Le calibre .357 Magnum est une munition emblématique dans le monde des armes à feu. Cet article explore son histoire, ses caractéristiques et son utilisation.
La .357 Magnum a été créée en 1935. Elle était le résultat naturel des nombreux essais fait à l'époque pour doper la .38 spécial, et qui avait fini par donner la .38-44 ( une .38 spécial super-vitaminée ). Ces essais de rechargement étaient entre autre mené par ... Elmer Keith ( le futur papa du .44 magnum ). La .38-44 était chambrée dans le S&W Heavy-Duty, un révolver de grande carcasse ( carcasse N ), pour avoir suffisamment de métal autour des chambre pour contenir les pressions.
La .357 fut chambré dans un revolver de carcasse N également. Et pour éviter toute erreur facheuse, l'étui fut allongé pour éviter que cette nouvelle cartouche soit chambrée dans un revolver de cal.38. En effet, la .357 développe des pressions triples de celle de la .38 !!
Concernant le nom "magnum", il a été inspiré par Holland&Holland, qui avait créé le .375 magnum en 1911, associant pour la première fois ce terme aux munitions.
Rien à voir avec l'année, c'est le calibre exprimé en millièmes de pouce américain. Soit 25.4 mm : 1000= 0.0254 X 357= 9.0678. L'appellation magnum vient, au départ, de la forme des bouteilles de champagne du même nom.
Lire aussi: Tout sur le .45 Long Colt
En effet, 357 millièmes..........le 9 para c'est du 355...........le 45 ACP 451...........le 45 LC 452 à 454 etc.................
Beaucoup de calibres ont été "arrondis"à 2 chiffres, ce qui a posé quelques problèmes de comprehension pour les profanes. Le 36 PN fait .375 alors que le 38 sp fait .357, cherchez l'erreur. Le 44 PN = le .45 moderne. De même ,généralement les calibres américains anciens sont désignés par 2 nombres, le premier pour le calibre et le 2ème pour la charge de poudre, 44/40, 32/20, 45/70...sauf certains qui sont inversés 38/40 (calibre.40) et 56/50 spencer (cal .50)
A ma connaissance, le .38 et le .357, c'est le même diametre de munitions (exprimé en centieme ou millieme de pouce). Ce qui change principalement c'est la longueur de l'étui et donc la quantité de poudre qui pousse la balle.
Par contre, il y a 2 chiffres différents et 2 diametres : - le 38, c'est le diametre extérieur de la balle.- le 357, c'est le diametre interieur du canon. La balle est legerement surcalibrée pour prendre les rayures. C'est pour ca qu'un flingue en 357 peut tirer des munitions 38 (mais pas l'inverse car la munition 357 ne rentre pas, en longueur, dans un 38...)
Attends j'ai eu un 357, le diamétre des ogives c'est le même, en fait c'est du 9 en gros, d'ailleurs manurhin faisait le mr 73 avec un barillet en 9 para. J'en ai rechargé quelques centaines, coulées recalibrées en plomb, pour le 38, et chemisées pour le 357, et toujours dans le même diamétre.
Lire aussi: .45 Long Colt face au .44 Poudre Noire : Analyse détaillée
Ce qui est sur, c'est que dans un 38 spécial le 357 ne rentre pas, barillet trop court , et heureusement. Pour en revenir à nos moutons, pour moi 38 égal diamétre de la balle Ok, mais 357, égal même diamétre, mais étui plus long.
Si l'on s'en tient aux cotes d'origine, on va jouer sur deux centiémes théoriques en diamétre à quelque chose prés, sachant que les constructeurs s'en fichent, et vous vendent les mêmes ogives. A vous de mesurer votre diamétre à fond de rayure, mais ça ne joue pas beaucoup sur ce genre d'arme, sauf la charge, qui elle m'a toujours fait monter les balles en hauteur dans la cible suivant le chargement normal ou vitaminé.
.357 c'est surtout le diamètre de l'ogive. Pour ce qui est du diamètre du canon pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué: la mesure peut se faire à l'alésage OU à fond de rayure. 38 et 357 = même "calibre" mesuré à des endroit différent. .38 sp et 357 magnum = pas la même cartouche, longueur et puissance différente.
OK pour le 357, c'est le diametre de l'ogive. Ce qui est sur aussi, c'est que 38 et 357, c'est le même diametre d'ogive : (357) , non ? Mais alors, le 38, c'est quoi? le diametre au fond des rayures ? au sommet des rayures ? autre chose ?
Toutes ces réjouissances proviennent du même imbrioglio au XIX°S : Jusqu'à la guerre de sécession, les ricains exprimaient leurs calibres en centièmes de pouces pris au sommet des rayures, après, dans un souci d'harmonisation (mais pas tous les fabricants en même temps, bien sûr, trop facile) ils ont adopté la méthode anglaise : centièmes (plus rarement millièmes, en tout cas pas en appellation commerciale) de pouce en fond de rayure.
Lire aussi: Le fonctionnement des munitions militaires incendiaires
Un Colt 1860 est un calibre .44, pris au sommet, mais il "avale" des...451 à 457. Un SAA 1873, appelé communément "Colt 45", c'est du .452. Quelque part, cela semble un peu plus logique. Attention à certaines étrangetés en appellation : la 44-40, c'est un projectile entre .427 et .429, donc elle aurait du s'appeler 43-40, mais pour rester dans la ligne des munitions déjà existantes chez Winchester, ils ont préféré le nom 44-40 pour leur petite dernière.
Je crois que tout a été à peu prés dit sur la question, puisqu'on est sur un forum armes anciennes, je cherche un chargement pour balle 357 mag swc, typé CAS, du chargement doux pour tirer sur cible à 25 mètres, sans me demonter les bras! et surtout pour tirer avec la cartouche au calibre nominal du revolver!
Je trouve en effet la 38 sp wc de tir sportif, assez faiblarde( mais précise il est vrai!) avec des poudres françaises si possible! merci d'avance!
Aussi se souvenir que les calibres du XIX e ont leur originedans la façon ancienne de mesurer en fraction , encoreutilisée pour tout sauf l'usinage du metal .22 " se perce avec le foret 7/32" ( .2188" ) avant d'y faire les rayures Pour le .32" il règne un peu de fantaisie mais l'ancètre devait sepercer au foret de 5/16 " ( .3125 " ) avant rayures Pour les cousins .38 " et .357 ".
Le 38" se tire dans unearme .357 " , un copain qui travaillait comme transporteur d'argentchez " Brinks " était autorisé d'utiliser son .357" perso a conditionde le charger de .38" , car il ne devait tirer que sur un être humain jamais sur un objet dur . Les plus proche forets en mesures fractionnelles sont 11/32 " ( .3438 " ) 23/64 " ( .3594" ) 3/8 " ( .3750 *) 24/64 " ( .
De souvenir, on m'a un jour dit qu'il ne fallait pas alterner les .357mag et les 38Wad cutter dans un revolver comme le S&W 686. Mais je ne trouve rien dessus.
Le barillet est conçu pour la longueur d'une cartouche .357 Magnum. La .38WC à une longueur inférieure à une .357 magnum. La balle plomb de la .38WC va donc parcourir la partie libre de la chambre du barillet en y déposant graisse de calibrage et imbrûlés, qui font s'y accumuler. Après celà, chambrer une .357 Magnum ne posera pas trop de problèmes, sinon que la pression des gaz au départ de la balle va dilater la douille, ce qui plaquera et scellera sur la sortie de la chambre du barillet, les résidus de graisse et de poudre imbrûlés laissés par les .38 WC tirées précédemment...
Solution: Après le tir des .38WC, nettoyer immédiatement les chambres du barillet à fond.
Quand j'ai débuté le tir, les anciens me disaient de tirer qques 357 après les 38,histoire de nettoyer le canon...et ils y croyaient ferme..
Guillaume Tell, armurier et ancien membre de l'équipe de france pistolet 25 m, a réussi maintes fois avec un MR38 match (38 sp wc) à grouper (*) 12 balles dans la mouche de la C25, avec un Ransom Rest à 25 m et des cartouches rechargées, avec un canon non nettoyé depuis environ dix mille coups(*) : ceci est nettement plus compliqué qu'on ne peut le croire au premier abord. Il conseillait de ne pas nettoyer le canon mais de se limiter au nettoyage rapide du barillet, sans aller jusqu'à un état nickel. Il disait aussi qu'il constatait, toutes autres choses égales par ailleurs, une dispersion plus importante avec un canon propre.
Un canon vraiment propre laisse glisser la balle1 avec un frottement f1. La balle laisse un dépôt de graisse et de résidus et le frottement suivant f2 n'est plus exactement le même. Sur Ransom rest et même à 25 m, on voit une différence à l'impact2. Quand le canon est sale (10000 coups c'est sale, MAIS on voit encore parfaitement les rayures) l'écart entre f10000 et f10001 est quasi nul : la balle, sur étau, arrive au même endroit.
La question initiale de ce topic était de savoir s'il faut tirer quelques balles .357 après des wad cutter. Sur mon S & W 14-3 en .38 sp, c'est indispensable.
Un canon nettoyé "à blanc" dispersera autant qu'un canon vraiment trop emplombé. Le juste milieu reste un nettoyage de propreté, pas trop poussé. Je pense savoir de quoi je parle ayant expérimenté ma théorie. Pendant plus de 40 ans, je n'ai tiré tant en entrainements qu'en compétitions, que des balles plomb, en .22LR et .32S&W long.
Quand on a une .357 magnum, pour des raisons d'envie, de rechargement, ou autre... Est-ce que l'on est marié avec ? Est-ce que les gens recherchent ces modèles ou c'est plutôt invendable ?!
Les avis sont partagés sur l'opportunité d'acquérir une réplique en .357 Magnum :
Le principal frein à la diffusion-vente des armes longues dans ce calibre reste le classement de la munition.
Pour les possesseurs d'armes dans ce calibre, quid du fonctionnement avec des 38 Spécial ? Etant donné que les 38 Sp sont plus courtes que les 357 Mg, il y a des chances pour que le culot de la cartouche suivante du magasin, entre dans l'auget à la suite de celle qui y est déjà et bloque l'auget dans son mouvement vertical.
Quand on compare des calibres emblématiques du tir, le .357 Magnum et le .44 Magnum s’imposent immédiatement. Tous deux réputés pour leurs performances balistiques et leurs sensations de tir, ils répondent pourtant à des attentes bien différentes. Puissance, recul, précision, type d’arme, usage en stand ou à la chasse : chaque détail compte.
Le .357 Magnum voit le jour dans les années 1930, avec l’objectif de proposer une munition plus performante que le .38 Special pour le tir sportif à haute vitesse. Rapidement, il s’impose comme une référence pour les revolvers de catégorie B.
Le .44 Magnum, développé plus tard, dans les années 1950, repousse encore les limites en matière d’énergie et sera rapidement adopté aussi bien en tir que pour la chasse avec des armes longues chambrées dans ce calibre.
Le .357 Magnum utilise une balle de diamètre .357 pouces (9,07 mm), logée dans une douille relativement allongée, favorisant une vitesse élevée. Le .44 Magnum, quant à lui, emploie une balle de .429 pouces (10,9 mm), plus lourde, avec une douille plus large, conçue pour délivrer une énergie nettement supérieure.
En termes d’énergie, le .357 Magnum se situe généralement entre 700 et 900 joules selon les chargements. Le .44 Magnum franchit un autre cap, avec des valeurs pouvant dépasser les 1 500 joules, notamment dans des canons longs ou en configuration carabine, ce qui explique son intérêt pour la chasse réglementée.
Le .44 Magnum se distingue par une énergie balistique très élevée, notamment avec des projectiles lourds. Cette puissance se traduit par un recul marqué et un relèvement important de l’arme, surtout en revolver à canon court. Chaque tir demande une prise en main ferme, une posture stable et une bonne anticipation.
Avec le .357 Magnum, on bénéficie d’une munition vive, rapide, mais nettement plus contrôlable. Le recul est plus sec que brutal, ce qui permet une meilleure récupération entre deux coups. Cette caractéristique explique pourquoi il est souvent privilégié en tir sportif, notamment pour enchaîner les tirs avec constance sans dégrader la qualité des impacts.
Grâce à son recul plus modéré et à une récupération rapide après le départ du coup, le .357 Magnum permet généralement de conserver une visée stable entre deux tirs. Cette facilité se traduit par des groupements plus homogènes, en particulier lors de séries prolongées. Pour de nombreux tireurs, c’est un calibre qui pardonne davantage les petites erreurs de lâcher ou de positionnement.
Avec le .44 Magnum, la précision est bien présente, mais elle se mérite. Le recul important impose une posture rigoureuse, une prise en main irréprochable et une gestion parfaite du relèvement de l’arme. Le moindre défaut de tenue se ressent immédiatement sur l’impact, ce qui en fait un calibre formateur, mais clairement plus exigeant pour maintenir des groupements serrés.
En tir sportif, le .357 Magnum s’impose comme une valeur sûre. Son recul maîtrisable, sa précision et sa capacité à enchaîner les tirs avec constance en font un calibre particulièrement apprécié sur cible à 25 et 50 mètres.
En France, le .357 Magnum a historiquement été utilisé dans un cadre strictement professionnel par certaines unités spécialisées, notamment au sein de la gendarmerie et de la police nationale.
C’est en configuration carabine que le .44 Magnum exprime pleinement son potentiel. Classé en catégorie C, il est autorisé pour la chasse au gros gibier dans le respect de la réglementation française.
Souvent considéré comme une porte d’entrée vers les calibres magnum, le .357 Magnum séduit par sa polyvalence et sa facilité de prise en main. En tir sportif, il offre un excellent équilibre entre performances balistiques, confort de tir et maîtrise, ce qui en fait un choix particulièrement pertinent pour de nombreux profils de tireurs.
Pour un tireur souhaitant évoluer vers des munitions plus puissantes sans brûler les étapes, le .357 Magnum constitue une transition logique. Son comportement reste prévisible, ce qui permet d’apprendre à gérer le recul, le lâcher et la visée dans de bonnes conditions. Il est ainsi souvent recommandé comme premier calibre magnum en revolver de catégorie B.
L’un des atouts majeurs du .357 Magnum réside dans la diversité des armes disponibles. On le retrouve dans de nombreux revolvers réputés pour leur précision et leur fiabilité, mais aussi dans des carabines à levier de sous-garde chambrées dans ce calibre.
Petite précision : les revolvers chambrés en calibre .357 Magnum peuvent également tiré le calibre .38 Spécial, sans aucune modification de l'arme. Cela permet d'avoir deux calibres sur une même arme. Le .38 Spécial est en fait une version raccourcie du .357 Magnum.
Calibre mythique par excellence, le .44 Magnum s’adresse avant tout aux tireurs expérimentés en quête de performances balistiques élevées et de sensations fortes. Plus exigeant que le .357 Magnum, il impose une véritable rigueur technique, mais offre en contrepartie une expérience de tir unique et une puissance difficile à égaler.
Le .44 Magnum se caractérise par un recul nettement plus important, accompagné d’un relèvement prononcé de l’arme. Pour en tirer pleinement parti, le tireur doit adopter une posture stable, une prise en main ferme et une gestion précise du départ du coup. Sans ces fondamentaux, la régularité et le confort se dégradent rapidement, ce qui réserve ce calibre à des pratiquants déjà à l’aise avec les munitions puissantes.
La structure d’une munition .44 Magnum repose sur plusieurs éléments optimisés pour la puissance et la fiabilité :
tags: #ogive #plomb #historique #357 #magnum #histoire