Envie de participer ?
Bandeau

Cet article relate des témoignages poignants de personnes ayant vécu des expériences traumatisantes de menaces avec arme à feu. Ces récits mettent en lumière les séquelles psychologiques et les défis auxquels sont confrontées les victimes.

Récits de Victimes

Agression à Domicile

Benjamin et ses parents n’oublieront probablement jamais ce matin du 20 novembre 2025. Ce jour-là, vers 6 heures, alors que le trentenaire et les deux retraités dorment profondément dans leur pavillon de Brunoy, dans l’Essonne, ils sont réveillés par un bruit sourd. « J’entends des bruits sourds, comme si on tambourinait à la porte », se souvient le jeune homme, âgé de 35 ans. Pensant à un cambriolage, Benjamin allume la lumière à l’étage, où se situe sa chambre et descend au rez-de-chaussée. « La porte d’entrée bouge violemment, elle est presque à moitié dégondée », continue le trentenaire.

Pour pénétrer dans le domicile des parents de Benjamin, les gendarmes ont utilisé un bélier. DRBenjamin, 35 ans, a été interpellé par une quinzaine de gendarmes au saut du lit à Brunoy, en Essonne, et placé en garde à vue, avant d’être totalement mis hors de cause. La famille raconte cette expérience cauchemardesque.

Tentative d'assassinat sur une magistrate

Le 17 juin 2019, Magali Tabareau, présidente de la cour d'assises sur le ressort de la cour d'appel de Versailles, est victime d'une tentative d'assassinat chez elle dans les Yvelines. Deux hommes arrivent chez elle à moto : l'un d'eux tire sur le visage de la magistrate avec une arme à feu. Une enquête ouverte pour "tentative d'assassinat" et un appel à témoins national et international est lancé le 27 septembre 2022.

Magali Tabareau : Aux alentours de 9 heures, quelqu'un sonne à la porte et je constate qu'il y a un homme d'une trentaine d'années qui se trouve devant le portillon et qui a sonné. Il est visage découvert, habillé en vêtements de travail, avec un haut fluorescent, type veste d'éboueur ou quelque chose de cet ordre, avec une casquette. Il se tourne vers moi et me dit : "Bonjour Madame, je viens vous voir parce que vous avez peut être eu un petit problème avec mes collègues la semaine dernière." Je lui dis que non. Il se porte à ma hauteur et on se retrouve donc à un mètre ou un mètre vingt l'un en face de l'autre. Et il me dit : "Je dois vous remettre un courrier". Je dis : "Écoutez, donnez-le moi". Il a une sacoche, il met la main dans la sacoche, il sort une arme, il tend le bras et il tire. Il a tendu le bras en face de mon visage, à une dizaine de centimètres. Donc je vois cette arme noire et je commence à me tourner vers l'intérieur de mon domicile. Et c'est d'ailleurs ça qui me sauve parce que lorsqu'il tire, je ne prends pas la déflagration de face, mais sur le côté droit du visage. J'en suis à ma septième intervention chirurgicale. Je suis suivi à l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière. Ce sont vraiment des gens extraordinaires.

Lire aussi: L'État de droit face aux flashballs et aux Gilets Jaunes

S'agissant de l'enquête, on a pour l'instant rien. Et c'est bien d'ailleurs ce qui a motivé le fait que j'ai décidé cette fois de parler parce que je ne veux pas faire de mon cas, un cas personnel. Mais on est arrivé à un stade supplémentaire de menaces, d'injures, d'agressions dans nos juridictions. On est passé à un stade supérieur qui est celui d'atteinte à la sphère privée. Sincèrement, si les juges commencent à avoir peur, la justice sera rendue non pas en toute égalité et équité, mais elle sera rendue au profit du plus fort. Parce qu'il arrive un moment où nous sommes aussi des êtres humains, même si nous sommes intègres et que nous disons le droit non pas en fonction de notre ressenti, mais en fonction des règles de droit et de la loi.

Fin septembre, un appel à témoins a été lancé. Le visage de votre agresseur a été rendu public. Il ne vous dit rien. Il ne dit rien à personne ? Non. Pour l'instant, il n'y a aucun retour. Cela me surprend énormément parce que aujourd'hui, la législation a été modifiée depuis plusieurs années sur l'utilisation des témoignages sous X. Donc ça n'est même pas se mettre soi même en danger.

Au moment de l'agression, il ne m'a jamais été demandé mon nom. Il ne m'a jamais été demandé si c'était bien moi. Donc, manifestement, je pense que la personne m'a reconnue. L'agression a duré entre 30 secondes et une minute.

Braquage d'un bar-tabac

Un homme l'a menacé avec une arme. Il raconte ce moment où sa vie a été en danger. Le courage et le sang-froid du gérant du bar-tabac Le Chin's à Renazé. Il y a quelques jours, en début de soirée, juste avant de fermer, un homme, cagoulé et armé, a fait irruption dans l'établissement pour évidemment s'emparer de la caisse. Tout est allé très vite. Mais, malgré la surprise et le choc, le propriétaire des lieux ne s'est pas laissé faire et a réussi à faire fuir le malfaiteur.

Il a bien voulu raconter à France Bleu cette expérience traumatisante : "je n'ai pas eu peur sur le coup, je l'ai fait fuir en lui criant dessus en fait. J'ai tapé de toutes mes forces sur les vitres en plexiglas devant ma caisse. Et c'est lui qui a eu peur. Il est parti. Tout ça n'a pas duré longtemps, quelques secondes. Il m'a pointé une arme, je ne sais pas si elle était vraie. Il était cagoulé, portait une veste noire. On n'arrive pas à le décrire davantage sur les vidéos. Aujourd'hui, ça va un peu mieux mais j'ai des séquelles, la nuit, je me sens oppressé, je me réveille, ce n'est pas une mince affaire de se faire agresser de la sorte. On se méfiera maintenant un peu plus".

Lire aussi: Comprendre vos droits après une menace avec arme

Le buraliste lance à ses collègues commerçants de la Mayenne un appel à la vigilance car il redoute une recrudescence de ce type d'attaques.

Tentative d'assassinat à Orthez

Les gendarmes ont escorté le tireur hier après-midi sur les lieux de son forfait, accompagné de son avocate. Il est environ 9 heures, ce mercredi, lorsqu'un homme de 79 ans débarque en fourgonnette devant le domicile de son ex-épouse à Orthez, non loin de la salle Pierre-Seillant, le long du boulevard Charles-de-Gaulle. Il veut discuter. Dix jours qu'il « rôde dans le quartier, l'épie, l'appelle pour l'insulter et la menacer au téléphone », témoigne Mireille, la voisine. Et hier, l'ex-mari ne s'est pas contenté du verbe. Ce Puyoôlais, ancien brocanteur et qui réside désormais à Orthez, s'est énervé en constatant qu'il n'avait plus aucun droit d'entrée chez son ex-femme.

Il a sorti une arme et a tiré...La scène se déroule devant l'habitation. Et Mireille, la voisine du dessous, assiste à la dispute. Elle est dehors, à quelques pas des protagonistes, « en train de relever le courrier ». Quand le coup de feu éclate, elle se précipite chez elle, affolée, et appelle les gendarmes.

Lorsque ceux-ci arrivent, le violent est parti, l'ex-épouse est indemne et la voisine toujours sous le choc. Ils ne savent pas encore quelle scène vient de se dérouler là. Ils invitent la victime à les suivre jusqu'à la brigade. Là, cette dame originaire des Hautes-Pyrénées et âgée de 69 ans, portera plainte.

Les gendarmes, apprenant alors que son agresseur l'a mise en joue avec un pistolet, déclenchent le plan épervier, pour intercepter au plus vite le dangereux septuagénaire.

Lire aussi: Analyse du rêve : Menace avec une arme à feu

Quant à l'arme utilisée, il s'agirait d'une arme de poing, un pistolet à grenaille. Un revolver qui, à bout portant, peut faire de gros dégâts sur une personne. Dans ce cas, le tireur « se trouvait à à peu près 5 mètres » selon le témoignage de la voisine et de la victime elle-même.

Témoignage de la victime

« J'étais dans le poulailler, lorsque mon ex-mari est arrivé avec son camion. Il s'est arrêté, a baissé sa vitre et il a commencé par m'insulter » se remémore la victime. Elle poursuit calmement. « Cela faisait une dizaine de jours qu'il me harcelait, m'insultait et me menaçait au téléphone. Il tournait, virait autour de la maison la nuit. Il voulait s'approprier mon camion, et ça, il n'en était pas question ! Ce matin il est arrivé furieux ! J'ai bien vu dans ses yeux la colère. Voyant que je ne céderais pas il m'a dit : « je vais te tuer ! », « je ne me suis pas démontée, et lui ai répondu tout en m'approchant du grillage du poulailler : 'J'ai pas peur de toi ! fous le camp !' Là, Je l'ai vu plonger sa main dans la boîte à gants, il en a sorti un chiffon blanc, puis une arme. Je me suis reculée du grillage, il a pointé le revolver sur moi et le coup est parti. Il a tiré sur moi et s'est enfui aussitôt ! Non je n'ai pas eu peur ! Je n'ai pas réalisé tout de suite, j'étais en vie c'est tout ! » lâche la sexagénaire.

« C'est seulement cette après-midi que j'ai pris conscience de la gravité de ses actes. J'aurais pu mourir. Je n'avais plus de jambes, je suis épuisée ce soir ». Les larmes commencent à couler doucement.

Violences conjugales à Pointe-à-Pitre

Encore des violences conjugales évoquées ce mercredi après-midi (15 novembre) en comparution immédiate. Un prévenu de 29 ans était poursuivi pour avoir menacé au moins à deux reprises son ancienne compagne avec une arme de poing, entre septembre et octobre à Pointe-à-Pitre. L’individu accusait la victime d’infidélité.

Le 9 octobre dernier, Jason Bernis 29 ans, avait escaladé le balcon du premier étage de son ex-compagne pour demander des comptes. Sauf que le ton serait monté et l’individu aurait alors sorti une arme à feu avant de poser le canon sur son flanc. Ce n’est pas la première fois qu’il agit ainsi, en septembre déjà, il avait fait pareil mais en visant la tête. Heureusement, pas de passage à l’acte et pas de blessé, jusqu’à présent.

Boulanger d'Uzès

Publié le 23 mai 2025 à 18h11Le 10 mai, un boulanger d'Uzès a secouru deux femmes menacées par un homme. Ce dernier a pris la fuite avant de revenir avec un fusil pour menacer l'artisan. Désarmé par le boulanger, l'individu a pris la fuite et est activement recherché.

Vers 6h du matin, un boulanger a entendu des cris provenant de l’extérieur de son commerce et a décidé immédiatement d'intervenir. Une fois à l'extérieur, ce dernier a constaté une altercation impliquant un homme, décrit comme "agressif", et deux jeunes femmes. L'artisan est intervenu et a mis en fuite l'individu. Avant que ce dernier ne revienne une quinzaine de minutes plus tard "armé d'une carabine 22 long rifle", rapporte le parquet de Nîmes ce vendredi.

Alerté par sa caméra de surveillance, le boulanger n'a pas perdu son sang-froid et est de nouveau allé à la rencontre de cet homme, cette fois armé, parvenant à le faire fuir une nouvelle fois après lui avoir retiré sa carabine.

Tentative d'enlèvement à Paris

Un couple a été victime d'une tentative d'enlèvement ce mardi 13 mai, en pleine rue à Paris. Leur voisin, Nabil, est intervenu avec un extincteur pour faire fuir les quatre suspects, qui sont toujours recherchés.

Trois personnes ont tenté de faire monter de force un homme et une femme enceinte de cinq mois dans une camionnette siglée Chronopost. Lorsqu'il a entendu les premiers hurlements, Nabil raconte s'être penché à la fenêtre et avoir vu un homme masqué. "Je me suis donc précipité", retrace-t-il au micro de BFMTV. En descendant les escaliers, il se saisit d'un extincteur, présent dans les parties communes.

Sur une vidéo de la scène filmée par un témoin, on peut apercevoir les trois hommes habillés en noir essayer de saisir les victimes, allongées sur le sol, afin de les faire rentrer dans le véhicule. Celles-ci se maintiennent l'une à l'autre.

L'homme, qui a tenté de s'interposer, a été roué de coups, avec des objets contondants. Les agresseurs, aux visages masqués, étaient munis d'au moins une arme à feu, factice d'après des sources concordantes, qui a été retrouvée sur place.

Affaire du coup de couteau à Cahors

Nouvel épisode de l'affaire du coup de couteau du 28 octobre 2024 à Cahors. La victime du coup de couteau était convoqué devant le tribunal pour avoir voulu se faire justice.

Le 22 juillet 2025, vers 20 h, un des deux frères jumeaux se présente, essoufflé, au commissariat de police de Cahors. Il explique qu’il a été pris en chasse par deux personnes dans une voiture alors qu’il se promenait dans les rues de Cahors. Place Chapou, le passager lui demande de monter dans le véhicule. Il refuse, se cache derrière les voitures stationnées sur la place, s’enfuit dans une rue piétonne. Le passager descend alors du véhicule, armé d’un fusil à canon scié, pour le pourchasser. Il reconnaît Benjamin, celui à qui il a donné un coup de couteau quelques semaines plus tôt. Il est sorti de prison après avoir fait 7 mois.

Désormais armé, Benjamin décide de descendre en ville pour tenter de retrouver son agresseur. N’ayant pas le permis de conduire (il est tout juste majeur), il demande à un copain du quartier, âgé de 20 ans, de le conduire au centre-ville. « J’ai mis l’arme sous le siège. Le fusil était dans un sac. Le conducteur ne savait pas qu’il y avait une arme dans le sac » explique Benjamin au tribunal. « J’ai réagi à chaud, je voulais lui faire peur pour qu’il ne s’approche plus jamais de moi. Je lui ai dit de monter dans la voiture. Il a mis sa main dans sa poche, j’ai sorti l’arme. Il l’a vu, il est parti en courant. J’ai demandé au conducteur de le rattraper. Quand je suis descendu de la voiture, il n’était plus là. On est reparti. »

Menace sur des enfants à Toulouse

Quatre enfants ont été menacés avec une arme de poing jeudi matin à Toulouse, alors qu’ils se rendaient au collège. Quelques instants plus tard, un autre passant a été pris pour cible. Ce traumatisme pourrait durablement marquer les collégiens.

Sur le trajet, une mystérieuse Renault Clio noire les dépasse, puis s’arrête brusquement. Des individus, visiblement désorientés ou sous l’emprise de substances, sortent du véhicule en brandissant des armes. Quatre enfants de 11 ans à 14 ans se retrouvent successivement sous la menace directe d’un pistolet noir. Le plus jeune a même le canon posé sur le front.

Peu de temps après, un second incident se produit. Cette fois, la cible est plus âgée : un client d’un bureau de tabac du quartier. Le mode opératoire est similaire.

La Renault Clio noire est rapidement localisée dans le quartier de Bagatelle par les forces de l’ordre. Le conducteur est arrêté puis menotté. Testé positif à la cocaïne, l’automobiliste paraît également en état d’ivresse. Les autres occupants avaient déjà quitté les lieux, mais les policiers les repèrent un peu plus loin, dans un parc à la Faourette. Après une course-poursuite à pied, les trois autres suspects sont interpellés.

Vols à main armée à Marseille

Les vols à main armée se suivent et… se ressemblent à Marseille et en périphérie. Ce week-end, c’est pour un simple scooter de ville qu’un jeune homme a été poursuivi et braqué par deux hommes, dans le 13e arrondissement de Marseille.

À peine a-t-il eu le temps de poser le pied à terre, avant de rentrer chez lui, que ses poursuivants aux visages dissimulés sous des capuches et derrière des masques chirurgicaux ont lâché leur deux-roues et bondi sur lui. Les agresseurs vêtus de noir l’ont menacé, l’un avec un couteau, l’autre avec une arme de poing, pour s’emparer de son deux-roues, sans même lui laisser l’occasion de récupérer les clés de son domicile.

tags: #temoignage #victime #menace #arme #a #feu

Post popolari: