La sécurité au tir et avec les manipulations d'armes à feu est primordiale, surtout pour les tireurs sportifs, les chasseurs et les professionnels des forces de l'ordre.
On donne le nom de poudres aux substances dont on se sert pour lancer les projectiles et le nom de grains aux éléments de ces substances. Poudres, grains, ne sont plus que des mots usuels, sans aucun sens littéral.
Le type des poudres mécaniques est la poudre noire, que chacun connait ; c’est un mélange de salpêtre, de soufre et de charbon dans des proportions variables. Le dosage français de ce mélange est : 75 salpêtre, 12,5 soufre et 12,5 charbon ; les dosages étrangers sont plus voisins de 75 salpêtre, 10 soufre et 15 charbon.
Dam les poudres chimiques actuelles, on utilise les explosifs azotés, c’est-à-dire les corps que l’on obtient en faisant agir l’acide azotique sur les substances organiques. La nitroglycérine est le plus énergique des explosifs. Le coton-poudre s’enflamme facilement sous l’action d’un choc ou d’un frottement.
Les poudres colloïdales s’enflamment plus difficilement que les poudres noires. Les poudres à base de nitroglycérine présentent, dans certains cas, sur celles à la nitrocellulose des avantages au point de vue balistique ; elles ont, par contre, des inconvénients très sérieux au point de vue de l’usure des bouches à feu.
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L’ancienne poudre noire se conservait pour ainsi dire indéfiniment, pourvu qu’elle fût à l’abri de l’humidité. Les poudres colloïdales, au contraire, ne sont pas stables. Une partie du dissolvant s’évapore ; cette évaporation augmente du reste la valeur balistique de l’explosif, mais au détriment des qualités de conservation.
Les pertes de dissolvant finissent par avoir comme conséquence la décomposition partielle du produit organique qui constitue la poudre. Des produits nitreux se dégagent qui augmentent le danger du phénomène, car leur présence accélère davantage la décomposition et celle-ci peut alors devenir très rapide.
La rapidité du phénomène de décomposition croit avec la température : Aussi, les épreuves pratiques, par lesquelles on cherche à reconnaître la valeur d’une poudre, se font-elles en soumettant celle-ci à une température élevée.
Afin d’éviter les inconvénients qui résultent de l’élimination progressive du dissolvant, on a essayé d’utiliser des corps peu volatils. C’est ainsi qu’on a préparé en France des poudres à l’alcool amylique ; elles sont dites AM. On a cherché aussi à neutraliser les produits de la décomposition par l’introduction de substances stabilisantes qui absorbent les vapeurs nitreuses telles que la diphénylamine.
On comprendra dès lors combien complexe et délicat est le problème de leur conservation. Pour s’assurer de la bonne conservation des poudres embarquées, on doit faire périodiquement des prélèvements Sur les caisses d’une soute, essayer les échantillons et, d’après les résultats, décider s’il y a lieu ou non de maintenir la poudre en service.
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Quand une poudre à la nitrocellulose se décompose, elle devient cassante ; les brins donnent, au toucher, la sensation d’un corps huileux ; elle présente des taches blanchâtres en des points qui sont des centres de réaction acide. La poudre noire est, à tout considérer, plus dangereuse que la poudre E, parce que le moindre choc, le plus léger frottement l’enflamme et qu’elle explose alors infailliblement.
Ce qui est indéniable, c’est que la poudre B s’altère avec le temps ; elle subit une évolution, mais son instabilité n’est pas soudaine et rapide. Cette poudre avertit lorsqu’elle devient dangereuse et l’on peut suivre les phases de sa décomposition. C’est un composé organique ; un corps pour ainsi dire animé.
Enfin, il faut le dire aussi, pour avoir un aperçu exact et impartial de la question, la poudre D a donné parfois des décompositions spontanées engendrant une explosion ; sans doute, dans les cas observés, il ne s’agissait pas d’explosion analogue à celle de la poudre noire dont on connaît les effets instantanés et brisants, mais seulement d’une combustion rapide avec un dégagement violent de gaz chauds.
Voici les quatre règles fondamentales de sécurité pour la manipulation des armes à feu, souvent enseignées dans les cours de sécurité et promues par des experts en armement comme le Colonel Jeff Cooper :
L'application PERMANENTE de ces quatre règles de sécurité permet de réduire considérablement le risque d'accident dramatique et ainsi d'éviter de faire parler la loi de Murphy. Ces 4 règles sont utilisées un peu partout dans le monde par les forces armées et de police ainsi que les tireurs sportifs (IPSC/TSV, etc.).
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Ces règles sont conçues pour être simples, mais efficaces afin de réduire les risques d'accidents liés aux armes à feu, améliorant ainsi la sécurité pour l'utilisateur et pour les autres autour.
Les stands de tir, bien que conçus pour offrir un environnement contrôlé pour la pratique du tir sportif, ne sont pas exempts de risques. Comprendre les causes potentielles des incidents et adopter des mesures de sécurité rigoureuses est essentiel pour minimiser les accidents.
Il est crucial d'observer attentivement son arme après chaque tir pour détecter tout problème mécanique potentiel. Cela inclut vérifier si la glissière est maintenue vers l'arrière lorsque le chargeur est vide, si elle n'est pas complètement revenue vers l'avant, ou si une douille est coincée dans la fenêtre d'éjection.
En cas d'enrayage, la procédure à suivre est la suivante :
Un long feu se produit lorsque le tireur ressent la réaction mécanique de l'arme (le chien frappe le percuteur), mais le coup ne part pas immédiatement. Cet incident peut être causé par une munition défectueuse, une rupture du percuteur, un raté d'alimentation ou une autre cause mécanique.
La procédure à suivre en cas de long feu est la suivante :
Si l'amorce a été percutée, la munition est défectueuse et doit être déposée dans une boîte spéciale ou remise au responsable du stand. Ne jamais la reprendre, car elle est devenue "instable". S'il n'y a pas de trace de percussion, il s'agit d'un problème mécanique, et il peut être utile de consulter un armurier.
Un coup faible se manifeste par une détonation d'intensité très affaiblie par rapport aux autres tirs. Cela indique un dysfonctionnement de la munition, où la poudre n'a pas brûlé complètement ou était absente.
La réaction à un coup faible est similaire à celle d'un long feu :
S'il n'y a qu'une douille, vérifier impérativement que le canon n'est pas obstrué par le projectile, en utilisant une baguette ou une lampe. Il est très dangereux de tirer le coup suivant si le projectile est toujours dans le canon.
Les armes à feu nécessitent un entretien régulier et méticuleux pour garantir leur bon fonctionnement et éviter les accidents potentiels. Voici quelques mesures de sécurité essentielles :
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