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L'article se penche sur le fonctionnement et l'évolution des recharges de balles de mitrailleuse durant la Première Guerre mondiale (14-18). Il aborde également le sujet du marquage sur les armes reconditionnées et l'identification des munitions utilisées pendant cette période.

Le G98 EWB Reconditionné : Une Étude de Cas

Un G98 berlinois de 1908 est examiné en détail. Il possède un bois en peuplier du 3e type marqué EWB (Einwohnerwehr Bayern), donc antérieur à 1919, probablement de 1918. Il est au numéro sauf les pièces de remplacement marquées 65 (au lieu de 63 terminant son numéro de série), la plaque de fermeture de magasin, la noix de culasse et l'élévateur bloquant la culasse.

Une hausse plate a été substituée plus tardivement que 1918 à la hausse Lange, l'envers de la planchette a été frappé au bon numéro mais le numéro 65 a là-encore été frappé sur la pièce support (S42 G mauser ).

Le marquage "EWB" signifie surtout que cette arme faisait partie de celles de la Milice résidente de Bavière (Einwohnerwehr Bayern) lors des troubles qui ont agité l'Allemagne après la WW1. L'apposition de ce marquage a été décidée en mars 1920.

Marquages et Poinçons

Le canon est marqué BO 165 ( (ou bien RO 165 ?) avec 1 poinçon au dessus et 5 poinçons dessous. ( numéro de série ou numéro d'usine de fabrication ?, canon d'origine ou canon remplacé avec la hausse ). Pas d'aigle sur la hausse.

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Il me semble distinguer: à gauche un aigle "ailes droites" ( post 1933 ? ) ,au milieu un aigle "ailes levées" et à droite un poinçon 'classique'. Les spécialistes de la chose auront un avis plus éclairé que moi.

Le WaA avec aigle du type "ailes droites", généralisé en 1938, indique bien un passage en arsenal à partir de cette date. Il faudrait un gros-plan bien net de ce poinçon, car le n° de WaA permet souvent une localisation de l'établissement où l'intervention a été réalisée.

La crosse est forcément une réparation durant la WW1 puisque le marquage EWB lui fixe une date antérieure à 1919 et l'oeillet de démontage, une date postérieure à 1915. Il me semble que l'aigle nazi fixe le remplacement de la hausse Lange par la hausse plate, à une date postérieure à 1933. Il a été remis à neuf ( changement de la noix de culasse, plaque de fermeture ), et rebronzé sans doute au même moment.

Ces fusils EWB ont été remplacés par les K98 au sein de l'armée allemande. Ils sont réputés après rénovation par les arsenaux allemands, avoir fait partie des armes non officielles fournies à Franco ( donc en 1936, ce qui affine la période de rénovation de 33 à 36) .

Munitions : Évolution et Impact sur le Tir

La cartouche d'origine du G98 est bien de 154 grains , elle n'a jamais été de 196 grains bien que la quasi-totalité des fournisseurs la produise en 196 grains . La 196 grains est apparue semble-t-il peu avant la 2e guerre comme munition de mitrailleuse et elle ne s'appelait pas 8 57 JS , mais sS pour schwer Spitz.

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La cartouche de 7,92 x 57 à balle S de 9,8 g est apparue en 1905, et tous les G.98 fabriqués antérieurement, chambrés et rayés pour la cartouche M.88 y furent adaptés, la partie la plus visible étant le changement de hausse, la trajectoire étant plus tendue qu'avec la balle 88 (14,8 g, à pointe arrondie de surcroît), et le "S" signalant le nouvel alésage intérieur.

"S" est l'abréviation pour "Spitzgeschoss" (balle pointue). L'alésage du canon étant plus large (8,20 mm) pour la balle "S" que pour l'ancien projectile (8,10 mm), la désignation pour les civils devint "8 x 57 JS", pour le différencier du 8 mm à alésage étroit (8 x 57 J) encore utilisé à la chasse avec nombre de carabines anciennes.

À la mi-1918, la balle sS fit son apparition. Le poids (12,8 g) étant pratiquement aligné sur celui de la balle "D" française, cette balle fut désignée "s.S." (schweres Spitzgeschoss = balle pointue lourde). La cartouche reste, pour les civils, une 8 x 57 JS, car l'alésage n'a pas changé.

Un essai d'évaluation à 50 m au stand avec des Sellier Bellot 196 grains a donné un résultat de tir beaucoup trop haut et une forte dispersion (un impact légèrement oblique en cible aussi). En comparaison, l'utilisation de cartouches roumaines de surplus anciennes (données pour 154 grains) a produit un tir normal et conforme à la hausse.

Il a été noté que le recul est anormal avec les 196 gr et qu'un rechargement à 150 gr confirme, par expérience, le choix initial de la munition.

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Voici un tableau récapitulatif des munitions évoquées :

Type de Balle Poids (g) Caractéristiques Période d'Apparition
M.88 14.8 Pointe arrondie Avant 1905
S 9.8 Pointe pointue (Spitzgeschoss) 1905
sS 12.8 Pointe pointue lourde (schweres Spitzgeschoss) Mi-1918

L'Affût Aérien de 10 Pistolets Mauser : Une Curiosité de la Guerre 14-18

Un affût aérien groupant 10 pistolets automatiques Mauser C96, potentiellement des Schnellfeuer, est considéré comme austro-hongrois. Il est supposé dater du début de la guerre 14-18, période où les combats aériens se faisaient avec des pistolets ou révolvers avant l'arrivée des mitrailleuses.

L'efficacité de cet assemblage est mise en doute, mais il est suggéré qu'il pouvait être plus léger qu'un affût de deux mitrailleuses, ce qui était un avantage important pour les avions de l'époque.

En 1914, les aviateurs français Frantz et Quénault remportent la première victoire aérienne en abattant un biplan Aviatik grâce à une mitrailleuse Hotchkiss M1909.

Le système de pare-balles mis au point par de Rose et Garros en 1914 réduisait la vitesse de l’appareil ainsi que le rendement aérodynamique de l’hélice. C’est pourquoi de Rose encouragea le jeune ingénieur Alkan, sergent mécanicien à la MS12, à étudier un dispositif de tir synchronisé. Au début de l’année 1916, celui-ci réussit à installer un mécanisme permettant la synchronisation du fonctionnement de la mitrailleuse avec le mouvement de rotation de l’arbre de l’hélice.

tags: #recharges #de #balle #mitrailleuse #guerre #14-18

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