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La législation néo-zélandaise sur les armes est interrogée, au lendemain de l'attaque terroriste de deux mosquées dans la nuit du jeudi 14 au vendredi 15 mars à Christchurch.

Réaction immédiate et promesse de réformes

Lors d'une conférence de presse dans la soirée, la Première ministre néo-zélandaise Jacinda Ardern a promis des réformes. "Je peux vous dire une chose, nos lois sur les armes vont changer", a assuré la Première ministre, indiquant que l'homme suspecté du meurtre de 49 personnes, âgé de 28 ans, possédait un petit arsenal d'armes semi-automatiques et disposait d'un "permis de port d'armes acquis en novembre 2017".

"Le simple fait (...) que cet individu ait acheté un permis et acquis des armes de ce type, cela me fait dire que les gens vont vouloir que cela change, et je m'y engage", a-t-elle expliqué.

Mme Ardern a noté que des tentatives avaient eu lieu en 2005, 2012 et 2017, et précisé qu'il fallait envisager une interdiction des armes semi-automatiques.

Elle a aussi confirmé que Brenton Tarrant comme les deux complices présumés qui ont été arrêtés, dans des circonstances que la police n'a pas précisé, n'étaient pas sur le radar des services de renseignement. Le premier avait pourtant publié en ligne un manifeste évoquant des projets d'attentat anti-musulman.

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"Ils n'étaient surveillés ni ici ni en Australie", a-t-elle précisé, ajoutant qu'une enquête était menée sur cet aspect du drame.

Durcissement de la législation sur les armes

La Nouvelle-Zélande a durci les conditions d'accès aux armes semi-automatiques en 1992, deux ans après qu'un malade psychiatrique eut tué 13 personnes à Aramoana, sur l'île du Sud.

Néanmoins, il suffit d'avoir plus de 16 ans pour demander un permis de port d'arme standard après des séances d'instruction en matière de sécurité. Ils peuvent alors acheter un fusil et l'utiliser sans contrôle.

La police urbaine en Nouvelle-Zélande n'est pas armée. Les unités des forces spéciales, armées, interviennent le cas échéant.

Même si le taux de décès par arme à feu est relativement bas en Nouvelle-Zélande, la législation sur les armes y est considérée moins contraignante que dans les autres pays développés en dehors des États-Unis.

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Il faut un permis spécial pour détenir une arme à feu en Nouvelle-Zélande mais il n'existe pas de registre national les recensant.

Armes utilisées lors de l'attentat

L'assaillant avait acheté deux fusils semi-automatiques, deux fusils de chasse et un fusil à pompe. La vidéo montre un fusil à pompe ainsi que des variantes civiles de fusils d'assaut militaires conçus pour faire le plus de victimes possible en un temps record.

Programme de rachat d'armes

Sous l’impulsion de la première ministre Jacinda Ardern, le pays a en effet lancé un programme de rachat d’armes à feu, notamment des fusils d’assauts, interdits après l’attentat.

Le pays avait lancé en mars un programme de rachat d'armes, qui s'est achevé vendredi.

Le programme de rachat d'armes à feu, qui s'est terminé vendredi 20 décembre en Nouvelle-Zélande, a permis de récupérer plus de 56 000 pièces. L'opération avait été lancée en mars dernier, après l'attentat contre deux mosquées de Christchurch qui avait fait 51 morts.

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En plus de 56 300 armes à feu, 188 000 pièces détachées ont aussi été récupérées, selon la police néo-zélandaise qui souligne qu'il "n'y aura pas de prolongation".

Défis et prochaines étapes

Nombre d'amateurs d'armes à feu étaient opposés à ce programme.

Le conseil des propriétaires d'armes à feu enregistrées a estimé qu'il restait environ 170 000 armes interdites en circulation dans le pays.

Le gouvernement travaille à présent sur une deuxième salve de réformes, avec notamment l'instauration d'un registre des armes. La Première ministre Jacinda Ardern a évoqué une possible interdiction des armes semi-automatiques, utilisées par le terroriste de Christchurch.

Un numéro spécial a été mis en place par la police, en Nouvelle-Zélande, pour que les personnes entament les démarches de restitution de leurs armes, après l’interdiction promulguée à la suite de l’attentat de Christchurch.

La Première ministre Jacinda Ardern a annoncé jeudi l’interdiction de la vente des fusils d’assaut et armes semi-automatiques.

Tableau récapitulatif des mesures prises en Nouvelle-Zélande après l'attentat de Christchurch

Mesure Description
Interdiction des armes semi-automatiques de type militaire (MSSA) Annoncée peu après le massacre.
Programme de rachat d'armes Visant à retirer les armes les plus dangereuses de la circulation.
Amnistie Période pendant laquelle les détenteurs de permis de port d'armes pouvaient livrer les armes illégales sans être inquiétés.
Dédommagements Versés aux propriétaires en fonction du modèle et de l'état de chaque arme restituée.
Registre des armes En cours d'élaboration pour savoir précisément où est chaque arme à feu dans le pays.
Renforcement des contrôles préalables Pour la délivrance de permis de port d'arme.
Exigences plus fortes En matière de stockage des armes.

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