Il faut l’admettre, Just Cause aura marqué les esprits sur PS2/Xbox en 2006 et Just Cause 2 est loin d’être passé inaperçu sur PS3/Xbox 360 en 2010. Mais Just Cause 3 aura-t-il le même impact sur PS4/Xbox One ? Just Cause est une série née en 2006, avec un second épisode en 2010.
Pour rappel, le concept de Just Cause est le suivant : on incarne Rico Rodriguez, un mercenaire rebelle plus fort que tout le monde qui tente de soulever la dictature en place à coup d’explosifs. Vous y incarnez Rico Rodriguez, un héros latino qui n’a pas froid aux yeux !
Alors en 2006, on trouvait cela génial, le jeu proposant un défouloire inédit dans lequel on se fout un peu des théories de la gravité et où on peut tout exploser à coup de bazooka. En 2010, avec un petit renouveau graphique on s’y croyait encore plus mais on sentait déjà le réchauffé. Avec Just Cause 3 toujours réalisé par Avalanche Studios, on s’attendait à en prendre encore plein les yeux avec des effets visuels et des animations encore plus scotchantes.
Passons le scénario anecdotique et décousu… On se retrouve sur une map certes immenses avec de multiples îles. Il fait toujours beau et c’est un plaisir d’arpenter cet environnement sur terre, sur mer ou dans les airs. Les graphismes sont agréables. On se croirait en Grèce, en Corse ou dans ce type d’environnement.
Pour terrain de jeu, trois îles et pas moins de 400 km². Un vaste open world plutôt bien conçu, qui alterne les environnements, mais qui perd de sa beauté lorsque l'on zoome sur la carte postale. Le nouveau moteur graphique mis à contribution n'a pas évité l'apparition de bugs fâcheux. Et si les explosions, une spécialité de la maison, ont été particulièrement soignées, on reste plus circonspect sur certains choix de texture pas franchement emballants.
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La trame principale est en fait une succession de missions qu’on a souvent du mal à différencier des missions et défis annexes. Rico Rodriguez, le héros des deux premiers opus de Just Cause, reprend du service dans le troisième épisode de la série. La progression (24 missions) se fera en trois étapes - avec à chaque fois en conclusion un assaut militaire maousse à contenir - mais n'est pas non plus linéaire.
Alors certes, on s’amuse beaucoup dans Just Cause 3. On retrouve le principe de libération de zones (villages, usines, etc..) représentées par la couleur rouge. Il faut pour parvenir à ses fins, tuer les soldats présents et détruire les différents éléments clés : réservoirs, radars, radios, alarmes, etc.. On manque rarement de munitions et d’armes, ainsi on s’en donne à coeur joie avec mitrailleuses, bazooka, grenades, C4 et j’en passe. On assiste alors à des explosions dantesques qui en enchaîne d’autres.
Heureusement les missions principales sont légèrement différentes et proposeront des poursuites à voiture ou en hélico, des sauvetages, etc.. Mais on finit vite par tourner en rond tout d même dans la variété d’actions. On manque rarement de munitions et d’armes, ainsi on s’en donne à coeur joie avec mitrailleuses, bazooka, grenades, C4 et j’en passe.
Du coup, on se surprend à délaisser les missions pour s’amuser avec la mécanique du jeu et en premier lieu le fameux grappin de Rico. En effet, grâce à cela, notre héros bronzé et velu peut atteindre des zones en hauteur, se balancer dans le vide pour ensuite planer dans les airs avec sa wingsuit mais on peut aussi attraper des ennemis et c’est là que le fun monte d’un cran. On en deviendrait vite sadique en s’amusant à mettre son grappin sur d’honnêtes citoyens.
Le grappin a, lui, connu une révolution depuis ses premiers faits d'armes. Il est désormais possible d'attacher plusieurs câbles à des éléments du décor et de les tendre par la suite pour jouer avec la physique du titre. Et observer comment statue, pont, pylône, etc., viennent à s'écrouler. Un moyen efficace de semer la zizanie même si l'ensemble de l'environnement n'est pas destructible malheureusement.
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On peut alors les lier les un aux autres pour rétracter le filin et les faire se téléscoper… On peut aussi les projeter dans les airs ou les attacher au pare-choc d’un véhicule. Concrètement, on peut tout aussi bien attacher une vache à une pale d'éolienne, remorquer une voiture en panne d'essence ou encore propulser un ennemi dans les cieux en le reliant à une fusée, qu'envoyer un baril explosif sur un réservoir, lever une porte coulissante ou faire s'écrouler les installations militaires les plus légères.
Mais le studio Avalanche a rajouté la Wingsuit pour se déplacer aussi à toute vitesse horizontalement dans les airs. On sait depuis Just Cause 1 & 2 que le héros de ce jeu d’action en monde ouvert n’a pas peur de la verticalité, grâce à son grappin et à son parachute. Après un petit temps d'adaptation on arrive à enchaîner avec fluidité tous ces mouvements, et donc à se déplacer à très grande vitesse et avec agilité, tel un véritable Spider-Man décomplexé.
En gros vous visez un point au loin, l’accrochez au grappin, vous vous propulsez, ouvrez le parachute qui vous fait prendre de l’altitude et passez à la combinaison pour avancez en planant. Le mauvais côté ? il faut maîtriser l’ensemble. Et je peux vous dire que c’est loin d’être gagné !
Grappin-parachute-wingsuit: l'arme absolue? Ses ailes textiles viennent s'ajouter au combo grappin-parachute pour renforcer la base du gameplay. Grâce à une utilisation très intuitive de l'ensemble, on parvient rapidement à maîtriser les vols dynamiques dans le ciel méditerranéen.
Si les vidéos de gameplay ont montré jusqu’ici un Rico fort à l’aise, pouvant même faire des rase-mottes quasiment infinis, n’espérez pas faire la même chose dès les premières secondes de jeu. Déjà parce qu'il faut quelques minutes de mise en bouche avant d’obtenir cette combinaison volante, ensuite parce que les contrôles sont sensibles. Ne prenez pas peur ! Je dis juste qu’il faut un peu d’entrainement. Et quand on commence à s’y faire, c’est tout à fait magique.
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Si on s’attendait à un magnifique Just Cause 4 sur Xbox One et PS4, c’est loin d’être le cas. Certes par rapport à la PS3 on gagne en détails et c’est globalement joli. Mais ce n’est pas à la hauteur d’autres titres du moment. Un open world si peu varié dans les décors aurait dû profiter de meilleurs modélisations et textures. C’est bien dommage.
D'un point de vue technique, le jeu souffle un peu le chaud et le froid. Très beau de loin, mais assez loin d'être beau de près, Just Cause 3 affiche de splendides paysages méditerranéens dès qu'on prend de la hauteur, mais ne nous éblouit jamais lorsqu'on se trouve au sol. D'ailleurs, on ne nous donne jamais l'occasion de visiter l'intérieur des nombreux bâtiments présents sur les îles.
Ce qui choque le plus dans ce JC3 c’est l’ambiance monotone. Si le jeu est basé sur l’action et les explosions à tout va, on sent que les lieux (même les villes) sont vides, sans animation et trop ressemblants les uns les autres. On est loin de ressentir la vie et le réalisme d’un jeu comme GTA V ou Watch Dogs (pour parler d’open world).
Le jeu n’est pas particulièrement difficile en soi. Par moment il est même un peu répétitif vu que le scénario est plus un prétexte qu’une histoire qui vous tient en haleine. Le jeu, une fois maîtrisé, n’est pas si difficile que cela. Par contre, on est dans un monde immense sans vraiment de fil conducteur.
Le jeu demande pas mal de réflexes et de finesse motrice : pour viser avec le grappin, pour stabiliser le vol, pour tirer avec une armée à vos trousses. Bourrin Just Cause 3 ? A un peu plus d’un mois de la sortie du nouveau Just Cause, Square Enix nous a convié à une petite session de jeu de quelques heures, histoire de découvrir le début de l’histoire et de nous rendre compte d’une chose : la courbe d’apprentissage des mouvements aériens du héros va demander un peu de patience et de doigté.
Néanmoins, une foultitude de défis viennent enrichir l'expérience de base. Pour chaque province libérée, des challenges (112 au total) viennent mettre notre maîtrise de Rico à l'épreuve. Avec, comme carotte, la possibilité de débloquer des améliorations de gameplay subsidiaires mais pas inutiles. Encore faut-il avoir le goût des courses en wingsuit, des railshooters ou des contre-la-montre, etc., qui viennent, eux aussi, à se répéter.
Just Cause 3 vous propose un combo d’arme légère et une arme lourde pour décimer les troupes du dictateur Di Ravello, ainsi qu’un troisième gadget pour tout faire péter. On commence donc avec un lance-roquettes, mais pas question de vous donner des munitions infinies : il faut faire preuve d’imagination une fois à court d’explosif, ce sont les grappins vos meilleurs alliés.
Just Cause 3 (testé sur ici sur PS4) est le défouloir attendu sur les nouvelles consoles. Mais ce n’est toujours qu’un défouloir qui manque cruellement de profondeur et de finitions. Comme les autres opus on tourne vite en rond et on se surprend à faire mumuse avec la physique du jeu plutôt que de vivre une réelle aventure.
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