L’histoire des armes à feu est intimement liée à l'évolution des techniques militaires et des avancées scientifiques. Les pistolets anciens fascinent par leur beauté, leur complexité mécanique et leur rôle dans l'histoire. Des modèles à silex du XVIIe siècle aux pistolets semi-automatiques du XXe siècle, ils témoignent de l'évolution de l'armement et de l'ingéniosité humaine.
L'utilisation du feu grégeois par les Byzantins au VIIe siècle marque les prémices des armes incendiaires. Au VIIIe siècle, les Chinois inventent la poudre noire, un mélange de salpêtre, de soufre et de charbon de bois, qui sera ensuite utilisé par les Arabes au XIIe siècle sous la forme de canons rudimentaires à main.
La redécouverte de la poudre en Europe vers 1280 conduit à la création de pots de fer à "traire garrot". En 1324, une bombarde est utilisée pour la première fois en France lors de l'attaque de la ville de la Réole. Au XIVe siècle, l'hacquebute, un canon à croc destiné à être accroché à un mur pour le tir, fait son apparition. L'utilisation de la culasse mobile, permettant un chargement plus rapide, se développe vers 1380.
L'arquebuse, ancêtre des carabines, mousquets et fusils, apparaît vers 1460-1660. La platine à "rouet", inventée vers 1510-1515, permet un allumage sans mèche. En 1520, l'arquebuse à canon rayé améliore la précision de l'arme. Le mousquet, une version rallongée et plus puissante de l'arquebuse, devient populaire.
Le pistolet, une forme réduite de l'arquebuse à rouet, apparaît vers 1520. La platine à "Miquelet" est inventée vers 1600 en Espagne.
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La cartouche de guerre en papier se généralise entre 1728 et 1740. En 1763, la crosse du fusil réglementaire français est modifiée en crosse droite. En 1777, le poids est allégé et le chien est renforcé. Vers 1830, le fusil à platine à percussion remplace progressivement le fusil à silex.
Le monde des pistolets anciens est vaste et varié. On peut les classer selon leur mécanisme de mise à feu, leur origine géographique ou leur utilisation.
Les pistolets à silex, utilisés du XVIIe au début du XIXe siècle, fonctionnent grâce à une étincelle produite par une pierre de silex frappant une platine en acier, enflammant ainsi la poudre noire. Ils étaient l'arme de poing par excellence pour les duels, les batailles napoléoniennes et les explorateurs.
Le pistolet à percussion, inventé au début du XIXe siècle, remplace le pistolet à silex. Son utilisation est plus fiable et plus simple.
Les pistolets à broche, souvent de calibre 16, ont une origine artisanale belge, française, liégeoise ou stéphanoise.
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Les revolvers Lefaucheux et les revolvers 1873 sont des classiques. Les revolvers bulldog ou vélodog 6mm connaissent un certain engouement. Le revolver de poche "Velo Dog" était destiné à effrayer les chiens courants après les vélos.
En 1874, le « merveilleux » Chassepot tire sa révérence au profit du fusil présenté par le capitaine Gras. Un des points novateurs est l’abandon de la cartouche en papier au profit d’une cartouche métallique. En raison d’impératifs économiques, la culasse est celle du Chassepot, quelque peu modifiée. La boîte de culasse est aménagée afin de permettre le passage du levier d’armement, ainsi que le chargement et le déchargement de l’arme. La culasse mobile, quant à elle, est dite à verrou.
Le Général Boulanger, alors ministre de la Guerre, impose en 1886, et en l’espace de six mois, un nouveau fusil réglementaire : le Lebel.
Un certain Berthier, chef de bureau des chemins de fers algériens, se penche sur les armes Lebel et vise plus précisément à la création d’une carabine. Il cherche à changer le système d’alimentation des armes en service. Berthier désire donc allier modernité et économies, ce dernier terme n’étant pas un vain mot dans la course à l’armement.
Ces travaux aboutissent à la carabine modèle 1890, prévue pour accueillir un chargeur de quatre cartouches, placé sous la culasse devant le pontet. Quand le chargeur est vide, le système de fixation le laisse tomber. En 1892, la gendarmerie change de carabine et prend celle de l’Artillerie. Mais l’arme la plus intéressante de cette série reste le pistolet-revolver 1892.
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La bretelle ne fait pas partie de l'arme, mais des équipements comme les cartouchières ou ceinturons. Elle ne relève pas de l'Artillerie comme les armes (et baïonnettes) mais de l'Intendance ; les tables de dimensions sont publiées dans le Bulletin Officiel ou Journal Militaire Officiel, et dans les régiments ce sont des comptes distincts. Quand une arme part en réparation, le régiment conserve la bretelle.
Il y a bien sûr pour chaque arme une bretelle réglementaire (tout comme la cartouchière), mais le régiment fait au mieux avec ce qu'il a. En fait, c'est longtemps resté la bretelle "à ardillon" du Chassepot (et même du modèle précédent), avec de minimes variations, surtout en longueur.
Une bretelle "à double-boucle" totalement nouvelle fut introduite en 1894 pour la carabine de cavalerie 2e type, sans aucun doute elle fut utilisée ici ou là sur d'autres modèles d'armes avant 1918 et même bien plus tôt, sur des mousquetons Mle 1892. Cette bretelle, toujours avec de minimes variations, fut ensuite la monte standard des MAS 36 et des 49-56.
Voici leurs dimensions et leurs caractéristiques (les longueurs sont prises de l'extrémité jusqu'à la boucle comprise) :
Il est évident que du côté bouton une largeur de 35 mm s'accorde mal avec les anneaux ronds des Berthier, mais le rétrécissement n'est pas cité pour le Mle 1863 (et dérivés), dont les carabines et mousquetons devaient pourtant se contenter au début. Ce rétrécissement daterait peut-être du Mle 1903-14 mais certains disent "du MAS 36" ; voire d'une époque intermédiaire... En fait personne ne semble pouvoir fournir des documents officiels d'époque.
Acquérir une arme ancienne de collection permet souvent de posséder un objet unique et chargé d'histoire. Ces armes sont prisées pour leur valeur historique, leur esthétique et leur rareté.
Les répliques de pistolets anciens offrent une alternative intéressante pour les collectionneurs et les passionnés d'histoire. Elles permettent de posséder une reproduction fidèle d'un modèle historique sans les contraintes liées à la possession d'une arme d'époque.
| Arme | Type de bretelle | Caractéristiques |
|---|---|---|
| Chassepot | À ardillon | Longtemps restée la bretelle standard, avec de minimes variations en longueur. |
| Carabine de cavalerie 2e type (1894) | À double-boucle | Introduite en 1894, utilisée sur d'autres modèles d'armes avant 1918. |
| MAS 36 et 49-56 | À double-boucle | Monte standard de ces armes. |
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