L'entretien régulier d'une carabine .22LR est essentiel pour garantir sa sécurité, sa précision et sa durabilité. Un nettoyage bien fait assure une sécurité renforcée et des groupements plus serrés. Il est donc important de connaître les bonnes pratiques et les outils nécessaires pour un nettoyage efficace.
Voici quelques situations où un nettoyage s'impose :
Pour un nettoyage efficace, vous aurez besoin des éléments suivants :
Ces guide-baguette de qualité remplacent la culasse lorsque vous nettoyez votre arme par l’arrière. L'outil s'installe dans la chambre et guide la baguette dans le canon. Il protège la chambre, le cône de raccordement et les rayures, tout en empêchant les résidus prélevés dans le canon de contaminer la détente et l'action. S'adaptent dans les armes à verrou les plus courantes ; Browning, Remington, Ruger, Savage, Winchester et d'autres ayant une culasse de 17,6mm*. L'ajustement par coulisse permet de s'adapter à toute longueur d'action, exactement comme une culasse. Guide-baguette en aluminium, 25cm de long (à rajouter à la longueur du canon pour sélectionner la longueur de baguette de nettoyage) étanchéité assurée par joints toriques, réglable pour toutes longueurs d’action, pour culasses de 17,6mm de diamètre*. Le guide-baguette flottera un peu sur des actions dont le verrou est plus gros. Pour des verrous plus petits, il est possible de faire tourner le coulisseau pour l'adapter au diamètre. * VERIFIER LE DIAMETRE DE VOTRE CULASSE. CE GUIDE BAGUETTE NE S'UTILISE QU'AVEC DES ARMES A PERCUSSION CENTRALE. VOIR D'AUTRES MODELES POUR LES ARMES A PERCUSSION ANNULAIRE.
Avec mon guide baguette, club50-60 m'a fournit une feuille de protocole Jean Louis Espinet avec la facture. Ensuite piquer un patch rond au centre et l’imbiber de Rimfire et faire rapidement des petits aller-retour de 10 cm jusqu’au bout du canon. Frotter un patch sur la boite de graisse bleue pas trop froide, il doit être légèrement bleu clair. La formule de la graisse bleue est volontaire ferme, pour garantir une quantité de graisse idéale. Par temps froid, il faut rétablir une température de 24° pour une utilisation facile. Le plus simple (le couvercle métallique est fait pour ça) est de garder la boîte dans la poche du pantalon, couvercle vers soi. Ce protocole rapide et assez simple à mettre en œuvre, est un protocole parmi d’autres, à chacun de trouver le sien.
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Dès qu’il y a des sorties du 9 non attendues ( coups de doigt, manque de concentration, vent), il faut faire un nettoyage complet avec le protocole l’Espinet. Le canon, sauf s’il est remis à blanc à chaque fois (certains le font mais c’est un énorme travail qui devient vite très très lassant), est tapissé par du plomb et du carbone produits par l’explosion de la balle. Ce dépôt s’accumule sur les parois du canon. Si la brosse (nylon ou bronze) est passée à sec sans aucun produit, le frottement va produire dans le canon des micro- rayures qui vont nuire à la précision de la balle. Ces micro-rayures étant aléatoirement réparties, il n’y aura jamais le même état de surface d’un brossage à l’autre.
Il est généralement conseillé de nettoyer le canon d'une arme neuve avant de l'utiliser pour la première fois. Les armes neuves sont en principe stockées avec une huile de stockage chez les fabricants, mais il ne faut pas oublier qu'elles passent toutes par le banc d'épreuve et que lorsque l'on en fait acquisition, on se rend compte que le canon est sale et non huilé. Cela vient du fait qu'au banc d'épreuve, les techniciens ne prennent pas le soin à priori de huiler les canons après le tir des cartouches d'épreuve. J'ose espérer qu'ils prennent au moins la délicatesse de déshuiler les canons avant le tir de ces fameuses et terribles cartouches d'épreuve sinon quid des pauvres canons. Il est donc important de dégraisser le canon pour assurer une performance optimale.
La question du nettoyage est très fréquente, et les réponses diverses, entre ceux qui préconisent un nettoyage après chaque tir, et d'autres, aucun... Il n'y a pas de consensus absolu, excepté qu'un .22 nécessite moins d'entretien que du gros calibre. Un canon .22 légèrement emplombé sera souvent un peu plus performant car le plomb résiduel bouche les aspérités du canon. D'où la théorie de ne pas nettoyer. Mais les résidus de combustions peuvent à la longue dégrader le canon, surtout juste à la sortie de la chambre. Un anneau d'imbrûlés peut se former et à terme, corroder la zone.
Il est conseillé de passer des tampons de nettoyage, de préférence juste après le tir, est l'idéal pour éliminer ces imbrûlés. Personnellement, je préconise une huile conditionnante comme le Tetragun en fin de nettoyage de routine. Le Tetragun a comme avantage de boucher les aspérités, et de laisser un mince couche protectrice contre la corrosion. Je passe un feutre imbibé, je laisse agir un peu, puis un autre pour enlever l'excédent, et un autre pour sécher d'avantage lors que je veux reprendre le tir.
La graisse bleu favorise un conditionnement rapide du canon avec les balles plomb (et uniquement les balles plomb...) et la précision arrive rapidement en quelques cartouches contrairement à un canon sec. Concernant l'entretien du canon, les armes neuves sont en principe stockées avec une huile de stockage chez les fabricants, mais il ne faut pas oublier qu'elles passent toutes par le banc d'épreuve et que lorsque l'on en fait acquisition, on se rend compte que le canon est sale et non huilé. Cela vient du fait qu'au banc d'épreuve, les techniciens ne prennent pas le soin à priori de huiler les canons après le tir des cartouches d'épreuve. J'ose espérer qu'ils prennent au moins la délicatesse de déshuiler les canons avant le tir de ces fameuses et terribles cartouches d'épreuve sinon quid des pauvres canons.
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Il est toujours le meme problème,22 lr ou gros calibre ,le rodage va avec la qualité du canon. La graisse bleue sert à retrouver rapidement ton groupement. Expérience perso une fois j'ai exagéré dans le nettoyage, il m'a fallu 200 cartouches, alors qu'avec la graisse bleue il m'a fallu 20.
Un tube de 22lr est quasi inusable, c'est pas un 300, pas de chauffe, surpressions, érosion quelconque, moyennant le tir de balles de qualités en plomb et un nettoyage "normal" (ecouvillon bronze/patch/huile de vaseline/wd40) Je pense que le "fond du tube" se "patinera" tout seul et "pépère" avec le temps.
Sur ma vieille anchutz 54, même après un mega "décrassage" je retrouve la précision "complète" après avoir tout "ré-emplombé" avec le tir de 50 à 75 cartouches. Ceci n'engage que moi, mais je pense pas qu'il y ai besoin d'un rodage, du moins d'un protocole, même pour un arme "cheap". Juste trouver la mune qu'elle aime, et bien lui donner à manger. Je crois que la seule chose qui pourrait nuire à une arme neuve, c'est peut être de lui faire manger d'emblée des munitions cuivrées type minimag ou stinger, pour le dépot de cuivre direct dans le canon "brut" et à cause de ces étuis parfois un poil plus long, même si je pense pas que cela puisse vraiment abimer une prise de rayure ou la chambre, quoique... à la longue et sur une arme chinoise...
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