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Olivier Fournout, professeur à Télécom ParisTech, est passionné de cinéma. À force de regarder des films et de lire des manuels de management, il a été frappé par une étrange similitude entre les héros des films américains et le modèle du leader tel qu’il est présenté dans les traités.

L'analyse des héros à travers le cinéma

Imaginez que vous regardez à nouveau le film Avatar, mais cette fois en analysant les critères qui font que le héros, Jake Sully, devient le parangon du leader au service du peuple Na’vi. Pèse sur lui, selon Olivier Fournout, comme sur les managers des temps modernes, six prescriptions en tension qu’il doit remplir : la matrice du héros. Il doit être tout à la fois dans un rôle et intériorisé, en mission et dans l’écart, négociateur et tout puissant.

« Jake Sully est projeté dans un corps autre, donc la prise de rôle est maximale. L’intériorisation est extrêmement forte, parce qu’il est dans un fauteuil roulant. Il a une mission énorme : sauver une planète, mais est en écart perpétuel avec tous les camps. Il privilégie la négociation, et de manière ultime, il va au maximum de la puissance en tant que guerrier. Pour moi, c’est comme si le réalisateur et le scénariste avaient voulu saturer tous les critères de manière très forte. »

Les passerelles entre le management et le cinéma

Certes, cela semble une étrange idée d’associer héros et leaders américains. Pourtant, dans le domaine des théories du management, ce sont les Etats-Unis qui dominent depuis 50 ans au moins. Et dans le cinéma, il se trouve que ce sont aussi les Etats-Unis qui dominent. « Rapprocher les deux modèles, c’est une manière de dire qu’il y a peut-être des passerelles entre ces deux domaines prédominants dans les représentations des relations humaines que sont les modèles de management et les modèles de héros cinématographiques.Depuis 2004, Olivier Fournout donne des cours sur les figures du leadership, de la négociation, et des relations humaines au cinéma à Télécom ParisTech. « Ici, on a des étudiants recrutés sur un savoir scientifique qui se préparent un jour à être des managers. Ils ont donc besoin d’avoir une dimension de formation qui a trait au relationnel de la vie au travail : gestion de conflits, situations de communication interpersonnelle, résolution de problèmes. » Le détour fictionnel par le cinéma sert de support pour aborder ces questions complexes. « Il y a une richesse de la représentation cinématographique qui permet de parler des relations humaines de manière complète, avec tous les enjeux existentiels, philosophiques, éthiques, et pas simplement stratégiques et économiques. » Il s’agit non plus seulement d’étudier des concepts, mais d’être témoin de situations problématiques. « La force du cinéma c’est de donner à voir des êtres doués de corporéité, d’émotions fortement exprimées, d’affectivité, de dialogues. »

La qualité exceptionnelle des représentations cinématographiques

Et il insiste sur un deuxième argument, la qualité exceptionnelle des représentations qui nous sont offertes : « Le cinéma est un art interactionnel. Les scénaristes et les metteurs en scène sont vraiment des spécialistes du dialogue. On ne retrouve pas ce niveau de finesse et de complexité dans des études de cas. Face à l’objet cinématographique, les étudiants sont amenés non seulement à percevoir les lignes de force et les tensions propres à la pratique managériale, mais aussi, en analysant et en confrontant leurs points de vue, à s’y exercer.« Pour moi et tel que je le formule dans ma pratique, le détour fictionnel est un prétexte à se dire que le leadership ne va pas de soi, qu’il relève d’un apprentissage qui passe par des lectures et des discussions en cours. Cette approche, assez originale dans le domaine des sciences du management et que le chercheur a tenté de structurer dans son ouvrage, a des racines profondes. « J’ai une forte pratique, très ancienne, du détour par le théâtre et par le cinéma pour parler des relations humaines ».

L'importance de la fiction dans le management

En parallèle, depuis 15 ans, de plus en plus de manuels de management font de manière centrale le parallèle entre des scènes de cinéma et des scènes de management. « La plupart de ces ouvrages vont chercher la scène de film comme une illustration. Dans ma posture de recherche, j’ai essayé d’avoir une approche plus structurelle, en étudiant un grand nombre de films et de traités de management et en essayant de trouver une zone de description commune aux deux. »Sa conviction profonde est que « la fiction a une carte à jouer pour recomplexifier la culture populaire et en même temps les approches des relations sociales. Sa méthode de recherche est autant transdisciplinaire que son sujet, et emprunte des outils qui viennent de la littérature, via les sciences de l’information et de la communication. « Les gestionnaires trouvent ça un peu bizarre, ils vont dire qu’il faut aller voir les vrais managers. Pourtant, à un certain moment, il est important de se permettre le détour par la fiction y compris sur les sujets les plus sérieux.

La méthode de recherche et les défis

« Méthodologiquement, ce n’est pas facile de faire de l’analyse de contenu et de comparer un corpus de films et de traités. » Il s’agit d’abord de comparer les signes, visuels d’un côté, discursifs de l’autre, qui décrivent des critères propres au leadership, puis de pointer des thèmes récurrents. Or, les signes dans les films ne sont pas les mêmes dans les livres. « Une arme à feu dans un film de mafia va coder la toute-puissance, même si il n’y a pas d’arme à feu dans les manuels de management et que la mise à mort n’est pas de même nature. Ces systèmes d’équivalence entre le visuel et les mots présentent une vraie difficulté.Six mots (rôle, intériorité, mission, écart, négociation, toute-puissance) sont alors sortis de ses notes, qui peuvent paraître bien réducteurs. « A l’intérieur de chacune des catégories, il y a une variété de termes que je peux déplier : l’excellence pour dire la mission, la mort pour la toute puissance, l’émoi pour l’intériorité… Je ne suis pas satisfait de cette nécessité de communiquer sur ces six critères et de les résumer à un mot. La question qui ressort de cet ouvrage, qui tente de déterminer l’identité de ces managers modèles, héros des temps modernes, est finalement la suivante : existent-ils vraiment ? « Ce n’est pas facile de remplir tous ces critères en même temps. C’est en cela que c’est héroïque. Peut-être que le héros de cinéma a pour fonction de nous montrer que cela est possible.

L'importance des armes à feu dans la représentation des héros modernes

Dans l'univers de John Wick, les pistolets et fusils ne sont pas de simples accessoires, mais des personnages à part entière, chacun ayant sa propre histoire et son rôle narratif. Voici une exploration détaillée des armes les plus marquantes utilisées par John Wick :

Les armes emblématiques de John Wick

  1. Glock 34 : Connu pour sa précision et sa fiabilité, il est le choix parfait pour un tueur à gages d’élite comme John Wick.
  2. Sig Sauer P320 : Apprécié pour sa modularité, ce pistolet permet à son utilisateur de changer rapidement de calibre, de crosse et de canon.
  3. Benelli M2 : Ce fusil à pompe semi-automatique est célèbre pour sa rapidité de tir et sa fiabilité, même dans les conditions les plus extrêmes.
  4. STI 2011 Combat Master : Conçue pour les compétitions de tir, cette arme est réputée pour sa précision exceptionnelle et sa fiabilité.
  5. Taran Tactical Innovations TR-1 Ultralight : Ce fusil d’assaut est conçu pour offrir une combinaison parfaite de puissance, précision et légèreté.
  6. HK P30L : Connu pour sa fiabilité et sa précision, ce pistolet est un choix naturel pour un assassin de la trempe de John Wick.
  7. Remington 1875 : Ce revolver classique ajoute une touche de nostalgie à la série, rappelant les armes des cowboys du Far West.
  8. Mossberg 500 : Connu pour sa robustesse et sa fiabilité, ce fusil est un choix naturel pour un tueur à gages d’élite.
  9. CZ Scorpion EVO 3 : Conçu pour être léger et maniable, ce pistolet-mitrailleur est un choix idéal pour les situations de combat rapproché.
  10. Barrett M82A1 : Ce fusil de sniper est connu pour sa capacité à tirer des balles de calibre .50, capables de pénétrer des cibles blindées.
  11. Taran Tactical Innovation Pit Viper : Doté d'une qualité exceptionnelle et d'une finition impeccable, il est conçu pour surpasser toutes les attentes en matière de performances et de style.

Ces armes ne sont pas seulement des outils de destruction, mais des symboles de compétence, de préparation et de l'histoire personnelle du héros.

Tableau des armes utilisées par John Wick

Arme Description Utilisation
Glock 34 Pistolet précis et fiable Combats rapprochés
Sig Sauer P320 Pistolet modulaire Adaptabilité aux situations
Benelli M2 Fusil à pompe semi-automatique Puissance brute
STI 2011 Combat Master Pistolet de compétition Précision et rapidité
Taran Tactical Innovations TR-1 Ultralight Fusil d'assaut léger Combats à moyenne et longue distance

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