Le Mosin-Nagant est un fusil à verrou développé en 1891 par le capitaine russe Sergueï Mosin, avec des apports du Belge Léon Nagant. Produit à plus de 37 millions d'exemplaires, il a équipé les forces armées russes et soviétiques jusqu'à la fin des années 1960. Sa réputation repose sur sa fiabilité, sa simplicité mécanique et sa capacité à résister aux conditions extrêmes du champ de bataille.
Carabine emblématique de la Seconde Guerre mondiale, le Mosin-Nagant Modèle 1944 allie robustesse soviétique et compacité tactique.
Le Modèle 1944, ou M44, est une version raccourcie du fusil Mosin-Nagant, conçue pour les combats rapprochés et urbains. Il intègre une baïonnette pliante latérale, permettant une transition rapide entre le tir et le combat au corps à corps. Sa compacité et sa maniabilité en font une arme adaptée aux troupes d'assaut et aux situations nécessitant une grande réactivité.
La carabine est dotée d'une crosse en bois massif ou en lamellé-collé, selon les années de production. Le canon rayé, d'une longueur de 51 cm, assure une bonne précision jusqu'à 500 mètres. La baïonnette pliante est fixée sur le côté droit du canon, se déployant facilement en cas de besoin.
Voici un aperçu des caractéristiques techniques du Mosin-Nagant Modèle 1944 :
Lire aussi: Choisir Carabine Sanglier
| Marque | Mosin-Nagant |
|---|---|
| Modèle | Modèle 1944 (M44) |
| Calibre | 7,62x54R |
| Capacité | 5 coups (chargeur interne) |
| Longueur du canon | 51 cm |
| Type de canon | Rayé |
| Type de détente | Simple |
| Longueur totale | 102 cm |
| Poids du produit | Environ 4,1 kg |
| Garantie du produit | 2 ans |
Cette carabine s'adresse aux passionnés d'histoire militaire, aux collectionneurs d'armes réglementaires et aux tireurs sportifs pratiquant le Tir aux Armes Réglementaires (TAR). Sa simplicité d'utilisation et sa robustesse en font également un choix pertinent pour les amateurs de tir de loisir recherchant une arme au caractère authentique.
Le Mosin-Nagant M44 se distingue par sa fiabilité éprouvée, sa facilité d'entretien et son design emblématique. Son canon court favorise une manipulation aisée, tandis que la baïonnette intégrée ajoute une dimension historique et pratique. De plus, le calibre 7,62x54R offre une puissance adaptée au tir à moyenne distance, avec une disponibilité de munitions encore actuelle.
Le rechargement s'effectue via des clips de 5 cartouches, insérés dans le chargeur interne. Après chaque tir, le verrou doit être actionné manuellement pour éjecter l'étui et chambrer une nouvelle cartouche. Il est recommandé de nettoyer l'arme après chaque séance de tir, en particulier si des munitions corrosives ont été utilisées.
Le but du TAR est de mettre en avant les qualités du tireur et non pas sur l’armement. C’est le tireur qui doit s’adapter à son arme. Cette discipline allie précision et vitesse, que ce soit au pistolet ou au fusil, et elle n’utilise que des équipements et du matériel militaire standard concernant l’arme. Le choix de l’arme est important car, selon le règlement de la compétition du TAR, l’arme doit rester au plus proche de sa configuration d’origine et, de ce fait, elle est très peu modifiée.
De ce que j’ai remarqué, sur les différentes épreuves du TAR, nombreux tireurs sont équipés de fusils comme le K-31, Garand, MAS-36, Lebel, Mosin Nagant, Lee-Enfield ou pour des armes plus modernes comme des M-16 ou encore AR-15. Pour ma part, j’ai déjà challengé avec différentes armes dont un FAMAS, un Galil, un Tavor, un FN Herstal et le dernier en date, un AR15 TAR de chez Alfa Précision. Par contre, depuis cette année, certaines armes comme le Galil, le FN FAL, le M14 ou encore les AK47 ne sont plus autorisées pour le TAR.
Lire aussi: Guide carabine battue
Même si vous mettez toutes les chances de votre côté en vous équipant au mieux, si vous ne vous entrainez pas un minimum, vous ne progresserez pas dans le tir.
La prise de visée et le lâché ne doivent pas excéder 7 secondes, car si on attend trop, la vision se détériore légèrement (à cause du manque d'oxygène) et la netteté des organes de visée qui se réduise. Pour une meilleure stabilité, il faut allonger un peu votre coude gauche (pour les tireurs droitiers) vers l’avant de votre arme afin d’atteindre un centre d’appui stable, sans pour autant que votre coude ne se retrouve à droite ou sous le fût de la carabine. La main droite, quant à elle, serre la poignée de façon ferme, mais sans crispation. Une tenue trop faible de celle-ci pourrait induire un flottement lors du déclenchement de la queue de détente.
Avec les coudes très proches de l’arme, votre buste est plus relevé et votre stabilité augmente. La position de vos jambes est également à prendre en compte : si elles sont droites et légèrement écartées, cela va contribuer à une meilleure stabilité dans la mesure où votre corps sera le plus décontracté possible. Si vous le désirez, pliez une jambe, cela va libérer votre cage thoracique pour la respiration. Ne perdez pas de vue que votre colonne vertébrale doit rester aligné afin d’éviter des tensions musculaires surtout lorsque vous positionner votre tête sur votre arme. Celle-ci doit être relevée mais sans être cambrée. En principe, si vous étirez votre tête vers l’avant, votre position est plus stable. La sangle doit être fixée de préférence soit au-dessus du biceps, soit en dessous. Voici deux positions différentes qui sont les plus utilisées pour le TAR.
Avec une arme que vous maîtrisez, un équipement adapté, un confort dans votre position, une respiration calme, vous mettez toutes les chances de votre côté pour participer à la compétition du Tir aux Armes Règlementaires. Et quoi de mieux que de participer à une compétition ludique qui est ouverte à toutes et à tous sans distinction d’âge ?
Le fusil Mosin-Nagant, une arme emblématique de l'histoire militaire russe et soviétique, a été utilisé pendant plus de 70 ans, des années 1890 au début des années 1960. Bien qu'il ne soit pas considéré comme le meilleur fusil d'infanterie de son époque, il s'est distingué par sa fiabilité, son prix abordable et son rôle clé pendant la Seconde Guerre mondiale, notamment entre les mains des tireurs d'élite.
Lire aussi: Carabines linéaires : Notre avis d'expert
Il est important de noter que le Mosin-Nagant "sniper" n'est pas un fusil conçu comme tel dès le départ. Il s'agit plutôt d'un assemblage basé sur un Mosin-Nagant standard de 1938, modifié avec un levier d'armement coudé et un montage pour lunette. Ces lunettes, souvent des reproductions fabriquées dans les mêmes usines que les originaux, permettent d'améliorer la précision de l'arme.
L'optique PU (Прицел Укороченный, "Pritel Ukorochenny" signifiant "lunette de visée raccourcie") était une lunette couramment utilisée sur les Mosin-Nagant sniper pendant la Seconde Guerre mondiale. Elle offre une expérience de tir qui rappelle les APXL806 montées sur les FRF2 français. Simple d'utilisation, compacte et lumineuse pour son époque, la PU permettait des réglages faciles grâce à une graduation équivalant à 10 cm à 100 mètres.
Le réticule, typique de l'époque, est épais (3 millièmes), ce qui facilite l'appréciation des distances. La tourelle de direction, graduée en millièmes, permet un réglage aisé, bien qu'elle ne dispose pas de clics, ce qui peut être un inconvénient par faible luminosité. La tourelle de hausse, quant à elle, est étalonnée de 0 à 1300 mètres pour la munition d'origine de 148 grains. Il est à noter que le guidon de l'arme reste visible en bas de l'optique, à travers un tunnel.
Pour exploiter pleinement le potentiel du couple arme-lunette en tir à longue distance, il est impératif d'ajuster correctement le montage. Traditionnellement, cet ajustement était réalisé par des armuriers, qui effectuaient les opérations suivantes :
Une méthode alternative consiste à ajouter du métal plutôt qu'en enlever, par exemple en utilisant un étui aplati pour ajuster l'épaisseur. La fixation se fait ensuite à la Loctite.
Avant l'adoption massive de la PU, les lunettes PE et PEM étaient utilisées sur les Mosin-Nagant. La PE, produite de 1932 à 1937, était montée sur un montage central. La PEM, quant à elle, a connu une évolution :
Il est important de noter que les copies de bonne qualité de lunettes PE et PEM sont rares. Les options disponibles proviennent généralement de Chine, avec des qualités variables. Les modèles Accumounts sont abordables mais peu durables, tandis que les RSM sont plus fidèles à l'original mais peuvent présenter des défauts de fabrication.
Le choix de la lunette doit tenir compte de la cohérence historique avec l'année de fabrication du fusil. Par exemple, une lunette PE serait plus appropriée pour un boîtier octogonal ou rond datant d'avant 1937, tandis qu'une PU serait plus cohérente avec un 91/30 produit à partir de 1942. Cependant, il est possible que des PEM aient été montées sur des 91/30 plus tardifs en raison des stocks disponibles.
Le montage d'une lunette sur un Mosin-Nagant peut s'avérer délicat. Il existe plusieurs options de montage, chacune ayant ses avantages et ses inconvénients :
Il est crucial de choisir un montage de qualité pour assurer la stabilité de la lunette et la précision du tir.
Le Mosin-Nagant, bien que robuste et fiable, présente certains défauts qui peuvent être corrigés ou améliorés. Le marché des pièces de rechange est florissant, permettant de transformer un fusil de base en une arme personnalisée.
Le Mosin-Nagant chambré en 7.62x54R peut atteindre une précision honorable avec des munitions de surplus. Un bon Mosin peut grouper les tirs dans un cercle de 3 pouces à 100 yards (environ 90 mètres). Il est important de noter que certaines munitions de surplus ont un noyau en acier doux, interdit dans certains clubs de tir.
tags: #quelle #mosin #nagant #choisir #guide