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Plusieurs qualités sont demandées à un système d’armes pour qu’il soit estimé efficace sur un champ de bataille : facilité d’emploi, rapidité de déploiement, puissance de frappe, rayon d’action, portabilité, coût de possession et précision. De nos jours, la recherche de la précision n’est pas que le résultat d’un besoin purement tactique requis par les forces armées. En effet, les avancées induites par le développement d’armements de précision ou à guidage terminal auront également des répercussions au plan strictement éthique en changeant profondément la nature des opérations.

Les munitions guidées n’apparaissent qu’au XXe siècle. Les premières bombes allemandes radioguidées Fritz X de 1 300 kg sont larguées pour la première fois contre la marine italienne (elles coulent le navire amiral Roma le 10 septembre 1943) et la bombe planante Henschel Hs 293 lancée pour la première fois contre la corvette britannique HMS Bideford le 25 août 1943. La guerre du Vietnam est l’occasion de développer la bombe guidée laser Paveway. Le désignateur laser est installé sur le rail de la verrière arrière d’un Phantom. Durant la guerre du Golfe (1990-1991), les aviateurs français tirent 57 missiles guidé laser AS-30L (520 kg) de MBDA.

Actuellement, pour lutter contre Daech, les forces françaises utilisent des bombes guidées (Guided Bomb Unit [GBU]) d’origine américaines ainsi que la bombe guidée appelée Armement air-sol modulaire (AASM), insensible au brouillage. Développée par SAFRAN Electronics & Defense, cette dernière offre différents types de guidages : INS/GPS (Guidage inertiel hybridé GPS), INS/GPS/IR (GPS complété d’un guidage terminal infrarouge) et INS/GPS Laser permettant d’enclencher des cibles mobiles.

Afin de maîtriser les coûts de possession et de fournir des munitions pour traiter des cibles à faible ou à moyenne valeur ajoutée, la France développe également une roquette à induction, ainsi qu’une munition de mortier de 120 mm à guidage laser. Fin 2019, la Roquette à induction guidée laser (RIGL) armera les hélicoptères de combat Tigre de l’Aviation légère de l’armée de Terre (ALAT). Quant à la Munition guidée de mortier (MGM), elle pourra être tirée par tous les mortiers de 120 mm existants (que le tube soit lisse ou rayé) et pourrait armer les véhicules blindés Griffon dans leur version MEPAC (Mortier Embarqué Pour l’Appui au Contact) dans le cadre du programme Scorpion. Ces deux munitions emportent une charge militaire optimisée afin de réduire au maximum les effets collatéraux.

S’affranchissant de la dépendance au GPS, la fusée électronique multifonctions à correction de trajectoire SPACIDO, développée par Junghans Defence en partenariat avec NEXTER, est dotée d’un frein aérodynamique lui permettant d’améliorer la précision des munitions d’artillerie de 105 et 155 mm et de réduire les risques de dommages collatéraux. Dans les secondes qui suivent le départ du coup, le radar (doppler) de pièce envoie au module intégré dans la fusée un ordre de correction de trajectoire permettant d’améliorer considérablement la dispersion des tirs. Cette évolution technologique répond d’abord à un besoin d’efficacité et de sécurité.

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L'impératif de la Précision et les Enjeux Éthiques

Droit de la guerre - Cette dimension n’est pas récente. Elle remonte à la Déclaration de Saint-Pétersbourg (1868) interdisant certains types de munitions et « appelant à réguler l’innovation technologique ». Dans les protocoles additionnels ajoutés en 1977 aux conventions de Genève de 1949 est stipulé, dans l’article 51 : « La population civile et les personnes civiles jouissent d’une protection générale contre les dangers résultants d’opérations militaires ». Ni la population civile en tant que telle ni les personnes civiles ne doivent être l’objet d’attaques. Sont interdits les actes ou menaces de violence dont le but principal est de répandre la terreur parmi les populations. Grand avantage, le guidage terminal laser permet à l’homme de rester dans la boucle jusqu’à l’impact. Au dernier moment il peut réorienter la tache laser pour que la munition change de trajectoire en vue de minimiser les pertes civiles éventuelles.

Le développement sans précédent des outils de communication permet d’en savoir théoriquement plus sur ce qui se passe sur le terrain. Ainsi, l’utilisation d’armements disproportionnés et l’application d’une doctrine militaire ne tenant pas compte de ces enjeux informationnels peuvent gravement contrecarrer la réussite d’une opération militaire et nuire à la réputation d’une force armée. Les armées sont de plus en plus souvent confrontées à des groupes armés mobiles, très déterminés et se fondant souvent au sein des populations. Alliée à un rayon de létalité important, la non-précision des munitions pose de gros problèmes tactiques. Il en est de même lorsque des troupes amies sont au contact d’éléments hostiles. Il devient ainsi périlleux d’utiliser des munitions qui ne sont pas précises avec une charge militaire optimisée afin d’éviter le maximum de dégâts collatéraux au sein des troupes amies. L’emploi de munitions guidées à faible rayon létal constituera un atout majeur au sein des forces armées. Menée dans 16 pays différents, une récente étude de la Croix rouge laisse entendre que 71 % des 17 000 personnes interrogées considèrent qu’il faut augmenter la précision des armes pour réduire les pertes accidentelles.

Évolution et Technologies de Guidage

Il y a 2 ans, au Salon de Farnborough, la société Matra annonçait le début de la production en grande série de la bombe guidée laser de 1 000 kg, spécialement conçue pour la destruction des objectifs « durs » (piles de ponts, viaducs…). Le guidage par laser des armements air-sol n’est pas à proprement parler une découverte de ces dernières années. Le développement de l’optoélectronique (de l’anglais « optronics », technique utilisant simultanément l’optique et l’électronique) aux États-Unis a permis, dès 1963, la réalisation d’un missile et d’une bombe guidés par télévision. Le conflit du Vietnam, au cours duquel les premières bombes dites « intelligentes » (smart bombs) furent expérimentées, avait toutefois montré que cette technologie nouvelle devait encore être améliorée, singulièrement dans le domaine de la précision.

La mission principale des forces aériennes tactiques est l’appui aérien. Les objectifs traités par une mission d’appui rapproché des troupes amies sont camouflés, blindés ou non, et en général mobiles. En revanche, ceux d’une mission d’interdiction du champ de bataille aux troupes ennemies, de neutralisation du potentiel militaire et économique ou de destruction de l’infrastructure adverse - ponts, radars, barrages, abris - sont durcis, généralement bien localisés et protégés par des défenses antiaériennes. Deux de ces caractéristiques sont primordiales : la précision, gage de la neutralisation de l’objectif, la liberté de manœuvre pour l’avion, immédiatement après le largage, qualité indispensable à sa survie.

Les munitions classiques, bombes, roquettes, obus, ne sont pas dotées de dispositifs de guidage terminal, et présentent l’inconvénient majeur de s’écarter de la trajectoire prévue sous l’influence de paramètres (variations du vent par exemple) impossibles à intégrer par les meilleurs calculateurs de tir. C’est la dispersion, phénomène aléatoire, qui interdit à la probabilité d’un coup au but d’être vraiment proche de 1. Afin de minimiser les conséquences de ce défaut, il était donc nécessaire d’adopter des techniques d’attaque à basse altitude - tir avec les armes de bord, bombardement en vol rasant -, qui imposaient de faibles distances d’ouverture du feu ou de largage des bombes. Mais ces méthodes contraignent les avions à pénétrer dans le volume d’efficacité des défenses sol-air adverses, ce qui explique les taux de pertes élevés que rencontre généralement l’aviation d’assaut dans tous les conflits. Pour la Seconde Guerre mondiale, l’Armée de l’air américaine fait état d’une moyenne de 9 avions abattus par la défense antiaérienne, pour 1 000 sorties.

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Économiser un potentiel aérien devenu précieux et pallier l’imprécision de l’armement classique ont naturellement conduit les états-majors, les services techniques et les industriels sur la voie de la recherche d’un armement permettant d’approcher les objectifs à très basse altitude et à très grande vitesse, de tirer à des distances supérieures à la portée des systèmes de défense rapprochée, d’avoir une grande précision à l’impact. Schématiquement, une bombe « intelligente » est une bombe classique dans laquelle il suffit d’introduire un cerveau. Le grand public ne découvrit les performances dont elles étaient capables que lors du conflit du Vietnam. La première utilisée fut la bombe planante Walleye de la Marine américaine. C’était une bombe classique de 374 kg, équipée d’une caméra de télévision à l’avant qui était « verrouillée » sur l’objectif avant le largage.

Le problème posé aux ingénieurs américains n’était pas facile. Il s’agissait d’augmenter la charge explosive et surtout la distance de largage sans que la précision se dégrade. La réponse fut donnée en 1972 lorsqu’une bombe de 1 300 kg, larguée en altitude à 50 kilomètres de distance, parvint à se diriger sur sa cible. À l’intérieur de l’arme étaient installés un mini-ordinateur et une caméra Walleye. Parallèlement à la technique de guidage électro-optique, celle du guidage laser, qui avait la préférence de l’Armée de l’air américaine apparut en 1968. La description de l’armement guidé par laser, beaucoup plus intéressant que les bombes TV au plan coût-efficacité (3 000 dollars 1972 contre 18 000), les solutions adoptées par les armées de l’air américaine et française, ainsi que les développements que l’on peut en attendre, feront l’objet de la prochaine chronique.

L'Armement Air-Sol Modulaire (AASM)

L’AASM est constitué d’un kit de guidage et d’un kit d’augmentation de portée, permettant de transformer des corps de bombe standard en armements guidés de précision. Son propulseur lui confère une portée supérieure à 50 km, lui permettant d’être tiré à distance de sécurité. Modulaire, l’AASM s’adapte à différents corps de bombe (125, 250, 500 et 1000 kg) et dispose de plusieurs kits de guidage en fonction des missions : INS/GPS (SBU-38), INS/GPS/Infrarouge (SBU-54) et INS/GPS/Laser (SBU-64). La version à imageur infrarouge permet de s’affranchir des erreurs de coordonnées par un recalage terminal avant l’impact. Actuellement, l’arme standard d’utilisation courante est l’AASM en version SBU-38 à guidage hybride inertiel recalé par GPS. Outil d’aide à la précision, un filtre de Kalman peut se résumer à un faisceau d’algorythmes mathématiques réunis sous la forme d’un dispositif électronique à réponse impulsionnelle infinie qui estime les divers états d’un système dynamique, à partir d’une série de mesures incomplètes ou brouillées.

L’AASM-125 a été testé avec succès en février 2009 sur Mirage 2000. Grâce à sa souplesse d’emploi, sa maniabilité et sa capacité de frappe verticale, l’AASM couvre l’ensemble des missions aériennes offensives : attaque dans la profondeur, appui au sol (CAS) y compris en environnement urbain, missions spécialisées de type SEAD ou anti-navires, etc. Avril 2019 : La DGA réalise avec succès le dernier tir de qualification de l’AASM Block 3 avec le nouveau mode de guidage laser sur cible mobile (« Cible Mobile Optimisé », ou CMO). Cette capacité complète les dernières fonctionnalités ouvertes par la version Block 3 : programmation en cabine de la fusée d’amorçage et nouvel angle d’impact à 30° . Le tir est effectué par un Rafale F-3R équipé d’un pod de désignation laser Damocles. Le véhicule percuté par l’AASM roulait à 90 km/h. Essai de séparation d’une AASM 1000 en décembre 2020 sur Rafale.

Missiles de Croisière et Bombes Guidées Laser

Le missile de croisière SCALP est destiné aux frappes conventionnelles en profondeur sur des objectifs durcis ou de haute valeur. Il est opérationnel depuis 2003. Les éjecteurs des pylônes d’emport sont dimensionnés pour permettre le largage en légère ressource (facteur de charge positif). Par ailleurs, l’allumage des moteurs TR 60-30 se fait avant le tir. Après avoir livré à l’Ukraine une centaine de missile entre 2023 et 2024, Sébastien Lecornu, ministre de la défense, annonce une nouvelle commande de missiles auprès de MBDA en juillet 2025. La première utilisation sera faite le 23 mars 2011 lors d’un raid mené par des Rafale Air et Marine, ainsi que des Mirage 2000D. 11 missiles seront tirés contre les installations de production d’armes chimiques du régime syrien de Bachar al-Assad.

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Bombe guidée laser de 250 kg. Premier tir sur Rafale en 2015 en conditions opérationnelles en Irak. Cette bombe guidée laser ou GPS+laser ou GPS est de la classe des 250 kg composée d’un corps de bombe Mk-82 et d’un kit Enhanced Paveway II, permettant le tir par mauvaises conditions météorologiques. Son profil de vol n’est pas simplement balistique et sa portée est plus importante que celle de la GBU 12. Rafale exposé au Salon du Bourget 2011 avec des bombes GBU-49. Version améliorée de la GBU-12 avec remplacement du kit Paveway II par un kit Paveway III. Elle est de la classe des 250 kg. Sa trajectoire de vol est variable en fonction du cas de tir et de l’altitude de tir. Elle a été développée en même temps que la GBU-24 pour quelques clients export dont les armées françaises qui en a commandé 650 exemplaires en 1999 et 2001 et peut être tirée par les Mirage 2000D et Rafale. La portée est supérieure à 18 km avec un tir à basse altitude et de 30 km avec un tir à haute altitude (10 000 m).

Nouvelles Tendances et Technologies Émergentes

Déjà opérationnelle sur les Mirage 2000 émiratis et égyptiens, la munition Al Tariq apparaît au salon aéronautique du Bourget en 2023. Il s’agit d’un kit modulaire adaptable sur des corps de bombes de 120, 250 ou 450 kg. Disposant d’une capacité tout temps, de jour comme de nuit, il permet aussi bien des tirs en mode LOBL (Lock on before launch) ou LOAL (Lock on after launch). A cette occasion, on observe également des munitions Thunder P-32 sur éjecteur tri-bombes. Il s’agit là aussi d’un kit adaptable aux corps de bombes Mk-82 dont le guidage peut-être GNSS et laser. Sa portée est de l’ordre d’une vingtaine de kilomètres, selon le domaine de tir.

La loi de programmation militaire 2024-2030 fait état du développement d’une munition antiradar visant à équiper le Rafale F5. En septembre 2025, MBDA dévoile STRATUS comme le nouveau nom de son missile de croisière / antinavire (FC/ASM). L’irruption du numérique dans les armes et les munitions bouleverse la nature du tir, jusqu’alors encore assez imprécis et pas toujours fiable. Ainsi, les technologies du XXIe siècle permettront de faire mouche à coup sûr, ou presque, et... pour pas cher.

Dans les faits, une munition est un objet complexe à fabriquer, avec une succession d’opérations élémentaires. C’est là que les équipes peuvent choisir d’introduire des outils de robotique. Modulables et configurables, ces derniers s’intègrent facilement dans la chaîne de fabrication. En les affectant aux tâches les plus sensibles, le risque d’erreur s’en retrouve drastiquement diminué (typiquement de 10-2 à moins de 10-6 sur une opération élémentaire). Outre l’amélioration spectaculaire de la fiabilité et de la sécurité d’emploi des munitions, l’équipe peut aussi les choisir pour éviter les tâches répétitives les plus pénibles ou baisser les coûts unitaires. Sécurité, fiabilité, coût, qualité de vie au travail : les gains sont immédiats sur tous les plans. Autre évolution : il est désormais possible de fabriquer une électronique capable de résister au départ du coup de canon.

En parallèle, l’arrivée de nouvelles techniques d'actuateurs, de calcul embarqué de trajectoire, ou encore de détection laser, a rendu possible la correction de trajectoire des munitions et, par-delà, leur guidage terminal. Ces munitions guidées présentent un énorme avantage : leur faible coût. Typiquement, une roquette guidée à précision sub-métrique coûte dix fois plus cher que la même munition non guidée. Il ne s’agit là que de la première génération : à l’image de la téléphonie mobile, le coût de ces munitions est appelé à baisser tout en offrant des performances accrues et de nouvelles fonctions.

Les Différents Types de Guidage

Les armes guidées ont donc l'avantage...

Guidage sur Ligne de Vue (LOS)

Le guidage sur ligne de vue, ou LOS pour Line-Of-Sight, aussi appelé parfois "guidage trois points", consiste à maintenir le missile à chaque instant sur la ligne de vue entre l’opérateur et la cible. L’opérateur maintient la visée sur la cible au moyen de divers systèmes (optiques, caméra infrarouge...), et le missile est traqué par le système qui se charge de le maintenir "au centre du réticule", donc sur la LOS au moyen de signaux de commandes.

  • MCLOS (Manual Command to Line-Of-Sight): C’est la plus simple forme de guidage, celle apparue en premier sur le champ de bataille. Ici, l’opérateur traque à la fois le missile et la cible, et il se charge de la maintenir au moyen d’une sorte de joystick ou autre sur la ligne de vue.
  • SACLOS (Semi-Automatic Command to Line-Of-Sight): C’est une forme très répandue de guidage, en général pour les missiles de courtes portées, aussi bien anti-char qu’antiaérien de courte portée. Ici le missile est automatiquement traqué par le système de visée.
  • ACLOS (Automatic Command to Line-Of-Sight): C’est la forme full-automatique du guidage LOS, ici la cible ET le missile sont traqués en même temps par le système qui se charge de maintenir le missile sur la ligne de vue directe.
  • LOSBR (Line-Of-Sight Beam Riding): Comme son nom l’indique, le système génère un faisceau laser (dans la bande IR généralement) le long de la LOS, et le missile "chevauche" ce faisceau grace à des capteurs situés à l’arrière du missile.

Guidage par Autodirecteur

Dans ce type de guidage, le missile traque de lui même la cible au moyen d’un autodirecteur ou communément tete chercheuse...

  • Le passive homing: L’autodirecteur du missile se contente d’écouter les émissions: ce sont souvent des autodirecteurs infrarouge, qui se vérouillent donc sur les sources de chaleur que représente par exemple les tuyères d’un avion de chasse...
  • Le semi-active homing: Ce ne sont pas des missiles "fire and forget". Ici la cible doit etre "illuminée", soit par un radar dans le cas de la plupart des missiles air-air semi actif, où le radar de l’avion vérouille une cible et le missile se guide sur les échos renvoyés.
  • Le active homing: Le missile est complètement autonome, il traque de lui même la cible, le plus souvent par le biais d’un radar, comme dans le cas des missiles air-air AMRAAM américain, MICA EM francais, et RVV-AE russe, ou bien des missiles sol-air de nouvelle génération tel que le missile de longue portée ASTER franco-italien.

Guidage Inertiel

C'est la plus simple forme de guidage, utilisé sur les V1 et V2 allemands. Les coordonnés de la cible sont rentrés dans le système, et au moyen d’une série de gyroscopes et d’accéléromètres, le missile enregistre sa propre trajectoire, et donc se guide en autonomie vers la localisation spatiale, le missile est ici totalement "aveugle" donc si la cible change de place dans l’espace, le missile la manquera.

Guidage par Repères

Il s'agit ici de prendre des points de repères pour guider l’arme, ces points de repères peuvent etre naturels: des photographies digitalisées ou numérisées en matrice de données dans le cas du "Terrain contourn matching" (TERCOM) utilisée par les missiles de croisière (comme le BGM-109 Tomahawk américain ou le Kh-55 russe) pour coller au paysage survolé, un peu à la manière dont une souris optique capte le mouvement, sauf qu’ici on lui impose une certaines suites d’images, et le missile s’efforcera de suivre... Ou bien des points de repère artificiels, comme les systèmes GPS, Glonass ou Galiléo (très prochainement), qui remplacent ici le guidage inertiel pour la plupart des missiles et bombes, et améliorent grandement la précision (moins d’une dizaine de mètres pour des bombes GPS)...

De nombreux systèmes utilisent plusieurs formes de guidage en série ou parallèle, chacun répondant à un besoin spécifique.

Fonctionnement d'un Obus de Canon Caesar

Rotation, précision, mécanique des forces, un obus de canon Caesar est un concentré de technologies qui nécessite de nombreuses compétences. Dans le fonctionnement d’un Caesar, il faut tout d’abord déterminer où se trouvent les cibles à traiter. Ces coordonnées sont entrées dans l’ordinateur du Caesar qui va calculer la hausse du canon et la propulsion nécessaire. Afin d’augmenter encore un peu la portée de l’obus, on peut y adjoindre un base bleed. Étant donné sa vitesse, l’obus génère une dépression derrière lui qui a tendance à le freiner. Une fois l’obus parti, il tourne très vite grâce à la ceinture qui lui a permis de prendre les rayures du canon.

Le module est alors à quelques centaines de mètres de ses cibles. Ce module intègre un capteur infra-rouge et un capteur laser. Ces deux capteurs, couplés à un ordinateur intégré, permettent de discriminer les cibles à détruire et les véhicules à éviter. De plus, le capteur infrarouge permet d’éviter de tirer sur une cible déjà détruite. Lorsque la cible est identifiée, le module d’attaque initie en détonation le pain d’explosif. La première difficulté consiste à ne pas faire tourner l’obus trop vite. L’empennage arrière se déploie immédiatement et stabilise l’obus en rotation. Le pilotage de ces canards va permettre à la munition de corriger sa trajectoire en temps réel.

Tableau Récapitulatif des Systèmes de Guidage

Type de Guidage Description Exemples
LOS (Ligne de Vue) Maintien du missile sur la ligne de vue entre l'opérateur et la cible. MCLOS, SACLOS, ACLOS, LOSBR
Autodirecteur Le missile traque lui-même la cible. Passive homing, Semi-active homing, Active homing
Inertiel Guidage autonome basé sur des coordonnées pré-programmées. Missiles balistiques
Par Repères Utilisation de points de repère naturels ou artificiels. TERCOM, GPS

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