Le tir sportif est défendu sous toutes ses formes, et le tir à la poudre noire en fait partie intégrante. La légitimité du tir sportif, au sens vrai du terme, contribue à la possibilité de pratiquer des disciplines variées, y compris avec des armes de gros calibre.
Il existe une distinction entre les "vrais" sportifs et les autres, avec une vision parfois restrictive du tir sportif limité au tir Olympique. Cependant, il est important de reconnaître la valeur sportive d'autres disciplines, telles que le Tir Sportif de Vitesse (TSV) et le tir aux armes réglementaires (TAR).
L'investissement physique, mental et technique des compétiteurs en TSV n'a rien à envier à ceux des tireurs qualifiés aux Jeux Olympiques. De plus, de nombreux sports ne sont pas Olympiques, et certaines disciplines ISSF ne le sont plus non plus.
Pour s’inscrire dans une section TSV, il suffit d’en faire la demande et on est accepté en fonction des places disponibles (comme dans tous les clubs d’ailleurs). La seule réserve, c’est la tenue d’un entretien préalable pour s’assurer que la discipline répond bien à ses attentes et l’alerter le candidat sur le caractère onéreux de la discipline et sur le niveau minimal de tir à connaître avant d’intégrer la section (ce n’est pas dans une section TSV qu’on apprend les bases du tir. Ces bases doivent être acquise avant).
D’ailleurs il n’est pas nécessaire d’être en premier club pour intégrer sa section TSV. Le règlement administratifs TSV de la FFTir prévoit qu’un licencié d’un club qui ne dispose pas d’une telle section peut s’inscrire en second club dans un club agrée TSV pour intégrer cette section :
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« Les Associations habilitées ont la possibilité d'inscrire pour la pratique du TSV des tireurs licenciés venant d'Associations non habilitées.
Un des inconvénients de la poudre noire est le rechargement traditionnel qui prend beaucoup de temps au pas de tir et nécessite de préparer des dosettes de poudre et de semoule.
Il existe une alternative qui permet un chargement rapide mais demande une préparation plus longue, c'est l'utilisation de cartouches papier. Notons que ces cartouches sont historiques, du moins dans le principe, bien que non autorisées dans les compétitions officielles pour une raison mystérieuse.
Pour ma part, j'utilise du papier à cigarettes qui a l'avantage d'être bon marché et de disposer d'une bande collante. L'inconvénient est qu'il reste des imbrulés dans les chambres et qu'il faut de préférence les enlever avant de recharger. Il existe toutefois du papier nitraté qui ne laisse aucun imbrulé mais est beaucoup plus cher et nécessite d'utiliser de la colle.
Le principe de ces cartouches est de fabriquer un étui en papier dans lequel on introduit la poudre puis de la semoule et enfin la balle. La semoule n'est là que pour compléter la dose de poudre qui est en général assez faible pour du tir de précision. Rappelons qu'avec la poudre noire il ne faut absolument pas laisser de vide d'air dans la chambre derrière la balle.
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Par ailleurs, la balle doit affleurer la sortie de la chambre pour un maximum de précision en évitant le vol libre avant d'entrer dans le cône de forcement du canon. Comme les chambres, que ce soit sur une réplique ou un révolver d'origine, sont prévues pour des charges dites "de guerre", c'est à dire de l'ordre de 2 à 3 grammes de poudre, l'utilisation de charge "de précision" de l'ordre de 0.6 à 1,5 grammes nécessite de compléter la poudre par quelque chose évitant le vide d'air.
Il est possible d'utiliser des bourres de feutre ou des "granulés" de type couscous (sans merguez !) ou semoule.
Mon objectif était de diminuer le temps de fabrication au maximum pour arriver à faire 12 cartouches en 10 à 15 minutes.
Je précise que j'ai fabriqué à ce jour plus de 10000 cartouches de ce type pour au moins 12 armes en 36 et 44.
Le support en bois est un simple tasseau avec des trous de 9mm d'une profondeur de 21mm. Attention au collage de la languette du fond.
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Un autre truc que j'utilise pour prendre et introduire les balles en mettant toujours le plat ou le téton issu du coupe jet au dessus est de mettre une rondelle d'adhésif double face en bout d'un stylo et de prendre la balle en appuyant le bout du stylo adhésif sur le plat.
Pour la fabrication de ces boites, il faut imprimer un patron sur une feuille cartonnée faire quelques découpes et collages.
Pour ceux que cela pourrait concerner, je viens d'appeler le services des armes du Finistère à Chateaulin à propos d'une Winchester 1885, déclarée en 2006 lors de l'achat auprès d'un armurier. Cette arme à un coup est maintenant en D2.
La dame à qui j'ai parlé s'est montrée très aimable. En substance, si j'en fait la demande ma Win 1885 sera retirée de mon fichier, étant à présent en détention libre.
Seul inconvénient, comme elle ne sera plus sur le fichier Agripa il me sera impossible de me rendre avec à l'étranger. Elle m'a laissé de choix de la conserver telle que (déclarée) ou de faire un courrier pour demander sa radiation d'agripa.
Je pense que c'est un cas qui en concerne d'autres. Il serait intéressant d'ailleurs de savoir s'il y a eu des refus de déclassement dans certains départements.
J'ai par contre appris une chose, pour partir à l'étranger il faut absolument avoir une arme déclarée...
Seul inconvénient, c'est TOTALEMENT FAUX : rien n'impose qu'une armes soit déclarée dans AGRIPPA pour pouvoir figurer sur une CEAF.
C'est déjà le cas des armes de catégorie D-1° détenues avant le 1/12/2011 qui n'ont donc fait l'objet d'aucun enregistrement mais peuvent parfaitement figurer sur votre CEAF.
Tous les tireurs aux armes anciennes qui font des déplacements pour des concours internationaux ont été confrontés à ce problème et ils ont pu obtenir gain de cause de leur préfecture.
Mais les personnels des préfectures qui n'ont pas eu en face d'eux des interlocuteurs compétents et tenaces ne veulent pas s'emmerder et demandent que toute arme dont on demande qu'elle figure sur une CEAF soit d'abord enregistrée dans AGRIPPA même si ça n'est pas conforme à la réglementation !...
Ne vous laissez pas dicter des règles non conformes à la réglementation pour le seul ""confort intellectuel" des fonctionnaires de préfecture.
Pour la CEAF il convient de se référer à :
Arrêté du 6 mai 1998 (Version consolidée au 30 octobre 2015) :
Article 1 :
En application de l'article 142 du décret n° 2013-700 du 30 juillet 2013 modifié, la carte européenne d'armes à feu atteste de la qualité de détenteur ou d'utilisateur des armes qui y sont inscrites. Elle est délivrée par le préfet du lieu de domicile du demandeur et, à Paris, par le préfet de police.
Figurent sur cette carte les armes mentionnées à l'article 138 du décret susmentionné.
Et donc à l'article 138 :
Est soumise au régime de droit commun d'acquisition de la présente section l'acquisition :
Gilles à raison sur le fait qu'une arme de catégorie D 1° n'a pas besoin d'être enregistrée dans AGRIPPA pour figurer sur la CAEF.
En revanche pour les armes autres que celles figurant sur la liste de l'article 138 (ce qui inclue les D 2° e) l'inscription n'est pas prévue.
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