La poudre à canon, également connue sous le nom de poudre noire ou poudre à fusil, est un explosif constitué de trois éléments principaux : le salpêtre (nitrate de potassium KNO3), le soufre et le charbon de bois. C'est le premier explosif découvert par les hommes.
L'origine de la poudre noire est assez méconnue. La plus ancienne recette détaillée de cette substance apparaît dans un manuel militaire chinois imprimé en 1044. On sait néanmoins qu'elle a été utilisée dès le Xe siècle par les Chinois pour des feux d'artifice et que les Arabes s'en servaient au XIVe siècle pour lancer des flèches à partir de sarbacanes ou de canons. Les Européens l'ont adoptée à peu près à la même époque, également à des fins militaires puis, à partir du XVIIe siècle, pour des buts « civils », notamment dans les mines et pour des travaux publics. Elle est restée le seul explosif connu jusqu'au XIXe siècle.
Depuis le XIVe siècle, la poudre noire - substance à base de salpêtre, de soufre et de charbon de bois - servait non seulement de force propulsive mais aussi d’explosif pour les mines et les bombes. L'invention de la fusée est intimement liée à celle de la poudre noire. La plupart des historiens des sciences attribuent aux Chinois la découverte de cette dernière.
Il existe plusieurs variétés de poudre noire, ayant des caractéristiques explosives un peu différentes. Les proportions des trois constituants varient dans les limites suivantes :
Le salpêtre apporte l'oxygène, le soufre régularise la combustion et facilite l'allumage. Pour fabriquer la poudre noire, on prépare séparément deux mélanges binaires, le charbon de bois et le soufre d'une part, le charbon de bois et le salpêtre d'autre part, en broyant les deux composants pendant plusieurs heures. Les mélanges binaires sont ensuite triturés et humidifiés ensemble (8 p. 100 d'eau environ) et pressés en galettes. Celles-ci sont cassées en grains classés par grosseur, séchés et souvent polis et arrondis par frottement. Pour les travaux de mine, on utilise la poudre noire sous forme de cylindres comprimés de densité 1,55 et percés d'un trou pour le passage de la mèche.
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La poudre noire donne une fumée abondante, chargée de particules solides et riche en oxyde de carbone ; un kilogramme de poudre libère environ 300 litres de produits gazeux. La température de l'explosion atteint 2 400 0C.
Aujourd'hui, la poudre noire a évidemment perdu tout intérêt militaire. Elle est encore utilisée pour l'abattage de matériaux tendres et comme poudre de chasse ; elle entre notamment dans la constitution de certains feux d'artifice.
Intimement associés au soufre et au charbon, les nitrates alcalins constituent la poudre noire qui fut longtemps le seul explosif connu. La vivacité, la force et le potentiel des poudres noires varient beaucoup avec leur composition.
L'emplacement de chaque type permet de définir approximativement les possibilités d'emploi, en fonction du calibre et de la capacité de la douille. Voici quelques exemples de poudres et leurs utilisations :
Une arme à poudre noire est une reproduction fidèle d’un modèle ancien, utilisé entre les XVIe et XIXe siècles. Chaque modèle évoque une époque différente. Les collectionneurs qui souhaitent posséder un objet historique et fonctionnel. Les tireurs sportifs qui recherchent un défi technique.
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La poudre noire est un mélange explosif utilisé comme propulseur dans les armes à feu anciennes. Lorsqu’elle est enflammée par une amorce, elle produit une détonation qui propulse la balle hors du canon.
En France, les armes à poudre noire sont généralement classées en catégorie D, ce qui les rend accessibles sous certaines conditions. La vente est autorisée aux personnes majeures, sans besoin de permis de port d’arme. Cela s’applique uniquement aux répliques d’armes conçues avant 1900 (sauf si elles sont modifiées ou modernisées). Même si une arme à poudre noire est en vente libre, sa possession implique des responsabilités, surtout en matière de stockage à domicile. La poudre noire est inflammable, elle doit être stockée dans un récipient sécurisé et à l’abri de l’humidité et de la chaleur.
Collectionner une arme à poudre noire, c’est posséder une pièce d’histoire. Ces répliques sont souvent fabriquées en Italie avec un haut niveau de finition. En France, la collection d’armes à poudre noire est autorisée sans déclaration pour les modèles en catégorie D.
On confond souvent les armes à plomb et les armes à poudre noire. L’arme à poudre noire est plus réaliste et puissante, mais aussi plus contraignante.
Choisir une arme à poudre noire, c’est faire un pas vers l’histoire, l’artisanat et une pratique du tir pleine de sens.
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Pour tirer avec une arme à feu, il faut un canon, de la poudre, un projectile et une étincelle. Dans les premiers temps des armes à feu, il fallait d’abord mettre la poudre dans le canon, puis le projectile. Avec les armes à feu modernes, les projectiles contiennent leur propre mélange déflagrant, enfermé dans le fond d’un étui ou d’une douille.
Si la gélatinisation a été obtenue au moyen de solvants volatils, donc éliminés plus ou moins complètement en cours de fabrication, c'est une poudre à simple base, ou à la nitrocellulose pure; la première en date a été la célèbre poudre B. Toutes les poudres françaises commercialisées (excepté les sphériques), ainsi que les poudres américaines de Du Pont, appartiennent à cette catégorie.
Si le gélatinisant possède lui même des propriétés explosives, comme par exemple la nitroglycérine, et reste incorporé à la poudre sous un certain pourcentage, c'est une poudre à double base.
Sur un forum voisin, un membre, bien informé, nous annonce la fin du conditionnement carton au profit du plastique, des poudres Nobel Sport; ce n'est qu'un retour en arrière car dans les années 60, la matière plastique était déjà employée.
Il est vrai que ce conditionnement carton-métal n'est pas l'idéal et difficile à vider totalement; il serait toujours de 500 grammes et c'est mieux ainsi, à mon avis, car nous pouvons plus facilement diversifier pour ne pas oublier que nous sommes limités à 2 kilos, en détention, hors cartouches chargées.
Je vous présente quelques photos des différents conditionnements employés depuis le début de mon rechargement; vous serez surpris, pour les connaisseurs, de voir un bidon métal de poudre T: cette poudre était destinée au rechargement des cartouches de chasse, à plomb, mais je dois vous avouer que déjà, à cette époque, les chasseurs rechargeaient très peu et ayant eu l'occasion de récupérer pas mal de cette poudre, je l'utilisais pour refaire de la 9 mm para qui alimentait sans aucun problème, un vieux Luger!
Rassurez vous, rapidement, je suis passé par l'incontournable poudre T Bis (employée, alors, par la SFM, pour toutes ses cartouches d'armes de poing) qui était valable du 6,35 au 45 ACP!
Et bien sur, ensuite par la BA 9, à laquelle, je suis toujours fidèle.
Quelques photos:
A noter, aussi, que la SNPE a conditionné très peu de temps, certaines poudres en bidon de 750 grammes; c'était le même emballage, car vous l'avez constaté, les bidons sont bien grands pour contenir seulement 500 grammes!
Espérons que le prochain conditionnement annoncé soit plus pratique (peut être pour nous faire accepter une hausse des prix inéluctable!).
Amorces, bourres grasse, jupe, douilles et plombs pour cartouches de chasse lisses, c'est à dire les calibres 12,16 18, 20...
DAVIDE PEDERSOLI & C. propose une variété de composants pour le rechargement des cartouches de chasse, incluant :
Solognac développe et étoffe toute une gamme de cartouches à base d’acier et autres substituts au plomb, comme le cuivre doux. La protection de nos biotopes et de la faune sauvage sont plus que jamais une priorité pour les chasseurs. Depuis de nombreuses années, la réglementation française interdit l'utilisation de la grenaille de plomb pour chasser dans les zones humides.
En soutien à cette réglementation, Solognac développe et étoffe toute une gamme de cartouches à base d’acier et autres substituts au plomb. Nous avons commencé par concevoir une cartouche polyvalente en acier pour tirer à moyenne distance, la L100 32G Acier. Nous avons ensuite répondu aux besoins des chasseurs qui tirent à longue distance en développant la cartouche XL 900 35G. Et l'an passé, suite à différentes tables rondes menées dans le nord de la France et en Camargue, les chasseurs à la passée nous ont alerté sur un point : l’importance de la vitesse. Nous avons alors travaillé sur le développement de la cartouche XL 900 33G, une munition mesurée à 420 m/s à 2,5 mètre en sortie du canon.
Notre chef de produit, Augustin, a la responsabilité de définir un besoin, ainsi que les attentes des utilisateurs dans leurs pratiques au quotidien, et l’ingénieur produit, Clément, est en charge des choix techniques de conception. Poudre, bourre, charge, matière, sertissage ou encore vitesse sont soigneusement étudiées en fonction du cahier des charges.
Lorsque le choix des composants, en fonction des résultats balistiques attendus, est arrêté, on passe à la production des prototypes avec un encartoucheur choisi parmi notre panel de partenaires européens. En effet, une cartouche répondant à “je veux tirer des oiseaux posés à 10m” devra être traduit techniquement et ne donnera pas la même munition qu’un “je veux tirer des oiseaux rapides passant au vol à 30m” évidemment.
Une fois la traduction de ces scénarios d’usage réalisée en partenariat avec l'encartoucheur, les prototypes conçus sont ensuite éprouvés au banc d’épreuve pour homologation CIP (Commission Internationale Permanente pour l’épreuve des armes à feu portatives), avant d’être testés sur le site de Solognac en groupement, par le passage dans des fusils semis automatiques par exemple, et en situation réelle de chasse afin de valider l’usage final.
Il va de soi que plusieurs allers et retours peuvent être nécessaires pour valider un produit fini, ce qui peut venir se traduire par 6 mois, 2 ans voire 3 ans de développement.
A la suite de quelques nuits à la hutte passées en Picardie avec des collègues chasseurs Décathlonien mais aussi avec des amis gabionneurs de Normandie, Augustin a remonter de nouvelles attentes de la part des chasseurs de canard à son équipe projet. Pour faire court : “l’acier c’est bien, mais ce n’est pas du plomb”. En d’autres termes, l’attente des utilisateurs est claire : ces derniers souhaitent pouvoir tirer une cartouche avec un substitut au plomb ayant les mêmes caractéristiques létales.
Clément et Augustin ont alors commencé par répertorier et tester de nombreux substituts existants dans le monde, même les substituts américains tel que le tungstène. Très rapidement, le cuivre doux (soft copper) est sorti du lot grâce à sa densité plus élevée que l’acier et très proche de celle du plomb.
La cartouche XL900, proposée pour le moment en plomb N°4, est une cartouche que vous pouvez tirer en zones humides et qui conviendra pour chasser les canards, de la sarcelle d'hiver au colvert.
Techniquement, c’est une munition Haute Performance Magnum de calibre 12/76. La bourre est de “type acier”, c’est-à-dire qu’elle évite le contact des grenailles “dures” comme l’acier, le cuivre ou encore le tungstène avec le canon. L'utilisation de ce type de bourre avec ce type de substitut est régi par la CIP (Commission Internationale Permanente pour l’épreuve des armes à feu portatives).
Mais ce n’est pas tout : l’utilisation d’une bourre de “type acier” présente un second avantage : la charge est complètement prise dans la bourre, ce qui permet d’obtenir des groupements plus réguliers à longue distance qu’avec une bourre classique.
Avec cette XL900 Soft Copper, nous avons choisi d’utiliser une poudre “simple base”, spécialement développée par notre encartoucheur pour les chargements “haute performance substitut”. Cette poudre permet d’obtenir un ratio vitesse/pression très avantageux, avec laquelle nous atteignons aisément les 420 m/s.
Concernant la grenaille, le cuivre doux utilisé dans cette munition est légèrement plus dense que l’acier : 8 g/cm3 pour l’acier contre 9 g/cm3 pour le cuivre, et 11 g/cm3 pour le plomb. Cette densité permet de conserver l'énergie sur une plus longue distance, et de gagner de 7 à 10m pour du cuivre N°4 avec une vitesse initiale de 420 m/s par rapport à une cartouche chargé à l’acier ayant les mêmes caractéristiques. Une cartouche au cuivre sera alors plus létale à 25 mètres, par exemple, qu’une cartouche acier classique ayant la même vitesse.
La conception de cette cartouche est partie d’une anecdote vécue par Augustin. Nous sommes alors en 2018. Lors d’une nuit à la tonne il a l’occasion d’effectuer un tir sur un oiseau qui venait de se poser à moins de 10m de l’installation… Qu’il loupe malencontreusement.
“Il y a 2 ans, en plein mois de Novembre je faisais une nuit avec mon coéquipier de tonne et ami, Loïc. Vers 2h du matin il me réveille et d'un geste lent mais sûr me montre le côté gauche du Blanc, et là....8 sarcelles de posées. Discrètement il me fait un signe vers le fusil. J'ai compris, c'est moi qui tire. Génial, je suis ravi. J’attrape le fusil d’un geste sûr, je me positionne et je tire. Loïc dégouté me dit "tu les as loupées alors qu'elles étaient à même pas 10m”.
C’est à la suite de cette nuit et de discussions avec d’autres passionnés qu’il a l’idée de concevoir, avec l’aide de Clément, une cartouche dispersante, avec une large gerbe, permettant le tir d’oiseaux à proximité.
Pour débuter, l’équipe de conception a testé en conditions réelles de chasse, et en ciblage, les cartouches dites "dispersantes" existantes sur le marché. Le constat ? Certaines pas assez dispersantes, d’autres peu régulières. Clément et Augustin décident alors de s’inspirer d’autres pratiques de chasse, comme celle de la bécasse, pour innover et tester la conception d’une cartouche ARX avec des grenailles d'Acier. Les jupes utilisées pour les cartouches aciers ne peuvent en théorie pas s'associer avec un système ARX, mais c’était sans compter sur la persévérance et l'ingéniosité de Clément. Après avoir ciblé ces nouvelles cartouches S900 ARX acier, ils étaient certains de pouvoir relever ce défi.
Techniquement, nous sommes sur une munition Haute Performance Magnum de calibre 12/76. La bourre acier que nous avons sélectionné est accompagnée d’un disperseur ARX. Ce disperseur permet, comme son nom l’indique, d’ouvrir la gerbe plus rapidement qu’une cartouche acier classique. L’ARX est disposé dans la bourre acier, puis on y ajoute la grenaille jusqu’à atteindre les 30g d’acier. Au moment du tir, l’ensemble sort du canon, la bourre et le couple ARX-Acier se séparent puis dans l’instant suivant la gerbe s’ouvre sous l’action de l’ARX.
Avec cette cartouche, nous avons choisi une poudre “simple base” spécialement développée pour ces cartouches en acier. Elle nous permet de garantir une vitesse de 405 m/s.
Pour résumer, la cartouche S900 ARX Steel est une munition de type acier conçue pour tirer à courte distance. Existant en plomb de 6, elle conviendra parfaitement au tir de d’oiseaux posés en bordure d’installation (tonne, hutte ou gabion).
La cartouche destinée à être utilisée dans une arme rayée est trop souvent désignée par le terme galvaudé « balle » .
La cartouche (nom de la munition complète) est composée d’une balle (le projectile), d’un étui (la «douille») d’une amorce et de poudre.
En se basant sur des faits concrets, la forme d’une balle est composée d’une série de solides géométriques. Sur une surface plane, à la verticale, on trouve d’abord une base, puis un cône de degré variable. Suit une section cylindrique, qui peut être striée ou non, et qui sera en contact avec le canon lors du passage de la balle. La partie suivante est l’ogive, qui existe sous trois formes principales : l’ogive sécante, l’ogive tangente et l’ogive hybride.
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