En France, le Roi Charles V promulgue en pleine guerre de Cent Ans, un édit du 3 avril 1369, recommandant la pratique des jeux de l’arc et de l’arbalète.
Cette tradition qui ne s’est jamais démentie au cours des siècles, a conduit en 1866 à la création des premières sociétés de tir, déjà organisatrices de championnats départementaux, régionaux, puis nationaux, à l’instar de nos clubs actuels.
Le 15 mars 1967, l’Union des Sociétés de Tir fusionne avec la Fédération Française de Tir aux Armes de Chasse pour devenir la Fédération Française de Tir (FFTir). Juridiquement, la fédération est une association régie par la Loi de juillet 1901 qui regroupe l’ensemble des clubs de tir en France.
Après la première guerre mondiale, la promulgation du décret-loi du 18 avril 1939 réglementant l’acquisition et la détention des armes, éloigne du tir nombre de personnes découragées par cette nouvelle réglementation. La pratique du tir continue de se développer jusqu’en 1914.
Actuellement, plus de 270.000 licenciés pratiquent le tir sportif dans 1.687 clubs (arrêté du 27 septembre 2004 à J.O.).
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À l’origine, les Compagnies d’arc sont des organisations militaires médiévales, régies par des règles chevaleresques. Elles sont constituées d’archers et des cranequiniers (tireurs à l’arbalète).
Les Compagnies vont néanmoins subsister et poursuivre leurs entraînements, et se tourner vers le divertissement. Elles conservent des règles, qui codifient la pratique du tir à l’arc.
Le tournoi international qui vient de se disputer à Milan et qui clôture la saison 1972, a de nouveau consacré la valeur des archers du Comte de Nice sur le plan international en mettant en évidence un nom déjà bien connu parmi les sportifs azuréens, celui d’André Lesage [photo], détenteur de plusieurs records, auxquels viennent s’ajouter ceux du 70 m. avec 292 points, le total 70-90 m. 509 points, celui du 30 m.
C’est la troisième fois qu’un archer niçois accède à cette haute consécration, et André Lesage se place ainsi au premier rang des meilleurs tireurs que la Côte d’Azur ait connu.
Egal succès pour Michèle Lesage, qui améliore quatre records : le 60 m. avec 281 points, le 50 m. 278 points, le 50-30 m. 574 points, et enfin le total général avec 1.097 points, et qui se classe troisième des dames derrière la championne de France H. Frey et la championne d’Europe F. Berglund (Suède), toutes deux finalistes des derniers Jeux olympiques.
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Cette semaine ont eu lieu, à Bourges, les deux championnats de France de tir à l’arc, en salle. Remarquons que la Compagnie d’Arc d’Antibes a été la seule a compter quatre sélectionnés : J. Nesci (senior), Michèle Lesage (dame), J-F.
Le vent violent qui souffla le premier jour empêcha les tireurs de faire de bons scores, sauf pour Jean Nesci, d’Antibes, qui s’assura 80 points d’avance. Le temps idéal du lendemain permit, surtout chez les dames, d’excellentes performances.
Michèle Lesage, d’Antibes, était seconde avec 2.194 points, soit 1.054 points et 1.140 points, battant ainsi son ancien record de Ligue Côte d’Azur, 1.129 points.
[…] Chez les messieurs, Jean Nesci, d’Antibes-Juan-les-Pins, remportait la première place avec un total de 2.124 points devant Leray, de Lyon, 2.071 points et Vial, de Grenoble, 2.068 points.
Récemment, étaient réunies à l’INS, à Vincennes, les équipes de France masculines et féminines comprenant douze hommes et huit femmes (dont deux Antiboises, Mesdames Maur et Lesage), en vue des sélections pour les championnats d’Europe de tir à l’arc, qui se dérouleront les 24 et 25 août à Zagreb, en Yougoslavie.
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A la suite d’un tir sélectif, les membres du conseil supérieur de la Fédération française de tir à l’arc décidèrent que la France serait représentée dans la catégorie féminine par Mesdames P. Dame (Avignon), H. Frey (Strasbourg), M. Lesage (Antibes) et L. Sarrazin (Rueil-Malmaison).
La Compagnie d‘Arc d’Antibes organisait dimanche, salle Laval, le concours qualificatif pour le Championnat de France « indoor » Tir à 25 m. Deux séries de tir étaient prévues sous la direction des arbitres Messieurs Pégliasco et Dunan.
A noter que Jean Nesci, avec 564 points, a battu le record de la ligue qu’il détenait déjà avec 562 points.
L’assemblée générale annuelle de la Compagnie de tir à l’arc s’est tenue en présence de M. Jean Bunoz, adjoint aux sports de la ville d’Antibes. Marguerite Maur, présélectionnée olympique, 4e au Championnat de France « indoor », fut finaliste en Championnat de France FITA. Jean Nesci obtint le Coq noir et or à Cannes, récompense des seniors de niveau mondial.
Depuis quelques jours, Antibes compte une vice-championne de France. C’est en tir à l’arc que Mme Marguerite Maur a remporté cette belle médaille d’argent.
[…] Trois Antibois [Jean Nesci, Michèle Lesage et Marguerite Maur] s’étaient qualifiés pour la finale nationale de tir en salle, ce qui est remarquable. Mme Maur [photo] devait faire une démonstration extrêmement brillante. En tête à la fin du premier tir, elle ne concédait, en fin de compte, que quatre points à la championne de France, s’octroyant la médaille d’argent.
Le 27 mars avait lieu à Marvejols (Lozère) la finale des Championnats de France de tir en salle pour les handicapés. Il s’agissait d’un tir de 2 fois 30 flèches à 25 m. plus 2 fois 30 flèches à 18 m.
En effet, M. Piccicelli dans une forme éblouissante a réussi l’excellent score de 1.022 points, ce qui lui valut la médaille de bronze, cependant que V. Carbone avec 1.020 points prenait la 5e place.
Le IVe FITA olympique, organisé à Ajaccio, dans un magnifique décor de verdure, en bord de mer, a été relevé par la présence de nombreux archers de la Côte d’Azur, dont le champion de France, le Cannois Henri Franck, vainqueur l’an dernier de l’épreuve, les Antibois Nesci et Maur chez les messieurs, de Mme Marguerite Maur et Mme Derlyn, également d’Antibes, chez les dames.
C’est surtout du côté des dames que la satisfaction aura été la plus grande, avec la nouvelle victoire de Marguerite Maur [photo] dont c’était le 3ème succès sur les quatre FITA insulaires.
Récemment se disputait à Suresnes la coupe de France, seniors et jeunes. Cette épreuve se dispute sur cibles en plein air à 50 mètres par volée de 36 flèches. L’équipe senior finissait première aux éliminatoires et disputait la demi-finale contre l’Aquitaine qu’elle éliminait et se retrouvait en finale contre l’excellente Picarde.
Jusqu’à la fin de ce dernier tir les spectateurs furent tenus en haleine, les deux équipes n’ayant que quelques points d’écart.
Après une médaille de bronze obtenue à l’issue de la première étape de la Coupe du Monde à l’arbalète match 10mètres à Will en Suisse, Romain Meignan membre du club Cible de l’Adour de Tarbes se hisse sur la plus haute marche du podium. Les podiums il connaît, c’est un habitué.
Se hisser sur la plus haute marche dans une compétition internationale de ce niveau n’arrive pas sans un travail intense lors des entraînements et un sacrifice dans sa vie familiale pour ce jeune père. Cela confirme que ses ambitions sont bien à la hauteur de ses capacités de sportif de haut niveau.
Ces compétitions ont lieu à la belle saison, à l’échelle locale, entre voisins, à l’échelle régionale ou interrégionale. La fête la plus connue est celle qui se tient à Strasbourg en 1576, pour célébrer le centenaire des Guerres de Bourgogne, mais ce n’est pas la seule : les concurrents alsaciens, rhénans, souabes et suisses se retrouvent au moins une fois par an dans les villes partenaires.
Crossbow and harquebus competitions were at their height in the 15th and 16th centuries, mainly in Germanic countries. These competitions took mainly place during the warm season, locally, in people’s neigbourhoods, and regionally or at a larger scale.
Ces questions prennent tout leur sens quand on s’intéresse à la genèse des sociétés d’arquebusiers et au succès des concours régionaux ou interrégionaux dont elles sont les protagonistes. Le tir de Strasbourg, célébré par le poème de Fischart (1546-1590) Das Glückhafft Schiff von Zürich (1576) n’est-il pas l’archétype de ces fêtes militaro-sportives indissociables de la Renaissance allemande ?
L’histoire des sociétés de tir a souvent été célébrée à l’échelle locale, à l’occasion d’une fête ou d’une manifestation, mais elle n’a pas donné lieu à des synthèses régionales. Dans les pays où la tradition s’est maintenue, en Suisse, en Allemagne, en Autriche, il existe des travaux de qualité inspirés par le patriotisme local, ce qui n’est guère le cas en Alsace, si ce n’est par allusion, dans des cas exceptionnels ou avec des ellipses.
À Strasbourg, dès 1461, on interdit de se servir d’arbalètes ou de handbüchsen à l’intérieur de la cité. La chasse, notamment au gibier à plumes, est proscrite dans un rayon d’une lieue, comme le rappellent plusieurs ordonnances à partir de 1484, ce qui suggère, incidemment, de fréquentes infractions à la règle.
Que tirer de ces prescriptions ? Une première remarque, en creux, sur la liberté d’acheter et de posséder une arme : en général, c’est son mauvais usage qui est sanctionné, et non sa possession.
Deuxième constat : les arbalètes et les arquebuses sont souvent assimilées à des loisirs, la chasse, les exercices récréatifs. Leur valeur militaire en procède.
Bien entendu, ces règles de courtoisie ont cours dans le local de la société de tir : les blasphèmes sont proscrits, les jurons taxés à hauteur de deux sous au profit de la paroisse Saint-étienne, les insultes personnelles frappées de six deniers d’amende. Les querelles sont soumises à l’arbitrage des responsables ou éventuellement portées devant les autorités de la ville.
La sociabilité des schützengesellschaften mériterait de longs développements, mais elle est difficile à saisir à travers des archives qui mettent l’accent sur le contrôle administratif des autorités. Ces dernières s’efforcent de les encadrer dans la perspective militaire qui les intéresse.
En 1985, le tir à l’arbalète à 10 m vient de faire son apparition au sein de la Section tir de l’EST. Les membres du comité constatent que les débuts de cette arme sont prometteurs et ils pensent (à juste titre) que d’autres sociétés vont bientôt les imiter.
Avec lui, l’arbalète faisait une entrée fracassante à Thaon les Vosges !
Les armes anciennes d’origine, ou leurs répliques, utilisent de la « poudre noire » utilisée en Chine depuis 2000 ans, recomposée au VIIe siècle par les arabes et proportionnée au XIIe siècle en Europe.
| Année | Événement/Record | Détails |
|---|---|---|
| 1369 | Édit Royal | Charles V recommande la pratique de l'arc et de l'arbalète. |
| 1866 | Création des Sociétés de Tir | Organisation des premiers championnats. |
| 1967 | Fusion des Fédérations | Création de la Fédération Française de Tir (FFTir). |
| 1972 | Tournoi International à Milan | André Lesage établit de nouveaux records. |
| 1985 | Introduction du Tir à l'Arbalète | À 10m au sein de la Section tir de l’EST. |
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