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L'identification des oiseaux peut être une activité enrichissante, que ce soit dans les jardins, les parcs ou les zones sauvages. Parmi les nombreuses espèces d'oiseaux, certains présentent des caractéristiques distinctives qui facilitent leur reconnaissance.

La Sittelle torchepot (Sitta europaea)

Reconnaissable à son chant mélodieux et répétitif, mais aussi à sa propension à se déplacer à la verticale sur le tronc des arbres, même la tête en bas, la Sittelle torchepot est un oiseau assez commun dans les espaces forestiers.

Caractéristiques physiques :

  • Les pattes, bien griffues lui permettent de se déplacer à la verticale, même sur les écorces lisses, mais aussi de fixer les capsules de fruits secs dans des creux d’écorce, afin de les casser avec son bec.

Habitat et comportement :

  • La Sittelle a une forte préférence pour les futaies de feuillus, surtout celles qui comportent de vieux sujets comme les chênes et les hêtres.
  • Elle s’installe également dans les parcs et jardins boisés, où les grands arbres offrent des refuges et des ressources en nourriture.
  • En hiver, elle peut se rapprocher des habitations.
  • Le régime alimentaire de la sittelle torchepot est mixte et très adaptable.
  • En automne et en hiver, son alimentation se diversifie vers les graines, les glands ou les noisettes.
  • Cet oiseau essentiellement arboricole niche dans les anfractuosités des vieux arbres et utilise généralement le même nid chaque année.

Reproduction :

  • La saison de reproduction débute au printemps.
  • La femelle pond entre 5 et 9 œufs, qu’elle couve seule pendant environ deux semaines, tandis que le mâle assure son ravitaillement en nourriture.
  • Les jeunes, nourris par les deux parents, quittent le nid après trois à quatre semaines.

Le Loriot d’Europe (Oriolus oriolus)

Le Loriot d’Europe est un superbe oiseau migrateur (il arrive en avril et repart en août) forestier et discret. Il fréquente certains grands parcs.

  • Le mâle est jaune vif avec des ailes noires, la femelle et le jeune mâle ont le dessus vert-jaune et le dessous blanchâtre strié.
  • Le cri typique est un « viehh » rêche, rappelant un chat énervé.

Habitat et Comportement

  • L’habitat du Loriot associe deux composantes principales : un environnement chaud et un milieu forestier frais et humide, dans la plupart des cas feuillu, aux frondaisons luxuriantes, mais doté de clairières.
  • L’espèce apprécie en effet un certain effet de lisière.
  • Le Loriot passe l’hiver dans des paysages africains de savane ou de mosaïque savane-forêt, de ripisylves et de forêts galeries.
  • Le Loriot est une espèce totalement migratrice.
  • Son départ de l’Europe s’effectue dès la fin du mois de juillet et en août.
  • Le Loriot est belliqueux et poursuit vivement ses rivaux en période de reproduction mais aussi de nombreuses espèces d’oiseaux et même les mammifères, y compris l’homme à proximité du nid.
  • Les mâles se cantonnent dès la fin d’avril, rejoints quelques jours après par les femelles qui sont alors serrées de près, lors de vols frénétiques et bruyants à travers les frondaisons.

Reproduction

  • La fidélité au lieu de reproduction semble à ce point étroite que certains sites sont occupés pendant des décennies et même certains arbres jusqu’à sept ou huit années consécutives.
  • Le nid est une sorte de hamac de six à sept centimètres de profondeur sur 8 à 10 cm de diamètre constitué de lanières de toutes sortes (feuilles, pailles, écorces) mêlées de crins, mousse, etc., le tout habilement tissé dans la fourche d’une branche, loin du tronc, à une hauteur de 10 à 20 m du sol.
  • La ponte de trois à quatre œufs est déposée le plus souvent entre la dernière décade de mai et la première de juin en région tempérée, un peu plus tardivement au nord, et incubée durant 15 à 18 jours par la femelle seule sous la surveillance du mâle.
  • Les jeunes sont nourris au nid durant 15 jours par les deux parents, équitablement d’abord puis surtout par la femelle.
  • Les jeunes vagabondent ensuite avec leurs parents avant d’entreprendre leur première migration.

Le Loriot se nourrit principalement d'insectes au printemps, puis de baies et de fruits à la fin de l'été.

Répartition et Conservation

  • Cette espèce n’est guère menacée par les activités humaines.
  • La principale menace réside sans doute dans la gestion des bords de rivière où les ripisylves, souvent très étroites, ont du mal à se maintenir car elles se trouvent prises entre divers enjeux.
  • L’effectif, très mal estimé, est compris entre 10 000 et 100 000 couples selon YEATMAN et 150 000 à 600 000 selon BIRDLIFE INTERNATIONAL.

La Perdrix grise

La Perdrix grise est un oiseau des zones cultivées et un gibier très convoité. Cette espèce a été introduite dans plusieurs parties du monde en tant que gibier, y compris dans de vastes zones d’Amérique du Nord et du Canada.

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Caractéristiques physiques :

  • L’adulte est un oiseau rondelet.
  • Les parties supérieures sont brun-châtain et gris, mais les couleurs sont très variables.
  • L’arrière du cou est gris-brun.
  • Les ailes sont tachetées de brun de différents tons.
  • Les parties inférieures sont grises avec une tache châtain foncé sur le bas de la poitrine.
  • L’abdomen est blanc grisâtre.
  • La tête est châtain vif à orange, y compris le menton et la gorge.
  • Le bec robuste et légèrement crochu est blanchâtre, typique des Phasianidés.
  • Les yeux sont bruns, entourés d’un cercle oculaire rouge indistinct.
  • Les pattes et les doigts sont gris rosâtre, et on peut voir un éperon à l’arrière de chaque patte.

Différences entre les sexes et les âges :

  • La femelle est plus terne dans l’ensemble, et la tache châtain de la poitrine peut parfois être absente.
  • Elle est légèrement plus foncée en été.
  • Sur la tête, seule la face est châtain.
  • Le large sourcil est absent.
  • Le juvénile est jaune-brun et n’a ni les dessins de la face ni des parties inférieures.
  • L’immature a les ailes plus barrées et les pattes plus brunes.
  • On trouve plusieurs sous-espèces qui présentent de grosses variations de plumage.
  • Habituellement, les races de l’ouest sont davantage brun-roux que celles de l’est, souvent plus claires et plus grises.

Habitat et comportement :

  • Quand l’oiseau est dérangé et qu’il jaillit de la végétation, il émet un cri d’alarme rapide et grinçant « ker-ik, krrip-krrip-kip-ip-ip… » au moment où il s’envole.
  • La Perdrix grise fréquente les zones cultivées, les prairies et les steppes dans les régions tempérées.
  • Elle a besoin d’un couvert végétal comme des zones broussailleuses et des haies clairsemées pour se cacher et d’où elle s’envole si elle est dérangée.
  • La Perdrix grise se reproduit dans la majeure partie de l’Europe et jusqu’à l’ouest de l’Asie.
  • Elle a été introduite en Amérique du Nord et au Canada où elle est commune, surtout au sud du Canada et au nord des Etats-Unis.

Alimentation :

  • La Perdrix grise se nourrit de matières végétales telles que graines d’herbes et de céréales, et aussi de feuilles.
  • Elle capture aussi des insectes.
  • En automne, elle se nourrit surtout de plantes.
  • Les poussins sont nourris avec des insectes durant les deux premières semaines.

Comportement social et reproduction :

  • La Perdrix grise peut se montrer territoriale, mais elle ne défend pas les limites de son territoire.
  • Elles vivent en groupes pendant plusieurs mois de l’année.
  • Ces groupes comprennent les familles ou « compagnies » et quelques adultes non-nicheurs, ou même deux familles peuvent se regrouper.
  • Ces compagnies semblent être sédentaires en hiver selon les conditions climatiques et la disponibilité des ressources alimentaires.
  • Ces groupes se dispersent au début du printemps, période où les couples se forment.
  • Pendant les parades, le mâle déploie les ailes et la queue afin d’exposer les dessins de son plumage.
  • De la même façon, il met en valeur les riches couleurs de ses flancs barrés de châtain.
  • Les deux partenaires se frottent doucement et mutuellement la tête et le cou et aussi le bec.
  • Quelques poursuites entre eux peuvent être observées.
  • L’accouplement, les parades, le nourrissage et la nidification ont lieu à l’intérieur du territoire.
  • La Perdrix grise est surtout sédentaire mais elle peut se montrer nomadique si le temps est mauvais en Europe, et des déplacements altitudinaux sont observés dans certaines régions montagneuses en hiver.
  • La Perdrix grise a un vol rapide et vigoureux sur des distances courtes (2 km).
  • Habituellement, le vol est bourdonnant avec des glissés fréquents.

Reproduction :

  • La saison de reproduction varie selon la distribution, mais en général, elle a lieu au printemps, entre fin avril et juin, avec une seconde couvée possible jusqu’en fin d’été.
  • La Perdrix grise est habituellement monogame.
  • Le couple se forme environ quatre mois avant la saison, et des changements de partenaires sont fréquents pendant cette période.
  • Le nid est souvent placé dans la végétation épaisse ou au pied d’une haie ou d’un buisson.
  • La femelle dépose entre 15 et 17 œufs vert-olive.
  • La femelle incube seule pendant 23-25 jours, alors que le mâle reste dans le voisinage du nid.
  • Les poussins duveteux ont les parties supérieures chamois avec des marques plus sombres, et le dessous jaune pâle.
  • Ils sont nidifuges et quittent le nid dans l’heure qui suit l’éclosion.
  • Les deux parents les protègent et s’occupent d’eux.
  • Ils sont capables de voler sur de courtes distances à l’âge de 10-12 jours, et ils volent bien au bout de 16 à 20 jours.
  • Ils restent encore avec leurs parents pendant quelques temps, et obtiennent leur maturité sexuelle vers un an.

Statut de conservation :

  • La Perdrix grise est encore largement répandue et les populations sont stables pour l’instant.
  • Cependant, des déclins se produisent dans plusieurs parties de la distribution, dûs à la perte de l’habitat avec la disparition du couvert végétal, l’usage des pesticides qui réduit les quantités d’insectes, l’intensification des pratiques agricoles et la chasse.
  • La prédation par les renards et les chats aurait besoin d’être mieux contrôlée.
  • Mais actuellement, les populations de la Perdrix grise ne sont pas menacées.

Autres oiseaux des jardins et des parcs

L’observation des oiseaux débute souvent dans les jardins, les squares et les parcs. Voici quelques oiseaux que vous pourrez observer:

  • Le Rougequeue à front blanc (Phoenicuros phoenicuros)
  • Le Rossignol philomèle (Luscinia megarhynchos)
  • Le Troglodyte mignon (Troglodytes troglodytes)
  • Le Gobemouche gris (Muscicapa striata)
  • La Fauvette à tête noire (Sylvia atricapilla)
  • Le Gobemouche noir (Ficedula hypoleuca)
  • L’Accenteur mouchet (Prunella modularis)
  • Le Rougegorge familier (Erithacus rubecula)
  • Le Merle noir (Turdus merula)
  • La Grive musicienne (Turdus philomelos)
  • L’Étourneau sansonnet (Sturnus vulgaris)
  • L’Hypolaïs polyglotte (Hippolais polyglotta)
  • Le Pouillot véloce (Phylloscopus collybita)
  • Le Roitelet huppé (Regulus regulus)
  • La Mésange bleue (Cyanistes caeruleus)
  • La Mésange charbonnière (Parus major)
  • La Mésange nonnette (Poecile palustris)
  • La Mésange huppée (Lophophanes cristatus)
  • L’Orite (anciennement mésange) à longue queue (Aegithalos caudatus)
  • Le Pinson des arbres (Fringilla coelebs)
  • Le Verdier d’Europe (Chloris chloris)
  • Le Serin cini (Serinus serinus)
  • Le Chardonneret élégant (Carduelis carduelis)
  • Le Bouvreuil pivoine (Pyrrhula pyrrhula)
  • La Linotte mélodieuse (Linaria cannabina)
  • Le Gros-bec cassenoyaux (Coccothraustes coccothraustes)
  • La Sittelle torchepot (Sitta europaea)
  • Le Grimpereau des jardins (Certhia brachydactyla)
  • Le Pic épeiche (Dendrocopos major)
  • Le Pic épeichette (Dryobates minor)
  • Le Pic vert (Picus viridis)

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