Envie de participer ?
Bandeau

Les roquettes font partie de la panoplie des armes antichars (mais ont des usages plus larges), avec le canon sans recul et les missiles. Elles peuvent être utilisées, avec des appareillages à chaque fois différents, contre des formations de bombardiers (avec chronométrage, air-air, à partir d'avion ou sol-air, à partir d'un lance-roquette à terre), ou contre des chars (sol-sol ou air-sol, à partir d'avion). Les bombardiers peuvent, dans les airs, ne pas constituer les seules cibles : avions de tout genre peuvent être visés, qu'ils soient de combat ou de transport de troupes.

Elles sont lancées par des lance-roquettes de poids, de calibres variables, surtout à usage anti-char, mais il n'est pas interdit de viser un hélicoptère ennemi par exemple, par des fantassins. Un fantassin supporte généralement la lance-roquette à l'épaule, généralement à genou à terre pour l'appui.

Lorsqu'il tire avec un lance-roquette, il doit s'assurer que derrière lui aucun soldat "frère" ne s'y trouve, notamment les servants qui l'accompagnent, munis de roquettes de rechange, car au tir, les gaz de moteur fusée sont éjectés à l'arrière. Cette zone de dégagement n'est pas toujours dégagée et dans le feu de l'action les tirs fratricides ne sont pas rares. Le servant doit aussi faire attention aux projections de poudre lors du lancement.

L'existence de cette zone très dangereuse interdit l'utilisation de la roquette en zone non dégagée comme un bâtiment par exemple.

Les Premières Armes Anti-Chars Portables

Parmi ces lance-roquettes figure le populaire bazooka très utilisé pendant la seconde guerre mondiale d'abord par les forces américaines. C'est une des premières armes anti-char destinées à être utilisées par un fantassin. De manière générale, les armes légères antichars utilisent exclusivement des projectiles équipés de charges creuses. Ces charges sont des charges explosives spécialement adaptées à la perforation de plaques de blindage épaisses. Leurs effets secondaires sont pratiquement nuls.

Lire aussi: Débuter dans Albion Online

L'ogive et le système d'amorçage sont organisés pour que la partie avant de la charge, creusée en forme de cône et garnie d'un revêtement métallique spécial, se trouve au moment de l'explosion à une distance bien déterminée de la plaque (distance d'attaque). Le revêtement est alors projeté à très grande vitesse, de l'ordre de 8 000 à 9 000 mètres à la seconde, suivant l'axe de la charge, sous forme d'un dard porté à très haute température.

La profondeur de pénétration est évidemment fonction du poids de la charge, mais surtout de son diamètre. Les projectiles d'armes légères percent au moins 300 mm de blindage homogène.

Les charges creuses perdant rapidement leur efficacité à partir d'une certaine vitesse de rotation, les projectiles qui en sont équipés ne peuvent pas être stabilisés par effet gyroscopique. Les armes antichars étant destinées à la destruction d'objectifs mobiles ne peuvent être que des armes à tir tendu.

L'efficacité des charges creuses ne variant pratiquement pas en fonction de la vitesse d'impact, la portée utile de ces armes est limitée par leur précision et leur vitesse initiale. Il est couramment admis dans ce domaine de prendre, comme portée utile de combat sur véhicule en mouvement, celle qui correspond à une durée de trajet de 1,2 secondes.

Compte tenu du poids relativement élevé des charges nécessaires, il est pratiquement impossible d'obtenir par effet canon des portées utiles supérieures à 50 mètres. Les armes antichars sont donc pour la plupart du type roquette, ou sans recul. Dans les deux cas, le recul de l'arme est nul ou faible, mais les projections de gaz vers l'arrière sont très importantes.

Lire aussi: Lance Roquette: Participez à la Bataille Gourmande

Ces armes présentent donc deux inconvénients : elles manquent de discrétion, car le panache des fumées d'échappement est visible, et elles exigent un espace plus ou moins grand, libre de tout obstacle et bien entendu de tout combattant à l'arrière du tube de lancement.

Il existe aussi des grenades à fusil antichars qui nécessitent l'emploi d'un fusil spécialement équipé pour ce genre de tir.

Missiles vs Roquettes

Si missiles et roquettes, tous deux des fusées, sont également propulsés par des moteurs à réaction, ils se différencient surtout par la présence ou non d'un système de guidage. Un missile est guidé par un dispositif interne ou externe, alors qu'une roquette ne l'est pas. La probabilité d'atteinte de la cible par une roquette est donc plus faible que par un missile. Pour cette raison, les rayons d'action (portée) des roquettes restent faibles (quelques centaines de mètres) par rapport aux missiles.

Sa conception est également très ancienne car des fusées récréatives ou de guerre sont signalées en Chine dès le VIe siècle. A la fin du XVIIIe siècle et au début du XIXe siècle, des fusées à têtes explosives ou incendiaires sont testées dans les armées européennes. Durant la première guerre mondiale, l'armée allemande construit un biplan armé de torpilles lancé depuis un zeppelin, l'essaie en avril 1917, mais ne la déploie pas.

Les premiers missiles opérationnels de l'Histoire sont utilisés par le Troisième Reich durant la seconde guerre mondiale. Les missiles téléguidés sont actuellement les armes antichars les plus puissantes dont peut disposer le fantassin. Le système Milan, dont l'exportation est tant vantée par les fabricants français et allemands puisqu'il est vendu à plus de 150 000 exemplaires, ou missile d'infanterie léger anti-char, est très représentatif de cette génération d'armes, qui s'étend du TOW (Tube, Opticaly, Wire) américain au SAGGER des pays de l'Est.

Lire aussi: Guide de survie face aux lance-roquettes

Le Milan est un engin autopropulsé, filoguidé, équipé d'une tête militaire extrêmement puissante (capacité de perforation supérieure à la cible OTAN "triple char lourd"), très convoité et très apprécié de toutes les armées non étatiques et étatiques du monde entier. Le missile atteint sa portée utile maximale, 2 500 mètres, en 13 secondes. Le poids de la munition en ordre de tir est de 11 kilos et celui du poste de tir voisin de 17 kilos.

Évolution des Roquettes : Exemples et Innovations

Massivement utilisée par les Alliés à la fin de la Deuxième Guerre mondiale, puis par les Américains pendant la Guerre de Corée et au Vietnam, la roquette de 2.75’’ (70 mm) n’évolue qu’à la marge au fil des ans. Côté soviétique, puis russe, la roquette de 80 mm, tirée à courte portée depuis des blindés volants, fait ses preuves en Afghanistan.

En France, dès les années cinquante, la Société Nouvelle Edgar Brandt (SNEB) produit des roquettes air-sol pour les besoins de l’armée de l’air, mais avec des calibres de 68 et 100 mm. Avec le développement du futur hélicoptère de combat TIGRE, dans les années 2000, l’armement roquettes air-sol connaît un nouvel essor, mais doit se plier à de nouvelles contraintes opérationnelles (augmentation de portée, de précision, de sécurité) et techniques.

En effet, mises à feu via une liaison électrique filaire, les roquettes existantes génèrent toutes des éjectas (câbles, connecteurs…) susceptibles d’endommager l’aéronef. Plus légère, plus précise, complètement inerte jusqu’au moment du tir et exempte de tout branchement externe, la roquette est activée par induction, c’est-à-dire par la transmission d’ondes électriques codées du lanceur vers la munition.

Ensuite, de par la technologie employée et contrairement aux roquettes de première génération, les Roquettes activées par induction (RAI) sont totalement insensibles à l’environnement électromagnétique. Enfin, les roquettes de type F4 sont réputées inviolables, car il est impossible de les tirer si l’on ne connaît pas leur code d’activation. Des terroristes seraient bien incapables de les utiliser dans des lance-roquettes de fortune, d’en faire des Katiouchas ou de les transformer en Engin Explosif Improvisé (EEI).

Propulsée elle aussi par le moteur F4, cette munition est équipée du même système d’activation que les roquettes non guidées, d’un semi-actif laser, d’un kit de guidage comprenant quatre gouvernes et d’une charge militaire modulaire.

Cependant, la véritable révolution tactique consiste en la combinaison de cette extrême précision avec une charge militaire n’occasionnant que des dommages collatéraux très réduits : au-delà d’un rayon de vingt mètres autour du point d’impact, la munition n’a plus aucun effet, seule la cible est effectivement traitée.

En particulier, la RGL autorise un emploi « au milieu des populations », dans le cadre d’une guerre asymétrique où l’ennemi n’hésitera pas à prendre des non-belligérants en otages afin d’interdire des frappes certes conventionnelles, mais très imprécises et aux effets souvent dévastateurs.

Exemples de Systèmes de Lance-Roquettes

Armbrust (Allemagne)

L'Allemagne a étudié un système évitant ces inconvénients ; il s'agit de l'Armbrust (arbalète) qui est un système portable (coup complet 6 kg) et jetable. Tiré à l'épaule, la portée maximale pratique du projectile serait de l'ordre de 300 mètres.

LRAC de 89 modèle F1 (France)

D'un autre côté, le système français, le lance-roquette antichar (LRAC) de 89 modèle F1 représente la tendance la plus courante. Il est composé de deux fardeaux dont l'un est jetable après le tir. Le tube lanceur pèse environ 5,5 kg et la munition avec son conteneur qui s'adapte au bout du tube environ 3 kg. D'une portée voisine de 400 mètres, le projectile a un calibre de 89 mm, ce qui lui confère un pouvoir de perforation d'au moins 400 mm.

Lance-Roquettes Utilisés sur Avions

Les Anglais ont tout d'abord utilisé les rails de lancement, d'une longueur pouvant aller jusqu'à 2,40 m, accrochés sous les ailes. Par la suite les Américains s'aperçurent que les lance-roquettes n'avaient pas besoin de réaliser un guidage de la roquette (car la vitesse initiale du projectile, qui est celle de l'avion est suffisante pour assurer une excellente stabilité et une bonne précision) et réalisèrent des « lance-roquettes de longueur nulle ».

Lance-Roquettes de Longueur Nulle

Les lance-roquettes de longueur nulle, type MK V et MK VII sont des lance-roquettes simples, ne permettant l'emport que d'une seule roquette par support, à l'aide d'un collier avant, muni d'un téton de suspension qui guide la roquette sur 2 cm au départ, et d'un collier arrière, réalisant le 2èmepoint de suspension. Ce dernier est calé par un levier oscillant, et bloqué par une goupille de cuivre de 2,6 mm, se cisaillant sous un effort de 300 kg. Le rôle de cette goupille étant essentiellement de lier la roquette au lance-roquettes pendant les évolutions de l'avion. Elle assure la sécurité de transport. Ces types de lance-roquettes ont été adoptés très rapidement par les Français et équipèrent notamment les M.S.

Lance-Roquettes Doubles MATRA M

Lance-Roquettes Automatiques MATRA

Enfin, des lance-roquettes automatiques étudiés et construits par MATRA (Type M. 32 et M. Le principe est simple l’ensemble est positionné dans une soute d'aile ou de fuselage et renferme un grand nombre de roquette de dimensions réduites, d'où largage à grande cadence (1.200 coups minute).

Roquettes T10

Dans les années 50 la société SERAM à Breuil-Le-Sec (60) produisit les propulseurs à poudre des roquettes T10. Les T.10 étaient en fait le propulseur, un tube contenant la poudre pyrotechnique de propulsion, son empennage en tôle, son amorce et son allumeur électrique. Ils étaient évidemment non guidés, seule la vitesse relative de l’avion leur permettait d’aller au but fixé par le pilote.

Roquettes H.V.A.R.

Ce type de roquettes H.V.A.R. ou Hvar (et surnommé par les américains Holy Moses) fut utilisé par les avions américains lors de la 2ème Guerre mondiale notamment les Mustang, TBM-3 Avenger, Corsair, Bearcat, etc… Ces roquettes semblent avoir été utilisables comme les T 10 sur les mêmes supports. La première roquette de 5 pouces à propulsion par fusée lancée de la marine américaine était un dérivé d'un précédent de FFAR de 3,5 pouces qui a été développé par la Marine à partir de juin 1943, pour équiper des avions ASW (Anti Submarine Warfare).

Roquettes S.N.E.B.

Les fusées SNEB (de fabrication française, Société Nouvelle des Établissements Edgar Brandt) sont des roquettes non guidées reprises ultérieurement par la société française TDA Armements, conçues pour le lancement par des avions de combat et des hélicoptères.

Lance-Roquettes Multiples (LRM)

Un lance-roquettes multiples (LRM) Bradley M270 effectue un exercice de mise en œuvre complete sur un terrain de manoeuvre. Le commentaire donn les caractéristiques techniques de l'engin, les étapes de la manoeuvre, des chiffres du régiment, les pays constructeurs en Europe, les dates principales pour l'histoire des LRM français notamment l'utilisation du sysème ATLAS.

tags: #troupes #de #lances #roquettes #histoire

Post popolari: