Cet article explore l'obus de 20mm plomb ogivale à 3 gorges, un vestige fascinant de l'histoire de l'armement utilisant la poudre noire.
Le site de l’ancienne forteresse bretonne est un fleuron d’architecture médiévale qui fut installé sur des bases datant du Bas-Empire romain (période finale comprise entre 192 et 476) et même plus anciennes.
Georges Lefèvre écrit dans les Annales de Bretagne avec le titre : « Le Trésor du Chapitre et la patère d’or de Rennes : « Le 26 mars 1774, au cours de la démolition d’une maison de l’ancien Chapitre de Rennes, au lieu dit Place de la Monnaie, des ouvriers maçons mirent à jour, à un mètre quatre vingt dix de profondeur, le plus considérable monument archéologique d’or découvert jusqu’alors en Occident… ».
Ce mot féminin, vient du latin patera qui veut dire « coupe peu profonde «. Cet ustensile est parfois muni d’un manche et servait lors de cérémonies rituelles de sacrifices. Peu d’exemples de vaisselle d’or sont arrivés jusqu’à nous… Une autre patère que celle de Rennes mérite d’être signalée : le fameux plat d’or (900 grammes) de Lava en Corse révélé en 1992 par une photographie et un croquis saisis chez un brocanteur d’Ajaccio.
La patère de Rennes est donc le plus somptueux monument en or qui nous soit parvenu de l’Antiquité.
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Dans le M&D n° 100 vous aviez pu lire le récit de Gweltaz au sujet de la découverte de nombreuses balles de fusils sur une plage du nord de la Bretagne. Les balles retrouvées par Gweltaz peuvent être identifiées de façon précise.
Sur la photo de la page 16 (M&D n° 100), en bas à droite on peut aperçevoir deux balles (oxydées) pour le fusil allemand Mauser 7,92 mm et au centre se trouvent plusieurs balles en plomb déformées qui semblent correspondre au calibre de 11 mm Gras modèle 1874. Enfin à gauche, des balles D pour le fusil Lebel modèle 1886 dont certaines sont déformées.
Ces deux munitions (11 mm et 8 mm) ont tout d’abord été tirées par des armes règlementaires françaises probablement entre le dernier quart du XIXe siècle jusqu’au premier quart ou le premier tiers du XXe siècle. Ces armes étaient le plus souvent des fusils et des mitrailleuses en dotation dans l’armée française au cours de cette période et régulièrement lors de leur service militaire, les troupes étaient régulièrement entrainées aux tirs sur des terrains aménagés.
Il existait certainement à proximité de la plage où Gweltaz a retrouvé toutes ces balles et à une distance relativement proche un ancien terrain de manœuvres ou un lieu de cantonnement pour les troupes françaises. A Saint-Brieuc, dans le nord de la Bretagne, la caserne Charner construite en 1875 fut chargée d’accueillir le 71e régiment d’infanterie et la caserne des Ursulines a également abrité le 271e régiment d’infanterie.
Les caractéristiques des balles retrouvées :
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Le mercredi 6 juin 2018 trois employés d’une entreprise du bâtiment de la région s’affairent sur le chantier de rénovation d’une vieille habitation près de la rivière Aven dans le quartier du Bois d’Amour de la commune de Pont-Aven.
Dans un tas de gravats et d’objets hétéroclites venant de la démolition, l’un des travailleurs remarque un objet qui ressemble à un ancien obus. Lorsqu’il le prend en main il lui semble entendre un bruit métallique. Il l’ouvre et découvre à l’intérieur des pièces de monnaies. Il y en a 600, elles ont un diamètre de 21 millimètres, pèsent 6,45 grammes et elles sont en or !
Ce sont des pièces de 20 francs, toutes en très bon état. Le propriétaire de la maison est informé et la presse locale (Ouest-France et le Télégramme) nous rapporte sa réaction : il n’est pas étonné de la découverte car son grand-père était collectionneur.
Nous avons vu que les monnaies découvertes sont des pièces de 20 francs en or appelées couramment en France des « Napoléons ». L’étude du trésor nous donne des renseignements supplémentaires. Elles ont été frappées entre 1870 et 1882. Elles portent sur une face l’effigie d’un souverain : Léopold II, roi des Belges de 1865 à 1909.
Sur l’autre face sont présentes les armes de la Belgique : un écu portant le lion belge entouré du collier de l’ordre de Léopold sous un pavillon au manteau fourré d’hermine surmonté d’une couronne.
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Pour mieux comprendre le fonctionnement et les termes associés aux armes à feu, voici une liste de définitions clés :
Des discussions passionnantes sur les forums abordent le calibre 8x60R, ses caractéristiques et son utilisation dans les armes anciennes.
VaubanHP explique que la 8x60 est une cartouche de guerre allemande dérivée du 8x57, interdite par le traité de Versailles suite à l'Armistice 1918. La 8x60R est une cartouche avec un bourrelet.
deGuers mentionne son intérêt pour le 8 Guédès : balle plomb calepinée et PN (poudre noire), et son rêve d'un Mauser Turc en 9,5 mm au canon en bon état.
Verchère précise que le 8x60 civil allemand et le 8x60R Kropatschek n'ont rien à voir.
Ces échanges illustrent la richesse des connaissances et des expériences partagées par les passionnés d'armes anciennes et de leurs munitions.
La formation des dépôts peut être précisée par l’analyse des données issues de l’étude sédimentologique du talus sous-jacent à la grotte du Roc (Arch. G.H.-M.)1 (tabl. II). Cependant, il est à signaler que les résultats de cette étude, menée « en aveugle » par J.-L. Baudet à la demande de G. Henri-Martin, ne rendent pas compte du diamètre, de l’indice d’émoussé, ainsi que de la capacité d’absorption d’eau des éléments.
De ce fait, l’information concernant la chronologie des événements climatiques qui ont favorisé l’édification des différentes couches est moins significative. De plus, bien que les données recueillies dans cette partie du site semblent concorder avec les observations stratigraphiques relevées par le Dr Henri‑Martin dans les talus sous-jacents à la grotte de la Vierge et à l’abri-sous-roche sculpté, on ne peut écarter l’idée que, sur une trentaine de mètres, il puisse s’être produit des variations dans la formation des dépôts, lesquelles auraient pu entraîner des modifications dans l’interprétation de la stratigraphie de ce remplissage de pied de falaise.
| Couche | Description |
|---|---|
| I | Brèchoïde rouge-noirâtre par endroits, dépôt fluviatile, foyers très nombreux (Solutréen) |
| II | Sable rouge, blocaille calcaire etc., couche solutréenne |
| III, III bis et III ter | Solutréen, sable rouge. En contact couche cailloutis sableuse et couche solutréenne, mêmes horizons différents endroits. Entre III ter et IV : cailloutis |
| IV | Sable cailloutis jaune, dépôt de pente ou dépôt fluviatile ? |
| V | Foyers solutréens |
Les couches III, III bis, III ter et IV ont été édifiées postérieurement à l’occupation solutréenne du site. Elles correspondent à la couche de « terre végétale » décrite par le Dr Henri-Martin.
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