La saison des chasses est ouverte et il est temps de se préparer, que vous chassiez le petit gibier ou le gros gibier, à poils ou à plumes. Le calendrier diffère suivant les départements, mais depuis fin septembre il est possible de chasser partout en France.
Les gibiers chassables diffèrent selon la région, mais voici les principaux:
Si votre chien d’arrêt se trouve à vos côtés lorsque vous « tombez » sur ces types d’oiseaux, assurez-vous de le garder sagement à vos côtés. Ne l’utilisez que pour le rapport. Et de même sur du lièvre : assurez-vous qu’il le prenne bien à l’arrêt et qu’il ne courre pas après suite à son démarrage, cela peut s’avérer catastrophique pour la suite de sa carrière de chien de chasse.
Que vous chassiez le petit gibier ou le gros gibier, à poils ou à plumes, vous pouvez faire appel à différents types d’appâts pour mieux l’attirer sur vos terres. Un leurre permet de tromper l’animal. Utiliser des leurres, ceux-ci peuvent être des reproductions d’oiseaux que vous trouvez dans le commerce, ou que vous confectionnez vous-mêmes. Vous les placez dans les arbres, ou sur un étang, et leur présence attirera leurs congénères.
Le plus simple pour appâter le chevreuil est l’habituer à venir se nourrir sur votre domaine. Pommes, maïs, carottes fournissent un mélange apprécié. L’idée est de répandre cette nourriture régulièrement, 3 semaines avant le début de la saison de chasse. Les chevreuils vont prendre l’habitude de venir sur vos terres. Il est possible de mélanger à cette nourriture des suppléments alimentaires riche en protéines. Si vous avez un abri de chasse dont vous comptez vous servir, mettez ces appâts à au moins 15 mètres de celui-ci. En début de saison, ce seront surtout les mâles qui viendront. N’oubliez pas que les mâles dominants seront les premiers à se nourrir, donc si vous voulez multiplier les chances d’avoir du gibier, dispersez les appâts en étoile autour de votre abri.
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Pour la chasse au sanglier, le plus simple est de se procurer du goudron végétal, notamment de pin, et de le répandre dans les souilles (emplacement boueux où les sangliers vont se rouler) de votre propriété. Ces souilles peuvent être d’ailleurs créées par vos soins. Le sanglier, comme les cervidés, ne transpirant pas, se rouler dans la boue ou se frotter contre certains arbres répulsifs sont ses seuls moyens de se débarrasser de ses parasites. Il sera donc particulièrement sensible à des appâts de ce genre. Il est également possible de se procurer une pierre de sel, et de la mettre à leur disposition. Il s’agit dans un premier temps d’observer leurs habitudes pour trouver les coulées qu’ils empruntent.
Pour bien tirer sur le gibier volant, il faut s’entraîner et appliquer une méthode que l’on connait bien. Il y en a plusieurs. Amis chasseurs vous connaissez sans doute le concept de l’avance maintenue dans l’action de tir sur un gibier volant. Le seul problème de ce concept c’est qu’il possède un manque important dans sa définition. En effet si on maintient cette avance on ne sait pas pour autant quelle sera sa valeur. 1 m, 1,5 m, 2 m ? Et quand bien même vous vous décideriez pour une valeur qui tiendrait compte de la vitesse de l’oiseau, qu’est- ce qui vous permettrait d’évaluer avec précision cette valeur compte tenu de l’éloignement de l’oiseau ? 20m, 30 m. Quelle valeur appliquer alors ? En effet la valeur vue au bout de votre canon est virtuelle alors que la valeur de l’avance pour le tir elle doit être bien réelle.
Cela fait plus de 20 ans maintenant que j’ai développé le concept de tir HBS pour High Bird Shooting. Je suis parti du principe que le seul repère dans l’espace dont dispose le tireur c’est l’oiseau lui-même. On connaît sa taille et c’est donc lui qui vous permet d’évaluer la valeur précise de l’avance que vous jugerez bon de mettre pour bien le tirer. Et ce quelle que soit la distance à laquelle vous le tirez. L’oiseau est la seule constante d’échelle dont on dispose alors que toutes les autres composantes entrant dans l’action de tir sont des variables. La trajectoire toujours différente mais donné par l’oiseau que l’on suit, souligne, dépasse. La vitesse… ? Et bien c’est l’oiseau qui vous la donne puisque la vitesse de rotation du corps et du fusil est calquée sur celle du gibier. L’importance de l’avance, elle, est fonction de la vitesse de vos cartouches et aussi de l’expérience du calculateur de tir que vous avez dans le cerveau. Mais ceci est bien l’avance réelle à mettre.
Donc le principe du « maintain lead » est un bon principe qui ne dément en rien ma méthode HBS et qui la reprendrait plutôt, à ceci près que l’avance maintenue est moins efficace car elle plus générique, théorique et pas pratique. Ma méthode a l’immense avantage de supprimer le conflit entre l’avance réelle et l’avance virtuelle.
Il ne s'agit pas ici d'agrainer façon « sanglier » pour domestiquer les animaux mais de les aider à passer la mauvaise saison par un apport de protéines adaptées. Pour les oiseaux de types faisans et perdrix c'est simple. Dans une haie large, débroussaillez une zone de 4 X 3 m, plantez quatre piquets qui soutiendront une vieille tôle inclinée. Sous le point bas placez une auge de maçon qui servira d'abreuvoir et se remplira grace à la pluie. A coté de la tôle placée un sceau agrainoir rempli d'un mélange de maïs concassé et de blé.
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Si vous voulez faire des économies, fabriquez votre seau agrainoir avec des seaux de peinture récupérés chez un artisan, pour la trémie découpez dans du grillage de 0,5 X 0,5 cm une plaque de 30 X 30. trouvez un bocal qui puisse rentrer dans un autre, par exemple un bocal d'haricots verts et un bocal d'asperges. Placez le grillage sur le gros bocal et servez vous du petit en appuyant pour former la trémie, allez y doucement, ça fonctionne super bien. Autre astuce, fixes la trémie au fond du seau sinon les coups de bec peuvent la bouger et bloquer l'écoulement du grain ou au contraire vider d'un coup le seau. Si vous n'avez pas le temps ou le courage, achetez le seau agrainoir muni de sa trémie chez Ducatillon.
Les oiseaux mettent du temps à venir mais ensuite il faut remplir les agrainoirs régulièrement, d'autant qu'ils servent aux pigeons, aux grives....etc etc. Je pends mes agrainoirs à 30 cm du sol, ça semble être la bonne hauteur qui paraît convenir à tous. Idéalement je pense qu 'il faudrait placer un agrainoir tout les 100 m, c'est rarement possible. J' ai quatre postes d'agrainages placés sur un ligne médiane séparant environ 100 hectares, c'est peu mais c'est déjà ça. Et ça fait de la marche le dimanche avec les seaux de grains. Comptez 300 kilos de novembre à fin mars.
Pour les lapins: Du pain et encore du pain, placé à coté des garennes, ils en raffolent. Plus le pain est sec plus il part vite. Je leur donne aussi de l'avoine à partir de janvier, ils la mangent bien et j'ai lu quelque part que ça les aidait à finir l'hiver. Je leur donne aussi du blé et du maïs concassé ainsi que des légumes racines (carottes, carottes blanches...). Par contre nos lapins ne semblent pas apprécier le chou, il reste toujours le dernier a être consommé.
Pour les canards: jetez de l'orge (le moins cher) dans peu d'eau et surtout dispersez la autour de l'étang sinon les canards vont patracher la même zone et finir par la rendre malsaine. J'ai arrété les agrainoirs à canards à cause de ça, j'agraine maintenant à la volée, un cinquantaine de kilos permet de fixer quelques colverts juste à la sortie de l'hiver pour favoriser une nidification.
Je suis convaincu que l'agrainage de soutien aide nos gibiers à passer l'hiver, ils sont toujours aussi sauvages et semblent moins sensibles aux maladies. Par contre c'est une véritable contrainte, tous les dimanches matins, entre la remise en place des collets tombés, le changement des appâts dans les pièges et l'agrainage, c'est quasiment deux heures qu'il faut compter.
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L’agrainage permet alors un apport alimentaire régulier, tout en diversifiant l’alimentation du gibier. Mais, si le territoire agrainé est en proie aux sangliers, il est possible d’installer des agrainoirs dits “anti-sanglier”. Mettre en place de grandes plantations de graminées, comme le dactyle ou la fétuque, permet alors de nourrir à la fois le grand gibier et le petit.
Si les agrainoirs sont petits ou que la population du gibier est forte, ils nécessitent alors que le gestionnaire vienne vérifier leur contenu régulièrement. Il faut néanmoins limiter le plus possible le toucher à mains nues afin d’apposer un minimum d’odeur humaine, ce qui pourrait déranger les différentes espèces.
Choisir la bonne cartouche est un des éléments principaux d’un bon tir de petit gibier. Mais c’est la technique de tir qui compte vraiment. Si vous n’avez pas le temps de venir vous entraîner dans un de nos simulateurs de chasse présents partout en France, nous vous conseillons tout de même de lire ce qui suit. Une bonne technique de tir consiste en 3 éléments principaux :
Pour ne pas être bloqué dans votre geste, il est important de bien se placer par rapport à la battue et au vol du gibier. Un chasseur, au même titre qu’un joueur de tennis, doit avoir un bon » jeu de jambes « . Le tir de petit gibier est presque toujours un tir sur une cible en mouvement. Un chasseur doit être capable d’avoir un mouvement libre et sans contrainte sur un grand arc de cercle, sans être déséquilibré.
Un mauvais épaulé et un bon swing donnent un mauvais tir. Un bon chasseur avec une arme A peut devenir un mauvais chasseur avec une arme B, malgré une bonne technique. Un bon épaulé ne pourra être obtenu qu’avec une arme » à sa couche « , c’est-à-dire avec une crosse à la bonne longueur et à la bonne hauteur. Si votre oeil ne « tombe » pas correctement sur votre mire, il faudra certainement le remettre à votre couche. Lorsque vous épaulez, la crosse doit dans un premier temps être collée à votre joue avant d’être tirée vers votre épaule. Une des erreurs les plus rencontrées consiste à baisser la joue sur la crosse, au lieu de monter la crosse à la joue. Si vous remontez votre fusil correctement à votre joue, celui-ci devrait être positionné constamment au même endroit sur votre épaule.
Il faut retenir deux choses pour avoir un bon épaulé :
Le tir de petit gibier n’étant pas un tir de précision, mais un tir de mouvement et d’instinct, il est primordial d’avoir toujours le même épaulement.
Le tir de petit gibier est un tir de mouvement, et non de précision contrairement au tir de grand gibier : c’est ce qu’on appelle le swing. Les 3 paramètres suivants sont à prendre en compte :
Pour obtenir une bonne régularité et enregistrer le bon geste, il peut être intéressant de s’entraîner sur la même trajectoire plusieurs fois de suite.
Le "débourrage" d'un chien de chasse, notamment un Drahthaar, est une étape cruciale pour le préparer à la saison de chasse. Voici quelques conseils et techniques pour initier votre jeune chien au petit gibier :
En suivant ces conseils, vous pouvez aider votre jeune chien à développer ses instincts naturels de chasseur et à devenir un compagnon précieux sur le terrain.
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