Les ninjas, figures mystérieuses et emblématiques du Japon, ont traversé les siècles dans l'ombre, préservant leur anonymat et leur savoir.
L’apparition de techniques d’infiltration remonte à l’Antiquité, et c’est au VIᵉ siècle que le terme « Shinobi » (discret, furtif) apparaît pour désigner ces spécialistes de l’espionnage. Le mot ninja signifie « se cacher ».
Jusqu’alors, le mot japonais utilisé est shinobi. Ninja est la manière élégante, lettrée, c’est-à-dire avec la prononciation « à la chinoise », de désigner un shinobi, mot qu’il a fini par remplacer dans le langage courant.
Le kanji Nin se lit également Shinobi en japonais et englobe deux concepts. Au premier niveau, il représente l'endurance, la persévérance, la volonté. Au deuxième niveau, le sens devient secret, caché, invisible. En séparant la partie supérieure de Nin on y voit l'idéogramme Ha qui veut dire lame. Pour la partie inférieure, c'est le kanji Shin que l'on découvre qui veut dire esprit, âme, cœur, sentiment. Ce même kanji se lit également Kokoro. Et finalement, le kanji Jutsu signifie art, technique, méthode.
Suite à l'analyse du mot Ninjutsu, une traduction globale pourrait être établie en fonction des attentes et des expériences de chacun.
Lire aussi: Le pistolet pulvérisateur Ninja vaut-il l’investissement ? Notre évaluation
Le pratiquant de Ninjutsu se nommait Ninja , au même titre que d'autres arts martiaux (Judoka pour le Judo, Karatéka pour le Karaté, Aïkidoka pour l'Aïkido, etc.). Le terme Ja signifiant, l'individu, la personne.
Les guerriers Ninja, souvent réfugiés dans les montagnes après des défaites ou des blessures, côtoyaient des moines combattants et des émigrés asiatiques, enrichissant leurs pratiques de savoirs variés. Leur objectif était autant stratégique que défensif : inspirer la crainte pour assurer leur survie, tout en restant invisibles et efficaces.
Les ninjas étaient devenus un véritable état dans l'état vivant, rassemblés autour du château Hakuho dominant la cité d'Iga.
Les pouvoirs en place louaient parfois leurs services ou tentaient de les éliminer, comme en témoigne la tentative d’extermination des clans d’Iga par le général Oda Nobunaga, qui ne réussit qu’avec l’usage massif des armes à feu.
Malgré ces persécutions, certains Ninja survécurent et continuèrent à transmettre leur savoir. Leur rôle connut un nouvel essor sous le shogun Ieyasu Tokugawa, lorsque Hanzo Hattori organisa la sécurité du gouvernement.
Lire aussi: Ninja Steel : Le pistolet en action
C'est le 3 novembre 1581 qu'Oda Nobunaga décida de frapper un grand coup, se désolidarisant de la communauté Ninja. Il envahit la province d'Iga avec 46 000 hommes, encerclant une troupe de 4 000 Ninja.
Cela dura une semaine entière mais le nombre finit par avoir raison des Ninja. Des milliers d'entre eux furent tués mais les survivants se dissipèrent et offrirent leurs services aux Daimyo (seigneurs féodaux). Ainsi Nobunaga avait simplement déplacé le problème...
Autre fait historique, un an seulement après sa victoire, Nobunaga fut tué à Kyoto par son rival Mitsuhide Akechi, qui visait également le pouvoir central.
Tokugawa Ieyasu, bras droit de Nobunaga et futur Shogun (chef militaire suprême), dû alors la vie à l'aide inespérée du Ninja Hanzo Hattori, d'une communauté d'Iga, qu'il venait pourtant de combattre.
Hattori et ses Ninjas le prirent sous leur protection et lui permirent de franchir les lignes d'Akeuchi, pour regagner son quartier général à Okazaki.
Lire aussi: L'emblématique Mitrailleuse Tortues Ninja
Cependant, avec la pacification du Japon et les réformes de l’empereur Meiji, les Ninja devinrent progressivement inutiles et retournèrent à l’anonymat.
Toshitsugu Takamatsu, descendant des Ninja d’Iga, perpétua la tradition en étudiant et pratiquant avec plusieurs maîtres, avant de transmettre son savoir à Masaaki Hatsumi. En 1972, Hatsumi créa le Bujinkan, regroupant neuf écoles traditionnelles anciennes, assurant la continuité de l’enseignement du Ninjutsu.
Le ninjutsu est un art martial connu dans le monde entier. Où plutot spécifiquement les ninjas, qui sont des mercenaires ayant évolué durant le Japon féodal. S’ils sont effectivement très connus dans notre culture moderne, leur art martial en revanche l’est moins.
Le ninjutsu est une discipline martiale très complète regroupant dans ces formes les plus traditionnelles des domaines sportifs qui n’ont rien à voir avec le combat. Bien que l’une des vocations du ninja durant le Japon féodal fût l’assassinat, les techniques entraînées en ninjutsu restent orientées vers le contrôle de l’adversaire plutôt que sa mise à mort.
Historiquement parlant, le ninjutsu aurait été développé par les samouraïs lors de l’époque Nanboku-chō (1336-1392). Les années passèrent et ces espions endossèrent une nouvelle casquette, celle de mercenaires. En plus d’être des espions, les shinobi avaient pour rôle l’espionnage, l’infiltration, et l’assassinat. Contrairement aux samouraïs qui se montraient publiquement et participaient aux guerres, les shinobi évitaient la confrontation directe.
L’origine des ninjas reste floue, car chaque école possède sa propre version historique des événements. Cependant, on a toujours associé les shinobi comme étant des antagonistes aux samouraïs. Un samouraï est au service d’un noble, d’une cour, d’un empereur ou d’une administration, tout dépend de la période. Alors que le ninja, lui est engagé pour des missions spécifiques par de grands seigneurs.
Selon certains récits, les origines du ninjutsu remonteraient dans les régions d’Ika et Koga. Les dates sont encore floues, mais cela pourrait remonter à 5 siècles environ. C’est dans ces régions que les chefs ninjas les plus connus se feront connaître. Par exemple, Daisuke Nishina qui avait vaincu les troupes Heike.
Togakura fonda ensuite le Togakure Ryu Ninjutsu, une forme de ninjutsu très populaire et encore pratiqué aujourd’hui.
Le ninjutsu s’appuie sur de nombreux concepts philosophiques, moraux, et des codes de vie. L’image du sombre du ninja est principalement issue des films hollywoodiens. Bien qu’à l’origine, le ninja (ou shinobi) soit engagé pour des missions d’espionnage, le ninjutsu actuel est bien différent.
Le ninjutsu s’est donc perfectionné et n’est pas seulement un art de combat à mains nues. Au niveau du fonctionnement de l’art martial et ses techniques à mains nues, le ninjutsu est au final assez proche du jujitsu traditionnel.
Les techniques de combat n’ont pas pour seul but de tuer, comme pourraient le croire certains, mais au contraire, on cherche davantage à contrôler son adversaire. Les principes de base du ninjutsu reposent non pas sur l’assassinat, mais bien sur la défense et la survie.
Les techniques appliquées en combat à mains nues reposent beaucoup sur les esquives, l’effacement, et les déplacements. Au final, le ninjutsu n’est peut-être pas un art mortel, mais un véritable système créé à la base pour se défendre. L’image sombre véhiculée par les films hollywoodiens représente peu ou mal certaines vertus que l’on peut développer en ninjutsu.
Les ninjas, ou shinobis n’étaient pas forcément les ennemis des samouraïs, qui eux assumaient des fonctions plus « publiques ». Mais ils étaient bel et bien engagés pour des missions d’infiltration, d’espionnage, voire d’assassinat.
Armement des ninjas
Dans le but d'être un combattant complet, le Ninja étudiait une variété d'arts de la guerre. Pour commencer, il apprenait les 18 catégories d'arts martiaux auxquelles les Samurai s'adonnaient: Bugei Juhappan. Et pour être de véritables spécialistes, il devait maîtriser 18 autres catégories de techniques secrètes: Ninja Juhakkei. Combiné, cet ensemble technique était référé comme étant le: Ninpô Sanjurokkei.
L'apprentissage du Ninja n'était jamais restreint à l'apprentissage exclusif du Ninpô Sanjurokkei, le succès requière une compréhension de toutes les formes d'arts martiaux.
Le Ninja Juhakkei était souvent étudié en même temps que le Bugei Juhappan (les 18 disciplines de combats des Samuraïs).
Finalement, la caractéristique la plus notable de cet art martial tout aussi riche que fascinant est la diversité des disciplines à maîtriser.
Le Ninjutsu est un art martial composé d'un amalgame de Ryû Ha (écoles traditionnelles). Les principaux courants de ces écoles ou styles sont le Taijutsu (techniques à mains nues), le Jûjutsu (techniques souples) et le Ninki (techniques d'armes spéciales). L'épine dorsale du Ninjutsu est constituée de ces trois familles de techniques.
Le Jôtaijutsu constitue l'ensemble des techniques souples du Taijutsu, que ce soit les techniques de projections souples, les techniques de luttes (grappling), les contrôles articulaires, etc. Le Jôtaijutsu est très près du Jôjutsu. En fait, la principale différence de ces deux arts n'est du qu'à leur origines bien distinctes. Le Jôtaijutsu était utilisé par les clans Ninja, le Jôjutsu par les Bushi et les clans de Samurai.
Le Dakentaijutsu constitue l'ensemble des techniques dures du Taijutsu, que se soit les techniques de frappes, les points vitaux, les techniques de luxations, etc. Le Dakentaijutsu est très près du Kenpô. Le Kenpô est originaire de l'archipel des Ryû kyô, dont Okinawa en est l'île principale.
Le Koppôjutsu est un art qui consiste principalement à un ensemble de techniques ayant pour but de briser les os du corps humain.
Le Kosshijutsu est un art qui consiste principalement à un ensemble de techniques ayant pour but d'attaquer les points vitaux du corps humain.
Le Taihenjutsu constitue l'ensemble des techniques d'esquives et d'évasions du Taijutsu.
L'utilisation des armes permet de faire apparaître un bon nombre de défauts d'un Budoka : la position des épaules, l'alignement des hanches, l'efficacité et la précision du geste. Il est ainsi possible de les corriger plus facilement.
Armes blanches
- Bô: Le Bô est le bâton de marche, compagnon indispensable de tous les pèlerins, marcheurs et marchands ambulants, pour aider à la marche ou à se défendre des animaux comme des brigands de grands chemins. Il servait également à l'origine à porter des paniers de chaque côté, le centre reposant sur les épaules. Il s'agit d'un bâton long, en général de 6 Shaku (1,80 m), fait de bois ou de bambou, parfois recouvert en partie par du métal. Un Bô de bonne taille se nomme Rokushakubô ce qui veut dire « Bô de six Shaku ». Son diamètre est généralement de 3 cm. Mais il existe une forme de Bô ou le bâton s'affine vers les extrémités pour arriver à 2 cm de diamètre tout en conservant son milieu à 3 cm. Cette épaisseur au centre permet une bonne saisie du Bô et les pointes deviennent dangereuses pour les yeux. Toutefois la forme la plus classique est un bâton droit de bout en bout, que l'on appelle Maru-bô (c'est-à-dire bâton rond). Il existe aussi un Bô à quatre facettes (Kaku-bô) et un autre à huit facettes (Rokkaku-bô). L'art martial dédié au Bô est le Bô-jutsu, un art martial en provenance d'Okinawa, mais d'origine chinoise sous le nom de Quanfa. Il faut savoir que si le Jô a été conçu pour bloquer le Katana, le Bô lui a été inventé pour contrer les lances.
- Bokken: Le Bokken (littéralement sabre de bois) ou Bokuto (nom généralement utilisé au Japon) est un sabre japonais en bois reprenant la taille et la forme du Katana. Il est employé dans l'Aïkido, le Iai-do, le Jodo, le Kendo ou le Ken-jutsu. Utilisé à l'origine pour l'entraînement, il est aussi devenu une arme de combat. Le Samouraï Myiamoto Musashi (1584-1645) est réputé pour ses combats au Bokken notamment lors de son duel contre Kojiro Sasaki avec un Bokken improvisé taillé dans une des rames de la barque qui l'emmenait sur le lieu du duel. La plupart des Bokken sont fabriqués en Chine populaire, à Taïwan ou au Japon. Les premiers représentent la majorité des Bokken vendus comme jouets ou comme souvenirs, tandis que les Bokken taïwanais ou japonais sont plutôt destinés à la pratique des arts martiaux. Parmi les Bokken de fabrication japonaise, 90% sont issus de l'île de Kyushu, en particulier de la ville de Miyakonojo. Quatre essences sont utilisées dans leur fabrication: le chêne du Japon (blanc, plus dense, ou rouge, plus léger), le néflier (en japonais Biwa), le Yusu (dont on utilise le cœur, Sunuke), et l'ébène. Le chêne fournit un bois dur aux fibres serrées, résistant aux impacts. Le néflier et le Sunuke donnent un bois au grain très fin, donc des Bokken à la surface douce. Les Bokken en ébène sont plus lourds, très solides et résistants aux chocs.
- Eku: C'est en fait la rame des pêcheurs mesurant environ 1,6 mètre de long. Elle est composée d'un manche rond et d'une partie plate se terminant légèrement en pointe. Selon un mythe d'Okinawa, les rames auraient été dès le début pensées pour être des armes afin que les pêcheurs puissent se défendre contre des pirates ou des voleurs de poissons au retour de la pêche, et ce, contre des armes plus conventionnelles. En réalité, l'île étant déjà conquise et les officiers japonais à la tête de la formation des marins, le but était simplement de former les pêcheurs à se défendre avec des armes à moindre coût contre une éventuelle invasion chinoise. La rame est donc restée une arme efficace. Un coup porté avec la partie plate de la rame est si puissant qu'il pouvait trancher une tête. Cette même partie était aussi utilisée pour projeter du sable ou des cailloux au visage de l'adversaire. L'Eku est difficile à manipuler à cause de son déséquilibre, pourtant, les pêcheurs ont mis au point des méthodes d'une redoutable efficacité. Le Kata « Chikin Hakachu No Ekudi » demande simultanément souplesse, vitesse et puissance.
- Fukiya: Sarbacane à multi usages que les Ninja utilisaient avec des dards empoisonnés, acide ou explosifs pour créer la peur chez ses adversaires.
- Jô: Le Jô ou bâton moyen est une arme traditionnelle japonaise en bois d'une longueur de 4 à 5 Shaku (environ 128 cm) et d'un diamètre de 2,6 centimètres environ. Il est utilisé en Aïkido (Aiki-jo), en Jodo ou en Jo-jutsu. Le Jô est réputé avoir été conçu par l'escrimeur Muso Gonnosuke qui, après une défaite face à Miyamoto Musashi, cherchait une arme suffisamment longue pour avoir un avantage d'allonge significatif sur le sabre, mais suffisamment court pour rester plus maniable que la lance (Yari) ou le Bô.
- Kaginawa: « Kagi » signifie « crochet » et « Nawa », « corde ». Le Kaginawa est une espèce de grappin composé d’un ou plusieurs crochets, généralement attaché à une corde. Son utilisation allait de l’hameçon pour la pêche, au piège pour petit gibier en passant par un dispositif d’escalade.
- Kama: Instrument agricole n'ayant subi aucune modification, le Kama est la faucille des paysans qui servait à couper les tiges des céréales et du riz. Le manche en bois mesure environ 30 cm et la lame, en acier, est légèrement courbe, perpendiculaire au manche et tranchante dans sa partie incurvée. Le Kama est utilisé seul ou par paire. Les techniques consistent à bloquer, piquer, parer, désarmer ou couper. Son maniement est réputé pour être un des plus difficiles dans l'art du Kobudo. La lame, très aiguisée, nécessite une concentration de tous les instants lors des entraînements. La moindre erreur peut être lourde de conséquence aussi bien pour celui qui le possède que pour l'autre. Pour éviter les accidents, son apprentissage commence avec des Kama tout en bois. Le passage à l'arme réelle, même avec les protections de lame, reste toutefois toujours très délicat.
- Le Kama à chaîne (Kusari-gama ou Bakahatsu-gama) typiquement japonais.
- Le Kama d'Okinawa où le manche est relié au poignet à l'aide d'une longue ficelle ou d'une lanière, enroulée autour de celui-ci. L'adversaire pouvait être atteint à distance en effectuant de grands mouvements circulaires. Cette arme, très populaire entre le 12e et 16e siècle, est restée une des armes les plus courantes du Kobudo d'Okinawa, avec le Tonfa, le Nunchaku et le Bô.
- Katana: Le Katana ou sabre long est le symbole type du Samouraï. De forme courbe à un seul tranchant, sa longueur varie selon les périodes et techniques martiales mais dépasse cependant les 60 cm. Il se porte dans le Obi, tranchant vers le haut. En règle générale, le Katana se manie à deux mains mais certaines techniques, comme la technique à deux sabres de Miyamoto Musashi, ou des techniques impliquant l'utilisation du fourreau, supposent le maniement à une main. Le Katana porté avec un sabre plus court (le Wakizashi) forment à eux deux le « Daisho ». Sa fabrication est complexe et relève de l'Art.
Terminée en biseau, la lame du Katana est traditionnellement forgée à partir d'un acier brut transformé en acier composite. Dur pour l'enveloppe, et plus mou pour le noyau. Ils sont chacun feuilletés de nombreuses fois, puis intimement soudés l'un à l'autre à la forge.
La lame ainsi que la poignée et le fourreau comportent plusieurs parties qui ont chacune leur nom ; ceci marque l'importance que la culture japonaise accorde au sabre. Il était considéré au Japon de l'ère Tokugawa (1603-1868) comme l'âme du guerrier.
Ce type de sabre japonais est l'outil d'entraînement de prédilection des pratiquants de Iaido.
- Le Bokken , sabre en bois rigide utilisé par les pratiquants de Iaido pour les combats, et par les pratiquants d'Aïkido et de Kendo dans certains Kata.
- Le Shinai, formé par des lamelles de bambou maintenues par une gaine de cuir. Ce sabre permet de porter des frappes réelles sans danger, moyennant des protections corporelles, et est utilisé par les pratiquants de Kendo.
- Le Shinken qui est un Katana authentique et aiguisé; il est utilisé principalement pour les coupes, comme dans le Batto-do et le Tame Shigiri, contre des cibles constituées de tatamis ou de nattes de pailles roulées. Les hauts gradés (5e Dan ou plus) en Kenjutsu et en Iaido les utilisent pour passer des examens ou certains Kata.
- Ko-dachi: Le Ko-dachi est un sabre japonais de petite taille (entre 40 et 65 cm). Souvent confondu à tort avec le Wakizashi, le Ko-dachi en est en fait l'ancêtre. Le Ko-dachi date de la période Kamakura (1185-1333) et le Wakizashi est apparu pendant à l’ère suivante, Muromachi (1333-1573). Sa forme étant basée sur celle du Tachi, il est donc souvent plus fin et plus courbe que le Wakizashi. S'il est parfois utilisé par paires, pour le combat rapproché, son usage exact est inconnu.
- Kogai: Il s'agit d'un autre type de lame, d'origine plus ancienne que le Kogatana, qui est situé le long de la Saya du Katana, mais de l'autre côté du Kogatana. Il dépasse de la Tsuba par le trou appelé Kogai-bitsu. On a prêté à cet objet nombre d'utilisation allant du grattoir pour les sabots des chevaux au cure-oreille en passant par le peigne et l'épingle à cheveux. Il semble qu'à l'heure actuelle sa fonction première ne soit toujours pas connue avec certitude mais comme le Kogatana, c'est vraissemblablement un objet utilitaire employé de façons très différentes selon les besoin du moment. Fabriqué d'une seule pièce de métal, le Kogai ne présente pas de tranchant et se termine par une pointe émoussée. Le Wari-Kogai en est une variante qui se présente sous la forme d'un Kogai qui aurait été coupé en deux suivant son axe longitudinal.
- Kogatana: C'est un petit couteau muni d'un manche étroit (Kotsuka) que l'on trouve glissé dans le logement ménagé sur le côté de certains fourreaux. Le Kogatana, même s'il se rencontre parfois sur le Katana, accompagne en fait beaucoup plus souvent les lames courtes de type Wakizashi ou Tanto. C'était souvent la réplique miniature de l'arme qu'il accompagnait. Sa lame, mince et effilées, est à un seul tranchant. Il servait à tous les usages courants du Bushi, pour tailler ou couper des petites choses, comme la plume d'une oie afin d'écrire son dernier poème avant le suicide rituel. On repère son existence à la présence d'un second trou dans la Tsuba, le Kotsuka-bitsu, qui se situe de l'autre côté de la poignée par rapport au Kogai.
- Kuwa: Egalement connu sous le terme de Kuwa, cet instrument agricole n'a subi aucune modification. C'est la houe avec laquelle les paysans grattent la terre qui peut devenir une arme redoutable dans les mains d'un expert. Sa partie métallique (Kuwaba - le tranchant de la lame), perpendiculaire au manche, est affûtée pour tailler. Autant un sabre ou une lance attirait automatiquement l'attention d'un garde, autant la houe, faisant partie du quotidien agricole, n'attirait pas les suspicions. L'arme s'utilise dans tous les sens. Du côté de la lame pour trancher, crocheter un pied ou une arme, et les deux extrémités du manche servaient également pour des frappes efficaces. Le manche épais et solide pouvait contrer les coups adverses. Tout comme l'Eku, le maniement de cette arme est difficile à cause de son poids mais surtout à cause de son important déséquilibre.
- Kuruma-bo: C'est une variante étonnante et peu connue du Bo. Ce sont deux morceaux de bois, un long et un court, attachés ensemble. Mais le petit est le seul à pouvoir tourner autour d’un axe. « Kuruma » signifie « roue » et « Bo » bâton. Au Japon il est plus connu sous le nom de « Karasao ». La partie la plus longue mesure entre 5 et 6 pieds de long soit environ entre 1,50m et 1,80m. Plus près du fléau que du bâton, il semblerait qu’avant d’être utilisé comme arme, comme beaucoup d’ustensiles agraires d’ailleurs, il était utilisé comme outil de battage. Sa provenance n’est pas très claire, peut-être japonais plus qu’okinawaien.
- Kusari-fundo: Le Kusari-fundo est une chaine mesurant entre 50 cm et 1 mètre lestée aux deux extrémités. Son utilisation demande une certaine habitude afin de ne pas recevoir l’un des poids lors de son maniement mais dans les mains d’un expert, elle devient une arme redoutable qui permet de tenir un adversaire à distance, le désarmer, de frapper les points vitaux, étrangler ou enserrer les jambes voire fracasser une armure.
- Kusari-gama: Le Kusari-gama (ou ou Bakahatsu-gama) est une arme blanche composée d’une faucille (Kama) et d’une longue chaine (Kusari) lestée à son extrémité d’un poids servant à désarmer un adversaire ou bien l’assommer ou le tuer. Cette arme très prisée des Ninja avait de multiples applications.
En conclusion, les ninjas, figures emblématiques du Japon féodal, étaient des guerriers de l'ombre dont les techniques d'infiltration et l'armement varié ont marqué l'histoire. Aujourd'hui, leur légende continue de fasciner et d'inspirer la culture populaire.
tags:
#ninja #arme #a #feu #histoire
Post popolari: