XVIIIeme siècle en placage de ronce d’acajou sur les quatre faces.
  • Restauration d’une table bureau à 8 pieds dit communément bureau « Mazarin ». Bâti en chêne et conifère massif, les côtés et fonds de tiroir sont en noyer blond. La marqueterie qui le recouvre est constituée, d’écaille de tortue de type Caret (Eretmochelys Imbricata) sur fond rouge Vermillon, et de laiton. Le tout, encadré par de légers filets d’ébène.
  • Important travail de restauration pour ce bureau Mazarin en placage de bois de violette et de palissandre. Entièrement plaqué sur du sapin avec un piètement en palissandre massif. Le plateau est constitué d’une marqueterie d’étoiles de palissandre entourées par des ailes de papillon en bois de violette dans des motifs circulaires.

Les Styles Associés aux Bureaux en Acajou

Le style rocaille se situe dans la première période du style Louis XV (1723-1750) et connaît son apogée vers 1730. Il est marquée par une riche décoration naturaliste. Il s’inspirait des grottes artificielles et d’éléments de rochers reconstitués en compositions asymétriques.

Le Style Transition

Une vraie renaissance pour cette commode que je nomme Louis XV/transition car elle est de forme et de bâtis entièrement Louis XV. Mais les poignées et les entrées de serrures, elles sont typiquement Louis XVI. Et je peux attester que ce sont bien ses garnitures d’origine. En effet les trous de pointes correspondent parfaitement et il n’y a pas d’autres trous sous les bronzes.

Le Style Empire

Restauration d’une commode d’époque Empire en placage de ronce d’acajou. Vous vous demandez peut-être ce qu’est un somno ? Créé sous le Consulat, dans les premières années du règne de Napoléon Ier, le somno ou somneau se présente comme un petit meuble en forme de table cylindrique ou carrée, composée d’une partie fermée qui offre un espace de rangement. On le place dans la chambre à coucher, souvent à côté du lit pour servir de table de nuit.

Le Style Louis XVI

Restauration d’une commode provinciale d’époque Louis XVI. Bâtie de résineux et de chêne, et plaquée de bois de violette, de bois de rose, d’érable sycomore, de buis, d’ébène et d’érable teinté. En son centre ce trouve une scène bucolique représentant entre deux arbres, une partie de cartes entre deux femmes et un homme en spectateur. En fond on aperçoit une maison et une église. Le tout est encadré d’un médaillon de fleurs gravé et colorées à la cire noir et rouge.

Le Style Art Déco

Voici une table dans le pur style Art Déco. Elle est plaquée d’ébène de Macassar et les pieds sont en acajou. La création de cette table doit probablement se trouver aux alentours des années 20. En effet, Louis Majorelle est surtout connu pour être un des grand ébéniste du style Art Nouveau, mais on oublie trop souvent qu’il fut l’un des précurseurs du style Art Déco, cette table en étant un parfait exemple.

Les Ébénistes Célèbres

Plusieurs ébénistes de renom ont marqué l'histoire du mobilier, notamment :

  • Philippe-Claude Montigny (1734-1800)
  • Pierre Garnier (vers 1726-1800)
  • Pierre Roussel (28 septembre 1723 - 7 juin 1782)
  • Jean-Henri RIESENER
  • André-Antoine Lardin (1724 - 10 août 1790)
  • Jean-Baptiste II TUART
  • Martin Carlin JME
  • Claude I Sené (1724-1792)
  • Jacques Bircklé (1734-1803)
  • Antoine Krieger (1804-1869)
  • Jean-Mathieu CHEVALLIER
  • Charles TOPINO (vers 1742-1803)
  • Louis Cueunières jeune
  • Martin Ohneberg ( Maître en 1773 )
  • Jean-Baptiste Hedouin

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