Ce document définit et décrit les différentes pièces d'une arme à feu ainsi que des termes liés aux armes.
Action de doter une arme de sa ou ses munitions. Une arme dans laquelle le magasin est inséré est « approvisionnée » (mais pas chargée).
Une arme est dite armée, ou chargée, lorsque l'action sur la queue de détente provoque le départ du coup.
L'âme du canon est sa surface intérieure : âme lisse, âme rayée...
L'amorce est un appareil pyrotechnique qui sert à démarrer un processus explosif. Elle désigne la matière explosive servant à communiquer le feu à la charge d'un canon, d'un fusil, d'une mine, etc.
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Dans une arme à mèche ou à silex, l'amorce est constituée par une petite charge de pulvérin disposée dans un bassinet.
La cheminée est une pièce cylindrique creuse vissée sur la culasse d'une arme à percussion, portant l’amorce et transmettant le feu à la poudre.
La balistique est la science qui a pour objet l'étude du mouvement des projectiles.
D'après le Dr Boris Karpov, du laboratoire de recherche de l'armée américaine, 1944, on utilise couramment aujourd'hui le coefficient balistique (BC ou G), qui représente non seulement les caractéristiques de la forme et du poids de la balle mais aussi Tenir compte de la résistance réelle de l'air à une vitesse déterminée.
Le barillet est un élément de forme générale cylindrique, rotatif, abritant souvent 6 chambres, parfois moins pour les revolvers puissants ou de faible encombrement, parfois davantage (7 coups sur certains Mateba).
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Le bassinet est une pièce creuse recevant l’amorce (dose de poudre) sur les armes à mèche, rouet, chenapan ou à silex.
La batterie est un ensemble de pièces permettant la mise à feu sur les armes à silex.
La bouche est la partie de l’arme par où sort le projectile.
La bourre est un dispositif de calage, généralement d'origine végétale, d'un projectile contre la charge explosive. Elle est souvent accompagnée d’un calepin, qui assure une fonction complémentaire pour le tir. Le rôle de la bourre est aussi de nettoyer la lumière à chaque tir et d’assurer une poussée uniforme sur la base du projectile.
Elle doit :
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Le bourroir est une tige destinée à tasser la poudre dans une arme à poudre noire.
Le boutefeu est une baguette garnie à son extrémité d’une mèche d’étoupe qui servait à mettre le feu aux pièces d’artillerie ou aux mines.
Le busc est l'élément de la crosse d'un fusil ou d'une carabine sur lequel on appuie la joue lors de la visée.
Un calepin est une rondelle de tissu, généralement du coton, légèrement grasse, entourant la balle au moment du chargement qui assure l’étanchéité balle/canon et évite les dépôts de plomb sur l’intérieur du tube. Certains modèles de cartouche de 1874 présentent un projectile de plomb serti avec « calepin » en papier sur une douille de laiton.
Un canon rayé est un canon doté de rainures. Le « rainurage » désigne le processus de fabrication de rainures hélicoïdales par l'alésage du canon d'une arme à feu. Ces rayures font tourner le projectile sur lui-même autour de son axe longitudinal, cette rotation permettant la stabilisation gyroscopique et améliorant du même coup sa stabilité aérodynamique et sa précision.
Une carabine est une arme à feu avec crosse, à canon court ou long et dont l'intérieur du canon (« âme ») présente des rayures hélicoïdales.
Une carabine de chasse est une arme à feu destinée à la chasse, avec crosse, à canon court ou long et dont l'intérieur du canon (« âme ») présente des rayures hélicoïdales. Ces rainures ont pour fonction d'imprimer un mouvement de rotation au projectile lors de son passage dans le canon. Ce mouvement de rotation du projectile lui confère une grande stabilité et lui permet ainsi d'atteindre une bonne précision à grande distance.
La carcasse est l'armature, l'ossature, la structure ou des éléments de châssis ou de bâti.
Une cartouche est un ensemble permettant de charger une arme.
Dans le vocabulaire de la chasse, il est fréquent de rencontrer des termes qui peuvent parfois prêter à confusion. La notion de "balle 12 mm" est un exemple : pour un fusil de chasse, le "12" fait référence à un calibre (ou "gauge"), et non à un diamètre en millimètres d'une "balle" unique. Le Calibre 12 est, en réalité, le diamètre le plus courant pour les fusils à canon lisse, et ses munitions se présentent sous deux formes principales : les cartouches à plombs (pour le petit gibier) et les cartouches à balle unique (dites "slugs", pour le grand gibier).
Le "Calibre 12" signifie qu'il fallait douze billes de plomb de diamètre égal au canon pour faire une livre (environ 453 grammes) de plomb. Ainsi, plus le chiffre du calibre est petit, plus le diamètre du canon est grand. Le diamètre interne d'un fusil Calibre 12 est d'environ 18,5 mm (0,729 pouce), et non 12 mm.
La cartouche Calibre 12 est la munition la plus répandue pour la chasse au petit gibier, grâce à sa polyvalence et à l'efficacité de sa gerbe de plombs.
Une cartouche Calibre 12 se compose d'une douille (généralement en plastique), d'une amorce, de poudre, d'une bourre et d'une charge de plombs.
Pour le petit gibier, le choix du plomb est crucial. On utilise des numéros de plomb différents en fonction de la taille de l'animal et de la distance de tir :
Le poids des plombs contenus dans la cartouche varie (couramment de 28g à 36g pour le petit gibier), influençant la densité de la gerbe et le recul.
Types de Bourres:
Lorsque l'on parle de "balle 12 mm" en relation avec un fusil Calibre 12, il s'agit le plus souvent d'une cartouche à balle unique (slug). C'est une cartouche de fusil Calibre 12 qui ne contient pas de plombs, mais un projectile unique et massif. Le diamètre de cette "balle" est proche de celui du canon du fusil (environ 18,5 mm pour un Calibre 12), et non 12 mm comme le laisserait entendre une mauvaise interprétation.
Les slugs sont principalement destinées à la chasse au grand gibier (sanglier, cerf) en battue, dans les zones où l'utilisation d'une carabine est réglementée ou non autorisée. Elles délivrent une puissance d'arrêt considérable à courte et moyenne portée.
On trouve des slugs de type "Brenneke", "Foster", ou "à sabot" (pour les canons rayés de fusils). Il est crucial de s'assurer de la compatibilité de la slug avec votre fusil et son choke.
Une chambre d'arme à feu est une chambre de combustion dans laquelle les cartouches sont insérées (chambrées) avant d'être percutées pour en propulser le projectile, puis éjectées.
Un champ de tir est un endroit destiné à l'entrainement à l'usage d'armes à feu.
Evolution technologique du magasin fixe, le chargeur est amovible , permettant à son utilisateur d'augmenter sa capaciter de puissance de feu. Le terme anglais (magazine), ne fait pas de distinction entre un magasin fixé sur une arme et un chargeur, le second terme étant devenu usuel pour désigner un magasin amovible.
Une lame chargeur ("clip" en anglais) désigne une petite pièce de métal jetable, regroupant souvent 5 ou 10 munitions, permettant d'alimenter rapidement un magasin ou un chargeur pour un poids supplémentaires négligeable.
Le chien, faisant partie des masses percutantes, est la pièce mécanique qui met le feu à la poudre dans les armes à feu anciennes ou qui sert à percuter l’amorce de la cartouche dans les armes plus modernes.
Appelé également « serpentin » : sorte de chien maintenant la mèche.
Le chien porte le silex entre ses mâchoires (1) et, au moment de la détente, vient frapper la « batterie » (2). Au moment du choc, le silex produit des étincelles, soulève de « couvre-bassinet » (3) et enflamme la charge déposée dans le « bassinet ».
Une cible est un objet portant une zone destinée à être visée, souvent représentée par des cercles concentriques. Il est utilisé dans des sports ou jeux tels que le tir à l'arc, les fléchettes ou encore le tir sportif.
Un collimateur est un dispositif optique permettant d'obtenir un faisceau de rayons de lumière parallèles à partir d'une source de lumière. Ce mot vient du latin collimatio (« ajuster ou viser en ligne droite ») qui désigne l'action d'orienter un instrument de visée. Le collimateur est intégré à beaucoup d'instruments de visée optique, notamment sur des jumelles ou les lunettes de visée d'armes balistiques. Il permet en effet de ne pas accommoder son regard entre la mire et la zone observée.
Compensateur de relèvement : Dispositif dirigeant une partie des gaz vers le haut, à proximité de la bouche du canon, afin de compenser le relèvement de l'arme.
Le coup de doigt est un terme principalement utilisé pour les armes légères désignant l'action de presser brutalement et sans contrôle la queue de détente.
Pièce à bascule recouvrant le bassinet.
Entaille pratiquée dans la hausse d'une arme pour déterminer avec le guidon la ligne de visée (sur certains revolvers anciens, le cran de mire est usiné dans le chien qui, une fois armé, permet la prise de visée).
La crosse est la pièce d'une arme à feu servant à la préhension de celle-ci. Sur les armes à feu traditionnelles, la crosse est en bois. Les plus modernes utilisent le métal, le plastique et les matériaux composites.
Partie renforcée du fond du canon contenant la charge, dans les armes anciennes à chargement par la bouche.
Sur une arme moderne, la culasse est la pièce assurant la fermeture et regroupant certaines fonctions clés d'une arme à feu. Placée d'ordinaire à l'arrière de l'arme, derrière le canon, elle assure l'étanchéité du mécanisme au gaz à haute pression produit pendant le tir et permet donc au projectile d'être propulsé vers la bouche. C'est une pièce complexe car elle est bien souvent mobile pour permettre le rechargement mais doit demeurer solide pour résister au tir de munitions puissantes.
Projectile de calibre inférieur à 20 mm tiré par une arme à feu. Le terme "balle" est parfois improprement utilisé pour désigner une cartouche. La balle est le projectile propulsé hors du canon.
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