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Le Beretta Modèle 38 se distingue par sa simplicité d’emploi et son efficacité. À ce titre, il représente sans doute l’une des armes le plus réussies de l’arsenal italien jusqu’en 1945.

Acquisition et Législation des Munitions de Catégorie B

L'acquisition des munitions des armes de catégorie B nécessite les documents suivants :

  • Copie de la licence de tir de l'année en cours.
  • Original de l'autorisation préfectorale d'acquisition et de détention d'armes, des éléments d'armes et des munitions de catégorie B.

L'acquisition de munitions de catégorie B est limitée à 3000 cartouches par armes par an. La date prise en compte pour le départ du délai est la date indiquée sur l'autorisation préfectorale. Par exemple, si l'autorisation est délivrée le 01 avril 2022, le détenteur peut acquérir 3000 munitions pour l'arme en question entre le 01 avril 2022 et le 31 mars 2023.

Le Beretta Modèle 38 : Contexte Historique et Technique

En adoptant en 1915 la mitrailleuse jumelée ultra-légère Villar Perosa, l’Italie avait fait un premier pas vers l’adoption d’un pistolet-mitrailleur. Le Villar Perosa, tirant une version légèrement sous-chargée de la 9 mm Parabellum - le 9 mm Glisenti - ne possédait guère d’efficacité tant dans le rôle d’arme d’appui que dans celui de mitrailleuse d’aviation qu’on aurait souhaité lui faire tenir.

De tentatives furent réalisées pour rendre le Villar Perosa transportable et utilisable par un combattant en déplacement. Ces recherches aboutirent très vite à la dissociation du jumelage et au montage de chacun des ensembles canons/ boîtier de culasse sur une crosse équipée d’un mécanisme de détente du type carabine.

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Beretta commercialisa une carabine très proche de ses PM mais dépourvue de capacité de tir par rafales : la Beretta modèle 18/30. Cette arme fut employée par certaines forces de police italiennes mais aussi par la police argentine et l’on en retrouva en 1938 dans les stocks d’armes dissimulées en France par le mouvement social révolutionnaire plus connu sous le nom de « la cagoule ».

L’incertitude qui persistait au sein des états-majors sur l’emploi tactique du pistolet-mitrailleur conduisit Tullio Marengoni à proposer un nouveau type d’arme : le mousqueton automatique ou « Moschetto automatico » en italien. Fonctionnant à culasse non calée, il tirait à culasse ouverte une nouvelle munition très proche de la 9 mm Parabellum, mais à charge renforcée : la 9 mm M.38.

Cette munition vint augmenter la puissance de la 9 mm Glisenti alors employée par l’Italie dans ses armes de poings (Glisenti modèle 1910, Brixia modèle 1912 et Beretta modèle 1915) ainsi que de la Villar Perosa et ses dérivés. L’emploi de la 9 mm M.38 est d’ailleurs à proscrire dans ces pistolets, encore partiellement en service dans l’armée italienne pendant la seconde guerre mondiale.

Afin d’éviter toute confusion, l’étui de cartouches M.38 est identifié par une cannelure imprimée à sa partie médiane. Le levier d’armement est positionné sur le côté droit et possède un volet cache-poussière usiné.

L’arme est dotée de deux queues de détente : une à l’avant qui commande le tir coup par coup et l’autre à l’arrière le tir par rafales, cette dernière est striée pour une identification tactile aisée. La présence sur l’arme d’un dispositif de blocage permettant à volonté de neutraliser la fonction tir par rafales confirme la vocation prioritaire de carabine semi-automatique.

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Un levier de sûreté bloquant les détentes est placé du côté gauche du boîtier. Pour le transport de l’arme chargeur enlevé, le logement de chargeur comporte un volet destiné à éviter l’entrée de corps étrangers dans le mécanisme.

Une solide crosse en bois à poignée demi-pistolet, une hausse graduée jusqu’à 500 m et un canon de longueur respectable (31,5 cm contre 20 cm pour la plupart des PM), pouvant être prolongé d’une baïonnette à lame repliable complétaient le caractère de carabine semi-automatique de cette arme.

L’armée italienne l’adopta en 1938 sous l’appellation de « Moschetto Automatico Beretta Modelo 38 » (en abrégé MAB Mod.38). L’arme est équipée d’une culasse dont le ressort récupérateur de faible diamètre est logé dans un tube télescopique, selon le principe mis en vigueur quelques années plus tôt par l’Allemand Heinrich Vollmer.

Le ressort ainsi captif, cette disposition permettait un démontage très facile, dans lequel culasse et ressort récupérateur sont retirés de l’arme en un seul mouvement. Cette disposition évite également l’action de corps étrangers sur le ressort et prévenait les torsions de ce dernier, fréquentes avec les ressorts de faible diamètre non maintenu par une tige-guide (comme sur les MP 18/1 et les PM français STA).

La culasse est munie d’un percuteur mobile actionné par un levier positionné sur la face inférieure de la culasse. Ce levier fait saillir le percuteur lorsque la culasse, en fin de mouvement avant, heurte le support de l’éjecteur. On retrouve cette disposition sur les PM Thompson 1921 et 1928.

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Sur les premières versions, le canon du MAB 38 est protégé par un manchon perforé, constitué d’un tube usiné percé de trous oblongs. Sur les versions suivantes les orifices sont circulaires. À l’avant du guidon est installé un compensateur de relèvement, fonctionnant sur le même principe que le compensateur « Cutts » des PM Thompson : il s’agit d’une pièce cylindrique percée de deux larges fenêtres orientées vers le haut qui canalisent une partie des gaz à la sortie du canon dans cette direction et limitent le relèvement de l’arme.

La plaque de couche comporte une trappe relevable qui donne accès à un logement usiné dans la crosse dans lequel viennent prendre place deux tronçons de baguette (les baguettes du mousqueton Carcano) et un écouvillon de 9 mm pour le nettoyage du canon.

L’introduction du chargeur se fait droite dans l’arme. À l’origine, trois types de chargeurs étaient disponibles : 10, 20 et 40 coups. Les cartouches y sont stockées sur deux colonnes imbriquées et se présentent alternativement sur la lèvre droite puis sur la lèvre gauche. Ce principe de fonctionnement les rend faciles à garnir à la main (au contraire des chargeurs de type « Schmeisser », dont les cartouches se représentent en position centrale).

Il existait toutefois un petit guide (souvent dénommée « chargette » par les collectionneurs), destiné à permettre de les garnir avec des lames-chargeurs de 10 cartouches. Ce guide était souvent porté suspendu à l’équipement par un mousqueton.

À une époque indéterminée furent également mis en service des chargeurs de 30 cartouches qui étaient extérieurement identiques à ceux de 40, mais dont la plaque de fond comportait une cale limitant l’enfoncement de la planchette élévatrice et la capacité à 30 cartouches.

Il existe également des chargeurs de 30 cartouches d’une taille intermédiaire entre les chargeurs de 20 et de 40 coups, mais il semble qu’il s’agisse de fabrications postérieures à la Seconde Guerre mondiale. Les chargeurs sont bronzés et portent sur leur face arrière des chiffres de 10 en 10 repérant les trous de contrôle de remplissage. Certains chargeurs portent un marquage de fabricant mais la majorité sont anonymes.

Le chargeur du PM Beretta modèle 38 se révélera tellement réussi, qu’il sera adopté sur l’ensemble des PM italiens : de la seconde guerre mondiale (TZ-45, FNAB-43), mais aussi sur des armes d’après-guerre comme le Franchi LF-57 et le Beretta modèle 12 S en service dans de nombreuses forces de police.

Simplifications et Évolutions du Modèle

Plusieurs modifications furent apportées au fil du temps pour simplifier la production et s'adapter aux contraintes de la guerre :

  • Le manchon de protection du canon, initialement usiné dans la masse, fut remplacé par des manchons réalisés à partir de tubes étirés puis à partir d’ébauches rectangulaires enroulées et soudées sur sa partie inférieure.
  • Au lieu d’être usiné dans la masse, le boîtier fut réalisé par enroulement et soudure d’une ébauche rectangulaire.
  • Le poussoir de blocage du tir automatique, totalement inutile sur une arme de guerre, fut supprimé.
  • Le levier d’armement fut lui aussi simplifié et son volet usiné coulissant dans un rail, fut remplacé par une simple pièce de tôle emboutie couvrant la rainure d’armement.
  • Le dispositif pour la fixation d’une baïonnette repliable fut supprimé.
  • Peu à peu, le superbe noyer utilisé pour réaliser les crosses cessa de recevoir le poli d’antan pour prendre un aspect mat et mal fini puis il laissa la place à des bois plus simples d’aspect plus clair, exigeant moins de temps de séchage.

Le Modèle 1 (ou Modèle 38/43)

La satisfaction de cette demande est confiée une fois de plus à Tullio Marengoni, qui créa le « Modèle 1 » : une arme qui conservait le mécanisme de base du MAB 38 mais était dotée d’une crosse repliable inspirée de celle de la MP 38 allemande, d’une poignée-pistolet en aluminium et dont le fût s’arrêtait à hauteur du logement de chargeur. Ce dernier était profilé en forme de poignée.

Le canon du Modèle 1 était dépourvu de manchon de protection, en revanche il était épais, afin de retarder son échauffement et rainuré de cannelures longitudinales destinées à augmenter sa surface de contact avec le milieu ambiant afin d’améliorer son refroidissement. Deux fentes usinées à hauteur de la bouche, perpendiculairement à l’axe du canon faisaient office de compensateur.

L’arme était dotée d’une culasse à percuteur fixe, légèrement plus courte que celle du modèle 38. Cette version est parfois désignée par certains auteurs sous l’appellation de « Modèle 38/43 ». Il existe d’ailleurs une certaine confusion dans les appellations des PM Beretta.

Fin de la Production et Héritage

Fin 1942, le ministre de l’armement, Albert Speer, incorpore purement et simplement l’industrie d’armement italienne aux sources d’approvisionnement normal de l‘armée allemande. Les usines du Nord de l’Italie sont peu à peu intégrées à l’appareil de production du troisième Reich.

Le troisième Reich ayant décidé fin 1943 d’abandonner la fabrication des MP 40 au profit de celle des MP 43 et 44, décide que les besoins en pistolets-mitrailleurs des troupes du Reich seront désormais satisfaits par des PM Beretta, qui prennent dans la nomenclature allemande l’appellation de « MP 739 (i) ».

Les difficiles conditions de derniers mois de guerre où le Sud de l’Italie est aux mains des Alliés et a signé un armistice avec ces derniers, alors que les troupes allemandes et leurs alliés fascistes de la République Sociale Italienne (RSI) occupent le Nord de l’Italie se traduisent dans le domaine industriel par une simplification accrue des fabrications.

Fin 1943, le principe du ressort récupérateur dit « télescopique », si caractéristique du modèle 38 est abandonné au profit d’une culasse de type STEN composée d’une simple masse percutante à percuteur fixe prenant appui sur un ressort récupérateur de fort diamètre.

La Libération du Nord de l’Italie, pas plus que le bombardement qu’elle subit le 3 avril 1945, n’interrompent les activités la firme Beretta qui poursuit ses fabrications pour armer les forces de l’ordre du nouveau gouvernement italien et qui ne tardera pas à rencontrer de très beaux succès à l’exportation vers le Moyen-Orient et l’Amérique du Sud où les PM Beretta seront abondamment employés.

Les Beretta resteront en service très longtemps dans l’armée et la police italienne où ils ne seront détrônés que très progressivement à partir de la fin des années 70 par des PM de troisième génération comme le Franchi LF-57 et le Beretta Modèle 12.

Le PM Beretta sera également adopté après-guerre par la police de frontières (BundesGrenzSchutz = BGS) Ouest-allemande lors de sa création précédant de peu celle d‘une nouvelle armée allemande : la Bundeswehr. Cette version du Beretta 38/42 est dotée d’un bouton-poussoir de sécurité traversant le fût. Dans les années cinquante, le retour d’expérience des accidents survenus avec des PM entraînera chez tous les constructeurs l’adoption de dispositifs automatiques empêchant le recul accidentel de la culasse suivi de son retour en avant avec chambrage d‘une cartouche et du départ intempestif d’un ou plusieurs coups de feu.

Accessoires et Maintenance

Les PM Beretta n’étaient dotés que d’un nombre réduit d’accessoires par rapport à certains de leurs homologues étrangers. Il existait en début de guerre des pochettes en cuir gris-vert pour deux ou trois chargeurs placés verticalement.

Problèmes et Solutions : Discussion sur le Forum

Un utilisateur du forum rencontre des problèmes avec son PM Beretta 38/43. La cartouche ne percute pas et reste coincée dans la chambre. Plusieurs pistes sont évoquées :

  • Usure du percuteur fixe.
  • Logement d'extracteur encrassé.
  • Cartouche non accrochée par l'extracteur lors de l'introduction.
  • Chambre trop longue/grande.
  • Ressort récupérateur faible.

Il est conseillé de vérifier l'état de l'extracteur, de nettoyer la chambre et de remplacer le ressort récupérateur si nécessaire.

Munitions Alliées et Allemandes en 9mm

Pendant la Seconde Guerre mondiale, les munitions 9mm américaines (WRA) étaient utilisées par les alliés, notamment dans les PM STEN. Ces munitions ont également été récupérées par les Allemands. Les munitions américaines étaient considérées comme ayant des performances moyennes par rapport aux munitions canadiennes, italiennes M38 et allemandes mE et sE.

Ces munitions américaines furent ensuite largement parachutées à tous les mouvements de Résistance dans toute l'Europe (on en voit ainsi dans les mains de résistants polonais lors de l'insurrection de Varsovie en 44). Une partie de ces parachutages tomba entre les mains des allemands qui se firent un plaisir de récupérer ces munitions de bien meilleur aspect que les leurs "100% Ferraille" (mE et sE) de la même manière qu'ils récupérèrent les STEN MK II Il est donc logique que tu les retrouves sur une position allemande certains y ont même retrouvé des 9 mm danoises ! De plus le fait qu'elles soient en laiton leur a permis de mieux se conserver que les allemandes en acier qui ont du partir en "poussière de rouille" depuis longtemps.

Tableau Récapitulatif des Calibres et Munitions

Calibre Utilisation Remarques
9mm Glisenti Villar Perosa, pistolets italiens (modèles 1910, 1912, 1915) Version sous-chargée de la 9mm Parabellum
9mm M.38 Moschetto Automatico Beretta Modelo 38 Charge renforcée, à proscrire dans les pistolets
9mm Parabellum (9x19) STEN, Browning HP, armes de prise allemandes et italiennes Munition standard
.380 ACP (9mm court) Pistolets de défense compacts Plus cher que le 9mm, recul plus sec

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