Le Mosin-Nagant 91/30 est un fusil emblématique avec une histoire riche et complexe. Son héritage s'étend de la fin du XIXe siècle à la seconde moitié du XXe siècle, marqué par des moments de bravoure et des conflits sanglants.
L’histoire du Mosin-Nagant est intimement liée à celle de Sergueï Ivanovitch Mosin, né en 1849 dans une petite ville de l’Oblast de Voronej. Fils d’un sous-lieutenant à la retraite d’extraction paysanne modeste, Mosin intégra un lycée militaire à 12 ans, où il excella. Ses brillants résultats l’expédièrent à la prestigieuse École Militaire Alexandrovskoïe, où il opta pour l’artillerie.
C’est là qu’il mettra au point son célèbre fusil, en collaboration avec un belge, très intéressé par l’énorme marché militaire russe de l’époque, Émile Nagant. Mosin reprendra le système d’alimentation de Nagant, très moderne en 1891, y adaptera culasse et canon de sa conception, d’une simplicité redoutable (notamment de démontage) et surtout sa fabuleuse 7,62x54R.
On appellera, et on appelle encore parfois ce le fusil de Mosin, le « fusil 3 lignes ». Pourquoi 3 lignes ? Son activité, son invention qui libérait la Russie de sa dépendance aux brevets étrangers, sa capacité à organiser rapidement une fabrication domestique en grand nombre de cette arme pour la colossale armée russe après que les premiers (et très rares!) exemplaires du Mosin Nagant aient dus être fabriqués en France à Châtellerault, faute d’outil industriel adapté, valurent à Serguei Mosin, honneurs et récompenses financières substantielles.
Le Mosin-Nagant est célèbre pour sa cartouche de 7,62×54 R, une munition à la balistique intraitable, née en 1891. Cette cartouche est toujours réglementaire dans certains pays et est utilisée notamment dans les fusils de sniper Dragounov. Très peu de Mosin ont été re-chambrés réglementairement.
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Le Mosin-Nagant 91/30 est un fusil militaire russe à canon rayé, à verrou et répétition manuelle, permettant le tir de cinq cartouches. Il est réputé pour sa solidité et sa simplicité de conception.
Les Mosin Nagant ont toute une histoire. En fait, ils en ont deux. L’une est assez connue des collectionneurs / tireurs. Elle court de la fin du XIXième siècle à la deuxième moitié du XXième dans un fleuve de sang et de bravoure. Et avec lui, toujours, sa fantastique cartouche de 7,62×54 R, à la balistique intraitable, née comme lui en 1891 et du choix du même homme, cartouche qui est encore réglementaire dans quelques pays notamment dans les excellents fusils de sniper Dragounov.
Très peu de Mosin ont été re chambrés réglementairement. Il y avait peu de choses à changer sur l’arme de Sergueï Mosin en plus de soixante-dix ans de services (les Mosin Nagant ont terminé leur carrière en 1967 - en Albanie de mémoire - plus de 75 ans de carrière au total !). Rien à modifier non plus sur sa cartouche pendant ses plus de 130 ans de services.
Les fabrications des années d’avant-guerre ont la réputation d’être meilleures que celles de la période 41-45 pour cause d’urgence - C’est particulièrement vrai des finitions de notre arme qui sont très bonnes. Elle est bien sûr avec le fameux boitier octogonal qui ne fut supprimé lui qu’en 1936 pour simplifier la production.
Avant le début de la Seconde Guerre mondiale, l’Union Soviétique cherchait à développer une version de précision de son fusil Mosin Nagant modernisé, le 91/30, inspirée par les travaux des Allemands. En parallèle, l’URSS souhaite adopter massivement une arme semi-automatique pour son armée, aboutissant au SVT-40 qui ne remplacera finalement pas les Mosin Nagant 91/30. Certains SVT-40 étaient équipés de lunettes pour faire office de fusil de précision.
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Cette nouvelle lunette était plus courte que les anciennes PE et PE-M afin de ne pas bloquer le port d’éjection du SVT et elle avait le gros avantage d’être peu coûteuse à produire. Ces fusils ont été produits en grand nombre, avec environ 380 000 Mosin Nagant 91/30 PU fabriqués entre 1942 et 1944.
Les canons destinés aux fusils de précision disposent de marquages spécifiques sur le tonnerre. Les caractères cyrilliques "CH" sur les modèles Tula indiquent un canon destiné aux fusils PU. Chez Izhevsk, ce marquage est différent : il s'agit d'un "C" inscrit dans un cercle. Les canons des Mosin Nagant PU étaient fabriqués séparément de ceux des 91/30 standards.
De nombreux utilisateurs apprécient le Mosin-Nagant pour sa précision et sa fiabilité. Voici quelques témoignages :
| Caractéristique | Description |
|---|---|
| Calibre | 7.62x54R |
| Type | Fusil à verrou |
| Capacité du chargeur | 5 cartouches |
| Période de production | Fin du XIXe siècle - 1967 |
| Variantes | 91/30, PU (sniper), etc. |
| Pays d'origine | Russie/URSS |
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