Envie de participer ?
Bandeau

Les affaires où des répliques d’armes à feu sont utilisées se multiplient : braquages, vols, menaces, violences. Plus simples à se procurer et moins chers que les vraies armes, ces “jouets” plus vrais que nature font fureur chez les délinquants. Dans les Yvelines, récemment encore, ils se sont invités dans les colonnes des faits divers.

La problématique des répliques d'armes à feu

Les répliques d’armes à feu sont de plus en plus utilisées pour commettre des méfaits. Des syndicats de policiers souhaitent que ces “jouets” soient identifiables au premier coup d’œil. Les amateurs d’airsoft, jeu de guerre qui se pratique avec des reproductions tirant des billes en plastique, ne veulent pas qu’on réglemente davantage leur activité.

La nécessité de distinguer les répliques

Les syndicats de policiers réclament depuis bien longtemps la mise en place d’un dispositif pour différencier ces répliques des vraies armes : l’installation d’un embout orange sur le canon. C’est déjà le cas dans certains pays, comme aux États-Unis.

«Il faut trouver une solution pour que les policiers fassent la différence au premier coup d’œil. Ces armes factices sont 100% identiques aux vraies. Le fonctionnaire de police a un millième de seconde pour réagir en cas de légitime défense.

L’airsoft est tout particulièrement concerné par le phénomène. Ce jeu de guerre (voir ci-dessous), pratiqué tant par les adolescents que par les adultes, fait appel à des répliques d’armes ressemblant comme deux gouttes d’eau aux vraies, et tirant des billes en plastique. C’est ce type de matériel que les délinquants utilisent le plus souvent ces derniers temps.

Lire aussi: Paintball à Salon

Les préoccupations des airsofteurs

Les airsofteurs, ceux qui pratiquent cette activité, sont pour la plupart opposés à l’installation d’un embout orange de série sur leurs répliques. «Ce serait moins amusant car on perdrait en réalisme», réagit Romain, 28 ans, croisé dans un magasin spécialisé dans ces répliques à air comprimé.

Thibault, 19 ans, considère également que sa passion perdrait toute sa saveur si ce dispositif voyait le jour. Mais il est prêt à s’adapter : «Ça ne changerait rien à l’utilisation du produit, confie-t-il. Alors, si cela rassure le grand public, pourquoi pas.»

L'avis des professionnels

Le responsable de la boutique d’airsoft de Poissy, qui n’a pas souhaité que son nom apparaisse, est formellement opposé à ce genre de mesure. Il craint que cela ne «casse» le business. «Les personnes qui cherchent un produit de défense ne viennent pas chez nous, l’airsoft tire des billes et les délinquants achètent des armes à plomb ou des pistolets d’alarme. Ils sont moins coûteux et plus puissants», indique-t-il.

Ces répliques, dangereuses, contrairement à celles à air comprimé, coûtent une cinquantaine d’euros. Le prix des produits d’airsoft tourne plutôt autour des 150 euros.

Il considère aussi que ce genre de décision serait inefficace pour lutter contre le détournement des répliques. «Les embouts orange peuvent être peints en noir, ou retirés. Quelqu’un qui vient acheter une réplique pour un braquage la peindra forcément», ajoute le commerçant, qui pense que l’airsoft est victime d’une «chasse aux sorcières».

Lire aussi: Les Crots : Paintball

Multiplication des incidents impliquant des répliques

Quelques exemples d'incidents

  • Mai 2015 : Au Pecq, un adolescent tire depuis sa fenêtre avec une réplique de kalachnikov destinée à l’airsoft.
  • Mai 2015 : À Carrières-sur-Seine, la police est en état d’alerte après qu’un riverain ait vu un jeune manipuler une kalachnikov à proximité d’une église. Il s’agissait d’une réplique d’airsoft.
  • Avril 2015 : À Carrières-sous-Poissy, un livreur de journaux s’est fait agresser par un homme, équipé d’une réplique de fusil d’assaut, qui voulait lui dérober sa voiture.
  • Juillet 2014 : À Versailles, un passionné d’armes blesse légèrement un enfant en tirant depuis sa fenêtre avec un pistolet à billes.
  • Juillet 2014 : À Achères, une femme s’est fait tirer dessus dans la rue par un jeune homme de 20 ans avec une réplique de kalachnikov destinée à l’airsoft. Il s’amusait et ne visait pas les passants…
  • Juillet 2014 : À Versailles, un homme a causé une belle frayeur aux passants car il s’amusait à tirer sur des canettes, dans la rue, avec un pistolet à billes.
  • Janvier 2014 : À Limay, un adolescent tire sur son ex-copine et le nouveau copain de celle-ci avec une réplique de fusil de type airsoft. Les deux victimes ont été légèrement blessées.

L'airsoft : un sport encadré ?

Définition et pratique de l'airsoft

L’airsoft est un jeu qui se pratique avec des répliques d’armes, fidèles aux originaux, tirant des billes en plastique. Ces reproductions utilisent différentes modes de propulsion. Les airsofteurs, dont les âges sont assez variables, se retrouvent sur des terrains privés, dans des forêts, des lieux en friche, pour s’affronter par groupe. Ils jouent à la guerre, habillés le plus souvent avec des tenues militaires ou paramilitaires.

Même si l’achat d’arme est interdit aux mineurs, la loi n’interdit pas aux moins de 18 ans de faire de l’airsoft. Cette activité est considérée comme un sport, pour son côté très physique, par ceux qui la pratiquent. Contrairement au paintball, les billes ne laissent aucune trace à l’impact. La comptabilisation des touches dépend donc de la bonne foi des joueurs. Il n’y a pas d’arbitre lors des parties. L’auto-arbitrage est donc la règle. Le port de lunettes de protection est indispensable pour éviter les blessures aux yeux.

Textes de loi et autorisations spéciales

I.-Le ministre de l'intérieur peut autoriser par arrêté tout agent relevant d'un gouvernement étranger et concourant à une mission de sécurité en France, toute personnalité étrangère séjournant en France ainsi que les personnes assurant sa sécurité ou toute personne exerçant en France des fonctions au sein d'une représentation diplomatique ou d'une organisation internationale ou d'une institution, organe, organisme ou service de l'Union européenne, sur la demande du gouvernement du pays dont cet agent, cette personnalité ou cette personne est ressortissante ou sur la demande de l'organisation internationale ou de l'institution, organe, organisme ou service de l'Union européenne concerné, à détenir, porter et transporter une arme de poing et, dans les limites fixées au 1° de l'article R. 312-47, les munitions correspondantes, ainsi que deux armes parmi les suivantes : matraque ou bâton télescopique classés au a de la catégorie D ou générateur d'aérosol lacrymogène ou incapacitant classé au b de la même catégorie. L'autorisation ne peut être délivrée, selon le cas, pour une durée supérieure à celle de la mission, du séjour de la personnalité ou de l'exercice des fonctions. Dans ce dernier cas, l'autorisation est délivrée pour une durée maximale d'un an, renouvelable. Le silence gardé pendant deux mois par le ministre vaut décision de rejet de la demande.

II.-A titre exceptionnel, le transport de plusieurs armes de poing et de leurs munitions par une même personne assurant la sécurité d'une personnalité étrangère peut être autorisé. A titre exceptionnel, les demandes d'autorisation prévues au I peuvent concerner le séjour des personnes assurant la sécurité d'une personnalité étrangère en mission de reconnaissance préalablement au séjour de cette personnalité, en transit sur le territoire national ou dont la mission nécessite un départ postérieur à celui de la personnalité. A titre exceptionnel, les personnes assurant la sécurité d'une personnalité étrangère peuvent également être autorisées à détenir, porter et transporter une arme à feu d'épaule et les munitions correspondantes.

III.-Hors les périodes durant lesquelles leur port est autorisé, les armes sont transportées en contenants sécurisés, séparées de leurs munitions, et de manière à ne pas être immédiatement utilisables, soit en recourant à un dispositif technique répondant à cet objectif, soit par démontage d'un de leurs éléments. Sauf autorisation expresse, les armes de poing et les armes de catégorie D sont portées de façon non apparente. Les armes de poing sont portées dans leur étui, approvisionnées, en position de sécurité ou non armées.

Lire aussi: Tarifs paintball Île-de-France

Baisse des violences physiques contre les policiers

En deux ans, entre 2020 et 2022, les actes de violences physiques contre des policiers ont été divisés par trois, dans l’agglo de Saint-Brieuc (Côtes-d’Armor). Un policier blessé à l’œil par un tir de paintball, toujours à Saint-Brieuc, en juillet, lors d’un contrôle routier, le coup provenant du balcon d’un immeuble. Outrages, rébellion, menaces et refus d’obtempérer aussi se sont multipliés.

L'importance des caméras piétons

A Saint-Brieuc, les policiers ne partent presque plus sans une caméra piéton lors des patrouilles pédestres. « Au commissariat de Saint-Brieuc, il y avait eu 27 procédures pour des actes de violences physiques à l’encontre de policiers en 2020. Il y en a au 18 en 2021. En 2022, au 14 décembre, il y en avait neuf.

Pour le commissaire, « la tendance est donc à la baisse des violences contre les policiers ». « Ça sécurise les interventions, les agents, et c’est un argument utilisé. « C’est la flagrance qui justifie les interpellations avec coercition, car quand il n’y a pas de coercition, il y a rarement des blessures. On peut avoir un simple contrôle qui se passe mal, mais la plupart du temps, c’est au moment de l’interpellation que les agents sont blessés. C’est là que les caméras piétons sont utiles, pour faire baisser la pression.

« Il y a un processus strict, avec l’impossibilité de revenir sur les images pour les modifier ou les supprimer. C’est bien pour pouvoir figer l’action, en cas de contestation. Ces images permettent de réellement se rendre compte du déroulement des faits.

L'utilisation du Flashball

Neutraliser sans causer de dommages corporels : tel est le principe du flashball, arme de défense dite "à létalité atténuée", qui tire des balles en caoutchouc non perforantes et dont l'usage devrait s'étendre dans la police. Nicolas Sarkozy, ministre de l'intérieur, a annoncé que les policiers de proximité en poste dans les quartiers sensibles seraient équipés de flashballs, à l'instar des policiers de la brigade anticriminalité (BAC), qui en sont pourvus depuis 1996.

Cette décision intervient après plusieurs affaires : trois policiers avaient notamment été agressés le 14 mai par une trentaine de personnes dans la cité des Tarterêts, à Corbeil-Essonnes (Essonne). Selon le ministère, 150 flashballs seront distribués avant le 28 juin, dans l'Essonne, les Hauts-de-Seine et... en Gironde, parce qu'" il y a eu récemment des incidents dans une ou deux cités de Bordeaux", assure la Place Beauvau. Les deux livraisons suivantes - 200 armes au 24 septembre et 210 au 13 octo- bre - seront destinées aux policiers de la Seine-Saint-Denis, de Marseille, de Lyon et de Lille.

Les lanceurs de paintball et pepperball : des outils pour les forces de l'ordre

Les lanceurs de paintball et de Pepperball sont devenus des outils essentiels pour les forces de l’ordre et la gestion de foule dans le monde. Utilisés pour disperser des manifestations, contrôler des émeutes ou neutraliser des individus dangereux sans recourir à des armes létales, ces dispositifs combinent technologie, efficacité et (théoriquement) non-létalité.

Leur utilisation soulève des questions éthiques et pratiques, Nous bordons le Sujet. Nous voyons souvent, dans les images de repression d’emeute, des lanceurs à air comprimé type Paintball, en raison de leur emploi controversé dans certains pays (Iran, Chine, Hong Kong, Afrique du Sud, etc.) et de leur efficacité très utile en situation de crise.

Technologies et efficacité des lanceurs

Billes de Paintball

  • Composition : Gélatine colorée (non toxique, biodégradable)
  • Utilisation :
    • Marquage (pour identifier des individus dans une foule)
    • Dissuasion (impact douloureux mais non létal)
  • Limites :
    • Peu efficace contre des foules déterminées
    • Risque de blessures oculaires si tiré à courte distance

Billes de Pepperball

  • Composition : Poudre de capsicum (extrait de piment, similaire au gaz poivre)
  • Agent irritant provoquant douleurs, toux et incapacitation temporaire
  • Effets :
    • Brûlures intenses (yeux, peau, voies respiratoires)
    • Effet dissuasif immédiat (utilisé pour disperser des manifestants)
  • Exemple : Les billes Pepperball utilisées par la police américaine contiennent 10% de capsicum, soit une concentration bien supérieure à celle des sprays au poivre classiques.

Capsaïcine

La Capsaïcine est le principe actif des solutions de défense paintball, une molécule quineutralise grâce à ses effets irritants, proche du Gaz lacrymogène. Elle provoque une forte irritation lors d’une inhalation ou au contact des yeux, produisant un fort effet neutralisant.

La Capsaïcine (8-méthyle N-vanillyle 6-nonénamide) est un composé chimique de lafamille des alcaloïdes, composant actif du piment (capiscum). C’est un irritant del’épithélium des cellules de mammifères; il produit une sensation de brûlure dans labouche et les poumons. La Capsaïcine est aussi l’ingrédient actif dans le vaporisateur de gaz poivre pour contrôler les émeutes.

Usages et applications

L’utilisation de projectiles de capsaïcine peut servir à intervenir dans de multiples circonstances.Les lanceurs permettent d’intervenir à distance. Un projectile peut atteindre une distance de plus de 60 mètres, de saturer une zone ou de viser précisément des cibles.

  • LES FORCES DE L’ORDRE : Il existe de nombreuses situations où les lanceurspaintball defense peuvent offrir une alternative efficace, tout en restant dans le cadre du non létal. interpeller ou intervenir auprès de suspect. La gamme AIR-K permet à ces forces de l’ordre de se faire respecter, grâce àl’aspect dissuasif, et aussi d’intervenir.
  • LES MILITAIRES : L’armée et les forces de l’ordre intègrent de plus en plus les lanceurs milsim dans leurs entrainements. Des solutions sûres, simples et parfaitement adapté pour de la simulation.des scénarios d’investigation ou de combat urbain.
  • LES COMPAGNIES DE SÉCURITÉ : Les agents de sécurité employés par des entreprises de gardiennage n’ont pas le droit légalement d’utiliser des armes.Avec les lanceurs paintball Défense, ils peuvent non seulement agir plus efficacement, mais en plus se protéger. Ainsi, ils pourront travailler dans de meilleures conditions, pour de meilleurs résultats.
  • LA SECURITE PERSONNELLE : Dans la gamme de lanceurs de paintball défense plusieurs sont dédiés pour la défense personnelle.

Types de lanceurs

  • Pistolet : Lanceur simple à utiliser très répondu. On retrouve le pistolet sous différentes formes.
  • Air comprimé : L’air comprimé est l’enjeu principale pour la mise en oeuvre de ce genre de lanceurs. Des équipements simples, comme des bouteilles de plongée fourniront l’energie suffisante. ce sont des reservoir sûrs , facile à gonglé. Les compresseurs sont des machines simples, efficaces et fiable.

Avantages techniques

Contrairement aux lanceurs de grenades ou aux LBD (Lanceurs de Balles de Défense), les pistolets Pepperball et paintball ont une cadence de tir très rapides :

  • 1 à 3 coups/seconde pour les pistolets manuels.
  • 5 à 18 coups/seconde pour les systèmes semi-automatiques (comme le Pepperball VX).

Efficace contre une foule nombreuse.Temps de rechargement Rapide (vous pouvez recharger 200 billes en quelques secondes

Portée et Précision

  • Portée maximale efficace : 50 à 60 mètres
  • Précision et saturation de zone Vous pouvez choisir de cibler un seul individus ou saturer toute une zone

tags: #tir #paintball #contre #policiers #conséquences

Post popolari: