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Chaque année en France, des milliers d’accidents de la route sont dus à des collisions avec des animaux sauvages. Sangliers, chevreuils, renards... Chaque jour, en France, des dizaines d'animaux sauvages périssent sous les roues des véhicules.

Au total, 40.000 collisions avec un animal sauvage, soit 110 par jour, ont lieu chaque année en France selon les assureurs. On dénombre 40 000 collisions par an, c’est près de 110 par jour.

Un nombre considérable mais heureusement, contrairement à ce que l’on pourrait croire, peu de collisions avec la faune sauvage entraînent des accidents corporels. En 2022, seules 120 collisions sur plus de 55.000 accidents corporels recensés en France impliquaient un animal sauvage (soit 0,2 %).

Les jours raccourcissent et sur les routes les collisions avec les animaux augmentent. Il y a en tête les sangliers, avec un quart des collisions avec les animaux, devant les chevreuils, 20%, et les cerfs.

Les sangliers provoquent l’essentiel des 30 000 collisions automobiles avec un animal sauvage enregistrées chaque année en France. En 2008, 19797 sangliers avaient été percutés, 17817 chevreuils et 3959 cerfs.

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Voici un exemple concret relaté dans un reportage : dans le Calvados, Esaïe en a percuté un la semaine dernière en se rendant au travail. "Il était 7h10 du matin à peu près, et en pleine nuit, je me suis tapé un chevreuil qui arrivait... J'ai freiné, je me suis déporté sur la gauche, j'ai fait ce que j'ai pu... mais pour le coup, ça a tapé en plein dans l'optique en verre", raconte-t-il.

Dans le département voisin de la Manche, Marley vient de récupérer son véhicule après une collision avec un autre chevreuil. Après l'accident, elle a dû changer son pare-chocs et l'aile gauche de son véhicule. "Les dégâts ont été chiffrés à 3.300 euros. Et vu que je suis assurée tous risques, j'ai payé 450 euros de franchise", explique-t-elle. Face à notre caméra, elle reprend le volant avec une certaine appréhension. "On a l'impression que dès qu'il fait nuit ou qu'on ne voit pas sur les côtés de la route, on se dit qu'à tout moment, un animal peut surgir et refaire la même chose. Ça fait peur. J'ai mis plus d'une semaine à reconduire dans la nuit", avoue-t-elle.

Chez Franck Bleuart, carrossier à La Croix-Saint-Leufroy (Eure) que rencontre notre équipe de reportage, les véhicules accidentés arrivent toutes les semaines. Les réparations coûtent en moyenne entre 3.000 et 6.000 euros. Au-delà de la tôle froissée, il peut être nécessaire de changer des pièces mécaniques.

Il y a une vingtaine d’années, un beau soir d’été, un ami roulait tranquillement sur une petite route des Landes. Un chevreuil sauta devant ses roues. Il ne put l’éviter. La voiture fit une embardée et alla s’enrouler autour d’un pin. En dépit de multiples interventions chirurgicales, le malheureux conducteur resta tétraplégique. Il ne pouvait plus bouger aucun membre et on devait le nourrir avec une sonde. Toutes les rencontres nocturnes avec les animaux sauvages ne sont pas aussi tragiques, mais un conducteur lancé à 80 km/h, qui percute un sanglier, risque gros.

Les accidents routiers provoqués par du gibier ne sont en effet pas si rares pour que l'on considère que ça ne peut arriver... Si le conducteur assuré tous risques s'en sort à bon compte (« Ça lui coûtera le montant de la franchise » précise Dominique Aubin responsable de l'agence Mutuelles de Poitiers à Auch), l'assurance au tiers (la tierce collision) est sans effet dans ce type d'accident. L'entière facture du carrossier est donc à la charge de l'assuré.

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Plus grave encore, s'il y a décès ou invalidité du conducteur assuré au tiers, il ne faut rien attendre de l'assurance sauf si cet assuré a pris la précaution de souscrire une complémentaire, l'assurance individuelle conducteur. Carrossiers et assureurs recommandent donc d'y regarder à deux fois en matière de contrats.

Voici quelques précautions à prendre pour éviter les collisions :

  • Bien surveiller les panneaux indiquant la présence de grand gibier.
  • Rouler doucement la nuit surtout quand on est proche de massifs boisés.
  • Garder un œil sur les bas-côtés et ralentir encore si l’on voit un point lumineux.

En effet, les phares font briller les yeux des animaux. Certains départements ont installé des radars. Pour une fois, ils n’ont pas pour but de vous verbaliser. Le principe : trois caméras thermiques sont installées en hauteur et détectent de loin les animaux de chaque côté de la chaussée, sur environ 500 mètres. Le moindre mouvement déclenche des panneaux lumineux destinés à prévenir les automobilistes. De plus en plus de départements s’équipent et c’est efficace.

Que faire en cas d’accident ?

  • Garder un maximum de preuves et prévenir la gendarmerie ou la police nationale.
  • Si l’animal est mort, prenez une photo.
  • Vous avez ensuite cinq jours pour déclarer le sinistre.

Si vous êtes assuré au tiers, les dommages subis par votre véhicule ne seront pas couverts. Ne vous approchez pas de l’animal percuté. Si vous ne pouvez pas l’emporter, il faut en aviser les services municipaux compétents qui feront intervenir une société d’équarrissage si l’animal pèse plus de 40 kilos.

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Il est possible d'acquérir pour un prix modique chez tous les accessoiristes auto des sifflets ultrasons à installer sur le véhicule. Sensibles au son ainsi émis par le véhicule en mouvement, les chevreuils et autres sangliers s'éloignent de la route. Du moins en théorie...

Si l'on tient compte des manœuvres d’évitement qui se terminent contre un arbre, dans un fossé ou un véhicule venant en sens opposé, chaque année, une cinquantaine de personnes est tuée dans des collisions (situation non comptabilisée dans le Bulletin d’Analyse des Accidents de la Circulation ).

Les collisions avec un animal sauvage sont plus nombreuses que l’on pourrait croire ; sanglier, chevreuil et même gros gibier, 24 000 sinistres par an sont déclarés.

À l’inverse, les collisions entre véhicules et faune sauvage (essentiellement les ongulés sauvages : Sangliers, Chevreuils, Cerfs) n’ont pas cessé d’augmenter, avec 65 000 collisions avec la grande faune en 2009, même si on est frappé de constater qu’aucun chiffre n’existe depuis 2009.

Les automobilistes se considèrent comme victimes alors qu’ils sont co-responsables des accidents.

En Isère, on a donc décidé de prendre le problème à bras le corps. Six « corridors » majeurs de traversée d’animaux ont été identifiés par le département. Puis le dispositif de détection a été installé sur sept points noirs. Entre 4 et 8 poteaux sont positionnés de part et d’autre de la route et surmontés d’un détecteur thermique, qui peut aussi être un radar. « Si un animal est repéré, cela allume deux panneaux routiers situés quelque 150 mètres en amont : l’un signalant le passage de faune, l’autre indiquant une réduction de la vitesse autorisée », explique Anne-Sophie Croyal à Ouest-france.fr.

3 700 détections d’animaux ont été enregistrées entre mars 2013 et mars 2014 et 2 800 traversées constatées par des caméras. Une expérience jugée positive.

Nombre de collisions avec le grand gibier en 2008
Espèce Nombre de collisions
Sangliers 19797
Chevreuils 17817
Cerfs 3959

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