La poudre noire, malgré son utilisation historique et continue dans divers domaines, présente des risques significatifs d'accidents. Cet article explore divers incidents impliquant la poudre noire, en analysant les causes potentielles et les mesures de prévention qui peuvent être mises en œuvre pour minimiser ces risques.
L'histoire est jalonnée d'accidents graves liés à la poudre noire, soulignant la nécessité d'une manipulation et d'un stockage prudents. Le 31 août 1794, la fabrique de poudre noire de Grenelle, située à Paris, a explosé, causant environ 550 morts et plus d'un millier de blessés. Cet événement, le plus grave accident industriel de l'histoire de France, a mis en lumière les dangers de la production de poudre noire en milieu urbain et le non-respect des mesures de sécurité usuelles.
Plus récemment, le 3 août, quatre déflagrations ont soufflé un hangar de stockage de nitrocellulose de l’entreprise privée Eurenco. Huit personnes ont été blessées, dont une gravement. Le site de La Poudrerie, à Bergerac (Dordogne), n’avait pas connu pareil accident industriel depuis le 3 octobre 1980, journée noire au cours de laquelle neuf cents tonnes de nitrocellulose avaient pris feu dans plusieurs de ses bâtiments.
Dans une usine de fabrication de produits explosifs, une déflagration s'est produite lors de la fabrication de poudre noire (PN) très fine. Les 30 kg du 2ème lot de poudre explosent au bout de 20 min alors que le grenage du 1er lot s’est déroulé normalement en 30 min. Le bâtiment impliqué est constitué de 2 cellules abritant chacune une unité de broyage/tamisage de PN séparées par un coursier central faisant office de salle de commandes. L’édifice est construit en béton armé avec raidisseurs sur 3 côtés, le 4ème pan et le toit étant de structure légère. Des balles de bois dur et les galettes de PN à grener sont introduites dans un cylindre grillagé rotatif.
Deux tamis vibrants (barcot) successifs assurant le criblage de la PN concassée, sont reliés à 3 bacs de réception pour collecter les grosses particules, les fines et celles de granulométrie conforme. Chaque barcot est accessible par une porte montée sur charnières en partie inférieure et bloquée en partie haute par 2 assemblages de type loquet/mortaise. Après chargement et fermeture du cylindre, l’opérateur lance le procédé à distance, depuis le local de commande. La cellule de production est détruite ; façade et toiture prévues pour s’effacer sont soufflées.
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La déflagration ne se transmet pas à la charge en attente stockée sous un auvent adjacent au bâtiment et n’engendre pas d’importants dégâts dans l’autre cellule. Conformément aux procédures d’exploitation, les 2 opérateurs (dont 1 en formation) sont « a l’abri », hors atelier : il n’y a pas de blessé. Un arrêté préfectoral d’urgence en date du 10/09 suspend l’activité des installations de même nature exploitées sur site.
Après investigation, l’exploitant retient que l’hypothèse d’ouverture de la porte d’accès au barcot lors du grenage, aurait pu entraîner des frottements tamis/glissières, des échauffements ou la chute d’un tamis hors du barcot. En réponse, l’exploitant a adopté plusieurs mesures pour renforcer la sécurité :
L'exploitant s'engage également à modifier en conséquence les procédures et les installations similaires à celles impliquées dans l'accident.
L'explosion de la poudrerie de Grenelle a mis en évidence plusieurs facteurs contribuant aux risques :
Malgré la gravité de cet événement, il n'a pas eu d'influence immédiate sur la régulation des risques industriels. Au contraire, tout a été fait pour occulter l'événement, symbole de la faillite de la politique révolutionnaire.
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L'utilisation d'armes à poudre noire, notamment les revolvers, soulève plusieurs questions concernant la sécurité et la fiabilité. Historiquement, ces armes étaient utilisées dans des conditions climatiques variées et nécessitaient des précautions spécifiques pour éviter les accidents. Il est important de distinguer les faits de la légende et de reconnaître que l'usage de ces armes demandait des connaissances et une certaine habileté. Les exemples d'accidents sont nombreux, souvent dus à un chargement incorrect ou à un manque de familiarité avec l'arme.
Voici quelques aspects à considérer :
Dans le cadre de reconstitutions historiques, des accidents peuvent survenir en raison du non-respect des règles de sécurité ou de l'utilisation de matériel non éprouvé. Par exemple, un accident récent aux États-Unis a impliqué l'explosion d'une corne à poudre dans la main de son propriétaire lors d'une reconstitution de la révolution américaine. Cet incident a conduit à l'interdiction des cornes à poudre sur certains sites historiques.
Pour minimiser les risques d'accidents liés à la poudre noire, il est crucial de respecter les mesures de sécurité suivantes :
| Type de Mesure | Description | Objectif |
|---|---|---|
| Formation | Formation complète sur la manipulation et le stockage de la poudre noire | Réduire les erreurs humaines |
| Maintenance | Vérification régulière des équipements et maintenance préventive | Prévenir les défaillances techniques |
| Stockage | Stockage dans des conditions appropriées, loin des sources de chaleur et d'humidité | Éviter les réactions indésirables |
| Distances de sécurité | Respect des distances minimales entre les installations et les zones habitées | Limiter les dommages en cas d'explosion |
| Matériel certifié | Utilisation de matériel ayant subi des tests et certifications | Assurer la fiabilité et la sécurité |
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