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L'Avtomat Kalachnikova obrazet 1947 AK47 est sûrement l’un des plus célèbres fusils d’assaut de ce siècle. Qui peut dire aujourd’hui, en regardant tous les conflits armés, que l’AK47 n’est pas un fusil de haute diffusion ? Créé pour l’armée soviétique par Mickhaïl Timofeyevitch Kalashnikove, il sera constamment amélioré, copié et vendu en grand nombre.

Apprécié pour son coût et son entretien modeste, ainsi que sa puissance de feu, en revanche il est décrié pour sa mauvaise précision et stabilité. Avec le M16, l’AK47 est le fusil d’assaut du 20éme siècle.

Naissance d’un mythe

L’AK47 fut adopté par l’armée rouge, pour qui il a été créé, sous l’appellation officielle de « Avtumat Kalashnikove obrazet 1947 ». Malgré un plan de construction bien établit, Kalashnikove se heurta aux retards de l’industrie soviétique dans le domaine du travail sur le métal.

En effet, l’emboutissage est alors une méthode méconnue de cette industrie et les méthodes de réalisation qui s’offraient à eux ne s’avérèrent pas satisfaisantes. Il fallut donc abandonner la première version de l’AK47. Pour la seconde version, il fallut trouver une méthode mieux maîtrisée alors, celle du fraisage, méthode coûteuse et longue.

Hors, l’AK47 se devait d’être une arme de fabrication massive et de faible coût . En fait les machines nécessaires à la réalisation de ces pièces entraînaient un surcoût et des temps de production bien trop élevés. Cette méthode fut tout de même utilisée au début des années cinquante mais aussi très vite abandonnée.

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La troisième version fut la bonne. Réalisée avec un boîtier usiné, cette dernière se distingue de la seconde version par certaines modifications destinées à réduire les délais et coût de production. Pour l’AK47, Kalashnikove reçut en 1949, des mains des mains du dictateur du Kremlin, le prix Staline de première classe pour services rendus à l’URSS.

Quelques caractéristiques techniques

Le fusil d’assaut AK47 est calibré en 7.69x39mm avec une munition 7.69mm M43. Il est alimenté par chargeurs de 30 coups ou chargeur tambour grande capacité. La vitesse du projectile est de 700m/s pour une cadence de 650coup/min.

Le fonctionnement de l’arme se fait par emprunt de gaz, culasse rotative. Le sélecteur de tir est à trois positions, avec une spécificité, le tir en automatique se trouvant avant le tir au coup par coup, se qui en dit long sur la politique du Kremlin à l’époque.

D’une longueur totale de 870mm crosse déplié pour l’AK47 et l’AKS47 et de 700mm crosse pliée pour l’AKS47, il pèse 5 en ordre combat se qui le place dans la norme des fusils d’assaut. Enfin, le canon mesure 414 avec 4 rayures à droite au pas de 235mm, la visée étant assurée par un guidon et une hausse à curseur à cran de mire en « V ».

Les petits frères de l’AK47

Actuellement, on trouve trois types d’AK, l’AK47, l’AKM et l’AK74, toutes trois déclinées en version S pour désigner le modèle à crosse métallique de 170mm repliable. Ces versions sont reconnaissables par une forme très caractéristique et l’utilisation de parties en bois comme la crosse, la poignée et le garde main.

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L’AKM, avec M pour Modernizirovanny, est la version modernisée de l’AK47. Elle diffère de l’AK47 par une carcasse réalisée par ampage, se qui lui permet d’alléger sont poids, par l’introduction d’un réducteur de cadence de tir et par l’utilisation de l’emboutissage pour les pièces de tôle.

Elle diffère aussi par son apparence extérieure, avec l’utilisation de bois laminé, la poignée elle arborant un quadrillage, le garde main s’enflant légèrement, le frein de bouche présentant un biseautage vers le bas, le couvre culasse se ornant de relief sur sa surface et enfin se crosse se rallongeant et s’alignant mieux sur l’axe du fusil.

L’AK74 est le dernier développement en date de l’AK74. Désireux de suivre l’exemple de l’Alliance Atlantique, l’AK74 doit apporter une meilleure précision que ces modèles précédents aux distances normales d’engagement.

L’apparence, le poids et le volume de l’AK74 ne diffèrent pas trop des autres modèles. Le gros changement vient de l’utilisation d’une nouvelle munition soviétique, le 5.45x39mm tout en gardant le même fonctionnement par emprunt de gaz et culasse rotative.

Le chargeur aussi change de forme et prend une couleur orange, qu’en au frein de bouche, il devient volumineux mais il participe mieux à stabiliser l’arme en rafale.

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De nombreuses qualités mais aussi des défauts

Certaines caractéristiques de l’armes, plutôt originales, lui offrent quelques avantages, notamment celui d’éjecter les étuis légèrement vers l’avant, limitant les risques de blesser tout tireurs se trouvant à ses cotés en ordre de combat.

Mais ça principale qualité reste sa fiabilité et sa sûreté d’emploi dans toutes conditions climatiques. Ceci est vrai seulement si l’arme est bien entretenue, ce qui est facilité par un démontage simplissime ne nécessitant d'aucun outil spécifique et qui contribue à un meilleur soin de l’arme sur le terrain et donc prévient tout incident de tir.

Cette arme a aussi ces défauts, comme l’absence d’arrétoire de culasse en fin de chargeur, utile pour une analyse rapide de l’arme de l’arme en ordre de combat et le levier de sécurité/sélecteur de tir, difficile à actionner avec des gants par exemple voir impossible sur les versions AKS47 et AKMS dont la crosse en position fermée vient se placer sur le sélecteur de tir.

De plus, aucun montage pour organe de visée et assistance à la visée n’est possible d’origine. Enfin, l’arme est d’une assez mauvaise précision sur longue distance et il est presque impossible de viser en rafale à cause de la cadence de tir très élevée et de l’absence de frein de bouche.

La munition russe M43

Cette balle fait autant parti du mythe soviétique que la AK47. Mise au point par des ingénieurs Elizarov et Semin, certains prétendent que se serait une copie soviétique de la cartouche 7.92 mm Kurz et d'autres qu'il s'agirait bien d'un projet original soviétique des années trente.

Sa première mise en service fut pour la carabine SKS45. Elle se caractérise par une trajectoire en "arc en ciel" pour une dispersion assez aléatoire. Cependant ces caractéristiques plutôt désavantageuses étaient compensées par une doctrine militaire privilégiant le volume de fer.

En revanche, le M43 n'entraîne pas un effet de recul trop fort, favorisant ainsi le contrôle de l'arme. Cette balle, sortie avec 10 ans d'avance, la rendait supérieur à toutes autres armes calibré en 7.62 OTAN.

La cartouche soviétique M43 est un modèle intermédiaire d'une longueur de 55,6mm pour un poids d'environs 16.3 grammes.Le projectile de la cartouche M43PS est de type "Full metal Jacket" et pèse 7.8grammes. Sa charge propulsive est constituée de 1.6 grammes de nitro cellulose.

Pour l'AK47, l'AKM et leurs dérivées, les arsenaux soviétique ont produit 5 types de munitions :

  • ordinaire à balles de guerre, type FMJ, de 7.8 grammes
  • traçante de 7.8 grammes, reconnaissable à la pointe verte, visibleà 800m
  • perforante incendiaire de 7.5 g reconnaissable à la pointe rouge et noire, à portée pratique de 300 m.
  • incendiaire de 605 gramme reconnaissable à la pointe rouge
  • à blanc

L'AK-12 : Une nouvelle génération

L’assemblage du prototype AK-12 a été achevé en 2012, à Izhevsk, berceau historique de l’usine de Kalachnikov. Il est actuellement concurrencé par l’A-545 (variante de l’AEK-971). Les essais d’État des fusils d’assaut АК-12 et А-545 ont pris fin en janvier 2015.

Les fusils d’assaut de nouvelle génération sont conçus pour remplacer les AK-74M et faire partie de l’équipement de chaque militaire russe, appelé « Ratnik » (le guerrier), dont les livraisons à l’armée devraient débuter au printemps 2015.

L’arme a été dotée d’un nouveau mécanisme d’automatisation, une modernisation de la visserie et une nouvelle conception modulaire, offrant une plate-forme pour le développement ultérieur de 20 versions de type civil et militaire. Un troisième mode a été ajouté aux modes de tir simple et de tir automatique : le mode de rafale à 3 tirs.

Son concepteur, Vladimir Viktorovitch Zlobine, a prêté beaucoup d’attention à l’amélioration de l’ergonomie de l’arme : l’augmentation de la puissance de feu, les régimes de tir, le loquet du magasin. Il est possible désormais de manipuler l’arme d’une seule main. La poignée du chargeur de rechange peut être montée aussi bien par la droite que par la gauche. L’arme bénéficie d’un nouvel aspect mécanique et d’un allongement de sa ligne de visée.

L’axe de développement le plus notable de cette arme est sa polyvalence. La conception de l’AK-12 a intégré le rail Picatinny destiné à l’installation d’équipements supplémentaires tels que : collimateur optique, optique de nuit et système de visée laser, télémètre, lance-grenades, lampe, désignateurs de cibles.

Si l’AK-47 était de calibre 7,62 mm , l’AK-74 était de calibre 5,45 mm, et l’AK-12 est compatible avec ces deux calibres à la fois, grâce à ses deux chambres échangeables. De modification en modification, la vitesse de tir a augmenté (600 coups, puis 650 coups, et enfin 680 coups/min.) ; de même pour la portée du tir (de 800 m à 1 000 m, puis à 1 100 mètres).

Remise en état d'une Kalachnikov neutralisée : Est-ce possible ?

Dans cet article, nous avons voulu tester l’affirmation du Ministre en pointant notre œil d’expert sur la possible remise en état de la Kalachnikov, arme symbolique par excellence. Vous conclurez par vous-même que cette « re » transformation est absolument impossible à moins de disposer d’un outillage performant et de savoir s’en servir.

Avec ce matériel et les compétences nécessaires il serait à l’évidence plus simple de fabriquer directement des armes automatiques. Notre objectif est simplement de dissuader toute tentative visant à modifier une bonne arme semi-automatique en mauvaise arme automatique dangereuse et éventuellement rassurer ceux qui ont peur de cette situation.

Qu’est-ce qui différencie une carcasse militaire d’une carcasse civile ? Deux éléments, d’abord l’emplacement du sélecteur de tir qui comporte trois positions, sûreté en position haute, automatique en position intermédiaire, semi-automatique en position basse. La seconde particularité, c’est une minuscule ouverture rectangulaire au niveau du rail de guidage de la culasse permettant le passage de la partie supérieure du connecteur.

Ensuite, c’est la pièce de manœuvre, c’est-à-dire la pièce qui supporte le piston et qui transporte la culasse. Sur une Kalashnikov militaire, sur son côté droit, cette pièce de manœuvre comporte un rebord qui actionne le connecteur et permet le déclenchement automatique du marteau lors du tir par rafales.

Refaire la pièce de manœuvre est mission impossible même pour un virtuose du fraisage, tant cet élément est complexe à usiner. Le marteau : a gauche issu d’une version modifié en semi-automatique, le cran de retenu du connecteur à été supprimé.

Là, on peut oublier le poste à souder de papa acheté en promotion à « Bricotruc ». La pièce de manœuvre est faite dans un acier dur difficile à souder (tapures). En outre, il faut éviter autant que possible la déformation de cet élément due à la chaleur générée par la fusion du métal.

Enfin, une soudure est du métal fondu qui est loin d’avoir la résistance nécessaire pour assurer la pérennité de cette modification. Une soudure est faite pour assembler deux pièces de métal, non pour subir directement des efforts de frottement et de choc à chaque tir.

Il faudrait se tourner vers un as du T.I.G. ayant les compétences et le matériel nécessaire à la réalisation de cette opération. La dernière solution serait de se procurer un transporteur non modifié. Mais sur internet, il s’agit du genre de pièces que l’on ne voit jamais…d’’autant qu’elles sont lourdement classées.

Sur notre Kalashnikov « civilisée », le connecteur dont j’ai déjà expliqué la fonction a été supprimé. Il faut donc le refaire, la pièce n’est pas d’une forme très complexe et un ajusteur habile pourrait la fabriquer, s’il possède un plan côté ou un modèle.

Si vous n’avez pas été reçu avec les honneurs au C.A.P. d’ajusteur, laissez tomber et faites appel à votre beau-frère, celui qui travaille à l’aérospatiale ou au C.E.A. Le marteau a aussi été modifié, le cran dans lequel s’enclenche le connecteur a été meulé.

Il faut bien comprendre que le connecteur, le marteau et le séparateur sont des pièces aux formes et tolérances précises si l’on veut un fonctionnement fiable (éviter les déclenchements intempestifs). Les aciers à utiliser doivent être de la plus grande qualité pour une bonne durabilité.

Même si son aspect parait simple, une arme obéit aux mêmes lois de la dynamique qu’un moteur à explosion ou qu’une fusée. Pour être durable et utilisée en toute sécurité, elle doit être fabriquée dans les meilleurs matériaux. Une cartouche de Kalashnikov, c’est deux-mille-cinq-cents bars, et l’arme tire dix coups par secondes.

Bref, remettre en mode automatique un AK ou toute autre arme sérieuse en considérant les aspects de sécurité et de durabilité définis par le fabricant est clairement impossible. Pour y parvenir, il faudrait trouver des pièces d’origine qui ne sont pas légalement accessibles.

Même un tourneur fraiseur de bon niveau ne pourrait pas y parvenir s’il n’a pas des connaissances suffisantes en armurerie et du matériel sophistiqué pour recharger le métal et faire des traitements thermiques nécessaires.

Les armes semi-automatiques vs. automatiques

Le vocabulaire :

  • Les armes semi-automatiques: Il s’agit des armes qui possèdent un magasin, ou tout autre dispositif contenant plusieurs cartouches, mais toutes les opérations d’extraction, éjection de la douille et réintroduction d’une nouvelle cartouche dans le canon, se font automatiquement. Pour chaque coup, le tireur doit seulement actionner la détente.
  • Les armes automatiques: Dans le langage commun, ce sont les armes qui tirent en rafale. Les armes automatiques utilisent le même principe de fonctionnement que les armes semi-automatiques. Contrairement aux idées reçues, le mécanisme des premières ne fonctionne pas plus vite que celui des secondes, la différence se situe au niveau de la mise à feu. Avec une arme automatique, tant que l’utilisateur garde le doigt appuyé sur la détente, la percussion se fait automatiquement pour chaque mouvement de la culasse. On peut utiliser le terme de tir continu pour désigner le tir automatique.
  • Les armes automatiques à sélecteur: Il s’agit d’armes qui peuvent passer en mode automatique ou semi-automatique à l’aide d’un sélecteur.

Tableau des caractéristiques des différentes versions de l'AK

Modèle Calibre Vitesse du projectile Cadence de tir Portée du tir
AK-47 7.69x39mm 700 m/s 650 coups/min N/A
AKM 7.69x39mm N/A N/A N/A
AK-74 5.45x39mm N/A N/A N/A
AK-12 7,62 mm et 5,45 mm N/A 680 coups/min 1100 mètres

Kalachnikov : De l'Armée Rouge aux groupes terroristes

Mikhaïl Kalachnikov, souvent décrit comme un patriote dévoué à son pays, a légué au monde l'une des armes les plus emblématiques de l'histoire, l'AK-47. Dans son esprit, cet engin de guerre était conçu pour défendre la mère patrie contre toute menace extérieure.

Cependant, au fil des années, il a été confronté à une réalité troublante : son invention, au lieu de rester un instrument de défense nationale, est devenue un symbole de conflit et de violence à l'échelle mondiale. La diffusion massive de l'AKM dans les conflits régionaux et son utilisation par des groupes terroristes ont profondément attristé Kalachnikov, qui a exprimé à plusieurs reprises son regret quant à la manière dont son génie technologique avait été détourné de son intention originelle.

Comment Acheter une Kalachnikov pour le tir sportif ?

Vous êtes tireur sportif et vous souhaitez acquérir une carabine type Kalachnikov ? Elles sont accessibles uniquement pour les tireurs sportifs affiliés à la FFTir, détenteur d'un compte SIA et d'une autorisation d'acquisition et de détention d'armes de catégorie B.

AK-47 vs Kalachnikov : Quelle est la différence ?

Quand on évoque l’AK-47 ou la Kalachnikov, beaucoup d’images surgissent immédiatement : un fusil robuste, presque une icône dans l’histoire des armes à feu, souvent associé à des récits de conflits, de résistances ou de guerres éclatantes. Pourtant, derrière ces noms familiers, il existe une nuance importante que peu connaissent vraiment. Quel est exactement la différence entre un AK-47 et une Kalachnikov ? Pourquoi ces deux termes, qui semblent parfois interchangeables, méritent d’être distingués ?

L’AK-47, acronyme de “Avtomat Kalachnikova modèle 1947”, doit son nom à Mikhaïl Kalachnikov, ingénieur soviétique ingénieux à l’origine de ce fusil d’assaut devenu légendaire. Conçu dans la période troublée d’après-guerre, ce fusil représente une avancée technique majeure qui a révolutionné l’armement des forces armées soviétiques.

Mais Mikhaïl Kalachnikov ne s’est pas contenté d’un seul modèle. Il a créé une famille d’armes automatiques basées sur un design robuste, simple, efficace et facilement reproductible. C’est dans ce contexte que le terme “Kalachnikov” prend tout son sens.

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