Le choix entre les munitions à plomb et celles en acier est un facteur important lors de la préparation de vos sorties de chasse. Les deux types de munitions présentent des caractéristiques distinctes, influençant non seulement l’efficacité de vos tirs, mais aussi votre conformité avec les régulations environnementales.
Le plomb est depuis longtemps le matériau standard pour la fabrication des cartouches de chasse. Apprécié pour ses propriétés de densité élevée, il permet une meilleure pénétration dans les cibles et garantit une grande portée.
Impact environnemental : Le plomb, lorsqu'il est laissé dans l'environnement, peut contaminer les sols et l'eau, ce qui pose un problème pour la faune et l'écosystème.
Les munitions utilisées pour la chasse, le ball trap et les activités militaires contiennent des métaux lourds très toxiques pour l’environnement, comme le plomb, qui occasionnent de sérieux dommages sur l’environnement et une mortalité accrue de la faune sauvage essentiellement chez les petits gibiers. Ce même plomb est-il aussi nocif pour l’Homme s’il consomme de la venaison ?
Le plomb est le métal le plus utilisé pour la fabrication des munitions et grenailles en raison de ses caractéristiques (poids, malléabilité et disponibilité). Mais, c’est également un métal extrêmement toxique pour les animaux et pour l’Homme.
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Les oiseaux d’eau qui n’ont pas de dents recherchent et mangent normalement de petits gravillons (grit) qui sont stockés dans leur gésier et qui amélioreront l’action mécanique de celui-ci sur les aliments. L’ingestion accidentelle de billes de plomb de chasse par les canards et les effets induits sur leur santé ont fait depuis plus d’un siècle l’objet de nombreuses études.
La réponse de l’organisme à une intoxication au plomb se traduit par des symptômes cliniques typiques tels que des diarrhées, le manque d’appétit et de vigueur, une perturbation de la locomotion (dégénérescence des muscles et du système nerveux) ainsi qu’un amaigrissement prononcé ou accéléré.
En revanche, la sensibilité des canards à ce toxique est quant à elle très variable selon les individus, la quantité de plomb ingérée et la qualité de la nourriture. Ainsi, avec une alimentation à base de blé uniquement, la mortalité atteint 67 % des canards colvert pour l’ingestion de trois billes de plomb n°4. En cas de mort, celle-ci survient, chez le Colvert, en moyenne 15 jours après la consommation de plomb.
D’après les études effectuées cette dernière décennie, le taux en pourcentage de l’effectif national à la mi-janvier, liée à l’intoxication au plomb est relativement faible et ne dépasserait pas 1% pour le canard Colvert, le canard Chipeau et le fuligule Morillon, et 3% pour le fuligule Milouin ; ces quatres espèces étant les plus exposées.
Sur certains sites tels que la Camargue et le lac de Grand Lieu (Loire Atlantique), les taux de mortalité peuvent atteindre des valeurs plus fortes que 3 %. En revanche, sur le Rhin, qui est un site majeur d’hivernage en France et en Europe de l’Ouest, le risque d’exposition est considéré comme quasi nul.
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Pour l’Homme, les risques d’être intoxiqué en consommant de la chair de canard semblent par conséquent très faibles, étant donné que dans les muscles (cuisses, pectoraux ou magrets) d’un canard Colvert fortement intoxiqué (indiquée par une teneur dans le foie de 100 µg (microgrammes) de plomb par gramme de poids sec), la quantité de plomb ingérée à l’état soluble serait de 0,6 mg soit l’équivalent de 0,3 % d’un seul plomb n°4.
En revanche, les risques semblent beaucoup plus importants pour les prédateurs tels les rapaces (Busard des roseaux, Autour des palombes, Epervier, Gypaète barbu), qui peuvent consommer des tissus concentrant davantage ce toxique (foie, rein) ou qui ingèrent du muscle dans lequel peuvent se retrouver impactées des grenailles entières de plomb. Dans certains cas, c’est davantage cette dernière cause qui expliquerait la forte concentration de plomb que l’on peut parfois retrouver chez les prédateurs.
Il a été récemment démontré que des vautours et des condors s’intoxiquent par ingestion de billes de plomb présentes dans la chair des cadavres qu’ils consomment ou en consommant la chair enrichie en plomb autour des blessures par balles qu’ils consomment.
Avec l'augmentation des restrictions concernant le plomb, notamment dans les zones humides ou protégées, l’acier est devenu une alternative populaire.
Avec l’interdiction de plus en plus fréquente des munitions à plomb dans certaines zones protégées, les chasseurs cherchent des solutions alternatives qui respectent les réglementations tout en garantissant une performance efficace. Si l’acier est l’option la plus connue, il existe aujourd’hui d’autres matériaux innovants qui offrent une efficacité comparable, voire supérieure dans certains cas.
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Le fer doux, communément appelé acier, est le plus populaire des substituts au plomb. Le terme acier est galvaudé dans le contexte, le matériau chargé dans nos munitions étant du fer doux. L’acier étant du fer additionné à du carbone.
Toutefois, et quel que soit sa dénomination, ce matériau que nous nommerons acier pour plus de simplicité, est de très loin le plus utilisé des substituts au plomb et pour cause : il est le moins onéreux ! L’acier est quelques sortes le « substitut à tout faire » !
Densité plus faible : L’acier est moins dense que le plomb, ce qui signifie qu’il a une portée effective plus courte.
Non toxique : Contrairement au plomb, l’acier est non toxique pour la faune et l’environnement.
Adaptation des canons : En raison de la dureté de l’acier, certains fusils et canons doivent être spécialement conçus pour résister à l’usure causée par l’acier.
Le bismuth est une alternative populaire au plomb et à l’acier. Ce métal, plus dense que l'acier, offre des performances similaires au plomb en termes de pénétration et de portée, tout en étant non toxique et biodégradable.
Le tungstène est l’un des matériaux les plus performants parmi les alternatives sans plomb. Il est plus dense que le plomb, ce qui en fait un choix extrêmement puissant pour les chasseurs cherchant à maximiser la portée et la force d'impact.
Le zinc est une autre alternative émergente aux munitions en plomb et en acier. Bien que moins dense que le plomb, il offre une option abordable et respectueuse de l'environnement pour les chasseurs qui souhaitent éviter les matériaux toxiques.
Le cuivre est une alternative sans plomb de plus en plus populaire pour les chasseurs qui recherchent des performances similaires au plomb tout en évitant les impacts environnementaux négatifs. Ce matériau est particulièrement apprécié pour la chasse au gros gibier, car il offre une bonne expansion et une pénétration efficace.
Le Tungstène outrepasse toutes les espérances en termes de létalité . Plusieurs sortes de grenailles de tungstène existent, cependant seules celles ayant une masse volumique inférieure ou égale à 15 g / cm3 peuvent êtres chargées par les manufacturiers, en respectant la norme CIP.
Commercialement Appelé TSS (pour tungsten super shot), le tungstène remporte un franc succès auprès des chasseurs de gibier d’eau, pour ses capacités à tuer net et loin. Le trop étant l’ennemi du bien, il convient de ne pas tomber dans les travers de la « sur-efficacité » du matériau et tenter des tirs à des distances indécentes, bien loin de toute éthique. 65 mètres semble être une distance maximale à respecter… au-delà soyons sérieux, cela relève du tir d’artillerie… pas de chasse.
Concernant le tungstène de densité 18 g / cm3 chargé (et souvent vendu sous le manteau) par des apprentis sorciers : ce dernier est hors norme CIP (trop dense, trop dur). Vous n’en trouverez donc pas dans le commerce.
Ce fameux Bismuth semble donc être le véritable mouton à cinq pattes des substituts au plomb ! Possédant une densité convenable, il est « doux » avec l’intérieur des canons, et se trouve être utilisable dans le cadre d’un chargement à bourre grasse !
Il fallait bien, cependant, que ce matériau magique possède une faille… En autre propriété physique, le Bismuth a la particularité de n’être doué d’aucune ductilité (capacité à s’écraser, se déformer et à pouvoir encaisser des chocs).
Le départ du coup de feu et l’impact avec le gibier sont alors deux phases critiques compte tenu de ces propriétés bien plus proche de la roche que du métal ductile qu’est le plomb ! Ainsi, passer de 0 à 400 m/s en 71 cm provoque une accélération telle, que la grenaille de Bismuth ne saurait résister, se réduisant alors en poudre.
Toutefois, une solution existe : le « simple » fait d’enrober les grains d’une fine couche d’étain suffit !
Le cuivre représente une alternative intéressante au plomb, bien que sa densité, et par voie de conséquence son énergie cinétique résiduelle soit plus faible que celle du plomb. Au gré d’un traitement thermique, le cuivre devient « cuivre doux ».
Sa capacité à se déformer à l’impact devient alors plus importante. Ce nouvel alliage, notamment utilisé par la firme Jocker dans sa gamme « alternative » est composé de Zinc, d’étain, d’aluminium et de bismuth.
Sa ductilité, très proche de celle du plomb possède le triple avantage de s’absoudre de la contrainte liée au chokage, à l’utilisation d’une bourre spécifique et au manque de létalité.
Presque tombé dans l’oubli, l’alliage de zinc et d’étain possède une faible densité, légèrement compensée par une dureté plus ou moins semblable au plomb.
On retrouve de la grenaille faite de ces métaux dans les fameuses munitions « Epoque zinc-étain produites par le fabricant français Tunet. La relative « souplesse » du matériau a tendance à être plutôt prévenant avec les canons des fusils anciens.
Actuellement, plusieurs pays européens (Pays-Bas, Norvège, Finlande, Royaume Uni, Danemark Suède, France) ont choisi d’interdire totalement ou partiellement l’usage des grenailles de plomb pour la chasse des oiseaux d’eau.
Synthétiquement, il est important de « dédramatiser » l’usage des substituts au plomb et ce quel que soit le type d’arme utilisé. Si tant est que votre fusil ait une longueur de chambre supérieure ou égale à 70 mm, aussi « vieux » soit-il, il sera capable d’accepter le tir de substituts et ce de manière performante.
Une précaution demeure toutefois : ces munitions étant relativement contraignantes pour l’arme, cette dernière se doit d’être en bon état mécanique.
Lorsqu'il s'agit de choisir un type de munition, il est essentiel de comprendre les particularités des différents projectiles. Que ce soit pour la chasse ou le tir sportif, le choix du type de balle joue un rôle crucial dans la précision, l'efficacité et la sécurité.
Chaque type de balle pour arme à feu possède des caractéristiques spécifiques, influençant sa vitesse, sa portée et son impact. Par exemple, les balles à pointe creuse, souvent utilisées pour la chasse, assurent une expansion rapide, idéale pour maximiser les dégâts sur cible. À l'inverse, les balles blindées, ou Full Metal Jacket (FMJ), sont prisées pour leur pénétration et leur trajectoire stable, notamment pour le tir sur cible en milieu sportif.
Face à la diversité des munitions disponibles, il peut être difficile de s'y retrouver parmi les différents types de balle. Ce guide a pour objectif de clarifier ces distinctions en présentant les options les plus courantes et leurs usages. Que vous soyez amateur ou expert, comprendre le type de munition adapté à votre arme et à votre pratique est essentiel pour optimiser vos performances tout en respectant les réglementations en vigueur.
Explorez les spécificités de chaque balle pour faire un choix éclairé, adapté à vos besoins et à vos ambitions.
Les balles FMJ se distinguent par leur noyau en plomb recouvert d’une enveloppe métallique rigide (souvent en cuivre ou en alliage cuivre-zinc). La base du noyau, toutefois, reste exposée.
Avantages :
Inconvénients :
Contrairement aux FMJ, les balles TMJ sont entièrement enveloppées de métal, y compris la base du noyau en plomb. Ce type de balle réduit les risques de contamination par le plomb et offre une meilleure précision, au prix d’un coût de production plus élevé et d’une pénétration légèrement moindre.
Les balles Hollow Point possèdent une cavité ou un creux au sommet, les différenciant des projectiles à pointe pleine. Cette particularité favorise leur expansion dès qu’elles touchent une cible. Certaines variantes, appelées JHP (Jacketed Hollow Point), sont partiellement ou entièrement chemisées de métal, ce qui améliore le contrôle de leur fragmentation et de leur expansion.
À l’impact, ce type de balle arme à feu s’épanouit en forme de champignon, augmentant son diamètre. Cette expansion génère une blessure plus large tout en limitant la pénétration, réduisant ainsi les risques de dommages collatéraux.
Avantages :
Les balles Hollow Point sont populaires pour la défense personnelle et pour l'application de la loi.
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