Connu aussi sous les appellations de noir de fourneau, noir thermique, noir au tunnel, noir d'acétylène, noir de fumée ou encore noir de lampe, le noir de carbone se présente sous la forme d’un résidu noir (granulés noirs ou poudre très fine) produit par la combustion incomplète d’hydrocarbures, d’huile végétale ou via la décomposition thermique de gaz naturel ou d’acétylène. Le noir de carbone est à distinguer de la suie, qui est une substance plus grasse, plus épaisse et plus hétérogène.
Étant un irritant mécanique pour les voies respiratoires et les yeux et ayant été reconnu comme peut-être cancérigène par le CIRC, le noir de carbone doit être manipulé avec la plus grande précaution pour éviter tous les risques pour la santé au travail des opérateurs. Son niveau de toxicité varie en fonction du diamètre des particules en suspension de l’air.
La poudre de noir de carbone n’est pas facile à manier dans le milieu industriel. Il s’agit, en effet, d’une poudre volatile et difficile à l’écoulement.
De la même façon, nous proposons des équipements (croix de manutention, boite de délaçage avec gants en caoutchouc…) qui isolent l’opérateur des produits toxiques et/ou polluants comme le noir de carbone offrant ainsi un confinement maximum et une diminution des risques. Les parties en contact direct avec le noir de carbone sont fabriquées en inox 304.
De façon générale, ce sont des stations de vidange big bag ou de conteneurs comme la station IBCFlow® 01 qui assurent le chargement des noirs de carbone en fonction des volumes souhaités. Une fois la vidange terminée, le big bag peut être retiré grâce à un palan électrique ou une croix de manutention. Afin de minimiser les émissions de poussières, une boîte de délaçage peut être reliée à une unité de dépoussiérage. Les big bags ou conteneurs peuvent être reliés à des systèmes de convoyage des poudres comme notre système de transfert pneumatique VFlow®.
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On rencontre régulièrement des substances chimiques et nocives dans les détergents et désinfectants qui servent à l’entretien des locaux ou au ménage domestique. C’est le SGH - Système général harmonisé de classification et d'étiquetage des produits chimiques qui définit et classe les dangers des produits chimiques purs et des mélanges.
Le règlement européen n° 1272/2008 ou règlement CLP (1) est chargé d’appliquer les directives issues des recommandations du SGH dans tous les États membres de l'Union européenne en communiquant sur les produits chimiques présentant des risques pour la santé humaine et/ou l’environnement.
Le SGH distingue le symbole danger du symbole attention. On retrouve ces deux catégories dans la mention d’avertissement qui renseigne immédiatement sur le degré relatif d’un danger. Le mot « DANGER » est réservé aux produits chimiques les plus dangereux.
Voici quelques exemples de produits chimiques courants et leurs dangers :
Les additifs alimentaires sont des substances naturelles ou chimiques ajoutées aux denrées industrielles dans le but d’en améliorer l’aspect, la conservation et le goût. L’un d’entre eux est particulièrement vicieux et encore peu connu du grand public : le glutamate monosodique (E621).
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De 2008 à 2016, l’ANSES et l’INRA ont analysé 30 000 produits transformés et commercialisés par l’industrie agro-alimentaire. Les résultats ont montré une présence massive d’additifs : 78 % des produits analysés en contenaient au moins un et 52 %, entre un et trois. Plus de 300 additifs alimentaires sont autorisés en Europe.
En Français, le glutamate monosodique est également appelé glutamate de sodium, E621 ou GMS. En anglais, on parle de monosodium glutamate ou de MSG. Il s’agit en fait du sel sodique de l’acide glutamique (l’un des acides aminés non essentiels). Plusieurs glutamates sont utilisés comme additifs : l’acide glutamique (E620), le glutamate de magnésium (E625) et le fameux glutamate monosodique (E621).
L’E621 a été découvert par Kikunae Ikeda, un chimiste japonais. Il a lancé la commercialisation en 1909 sous la marque « Ajinomoto ». On trouve encore aujourd’hui du glutamate de sodium estampillé « Ajinomoto » dans le commerce, surtout dans les épiceries asiatiques. Kikunae Ikeda a remarqué que le bouillon japonais de kombu (algues marines) avait un goût particulier. C’est là l’origine de sa découverte.
Le glutamate monosodique a la capacité de rehausser le goût des aliments et de conférer à n’importe quel plat une saveur particulière tout en stimulant les papilles gustatives. Les industriels et les restaurateurs l’utilisent donc comme un exhausteur de goût. Kikunae Ikeda a donné un nom à la saveur si particulière du glutamate monosodique : « umami » (qui signifie « savoureux »).
Depuis, l’umami est considérée comme la septième saveur au Japon, après l’acide, l’amer, l’astringent, le piquant, le salé et le sucré. Le glutamate de sodium est peut-être « savoureux » sur le plan gustatif, mais sur le plan sanitaire, la réalité est tout autre.
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Les manifestations d’intolérance au glutamate de sodium sont nombreuses. C’est là l’effet le plus vicieux de l’E621 : il agit comme un excitant pour les papilles et pour le cerveau. En agissant sur les neurones, il empêche le bon fonctionnement des mécanismes régulateurs de l’appétit. Par conséquent, cet additif favorise l’obésité.
Des chercheurs thaïlandais ont étudié le lien entre la consommation de GMS et le surpoids auprès de 324 familles : plus le glutamate de sodium est présent dans l’alimentation, plus le risque de surpoids est élevé. On soupçonne le glutamate monosodique d’entraîner la destruction des neurones et le développement de maladies neurodégénératives (Alzheimer, Parkinson, sclérose en plaques…).
Le glutamate de sodium est également accusé de perturber le pancréas et d’entraîner une sécrétion d’insuline supérieure à la normale. L’E621 est aujourd’hui parmi les additifs alimentaires les plus utilisés au niveau mondial. L’Asie représente 80 % de la consommation de cet additif, où il est même utilisé comme condiment au même titre que le sel ou le poivre. Il est très difficile de l’éviter dans ces restaurants.
Néanmoins, vous pouvez poser la question et même demander un plat sans glutamate monosodique dans certains restaurants asiatiques, notamment ceux qui sont haut-de-gamme. On trouve bien sûr du GMS dans de nombreux produits industriels asiatiques.
Malheureusement, les industriels cachent cet additif sous différentes appellations assez floues : assaisonnement naturel, épices, gélatine, levure ou extrait de levure, protéines hydrogénées ou hydrolysées, etc. Il peut donc être difficile d’en déceler la présence dans la liste des ingrédients d’un produit.
Rappelons qu’en bio, l’ajout d’arômes chimiques de synthèse, de colorants et d’exhausteurs de goût est interdit. Le nombre d’additifs autorisés est fortement réduit (une cinquantaine contre plus de 300 en conventionnel) et la plupart sont d’origine naturelle, comme la pectine de fruit, par exemple.
Attention, si en bio le glutamate monosodique est interdit et la liste des additifs autorisés considérablement réduite, cela ne veut pas dire que tous les additifs autorisés en bio sont inoffensifs. Sachez qu’il existe des labels bio encore plus exigeants, avec un nombre d’additifs autorisés encore plus réduit. On pense notamment aux labels Demeter, Nature & Progrès et Bio Cohérence.
Le glutamate monosodique, ou E621, est un stimulateur chimique puissant qui excite les papilles et dérègle les sensations de faim et de satiété, vous incitant à manger plus que nécessaire. En plus de favoriser l’obésité, cet additif détruirait les neurones et entraînerait des pics d’insuline pouvant se traduire par du diabète. Avec le glutamate monosodique et les additifs alimentaires en général, prudence est mère de sûreté !
La consommation de compléments alimentaires à base de curcuma peut provoquer des effets indésirables, alerte l'Agence de l'alimentation. Quinze cas d'hépatites en France et une vingtaine en Italie ont été signalés à la suite de la prise de compléments alimentaires à base de curcuma.
Cette plante, dont la racine broyée donne une poudre jaune d'or, est d’usage culinaire (c’est une base du curry) et médicinal, en particulier dans la tradition indienne. En France, elle est assez peu consommée en cuisine : environ 27 mg par jour. Une quantité bien en deçà de la dose journalière admissible de 180 mg pour un adulte de 60 kg. Mais elle est de plus en plus consommée sous forme de compléments alimentaires qui, eux, peuvent apporter des doses excédant cette limite.
Doté de propriétés anti-inflammatoires, anti-oxydantes et digestives, le curcuma, et sa principale substance active la curcumine, est en effet paré de nombreuses vertu santé supposées ‒ il soulagerait les articulations et même préviendrait, aux dires de certains de ses promoteurs, les cancers. Même si aucune allégation en ce sens n’est autorisée, la consommation de gélules de curcuma témoigne d’un engouement pour cette plante.
L'Agence nationale de sécurité de l'alimentation (Anses) ayant reçu une centaine de signalements d'effets indésirables liés à la prise de tels produits, elle s'est autosaisie. Après analyse, elle a publié une alerte à l'adresse des consommateurs les informant de risques d’effets indésirables. Les plus fréquemment rapportés sont des signes généraux (maux de tête, vertiges) ou digestifs (diarrhées, nausées).
Des atteintes hépatiques (du foie) ont fait l’objet d’une attention particulière en raison de leur possible gravité et de la vraisemblance de la responsabilité du curcuma dans leur survenue - à rebours, donc, de sa réputation de protecteur du foie. Ces risques semblent concerner plus particulièrement les formes dites « modifiées » de curcuma.
On trouve en effet le curcuma sous deux formes dans les compléments alimentaires. La première est une forme simple, de la poudre de racine parfois enrichie de curcumine. Sous cette forme, la curcumine est très peu assimilée par le corps : elle est peu biodisponible. Elle passe très peu dans le sang et est vite éliminée, principalement dans les selles.
Les fabricants de compléments alimentaires ajoutent donc des composants, le plus souvent un constituant du poivre noir appelé pipérine, pour augmenter la quantité de curcumine absorbée. En augmentant ainsi sa biodisponibilité, on augmente cependant aussi la possible toxicité. C’est pourquoi ces compléments modifiés semblent plus particulièrement poser problème.
L’ennui, c’est que l'étiquetage est souvent peu disert sur ces éventuels ajouts et leur conséquence. Il peut s'agir de pipérine mais aussi d'huile essentielle de curcuma voire de procédés plus complexes tels que le recours à des nanoparticules ou à l'encapsulation dans des grosses molécules (cyclodextrines). Or, avec de telles formulations, la biodisponibilité est de 4 à 185 fois supérieure à celle de la curcumine sous forme simple.
Fâcheux en lui-même, le manque d'information ne permet donc pas de connaître exactement la quantité absorbée et donc empêche de définir des doses de sécurité. L'Anses exhorte les fabricants à plus de précisions.
Le curcuma stimule la production de bile, au niveau de la vésicule biliaire, elle-même connectée au foie. L'Anses déconseille donc la consommation de compléments alimentaires à base de curcuma aux personnes souffrant de pathologies du foie ou des voies biliaires.
Autres populations à risque accru et pour qui la consommation de compléments est déconseillée : les personnes suivant un traitement anticoagulant, anticancéreux ou immunosuppresseur. Des interactions sont possibles avec un risque de perte d'efficacité ou d'accroissement de toxicité de ces médicaments.
Les contenants méritent qu’on s’intéresse presque autant à eux qu’à leur contenu. En effet, certains composés problématiques peuvent migrer de l’emballage vers l’aliment.
Dans la liste des contenants les plus sains, le verre occupe une place de choix. Composé de seulement trois matières premières naturelles (sable, carbonate de sodium et calcaire), il est 100 % imperméable. Il empêche ainsi toute réaction avec les éléments extérieurs comme l’humidité et la chaleur, et permet une préservation optimale des vitamines et minéraux, hormis quelques pertes liées à la lumière.
C’est aussi un contenant écologique, à condition d’être réutilisé plutôt que d’être recyclé à chaque utilisation. En effet, si le verre est recyclable à l’infini, le recyclage du verre est extrêmement énergivore.
Le problème des emballages en plastique est qu’ils contiennent des substances problématiques qui peuvent migrer dans les aliments. Cette migration est d’autant plus importante sous l’effet de la chaleur et avec la durée. Il existe différents types de plastiques : ils sont numérotés et ont chacun leur sigle.
Voici quelques types de plastiques et leurs risques :
Un autre enjeu de taille inhérent aux matières plastiques alimentaires est l’incertitude quant à l’effet cumulé des substances chimiques libérées, leur accumulation dans le corps humain et leurs effets potentiels sur la santé à long terme.
Aujourd’hui, l’omniprésence de l’aluminium dans notre environnement (alimentation, emballages, ustensiles, médicaments, vaccins…) peut conduire à des taux d’exposition importants : notre exposition à l’aluminium a été multipliée par 30 depuis 1950, et devrait encore être multipliée par 3 d’ici 2050.
Une fois dans notre organisme, l’aluminium est ensuite éliminé en très grande partie via les selles. Tout d’abord, il contribue fortement au stress oxydatif. Il favorise ainsi l’amplification et la pérennisation de l’inflammation dans de nombreuses pathologies comme la sclérose en plaques, la maladie de Crohn, l’asthme, l’autisme, le défaut de fertilité ou encore l’épilepsie.
Il peut perturber le fonctionnement cérébral en atteignant les cellules de notre cerveau. Il est ainsi incriminé entre autres dans la maladie d’Alzheimer. L’aluminium est reconnu comme un mutagène, c’est-à-dire comme un agent capable de provoquer des changements dans la structure du matériel génétique.
L’Anses (Agence de sécurité sanitaire de l’alimentation) a soulevé une alerte en mai 2017 au sujet des emballages alimentaires en papier et en carton. Ceux-ci contiennent en effet des huiles minérales, provenant notamment des encres et adhésifs des emballages, qui peuvent alors migrer dans les aliments.
Ainsi, des résidus d’huiles minérales ont été retrouvés dans de nombreux aliments. Ces huiles, qui sont dérivées d’hydrocarbures, seraient cancérigènes et génotoxiques, c’est-à-dire susceptibles d’endommager l’ADN. Le risque de contamination est malheureusement encore plus élevé avec le papier et le carton recyclés.
Lors du recyclage, les anciens emballages sont mélangés à de l’eau afin de reconstituer de la pâte à papier.
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