Une série d'incidents impliquant des tirs à l'arme automatique ont secoué la ville de Sorgues, conduisant à une vaste opération policière et à l'interpellation de plusieurs individus.
Vendredi soir, un homme a ouvert le feu à la Kalachnikov dans deux quartiers sensibles de Sorgues, connus pour abriter des points de deal : la cité Chaffunes et la cité Générat. Plusieurs habitants, témoins de la scène, et effrayés pour les enfants qui jouaient encore à cette heure, ont alerté les secours.
Selon un témoin interrogé par le Dauphiné Libéré, l'individu est arrivé au volant d’une « Twingo bleue ». L'homme, menaçant, ne semblait pas « dans son état normal » et était à la recherche de « personnes qu’il voudrait tuer ».
Au volant d'une Renault Twingo, il ne s'est pas attardé et a pris la fuite en direction de la cité Générat. Là aussi, des habitants auraient aperçu la voiture bleue et son conducteur qui aurait fait encore usage de son arme automatique vers le ciel avant de repartir à Chaffunes.
Une heure après avoir émis une seconde rafale dans une autre cité, l’homme est revenu dans le premier quartier. Là, alors que les gendarmes et la police municipale l’attendaient, il a tiré en direction des militaires.
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Sur place, les policiers et les gendarmes qui procédaient aux premières constatations ont dû faire usage de leurs armes après que le fuyard a tenté d'écraser un militaire. Leur sang-froid les a conduits à ouvrir le feu en direction du véhicule pour forcer son conducteur à stopper sa course folle. En vain.
Le forcené a ensuite failli percuter un militaire en prenant la fuite. Les militaires ont visé et atteint la Twingo du suspect.
Le véhicule du « tireur fou » a rapidement été retrouvé à Althen-des-Paluds.
Vingt-quatre heures après une série de tirs dans les quartiers de Sorgues, l'auteur présumé des coups de feu à l'arme automatique a été interpellé à Entraigues en soirée, samedi, par l'unité d'élite du GIGN (notre édition d'hier). Ce Sorguais était activement recherché par les gendarmes après de graves faits survenus la veille cité Chaffunes et cité Générat, à Sorgues.
Appréhendé par les militaires avant-hier dans une habitation à Entraigues, le suspect a été placé en garde à vue. Au moment des faits, il aurait été sous l'emprise de l'alcool et était semble-t-il à la recherche de quelqu'un.
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Âgé d'une quarantaine d'années et gravitant dans le milieu du foot entraiguois, il aurait déjà eu affaire à la justice par le passé et aurait été impliqué dans une histoire d'arme.
L'ouverture d'une information judiciaire devrait permettre d'en savoir plus. Car ce sont des faits graves qui sont reprochés à cet homme : violence avec arme et, surtout, tentative d'homicide volontaire sur un agent dépositaire de la force publique. En attendant de prendre une décision, le parquet d'Avignon a décidé de prolonger la garde à vue du suspect.
Une vaste opération conjointe entre la gendarmerie et la police nationale a mené à l'arrestation d'une dizaine de personnes mardi. Selon plusieurs sources proches du dossier, elles sont poursuivies pour participation à une association de malfaiteurs en vue de la préparation d'un crime et acquisition non autorisée en réunion de matériel de guerre.
Âgées de 17 ans à 35 ans, elles sont connues des forces de l'ordre pour trafic de stupéfiants sur un point de deal à Avignon.
L'antenne GIGN d'Orange, de nombreuses unités d'interventions et 150 gendarmes ont été mobilisés mardi pour les arrêter.
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Tout commence en décembre dernier, les gendarmes interviennent au Pontet pour un véhiculé volé, une Mercedes. Elle est garée à côté d'une maison en location touristique. Les gendarmes d'Avignon entrent, personne n'est présent dans ce Airbnb, mais ils découvrent d'abord des combinaisons noires, des cagoules, ils fouillent encore et trouvent un sac de sport avec deux kalachnikov, un fusil d'assaut, près d'une centaine de munitions, mais aussi des caméra Go Pro et des balises de tracking pour suivre des voitures à distance.
Après quatre mois d'enquête, les forces de l'ordre identifient donc dix personnes, toutes liées au narcobanditisme à Avignon et alentours. Elles ont participé à des règlements de comptes dans le Gard et en Vaucluse en 2023 et 2024.
Dix personnes, âgées de 17 ans à 35 ans, ont été interpellées mardi à Avignon, Sorgues, Bédarrides et au Pontet après la découverte d'un arsenal en décembre dernier. Six d'entre elles sont placées en détention provisoire, trois autres sont sous contrôle judiciaire.
Le 7 mars, des investigations ont mené la police nationale d'Orange et d'Avignon, les gendarmes d'orange accompagnés du GIGN à deux sites liés au narcotrafic en Vaucluse. Deux containers servant de lieu de stockage et un lieu de confection dans une location temporaire ont été perquisitionnés, respectivement à Lapalud et Sorgues.
Ces armes et des stupéfiants étaient cachés dans un garde-meuble en libre service. Ce réseau se servait de deux containers d'une entreprise qui les met à disposition sept jours sur sept, 24 heures sur 24 sur un terrain sécurisé.
Neuf personnes ont été interpellées et placées en garde à vue. Quatre d'entre elles sont âgées de 18 à 22 ans et suspectés d'être des logisticiennes du réseau.
Un communiqué du parquet de Carpentras indique que les forces de l'ordre ont découvert et saisi "cinq fusils d’assaut, près de 300 munitions tout calibre, 4,5 kg d’herbe de cannabis, 1,8 kg de résine de cannabis, 1,7 kg de cocaïne, 1,5 kg de cristaux, possiblement de l’héroïne, de très nombreuses capsules de conditionnement, du packaging comprenant la nature, la quantité et le prix du produit, 2.500 euros en espèces et 21.000 euros sur les comptes bancaires."
Elles seront présentées en comparution immédiate ce mercredi 12 mars au tribunal correctionnel de Carpentras. Elles sont poursuivis pour détention, transport, acquisition non autorisée de stupéfiants, participation à une association de malfaiteurs en vue de la préparation d’un délit de 10 ans d’emprisonnement, transport sans motif légitime de matériels de guerre, armes, munitions ou de leurs éléments de catégorie A, par au moins deux personnes, détention en réunion d’un dépôt d’armes ou de munitions de catégorie A ou B, de refus de remettre aux autorités judiciaires ou de mettre en œuvre la convention secrète de déchiffrement d’un moyen de cryptologie.
Trois d'entre elles ont été placées en détention provisoire.
L'enquête confirmera qu'il s'agit bien là d'une nouvelle tentative de règlement de compte, mais les armes ont de nouveau parlé, ce dimanche 23 avril au soir, à Sorgues.
D'après les premiers éléments que nous sommes parvenus à réunir, un véhicule de marque Renault a fait irruption vers 21h30 sur l'avenue Louis Dacquin, en plein cœur du quartier sensible de Chaffunes. Deux hommes sont alors sortis de la voiture, l'un d'eux tirant à au moins deux reprises en direction de la terrasse du snack le Dakota. Peu de doute sur leur cible, un homme de 46 ans attablé en plein repas a été touché par une balle au niveau de la cuisse et qui a fini sa course dans sa jambe gauche. Pour échapper à ses agresseurs, l'homme a dû se réfugier dans les toilettes de l'établissement jusqu'à leur départ.
Au moins une arme de poing de calibre 9 mm et une arme d'épaule de type Kalachnikov ont été utilisées par les deux individus, qui n'ont à cette heure pas pu être retrouvés ni identifiés.
Soutenus par des collègues des unités d'intervention d'Avignon, les gendarmes sorguais ont retrouvés sur les lieux des douilles de calibre 5.56. La piste privilégiée pour l'heure serait bien en lien avec le trafic de stupéfiants, pour lequel est connu la victime. Originaire de Sorgues, cette dernière a été conduite en urgence relative à l'hôpital d'Avignon dimanche soir et est hors de danger.
Deux kalachnikovs, près d’une centaine de munitions, des cagoules, des combinaisons noires, des balises GPS et des caméras GoPro : c’est l’impressionnant arsenal découvert par les gendarmes dans un Airbnb au Pontet, près d’Avignon, en décembre dernier. Cette saisie a déclenché une enquête de plusieurs mois, qui a conduit mardi à l’arrestation de dix individus liés à des trafics de drogue et à des règlements de comptes dans le sud-est de la France.
Selon France Bleu, les suspects, âgés de 17 à 35 ans, sont tous connus des services de police pour leur implication dans le trafic de stupéfiants. Cette opération conjointe entre la gendarmerie et la police nationale a été lancée à Avignon, Sorgues, Bédarrides et Le Pontet avec l’appui de l’antenne GIGN d’Orange et de 150 gendarmes. Six personnes ont été placées en détention provisoire, tandis que trois autres ont été laissées libres sous contrôle judiciaire.
« Elles sont poursuivies pour participation à une association de malfaiteurs en vue de la préparation d’un crime et acquisition non autorisée en réunion de matériel de guerre », rapporte encore France Bleu.
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