Si Sam Colt ne fut ni l’inventeur du revolver, Messieurs Horace Smith et Daniel-Baird Wesson ne furent pas non plus les inventeurs du revolver qui se chargeait par l’arrière avec des cartouches métalliques.
Après l’échec de Volcanic, Smith et Wesson se devaient de rebondir. Ils pensèrent d’abord construire un petit pistolet de poche, sorte de Derringer à percussion annulaire en 22, solution d’attente sans grand avenir. Pour ce qui est de la conjonction des étoiles, les cartouches métalliques même annulaires fonctionnaient enfin normalement, les aciers avaient fait les progrès nécessaires à supporter de fortes charges et le barillet était inventé.
L’apparition miraculeuse survint dans leur bureau sous la forme d’un ancien employé de Colt, un peu trop prestement éconduit par son auguste patron qui ne jugea pas utile de porter attention à l’invention du dit employé. Cet employé avait en effet présenté son invention en l’assortissant d’une demande d’association sur l’exploitation de la dite invention. Le nom de cet employé était Rollin White.
Il n’avait rien moins que proposé à Colt de développer un barillet foré de part en part et chargeant les cartouches par l’arrière. Nos barillets modernes. Quand, dépité, White se présenta chez Smith et Wesson pour leur expliquer tout l’intérêt de la chose, ces derniers ne furent pas longs à comprendre le sujet et à accepter, eux, l’association. Colt, lui, allait mettre près de 20 ans à se remettre de cette erreur magistrale.
Associés à Rollin White, pour son brevet déposé le 3 avril 1855, Smith et Wesson pouvaient désormais bloquer tout fabricant voulant se passer du classique allumage à percussion pour adopter un revolver à chargement simplifié par l’arrière utilisant des cartouches métalliques. En matière de revolver, cela revenait à avoir déposé le principe de la roue à monter sur un essieu ou encore les lettres de l’alphabet.
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Ce brevet se révéla également une véritable mine d’or en lui-même, les autres fabricants n’ayant plus d’autres ressources que de payer à Smith&Wesson de confortables redevances s’ils voulaient intégrer un tel barillet à leur production. Mais, pour Colt, devenu premier fabricant de revolvers d’Amérique, ce fut bien pire. Smith et Wesson refusèrent tout net à Colt le droit d’utiliser leur brevet. C’est ainsi que Smith&Wesson devint en moins d’une dizaine d’années « l’autre firme de revolver en Amérique ».
Cette arme, le Volcanic, fort bien pensée, possédait déjà un canon basculant vers le haut. Son calibre .40 était plus qu’honorable et visait à contenter autant marins que cavaliers. Son utilisation d’une platine renversée facilement démontable et un rochet en creux étaient des plus rationnels et adaptés a un usage militaire. Ses ajustages et sa fabrication étaient remarquables.
Cette création, fort originalement appelée « Smith and Wesson model n°1 », était chambrée dans une cartouche métallique 6mm empruntée au français Louis Nicolas Flobert qui l’avait mise sur le marché en 1845. Peu puissant, ce revolver était présenté comme une arme de poche et de défense ainsi que de tir en intérieur, les fameux « parlor guns » équivalents des armes de salon. C’est l’ancêtre de nos .22LR actuels.
Mais déjà le canon se basculait vers le haut et il fallait ôter le barillet pour le recharger. Par sa taille, cette arme était très prisée des femmes et une certaine Ludmilla Herons s’en servit pour liquider un fabricant de cercueils très entreprenant dans une affaire qui défraya la chronique judiciaire de San Francisco. Avec ce Smith&Wesson N°1, les armuriers de Springfield commencèrent, en alliant bronze et acier dans sa première version, à affirmer la personnalité de la marque, la rigueur mécanique et le souci de finitions qui allaient faire leur succès dans le futur.
Et le succès fut au rendez vous avec 12000 exemplaires produits en trois ans. Mais il est difficile de faire faire régner l’ordre dans les Saloons de l’Ouest ou de mener la guerre aux indiens avec un calibre .22.
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Le second modèle, notre numéro 2 de ce jour, adoptera donc le calibre .32 long annulaire. Construit tout en acier, se rechargeant simplement avec des cartouches parfaitement étanches, possédant une excellente vélocité, nous étions face à une arme élégante, moderne, bien plus facile à utiliser qu’un « caps and balls » à capsules. On raconte qu’un instituteur partant vers l’Ouest s’était muni d’un revolver N°2 qu’il avait payé 15$ le jour de son départ.
Une fois passée la rivière du Pecos, il s’arrêta dans un saloon afin de se désaltérer. Son revolver impressionna tellement l’assemblée que le Sheriff local lui en proposa 50$. Notre honnête homme arrêta l’enseignement et devint le premier agent Smith et Wesson de l’État ! Ahhh ! Pendant la guerre civile, on le retrouva à la ceinture de nombreux officiers quel qu’en soit le camps.
Plus proche de nous, un autre as de la gâchette fut amateur de ces belles nouveautés américaines. Si son armée était encore équipée de vieux pistolets à percussion 1822 dépassés, notre empereur Napoléon III, fin amateur d’armes (il faut dire qu’il était officier d’artillerie avant que d’être socialiste de formation) ne se séparait pas du sien. Lors de la guerre franco-prussienne, 2000 arrivèrent par le port de Bordeaux. Il est raconté qu’à la suite de la guerre, pas un seul ne fut rendu aux arsenaux.
L’arme eu ses irréductibles jusque très tard car ses cartouches se trouvaient encore dans tous les catalogues jusqu’au milieu des années 1930. Une partie était même proposée rechargée à la PSF ! 77 000 exemplaires seront produits en vingt ans de fabrication. Notre superbe exemplaire est situé dans les 4.583 exemplaires sortie d’usine en 1869.
Ses plaquettes sont d’un grain extrêmement fin, avec une teinte très sombre, typique du modèle. Quelques légères griffures et micro coups sont visibles mais sans gravité et de façon très discrète. Pas un point de rouille ou piqûre à signaler. Le bronzage est présent à 60% de façon générale, avec des éclaircissements concentrés sur le haut de carcasse et en canon qui son seul défaut.
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Tous les marquages en canon et date de brevets sur le barillet sont tous parfaitement nets et bienvenus - très lisibles. Cette arme n’a jamais été intempestivement ou agressivement nettoyée. La mécanique est digne de la « haute époque de Smith ». La recherche d’exemplarité et de soin poussé à l’extrême étaient déjà bien présent.
Tout est fluide, net et ferme. Le traitement thermique des ressorts est absolument bluffant pour des aciers de plus de 150ans. La détente à la mexicaine pourrait surprendre certains. Le jeu qu’il soit latéral ou vertical est inexistant, garantissant la solidité de l’ensemble.
Le barillet, d’un alignement et indexation excellents, est ici laissé en blanc, certainement pour des raisons d’apparence ou d’entretien. Les chambres sont superbes, totalement miroir, sans piqûres, juste de la poussière et de la vieille graisse. Le cône de forcement sur lequel elles débouchent est d’une fraîcheur de jeune fille. Aucune trace de feu, ni piqûre. Les rayures du canon sont absolument neuves. Leurs bords sont saillants et leur fond miroir sans le moindre dépôt de plomb. Arme 100% monomatricule totalement d’origine.
Le Numéro 2 est le revolver qui fit entrer Smith et Wesson dans la légende, à la fois le plus moderne de son temps et parmi les plus rationnels. Le Smith et Wesson N°2 était ce qui se faisait de mieux à l’époque et cet exemplaire, à nettoyer (prudemment) mais remarquablement conservé, en est la parfaite démonstration. Parfait pour la collection et candidat prometteur pour refaire parler la poudre à nouveau.
Astuce de Maître Flingus : si les kit HetC existent pour le 32SWL annulaire, la solution à la fois la plus élégante et se rapprochant de ce qui se faisait à l’époque est d’utiliser des cartouches de 9mm Flobert qu’il faut vider et ensuite recalibrer sur toute leur longueur au calibre 32.
Répétons le ! L’armurerie Flingus Maximus à Paris et partout en France est là aussi pour vos formalités armes entre particuliers, le rachat de collections armes et militaria, vos estimations d’armes, vos questions armes dans les successions et héritage.
Toutes les armes historiques de fabrication ancienne vendues en tant que C ou D, “Collection” ou “Cow-boy shooting”, sont des armes de collection non éprouvées pour le tir et non testées en stand. Elles ont été inspectées visuellement relativement à leur état général mais aucune n’a été utilisée au tir et elles sont donc vendues comme non testées.
Horace Smith et Daniel B. Wesson créent en 1852 une société pour produire un petit revolver qui permet de tirer une cartouche, brevetée deux ans plus tôt, ils l’appelleront Smith & Wesson. En 1870 Smith & Wesson développe le premier revolver de gros calibre, le "Model 3 American". La contribution de Smith & Wesson à l'histoire des armes de poing et du développement des cartouches a continué à travers le 20e siècle.
Le premier revolver Magnum, le 357 Magnum, a été présenté par la compagnie Smith & Wesson en 1935. En 1955, le premier pistolet américain double action et auto-chargement, le modèle 39, a été mis en place.
La société Smith & Wesson a mis au point de nombreuses munitions comme le .22 Long Rifle, le .38 Special, le .357 Magnum, le .40 S&W, le .44 (American, Special et Russian), le .45 Schofield, le .460 Magnum et le .500 Magnum (le calibre le plus puissant jamais produit).
Les réalisations de Smith & Wesson sont si nombreuses qu'il est impossible de comprendre l'histoire des armes de poing modernes sans d'abord comprendre l'histoire de Smith & Wesson. Smith & Wesson était un leader de l'industrie en 1852 quand il a été fondé et l'est toujours, avec ses innovations dans le 21e siècle.
A la fin du 20e siècle, Smith & Wesson a signé un accord avec Walther afin de produire des variantes du pistolet P99, le pistolet Smith & Wesson 99.
Fondée en 1852, Smith & Wesson est une icône mondiale de l’armurerie américaine. Depuis plus de 170 ans, la marque conçoit des revolvers, pistolets et carabines réputés pour leur fiabilité, leur robustesse et leur précision. Chaque arme Smith & Wesson est conçue pour répondre aux attentes des tireurs sportifs, forces de l’ordre et professionnels de la sécurité.
Reconnue pour la qualité de sa fabrication et sa capacité à innover, Smith & Wesson développe aujourd’hui des plateformes polyvalentes telles que les M&P Shield EZ, M&P 10mm M2.0 ou encore le fusil à pompe M&P 12 Bullpup. Distribuées par Armurerie Auxerre, les armes Smith & Wesson continuent d’incarner la liberté, la puissance et la précision qui font la légende de l’industrie armurière américaine.
Des passionnés et experts partagent leurs connaissances sur la datation des revolvers Smith & Wesson, offrant des informations précieuses pour les collectionneurs et les amateurs d'armes à feu.
Voici un tableau résumant les informations de datation pour deux modèles spécifiques :
| Modèle | Matricule | Date de Fabrication |
|---|---|---|
| 14-4, 6 pouces | 22K0070 | Entre 1977 |
| 686-3, 6 pouces | BFT7241 | 2e moitié de 1990 (avant janvier 1991) |
Selon la même source, ce serait après août 1994 et avant février 1995 ... C'est assez vague, car en août 1994, on indique BRF xxx, et ensuite, plus de date, mais séries CAF, CAM, CAN, CBA, CBB, et CBD, avant d'arriver à CLS, en février 1995. Bizarre ...
Pour information S&W propose pour la "modique" somme de cent dollars US plus huit dollars de frais postaux de Vous adresser une "Letter of Authenticity"... Désireux moi aussi de dater mon 686, je m'étais intéressé au sujet, mais le montant demandé m'a refroidi... Bons Tirs à Vous, puisqu'au final c'est ce qui compte !
Ce service était gratuit il y a "quelques années"....et puis S&W a "suivi" (sans doute) Le musée de la WRACO (Winchester) qui fait payer ce genre d'information et de "document"...et les prix deviennent carrément délirant, surtout pour des armes "modernes" où il doit suffire de "taper" 2 mots sur un clavier d'ordi pour obtenir la réponse, puis "Print" pour imprimer le courrier !
MonsieurV a écrit: Bonjour, Je profite de cette demande pour vous demander l'année de fabrication de mon S&W. C'est un modèle 13-4 numéro BRY32.. Merci à vous. Année 1994.
Des passionnés d'armes à feu échangent sur le Smith & Wesson M&P .22, soulignant ses qualités, sa facilité d'utilisation et son design attrayant.
Apres 1200 cartouche de tiré je peut vous confirmé que c'est un super bon gun et facile a démonté pour le nettoyage de base, je l'ai équipé avec un viseur LaserMax, atteindre sa cible sans avoir a visé de façon traditionnelle c'est spécial. Ca prie exactement 7 jours pour avoir l'autorisation de transport et 14 jours pour l'enregistrement, pour ceux que sa intéresse.
Wow j'aime bien !! j'ai déjà un 22 en pisolet mais se petit là me tente déjà depuis un petit bout.....je pense que je vais flanché d'ici peu hehe Félicitation pour ton achat bon tir !!
ya lair vraiment bien !!!
j'ai dèjà mon 22/45 et je me suis toujours dit qu'après sa va être un 9 mm mais quand je le vois je me dit que ont a jamais assez de .22 dans notre safe
La conseille tu comme première arme??
Oui comme 1er arme ou pour 2iem 3iem arme, aucun jam j'ai utiliser de la Wincester 555 de la Remington et de la CCI mini mag.
Je l'ai regardé chez danchasse à St-Camille et il me tente vraiment... Il le vent moins de 500$...possiblement mon cadeau de noël de moi à moi.
tres belle arme, félicitation
Félicitations pour cette acquisition. Bon tir!
Tres beau , pas cher a tirer ... et on dirais vraiment pas un .22 !!
C'est une réplique de M&P9 en .22, mêmes grosseur et même poids. Parfaite plateforme d'entrainement!
Sibouaire, ça va encore me couter du $$$. Faut que j'arrête de regarder vos pubs... Sans blague, super achat! Sexy!
Beau ptit 22 ca!! Mieux qu'un ruger mark II tu crois comme premier gun en 22LR.. ?
pour ce qui est du meme poids, je suis pas vraiment d'accord le .22 est clairement plus léger mais pour ce qui est du reste c'est effectivement le cas
Je me sens comme toi Cobra, c'Est penible !!! as-tu appeler a miramichi pour verifier ou ta demande etait rendu ?
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