La franchise James Bond, apparue en 1949, continue de séduire les spectateurs et de nourrir les attentes de chaque génération grâce à sa capacité à rester maître de son temps et à s'adapter aux différentes modes et époques.
Un film Bond, c’est avant tout des figures imposées qui se reconnaissent tout de suite :
Le plaisir d’un Bond-movie réside autant dans les points de concordance que dans les petites variations qui viennent pimenter la mission, la logique de l’univers visité, ou même les conventions elles-mêmes de la saga.
Certains critiques considèrent "Casino Royale" comme un 007 très mal écrit, peut-être parce que le roman est un Fleming particulièrement en retrait. Privé d'un centre de gravité, ce mauvais scénario s'éparpille et ennuie terriblement. Le principal problème du film demeure le manque d'intérêt du Chiffre, dépourvu du charisme et de la flamboyante personnalité des grands ennemis de Bond.
Pour compenser son manque d'identité, on l'affuble d'une disgrâce physique idiote, ne débouchant sur rien. Plus grave, pour compenser le manque d'opposition et parce qu'il faut bien tenir les 2h20, les auteurs sont appelés à multiplier les méchants, jusqu'à émietter l'action. La pire conséquence demeure toutefois le rallongement de sauce assez pénible suivant la chute du Chiffre, avec une deuxième intrigue assez bidon et téléphonée.
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Au rayon innovations révolutionnaires, on assiste à la disparition sans tambour ni trompette de deux piliers de la série : Miss Moneypenny et Q. Il faut dire que nous avons à supporter le pesant pensum des interminables parties de Poker à répétition durant laquelle on se barbe à mourir. L'ennui que suscitent ces scènes devient tel que l'on finit par regretter que Patrick Bruel ne fasse pas une apparition décalée en guest star française. On peut bien le dire : c'est du grand-guignol, en contradiction totale avec les prétentions affichées jusque-là.
Malgré ces critiques, certains points positifs sont notables. White, le mystérieux client du Chiffre, constitue un personnage secondaire très intéressant. De plus, les scènes d'action sont incroyables d'efficacité et de suspense.
Toutefois, le public semble y avoir trouvé son content car le film rentabilisa largement son budget de 150 millions de dollars avec des recettes s'élevant à 599 millions de dollars, explosant le record de *Die another day*.
Certains spectateurs ont été très déçus par "Quantum of Solace" en raison de séances d'action atrocement mal filmées et montées. On ne comprend strictement rien à ce qui se passe du fait du rythme frénétique des changements de caméra et du manque total de vision globale de l'ensemble. En plus, toutes les voitures et les costumes se ressemblent, on n'a pas le temps de déterminer qui est qui que l'on est déjà passé à un autre angle de vue. Le tout, noyé dans une insupportable déflagration sonore, finit même par donner une impression de nausée assez pénible.
Les discussions à la Miami Vice sur les quais d'un port crasseux ou les rendez-vous à la sécurité totalement déficiente confèrent une dimension proche du minable à l'Organisation, contrastant totalement avec des prétentions demeurant soigneusement virtuelles. Cette impression de Pieds Nickelés de seconde zone se confirme avec la faiblesse des adversaires du jour qui pas une seule seconde ne paraissent à la hauteur de 007 ou représenter une menace quelconque pour lui. On suppose que Matthieu Amalric tente le second degré ou l'humour, mais clairement pas dans son emploi d'acteur de "films d'auteur", ne dégage rien et parvient à accomplir l'improbable exploit de créer un méchant encore plus faiblard que le Chiffre.
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Voir M en proie à la panique ou dans le domaine privé n'apporte rien à la gloire d'un personnage qui se contente de passer les plats durant tout le film. Mathis ne tient absolument pas les promesses de Casino Royale et se contente d'aligner les clichés les plus éculés.
La scène d’ouverture de "Le monde ne suffit pas" est une des plus longues de la franchise et se veut efficace dès le début. L’action est d’emblée centrée sur Bond, la scène peut adopter un ton grave, Bond est tout l’enjeu de la scène et même, du film. Il est en plus en plein action, courant pour traverser la rue.
Les lunettes confèrent à Bond un air sérieux, c’est la première fois que Bond porte des lunettes de vue, ce qui attise la curiosité. Le premier plan apporte donc beaucoup de nouveautés : l’ouverture sur Bond et les lunettes. Bond a quelque chose à faire dans cette ville, il avance sûrement, il a l’air décidé et certain de lui.
La caméra, soudainement, abandonne Bond, au profit d’un panoramique, faisant apparaître le musée Guggenheim et le Puppy de Koons, symboles de Bilbao. Les deux premiers plans du film nous apportent donc beaucoup de renseignements mais posent aussi des questions : que vient faire Bond à Bilbao? Le plan suivant nous donne justement la réponse.
En quatre plans, Michel Apted donne donc beaucoup d’informations. D’emblée, la scène se veut efficace mais Apted ne s’arrête pas là. Le plan suivant montre Bond, toujours avec ses lunettes, cette fois-ci encerclé par deux hommes qui le fouillent. On comprend vite que ce n’est pas une banque comme une autre.
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Au plan suivant, la valise occupe le tiers de l’image, son ouverture tape l’oeil une nouvelle fois. Michael Apted insiste sur l’objet qui a véritablement de l’importance. Toujours debout devant les stores, la position du banquier lui apporte une impression de domination envers Bond. Bond se permet de glisser une plaisanterie, «j’apprécie énormément les rondeurs», assez plaisante, elle met plutôt à l’aise dans une situation pleine de tensions.
Le plan rapproché suivant se focalise sur James Bond. On peut noter la volonté de rappel de son encerclement par deux gardes du réalisateur. Mais, l’image reflète autre chose, de plus important encore : l’encombrement de la pièce. On peut en effet voir en arrière plan la multitude des objets dans cette petite pièce de bureau.
Le gros plan sur James Bond souligne le tournant dans la discussion. Bond aborde le véritable sujet, la raison de sa venue. Il enlève d’ailleurs ses lunettes, il est entré dans le vif du sujet, il mène une enquête. Suit un champ contre champ classique avec toujours la présence des stores qui confère à la scène une oppression croissante. Les plans sont rapides, ils durent deux secondes chacun.
Certains estiment que Daniel Craig ne correspond pas à l'image du James Bond charmeur et charismatique. Il est perçu comme étant plus axé sur la force physique, rappelant davantage un héros à la Bruce Willis qu'un sex-symbol britannique. Toutefois, d'autres reconnaissent en lui la présence physique et le charisme nécessaires pour le rôle.
De nombreux spectateurs trouvent "Spectre" prévisible du début à la fin. James voyage dans le monde, tue les méchants impliqués dans un réseau visant à mettre en péril le bon fonctionnement du monde, se fait la jolie blonde et se sort in extremis de situations périlleuses. Le rôle de l'agent 007 va comme un gant à Daniel Craig mais cette fois-ci c'était moins poignant. De même Christoph Waltz apparaît un peu tard à mon goût et n'est pas si machiavélique que cela...
Si la plupart des génériques de films sont isolés du reste de la fiction, certains peuvent parfois prendre la forme d’une séquence primordiale qui constitue l’origine du récit. C’est le cas de celui de *Volte/Face* de John Woo, qui s’articule autour d’une scène d’assassinat au ralenti. La séquence se déroule autour d’un carrousel où Sean Archer, agent de la CIA, passe du temps avec son enfant. Non loin de là, le terroriste Castor Troy va tenter de l’exécuter.
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