L’engouement des passionnés pour cette arme vient de la richesse de son histoire. A l’origine, le Mosin-Nagant Modèle 1891 est une carabine à verrou d’une conception simple élaborée par le capitaine russe Sergei Mosin montée avec un magasin de cinq cartouches conçu par les Belges Émile et Léon Nagant.
En service en Russie à partir de 1892, il est resté longtemps le standard de l'infanterie russe à travers la guerre russo-japonaise, la première guerre mondiale et, dans avec son amélioration de 1930, il a servi également lors de la seconde guerre mondiale. Les fusils Mosin-Nagant sont des armes destinées à plusieurs types d'usage.
Il est important de noter que si, en régle générale, il ne faut pas graisser, certaines armes sujettes à difficulté d'éjection l'ont nécessité, avec parfois des huileurs automatiques de cartouches sur certaines mitrailleuses de la guerre de 14. Mais les culasses étaient dimensionnées en conséquence (après, on a inventé les chambres flûtées).
Dans la plupart des cas, si un graissage s'avérait utile ou nécessaire, il faudrait l'intégrer dès le début de la mise au point de la munition, et pas l'ajouter abruptement sur une munition déjà optimisée "à sec".
PS : assurément, le SR 89 est affublé d'une disposition vicieuse (et aisément évitable) au niveau de la virole. Il ne sera sans doute pas inutile de rappeler au lecteur que nous ne tirons que sur du carton et que nous pratiquons notre sport dans le plus grand respect des législations et en appliquant les consignes de sécurité les plus strictes !
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Selon Joe Poyer, l'usage de la GP11 dans le 89 aurait même été admis dans le 89, à titre exceptionnel, en cas de pénurie en GP90. Le simple examen du mécanisme d'un 89 montre que la rupture franche de culasse est bien improbable, toute dégradation conduisant plutôt au blocage mécanique.
Il suffit d'examiner la virole, pour constater que mis à part toute considération de longueurs excessives, elle n'est pas très bien disposée pour supporter les efforts : entre sa tranche avant qui reçoit la poussée de la culasse et l'un des tenons, se trouve une large entaille hélicoïdale. Il n'y a donc qu'un des tenons qui travaille pleinement ; car l'autre ne reçoit pas directement les efforts, la transmission détournée par les côtés de l'entaille faisant que, par l'élasticité du métal, il ne reçoit qu'un effort réduit.
De plus, faites l'essai d'un tube formé d'une tôle enroulée et non soudée, en appuyant fortement dans l'axe : la résistance est infiniment plus faible que s'il était soudé, et il va s'écraser du côté de l'entaille, avec une grosse déformation du diamètre.
Transposez cela au fusil, et dès que commencera le moindre élargissement de la rainure hélicoïdale vous ne pourrez plus ouvrir la culasse qu'à coups de godasse ; même difficulté pour la refermer, sauf que la disposition n'est plus aussi ergonomique, pour le coup de godasse. Foutu, le fusil !
D'ici-là, il se pourrait que par le cumul des longueurs entre culot d'étui et tenons (à doubler, car tandis que la culasse se comprime le boîtier s'allonge), il se produise durant le tir un allongement élastique augmentant exagérément la feuillure.
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Selon les humeurs de l'étui, une rupture de culot pourrait vous échauffer sérieusement les sourcils, voire arracher le magasin et faire éclater la crosse... L'allongement pourrait devenir permanent, par suite de la déformation de virole, mais l'ensemble étant d'une grande qualité de réalisation, la finesse des ajustages ne va pas permettre que ça fonctionne longtemps (à mon avis, quand la déformation commencera ça ne permettra même pas de finir le chargeur).
Cependant, le simple fait que pas mal de tireurs ont fini par esquinter leur SR 89 avec des GP11, prouve que cela n'arrive normalement pas dès la première cartouche, et que la vieille bête en encaisse un certain nombre ; ce qui rend le phénomène d'autant plus dangereux...
Après achat du borescope Teslong, j'ai visité le canon de mon Mosin-Nagant et là, surprise le résultat est EFFROYABLE ET CONSTERNANT ! L'oxydation a fait son travail de destruction et je vous demande si vous rencontrez le même phénomène après emploi de munitions de surplus.
L'Evapo-rust va bouffer toute la rouille en profondeur... si besoin, du coup il n'y aura plus de rouille mais des micros trous. Pour des pièces que tu veux repolir pas de soucis mais l'intérieur d'un canon.
Il va falloir "gratter" en douceur. La méthode est de prendre une brosse usée, dessus mettre un chiffon et l'enduire de pâte JB.
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Le Coca cola est un destructeur de rouille car il contient de L'acide phosphorique .. rempli ton canon laisse mignoter 24 heures a feu doux , puis brossage ... ou directement de l'acide dilué.
Il existe 4 facons de supprimer la rouille sur un objet:
Les dérouillages à l'acide sont tout simplement une hérésie et ne devraient jamais être utilisés par les amateurs que nous sommes. Ce procédé a été utilisé dans notre domaine de prédilection à très grande échelle en ANGLETERRE après 1945 pour récupérer les tonnes d' armes entreposées pour le débarquement ou récupérées et qui commençaient à rouiller (vu leur climat).
L'urgence est de neutraliser le phénomène d'oxydation, le plus simple : huile de coudre, brosse bronze ou nylon, lubrifiant quelconque ou Ed's Red, et des patches. Et on recommence jusqu'à disparition des traces de rouille.
Globalement toutes les munitions de surplus de 7,62x54 R sont corrosives. Mais l'apparition de cette corrosion dépend de plusieurs facteurs, certains la limitant, d'autres l’aggravant. En ces périodes de forte humidité, le simple fait de remiser une arme dans sa housse ou sa valise avec un canon bien chaud favorise sensiblement l'apparition de ce phénomène (et même sans amorces au fulminate de mercure !).
Comme les piles étaient chargées, j'ai pris quelques photos de MON procédé de nettoyage du Mosin Nagant. Ce dimanche, retour du club avec une séance de tir bien sympa en compagnie de Mrspyder. Oh mon dieu !!!! J'ai encore tiré de monstrueuses cartouches de surplus, corrosives et qui sentent pas bon !!! Argh des chinoises, les pires, tellement corrosives qu'il faut tirer avec des gants en amiante (ah, oui, bon, j'exagère un tout petit peu, j'avoue)
Et évidemment un Mosin prêt à se désintégrer sous l'action des sels corrosifs. Eau bouillante dans un récipient, un sproutch de savon vaisselle, une brosse à dents et on frotte, on trempe, on rince à l'eau bouillante claire.
Le verrou, le mécanisme du magasin, entonnoir sur la chambre, eau bouillante savonneuse et glou glou. Un bon coup de brosse. Rinçage complet à l'eau bouillante claire.
Eau bouillante, pourquoi? Car avec l'élévation de la température de l'arme, l'évaporation est très rapide. Surtout si on a conservé la version "bois". Un coup de WD40 partout. WD Water Dispersion -> Pas d'humidité résiduelle. Un coup de soufflette pour déloger le surplus d'huile. Un coup de chiffon, fini.
Enfin presque, un passage Ballistol traditionnel pour le canon et hop, au coffre. Brosses à dents Colruyt retaillées pour passer dans les glissières, les puits de chargeurs, efficaces et pas chères.