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Progressivement, avec les progrès de la construction mécanique, les véhicules ont été adaptés aux exigences du combat avec l’idée novatrice d’y installer une mitrailleuse. En mars 1898, le ministre de la Guerre, le général Billot, achète la première automobile mise en service au sein des armées, une voiture Panhard.

Cependant, les armées, par conservatisme et manque de budget, ne s’équipent pas massivement de « véhicules automobiles » et les régiments comptent encore sur des centaines de milliers de chevaux ou de mules pour tracter les canons, déplacer la cavalerie et transporter l’intendance. Quant à l’infanterie, elle va à pied. Cette situation n’est pas propre à la France car en ce début de XXe siècle toutes les grandes armées du monde sont organisées de la même façon.

En 1902, une commission militaire des automobiles, présidée par le colonel Feldmann, examine une voiture de tourisme Charron-Voigt-Girardot aménagée pour une utilisation militaire : les deux places arrière sont remplacées par une tourelle avec une mitrailleuse Hotchkiss (de fabrication française), le tout protégé par un blindage de 8 mm. Il s’agit donc bien d’une automitrailleuse. Mais elle a un double défaut : son poids et son prix !

C’est le capitaine Genty de la Touloubre qui trouvera la solution. Il imagine monter une mitrailleuse Hotchkiss 1901 à refroidissement sur une colonne tronconique en aluminium. Un pivot permet de tirer dans toutes les positions. Il installe le tout sur une automobile Panhard 24-HP. Il pilote lui-même ce nouvel engin, qui prend aussitôt le nom de Panhard-Genty aux manœuvres de 1905 dans l’Aube.

Mitrailleuses dans l'Aviation

Toutefois la mitrailleuse restait l’arme la mieux adaptée a l’avion et des essais en France dés 1913 avaient prouvés qu’il faudrait trouver le moyen d’instaler cette arme sur des appareils capables de ratraper ceux de l’ennemi. Hors a cette époque les avions les plus rapides etaient les monoplans monoplaces dont le moteur etait a l’avant. Malheureusement si la mitrailleuse etait placée au seul endroit possible sur ce type d’appareil, a savoir devant l’habitacle, sur le dessus du fuselage et dirigée vers l’avant, ses balles frappaient et détruisaient l’hélice. Mais tous butaient sur le même problème de synchronisation de l’hélice qui consistait a stopper le tir de la mitrailleuse plusieurs fois par secondes lorsqu’une des pales de l’hélice passait devant le canon.

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En France, Raymond Saulnier quand a lui avait breveté un mécanisme destiné à contrôler les mouvements de la culasse et du percuteur d'une mitrailleuse, variant selon le régime de rotation du moteur. C’est ce système qui est la base du mythe de Rolland Garros au début de l’année 1915 il abattit trois ennemis grâce a son hélice blindée .les pilotes allemands en le voyant foncer droit sur eux ne se doutait pas encore qu’il pouvait tirer a travers son hélice et se laissaient surprendre.

La chance tourna le18 avril 1915 quand le circuit d’essence ayant été sectionné par une balle, son moteur tomba en panne. Garros du atterrir en territoire ennemi près d'Ingelmunster en Belgique. Il eu le temps de brûler son avion avant d'être capturé mais Les Allemands récupérèrent les restes de l'appareil et découvrant le secret du français, ils demandèrent a Antony Fokker de le copier et de l’adapter sur son nouveau monoplan.

Cependant la nouvelle mitrailleuse allemande Spandau tirait des munitions en acier auxquelles le blindage des hélices ne résistait pas. La cadence etait de 400 coups minute environ, le principal défaut etait que avec ce dispositif, même les cartouches non percutées etaient éjectées. En France c’est le sergent français Robert Alkan qui mettra au point la version française et le système par câbles anglais sera mis au point lui par Constantinesco pour vickers.

Utilisation dans les Fortifications

On peut encore ajouter qu'au niveau de la ligne principale de résistance, la configuration du terrain peut à certains endroits créer des angles morts et donc un point faible dans le dispositif. Cela est notamment le cas à l'arrière de l'intervalle de l'ouvrage du Cap-Martin et de la casemate sud du val de Vesqui. Les militaires ont coulé des blockhaus de taille modeste pouvant accueillir une mitrailleuse Hotchkiss. Il s'agit concrètement d'un cylindre dont les murs sont épais en moyenne de 60 cm. On accède dans le blockhaus par un passage large de 60 cm situé à 45° du créneau. À 60 cm du sol, se trouve un rebord qui fait tout le tour de la pièce. Il sert notamment à poser les pieds de l'affût-trépied de la mitrailleuse.

Tableau: Composition sommaire en matériel d'une Section de mitrailleuses Hotchkiss Mle 1914

Désignation des Objets Quantités Observations et Emplacements
Mitrailleuses Hotchkiss Mle 1914, avec gaine 3 Une sur chaque bât de mitrailleuse.
Affûts-trépieds Hotchkiss Mle 1916 ou affûts-trépieds Mle 1915, type Omnibus 3 Idem.
Canon de rechange dans son étui 3 Idem.
Correcteurs de pointage et stadia pour le tir contre avions, dans une trousse en toile 1 ou 2 Un sur le bât porte-mitrailleuse n° 1 pour les sections groupées en compagnies et appartenant à des compagnies endivisionnées. Deux (un sur chaque bât porte-mitrailleuse pour les autres sections).
Crosses pour mitrailleuses 3 Un sur chaque bât porte-mitrailleuse.
Musettes de pièce 3 Idem.

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