Le rechargement des munitions est un processus méticuleux qui demande une grande attention à chaque étape. Il est essentiel de ne jamais se laisser distraire, déranger ou agacer pendant cette activité.
Le désamorçage est la première étape du rechargement. Il existe plusieurs méthodes pour retirer l'amorce usagée d'une douille:
Après le désamorçage, il est crucial de nettoyer les douilles et les logements d'amorce pour éliminer les résidus de combustion. Ces résidus sont indésirables et doivent être éliminés à l'aide d'un outil appelé "Pocket Primer Cleaner" ou "Primer Cleaner". Il existe deux modèles de nettoyeurs : SMALL et LARGE, selon la taille des logements d'amorce.
Il existe plusieurs méthodes de nettoyage des douilles:
Une fois nettoyées, les douilles doivent être séchées complètement pour éviter tout problème lors du rechargement.
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Le recalibrage est essentiel pour redonner à la douille ses dimensions d'origine après la déformation causée par le tir. Lorsque vous tirez une cartouche neuve, qui correspond aux normes de la C.I.P. (Commission Internationale Permanence d’Epreuve des Armes à feu), de fortes pressions entrent en jeu, qui ne vont pas manquer de déformer la douille.
Le recalibrage se fait à l'aide d'une presse à recharger et d'un outil à recalibrer (appelé "SIZER" ou "RESIZER"). La douille est bloquée dans le "shell-holder" (support de douille) et introduite dans le recalibreur. Il existe des outils qui recalibrent tout le corps de la douille, tandis que d'autres ne recalibrent que le collet. Ces derniers sont compatibles avec des douilles à épaulement, en général réservées aux armes d’épaule.
Certains recalibreurs sont équipés d'une tige de désamorçage avec une olive qui redonne au collet de la douille son diamètre original. Cette olive agit deux fois : lors de l'entrée et de la sortie de la douille.
Si l'on omet de recalibrer le collet d'une douille à épaulement, l'on risque de voir la nouvelle ogive tout simplement tomber dans la douille sur la poudre, ou être mal maintenue. Dans ce dernier cas, le risque se situe lors de l’alimentation de la cartouche dans la chambre de l’arme.
L'amorçage est une étape cruciale qui consiste à insérer une nouvelle amorce dans le logement prévu à cet effet. Il existe deux types de taille d'amorces : SMALL et LARGE, de type BOXER, c'est à dire avec un seul trou au fond de la douille pour permettre l'ignition de la poudre.
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L'amorçage peut se faire manuellement avec un AUTO-PRIMER ou avec un AUTO-PRIMER II monté sur presse. L'amorce doit être enfoncée correctement, avec une surface plate, sans faire saillie.
Le dosage de la poudre est une étape délicate qui consiste à introduire la quantité exacte de poudre dans la douille. La douille traverse l’outil de bas en haut, et une fois que le shell-hoder bute sur l’outil vissé sur la presse, une olive (mobile et réglable) va dilater le collet de la douille, de manière à l’évaser. Le calibre de la douille en est donc augmenté de quelques dixièmes de millimètres.
Simultanément à cette action, l’olive, poussée par le shell-holder ou le bourrelet de la douille (suivant le type et/ou la marque de l’outil utilisé) va actionner la doseuse volumétrique qui va libérer une dose de poudre préétablie suivant le type de doseuse volumétrique dont il s’agit.
Il est formellement déconseillé de mélanger des poudres d’origine diverses entre elles. L’on risque d’obtenir le même résultat, mais dans d’autres circonstances, en dosant trop peu une poudre lente : celles-ci brûlent plus lentement que les vives mais ne sont utilisable en toute sécurité qu’à la condition d’avoir une forte densité de chargement dans la cartouche, c’est-à-dire qu’il faut qu’il reste « le moins d’air possible » dans la douille une fois le projectile enfoncé et serti si besoin est, mais en respectant toutefois les tables de rechargements établies par la S.N.P.E. (Société Nationale des Poudres et Explosifs) et/ou par le « manuel de rechargement » écrit par René Malfatti.
Il existe plusieurs types de poudres, chacune ayant ses propres caractéristiques et utilisations:
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La pose de l'ogive consiste à insérer le projectile dans le collet de la douille. Cette opération peut se faire manuellement ou avec un distributeur d'ogives sur une presse automatique. La douille, ainsi réhabillée, maintenue dans son shell-holder, va monter dans l’outil sous l’action du levier de la presse. Au sommet de la douille, la balle va rencontrer le « poussoir de balle ».
Le poussoir se règle par la partie supérieure de l’outil en tournant une simple vis à main, ou une molette, ce qui va déterminer la valeur d’enfoncement de la balle dans la douille, le shell-holder étant toujours à fleur (ou au contact) de la partie inférieure de l’outil, comme dans la plupart des opérations.
Le sertissage est une opération délicate qui consiste à fixer l'ogive dans la douille. Il n'existe pas de norme précise entre un sertissage fort, moyen ou léger. Le sertissage rond sert quasi-exclusivement dans le cas des revolver : Si dans un barillet à 6 coups, les 6 cartouches n’ont pas leur ogive fermement sertie, le tir de la première cartouche va dégager un recul tel que les 5 cartouches restant dans le barillet risquent de perdre leur ogive, ou au moins de voir celle-ci s’extraire sur quelques dixièmes de millimètre, ce qui risque de les faire dépasser du barillet, l’empêchant d’effectuer sa révolution autour de son axe, et par la même occasion de continuer à faire feu.
Tous les calibres de revolver à barillet ne nécessitent pas de sertissage, il est surtout nécessaire pour les calibres puissants, comme le .357 magnum, le .44 magnum, le 45Long Colt, le 454 casull, etc…tandis que pour le .38 SPECIAL, un sertissage léger à moyen suffira, et il sera totalement inutile dans le cas de la .38 Wa...
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