L'holster réglementaire US Army modèle M1916, conçu pour le pistolet Colt M1911/M1911A1, est un élément emblématique de l'équipement militaire américain. Il a été fabriqué par PERK & CAMBE et daté de 1917.
Cet holster est un modèle M1916 classique, conçu pour la cavalerie, mais rapidement adopté par toutes les branches de l'armée. Il est fabriqué en cuir épais et robuste.
Le marquage sur le rabat indique le fabricant PERK & CAMBE et est clairement daté de 1917. De plus, on peut trouver le marquage d'Inspecteur : Présence du marquage R.J.M.
L'exemplaire est en bon état général, le cuir est souple et bien entretenu.
La particularité de ces holsters de 1917 est qu'ils ont non seulement servi pendant la Grande Guerre, mais ont aussi été réutilisés en grand nombre pendant la Seconde Guerre Mondiale pour armer la nouvelle vague d'officiers et de troupes.
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Les étuis en cuir de la Première Guerre Mondiale sont beaucoup plus difficiles à trouver que ceux de la Seconde Guerre.
Il existe d'autres équipements militaires associés à cette époque, notamment :
Certains holsters Colt 1911 ont été réutilisés pendant la guerre du Vietnam. Une note au sein de l'armée a été passée pour teindre les holsters en noir avant qu'ils en aient de noir d'origine.
L'histoire de l'étui dit "jambon" est intimement liée à celle du revolver réglementaire français, en particulier les modèles 1873/74 et 1892. Cet étui, dont le nom provient de sa forme particulière rappelant un jambon, a connu plusieurs modifications et adaptations au fil des années pour répondre aux besoins changeants de l'armée française.
En 1876, l'armée française créa un étui spécifiquement conçu pour les revolvers Modèle 1873 et 1874. Officiellement adopté en 1878 sous la dénomination de modèle 1876, cet étui "jambon" se caractérisait par sa forme triangulaire, évoquant une fonte rigide. Il était maintenu fermé par une patte de fermeture dotée d'une pièce de laiton renforçant le passage du téton. Au dos, on trouvait un passant pour le ceinturon et deux dés en laiton destinés à la fixation d'une banderole. L'étui modèle 1876 est créé pour le revolver Mle 1873.
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Le dos de l'étui est lui plus intéressant, car on trouve: le "rond" typique destiné à protéger le bouton du 73. Une autre particularité est la "cale" sur le coté droit de l'étui et qui sert a maintenir l'arme au niveau du pontet dans l'étui. La couture de la dite cale chevauche la première couture du bas du passant! Les anneaux de bretelle sont de forme ronde. Voici la cartouchière prévue à de deux rangées de cartouches de 11m/m.
L'adoption du revolver Modèle 1892 en calibre 8 mm a rendu l'étui modèle 1876 moins adapté. Les alvéoles de la cartouchière se sont avérées trop larges pour les nouvelles munitions. Pour pallier ce problème, un grand nombre d'étuis ancien modèle ont été modifiés. Ces modifications sont visibles par les traces de couture des anciennes alvéoles.
À la mise en service du remplaçant du 1873 cad le 1892, on utilise les étuis existants de 1873 auxquels on fait subir une modification logique. La face avant est la même, voici un exemplaire que je nommerai de "transition" complet et d'origine. La face arrière est identique, vous retrouverez les mêmes éléments qu'auparavant La modification portera, comme vous vous en doutez, sur la cartouchière. Celle ci sera décousue et remplacée par une nouvelle adaptée au 8m/m. On distingue les anciennes piqures bien visibles.
L'étui jambon a continué d'évoluer au fil des années, avec plusieurs modifications apportées pour améliorer sa fonctionnalité et sa compatibilité avec les équipements en service.
En 1909, une nouvelle modification a été apportée aux étuis jambon, touchant cette fois le dos de l'étui. Les dés de fixation de la banderole ont été supprimés. On modifie l'étui afin de recevoir les 3 paquets de cartouches. On rencontre soit des étuis modifiés comme précédemment soit des étuis qui sont modifiés dès la conception. Puis l'étui subit une dernière modification en perdant ses anneaux de bretelles ronds qui deviennent carrés.
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L'une des dernières évolutions de l'étui jambon a consisté à simplifier sa conception au niveau du rabat. L'aspect bombé a été abandonné. Des 1894 les étuis sont simplifiés ils conservent leur face avant Par contre la face arrière elle change dans un premier temps: en supprimant le "rond du bouton d'arrêtoir de baguette", la cale deviens plus grosse et sa couture chevauche maintenant la seconde couture du passant et les anneaux de bretelles restent ronds.
Dans le même esprit que les cartouchières de type 1916 modifiées 1934 ou 1934/1936, certains étuis de revolver ont été équipés pour accueillir les équipements modifiés 1934 et 1934/1936. Cela comprenait l'ajout d'un triangle de suspension permettant de fixer le crochet des bretelles de suspension, ainsi qu'un anneau permettant l'arrimage du bidon sur le côté gauche de l'étui (équipement 1934/1936).
L'adoption des nouveaux effets modèle 1935 a entraîné le besoin d'équipements compatibles, menant à la création de nouveaux étuis. L'étui dit "simplifié" apparaît.
Avec l'entrée en guerre en 1914, le cuir fauve est adopté pour toutes les armes. Auparavant, la Gendarmerie possédait ses étuis en noir. En 1916 ont simplifie et l' etui Jambon comme tel disparait au profit de l'étui dit " simplifié". Il est a noter que les fabricants civils ne se sont pas privés de fournir des étuis jambon et autres, de belle facture et pratiquement en tout point identiques.
De forme très proche de la cartouchière modèle 1888, la cartouchière porte-pistolet est légèrement plus large, 19 cm au lieu de 15 cm. Elle était dotée d'un passant de ceinturon et d'un triangle de suspension pour les bretelles de suspension. De forme triangulaire, l'étui modèle 1916 était en cuir fauve fleur à l'extérieur.
Certains étuis ont été fabriqués à neuf, tandis que d'autres ont été modifiés. Pour ces derniers, le passant de ceinturon était décousu et le triangle de suspension enlevé. Le passant était ensuite remonté à l'aide de rivets. Une boucle spécifique à ardillon était ajoutée sur la partie haute et un anneau dans la partie basse, permettant la fixation des bretelles de suspension dans la boucle à ardillon.
L'adoption du pistolet automatique modèle 1935 A et 1935 S en 1937 a conduit au développement d'un étui dédié, adopté la même année. Conjointement aux nouveaux équipements du modèle 1935/1937, l'étui était dès sa conception pourvu des attributs spécifiques à ces derniers, notamment la partie haute d'un dès permettant le passage des bretelles de suspension (et non plus d'un simple triangle de suspension).
Avec l'arrivée massive des pistolets automatiques sur le marché au cours des années 1930, certains étuis pour revolver ont été modifiés afin d'accueillir un pistolet automatique. Dénommé "Holster, Pistol, Cal 45 model 1916", cet étui de fabrication américaine équipait avant tout les troupes américaines au cours de la Première et Seconde Guerre mondiale.
Dans l'immédiat après-guerre, l'armée française a été dotée de nombreuses armes de point aux origines diverses. De nombreuses armes allemandes telles que P38, P08 ainsi que le fameux Colt 1911 A1 américain garnissaient les étagères des régiments. Certains ont voulu passer au pistolet automatique sans pour autant investir dans un étui neuf.
À la fin des années 1940, un étui pouvant accueillir différentes armes a été mis à l'étude. Le rabat était muni d'une double position de fermeture qui permettait de l'adapter au type d'arme désiré. Au dos, on trouvait un simple passant droit pour le port au ceinturon. Il accueillait bien entendu aussi le nouveau pistolet automatique modèle 1950. Certains des premiers étuis ont été modifiés en modèle M1, avec le passant de ceinturon enlevé et les passants de suspension rajoutés.
En 1957, l'étui modèle 1948 a été à nouveau modifié. L'anneau mobile a été conservé. Spécifiquement conçu pour le nouveau pistolet automatique modèle 1950, cette nouvelle version d'étui était légèrement plus courte que ses prédécesseurs. La base de l'étui renforçait la couture du "nez".
Des versions en cuir chromé jaune (années 1960) et noir (gendarmerie et armée de l'air) ont également existé.
En 1950, dans le cadre de la mise au point de l'équipement en coton filé pour les troupes parachutistes, l'étui de pistolet a été adopté. Fabriqué dans une toile verte épaisse, le rabat au bord arrondi se fermait par un bouton pression. Un rivet plein renforçait la couture à l'endroit où prenait appui la crosse de l'arme. Un double passant en toile permettait le port glissé au ceinturon. Un crochet de type modèle 1910 US surmontait le tout et proposait une alternative de fixation. Une pièce de cuir recouverte de toile renforçait l'ensemble, le tout traversé par un rivet plein.
L'utilisation sur le terrain a rapidement mis en évidence les faiblesses de ce nouvel étui, notamment au niveau des passants de ceinturon. En 1954, une fermeture par sangle en toile a été mise en place.
Le pistolet automatique MAC modèle 1950, adopté, était destiné à remplacer l'ensemble des armes de poing alors en service. L'étui TAP a été raccourci (celui en cuir l'a été en 1957) pour s'adapter au mieux au MAC 50.
Dans le cadre de la mise en place du nouveau fusil d'assaut FAMAS, un nouvel équipement du fantassin a été développé. Un nouvel étui a été adopté dans la foulée, mais le pistolet automatique MAC 1950 étant toujours l'arme de poing réglementaire, l'évolution n'a pas été fondamentale.
L'étui F1, compatible OTAN, reprenait les attributs de l'étui TAP en coton, à savoir un passant de ceinturon surmonté d'un crochet de type M1910 US. Il se fermait au moyen d'une sangle en PVC et un chargeur supplémentaire prenait place dans un logement dédié. À l'intérieur, on trouvait le logement pour la baguette de nettoyage.
Au cours des années 1990, une nouvelle version de l'étui F1 a été distribuée. Fondamentalement similaire à la précédente, la toile était dorénavant en PVC. Une version blanche pour cérémonies a également existé.
Les couleurs des étuis variaient en fonction du corps d'armée. Les couleurs de cuir étaient noires pour l'ensemble des troupes excepté la cavalerie dont la couleur était fauve, noire également pour la gendarmerie, rouge foncé quadrillé pour les saphis. Après 1915, tout est devenu fauve même pour les spahis sauf quelques équipements de spahis.
Toutefois, avec l'entrée en guerre, le besoin en matériel est devenu énorme et le 9 décembre 1914, le cuir fauve a été adopté pour tous les grades et toutes les armes.
Les étuis de la cavalerie étaient fauves pour la troupe et les MDL. À partir du grade de maréchal des logis chef, le ceinturon et l'étui de revolver et ses accessoires étaient en cuir vernis noir, idem pour les adjudants et pour les officiers. Même remarque pour les spahis, tout était en cuir quadrillé rouge pour la troupe et les maréchaux des logis.
Pour un revolver à poudre noire style Colt 1860, plusieurs types de holsters peuvent être utilisés :
Le Slim Jim se portait à la ceinture et donc l'arme était plutôt haute et ne tombait pas vraiment sous la main. Certains, mettaient un Slim Jim de droitier sur leur coté gauche afin justement de rendre la crosse de l'arme plus rapidement accessible à la main droite.
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