Une violente attaque à la kalachnikov s'est déroulée à Marseille. Samedi soir, vers 23 heures, des tirs de kalachnikov ont retenti à Marseille, sur le parking d'un fast-food. Un véhicule et ses cinq occupants ont été pris pour cible, entraînant la mort de deux individus.
Une femme et un homme d’une vingtaine d’années ont été tués samedi soir et trois personnes blessées quand leur véhicule a été visé par des tirs de kalachnikov sur le parking d’un restaurant McDonald’s à Marseille, a fait savoir le parquet, dimanche 12 novembre, à l’Agence France-Presse (AFP).
« Les cinq personnes étaient dans leur voiture sur le parking du McDonald’s quand un véhicule est arrivé à leur hauteur et les a rafalés au kalachnikov, le conducteur et la passagère à l’avant sont décédés », a indiqué le procureur de Marseille Nicolas Bessone. Une attaque qui a également visé les trois passagers à l'arrière, deux hommes et une femme, qui ont été blessés (dont deux sérieusement).
Les trois hommes qui ont été ciblés étaient connus "défavorablement de la justice pour trafic de stupéfiants et violences dans la région toulonnaise", a ajouté le magistrat. Les deux femmes, en revanche, ne présentaient aucun antécédent judiciaire.
Sur place, vingt-quatre douilles, notamment utilisées pour des armes de type kalachnikovs, ont été retrouvées, d’après BFM. La police judiciaire a été saisie de ces faits, qui se sont produits peu avant 23 heures samedi dans le 16e arrondissement de la deuxième ville de France, l’un des plus paupérisés. Une enquête pour assassinats et tentatives d’assassinat en bande organisée et association de malfaiteurs a été ouverte.
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Le bilan des victimes pourrait s'alourdir puisqu'un homme de 29 ans a reçu des impacts de balles au thorax. Son pronostic vital reste engagé.
Sur les lieux, les enquêteurs ont retrouvé des douilles de calibre 7,62, les mêmes qui sont utilisées pour des armes telles que les kalachnikovs. Un véhicule, pouvant "vraisemblablement" leur appartenir, a été retrouvé. Il a été incendié peu après à proximité du lieu de la fusillade, a glissé le procureur.
Le procureur de Marseille Nicolas Bessone a précisé que trois des cinq personnes visées par les tirs qui ont touché un véhicule étaient connues de la justice pour trafic de stupéfiants et violences.
Ces deux nouveaux meurtres, dont le lien avec le trafic de drogue qui gangrène la deuxième ville de France n’est pour l’heure pas formellement établi, interviennent deux semaines après le dernier homicide officiellement lié par les enquêteurs à la guerre entre gangs pour le contrôle des points de vente de stupéfiants à Marseille qui a fait plus de 45 morts depuis le début de l’année.
« Le profil des individus permet de nous situer dans le cadre de “narchomicides”, en tout cas de tentative d'assassinats en bande organisée avec peut-être un lien très fort avec le trafic de stupéfiants », a expliqué le procureur de Marseille lors d'une conférence de presse.
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Ces deux nouveaux meurtres pourraient être liés aux trafics de drogues, même si le lien n'est pour le moment pas établi de façon formelle. Plusieurs villes du sud-est de la France, dont Marseille, Avignon, Nîmes, dans un arc entre l’Espagne et l’Italie, sont touchées depuis plusieurs années par des assassinats similaires. Ces attaques touchent régulièrement des habitants des quartiers concernés.
Au début de septembre, une jeune femme de 24 ans était morte à Marseille après avoir été touchée chez elle par une rafale de kalachnikov tirée à l’aveugle qui l’avait atteinte à la tête, dans un quartier du sud-est de la ville classé prioritaire et connu pour héberger un point de deal. A Nîmes, à une soixantaine de kilomètres de Montpellier, un jeune garçon de 10 ans, Fayed, avait été touché mortellement par balle alors qu’il se trouvait dans la voiture de son oncle, le 21 août peu après 23 heures, dans le quartier sensible de Pissevin.
Le guet-apens dans lequel sont tombés les cinq Varois aurait été commandité, depuis sa cellule de prison, par un cadre du groupe criminel marseillais DZ Mafia. Ce trentenaire a été placé en garde à vue la semaine dernière, selon une information de nos confrères du . Le prénom - Amine - du suspect avait rapidement circulé après les faits, confient les proches d’Eddy, pas étonnés par cette nouvelle.
L’hypothèse d’une action en représailles à "un vol de drone" a été confirmée à Var-Matin par des sources proches du dossier. "C’est ceux qui n’ont rien fait qui ont payé", ne décolère pas le père d’Eddy. Certes, Eddy était connu pour des délits de droit commun mais il n’avait pas le profil d’un narcotrafiquant d’envergure, insistent ses proches.
"Il voulait se caser, il s’était trouvé un travail et une copine avec laquelle il cherchait un appartement", témoigne son père Kamel. Et la sœur aînée d’Eddy d’évoquer une blessure profonde: "Notre mère nous a abandonnés quand il avait six mois". "C’était un gamin plutôt sensible, il n’avait pas un mauvais fond", dépeint Me Morgan Daudé-Maginot qui suivait Eddy depuis l’adolescence.
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Les proches d’Eddy ont décidé de se constituer partie civile pour que la justice "rétablisse son image". Ils n’ont toujours pas été reçus par le magistrat instructeur, soulignent leurs avocats. "On a l’impression qu’ils font l‘objet d’une mise à l’écart judiciaire, ils ont le sentiment d’être traités comme des “sous-victimes" », déplore Me Jean-Claude Guidicelli.
| Événement | Date et Heure | Lieu | Victimes | Arme Utilisée | Statut de l'Enquête |
|---|---|---|---|---|---|
| Fusillade | Samedi soir, vers 23 heures | Parking d'un McDonald's, Marseille | 2 morts (une femme et un homme d'une vingtaine d'années), 3 blessés | Kalachnikov | Enquête ouverte pour assassinats et tentatives d’assassinat en bande organisée et association de malfaiteurs |
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