Envie de participer ?
Bandeau

Dès 1942, l'Allemagne nazie entreprit de fortifier la côte atlantique française, transformant des villes paisibles comme Royan en forteresses dans le cadre de l'Atlantikwall. Cette initiative visait à contrer une éventuelle invasion alliée du continent.

L'Atlantikwall et ses Forteresses

La côte royannaise fut bétonnée avec l'aide de l'Organisation Todt, transformant l'embouchure de la Gironde en un rempart de béton et d'acier connu sous le nom de Festung Gironde Nord.

La forteresse de Royan disposait de trois lignes de combat :

  • Une première ligne de Ronce-les-Bains à la pointe de Suzac, constituée de 43 points d'appui.
  • Une seconde ligne englobant Vaux-sur-Mer, Royan et Saint-Georges de Didonne, avec 135 points d'appui légers et des panzerwerk.
  • Une troisième ligne entre Chaillevette et Taupignac, barrant l'accès à la forêt de la Coubre.

Pour verrouiller l'embouchure de la Gironde, une batterie lourde devait relier le front de l'île d'Oléron au front de Royan.

Armement et Dispositif Défensif

Les principaux éléments du dispositif défensif en septembre 1944 comprenaient :

Lire aussi: La Lewis : une arme clé de la Première Guerre mondiale

  • La batterie lourde "Gironde" de 240 mm, située à la maison forestière du Pavillon.
  • Un ensemble au sud de la Côte Sauvage avec deux batteries d'artillerie de marine, une station radar et une ceinture défensive.
  • Deux batteries côtières de moyenne portée à Saint-Palais-sur-Mer et Vaux-sur-Mer.
  • Le fort du Chay à Royan, protégeant le port avec une unité de Flak.

À l'intérieur des terres, les principaux axes routiers étaient contrôlés par des panzerwerk équipés de cloches blindées.

La position la plus importante était le Stützpunkt « Coubre », composé de deux batteries côtières, d'une station radar et d'une ligne de défense circulaire.

Les Allemands fortifièrent les axes routiers avec des Panzerwerk composés de cloches blindées, de garages pour canons antichar et de mortiers sous masque de blindage. Des tranchées et des encuvements camouflaient des mitrailleuses, des fusées V4 et des chars télécommandés bourrés d'explosif.

Les Osttruppen dans les Poches de l'Atlantique

Les troupes auxiliaires de l’Est (Osttruppen) étaient composées de Biélorusses, d’Ukrainiens, de Cosaques, de Géorgiens, d'Arméniens, d'Azéris, de Kalmouks, de Tatars de la Volga et de Lettons.

Ces soldats étaient souvent considérés comme des éléments peu fiables, recrutés contre leur gré et enclins à la désertion.

Lire aussi: Organisation des SAM

Dans la poche de Lorient, les troupes de l’Est représentaient environ 10 % de l’armée allemande. Le général Fahrmbacher évoque environ 2 000 Ukrainiens, Russes, Géorgiens, Cosaques et Arméniens.

À Groix et Belle-Île, la proportion de supplétifs de l’Est était plus importante, avec environ 500 Géorgiens et Polonais à Groix.

La Libération et les Combats

Après le débarquement de Normandie, les maquis regroupés dans les FFI (Forces Françaises de l'Intérieur) harcelèrent les colonnes allemandes en retraite.

En Charente-Maritime, un afflux de maquis extérieurs se porta au nord de la Gironde pour libérer la Charente-Maritime et encercler les villes côtières tenues par les Allemands.

Le général de Gaulle décida de réduire les poches par la force, en commençant par Royan Pointe de Grave pour débloquer le port de Bordeaux.

Lire aussi: Détails montage mitrailleuse SAS 1/72

Les combats furent intenses, et la garnison allemande d'Oléron fut attaquée. Des groupes de mortiers et des pièces d'artillerie furent utilisés.

L'opération « Jupiter » fut lancée, et les forces terrestres antiaériennes (F.T.A.) furent déployées.

Les FFI et les forces alliées avancèrent, capturant des Allemands et libérant des villages.

Finalement, les Allemands déposèrent les armes, et la ville fut prise. L'ensemble des troupes cantonnées dans le nord de l'île capitula.

Tableau des Forces en Présence

Force Effectifs Composition Localisation
Forces Allemandes (Poche de Royan) Environ 4000 hommes Diverses unités, y compris Osttruppen et Polonais Royan et environs
Forces Allemandes (Poche de Lorient) Environ 25000 hommes Diverses unités, y compris Osttruppen et Polonais Lorient et environs
Forces Françaises Libres (FFL) Variable Maquisards, FFI, unités régulières Charente-Maritime, Gironde
Osttruppen (Poche de Lorient) Environ 2000 hommes Ukrainiens, Russes, Géorgiens, Cosaques, Arméniens Lorient et environs

tags: #mitrailleuses #allemandes #Saintes #1939-1945

Post popolari: