Dès 1942, l'Allemagne nazie entreprit de fortifier la côte atlantique française, transformant des villes paisibles comme Royan en forteresses dans le cadre de l'Atlantikwall. Cette initiative visait à contrer une éventuelle invasion alliée du continent.
La côte royannaise fut bétonnée avec l'aide de l'Organisation Todt, transformant l'embouchure de la Gironde en un rempart de béton et d'acier connu sous le nom de Festung Gironde Nord.
La forteresse de Royan disposait de trois lignes de combat :
Pour verrouiller l'embouchure de la Gironde, une batterie lourde devait relier le front de l'île d'Oléron au front de Royan.
Les principaux éléments du dispositif défensif en septembre 1944 comprenaient :
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À l'intérieur des terres, les principaux axes routiers étaient contrôlés par des panzerwerk équipés de cloches blindées.
La position la plus importante était le Stützpunkt « Coubre », composé de deux batteries côtières, d'une station radar et d'une ligne de défense circulaire.
Les Allemands fortifièrent les axes routiers avec des Panzerwerk composés de cloches blindées, de garages pour canons antichar et de mortiers sous masque de blindage. Des tranchées et des encuvements camouflaient des mitrailleuses, des fusées V4 et des chars télécommandés bourrés d'explosif.
Les troupes auxiliaires de l’Est (Osttruppen) étaient composées de Biélorusses, d’Ukrainiens, de Cosaques, de Géorgiens, d'Arméniens, d'Azéris, de Kalmouks, de Tatars de la Volga et de Lettons.
Ces soldats étaient souvent considérés comme des éléments peu fiables, recrutés contre leur gré et enclins à la désertion.
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Dans la poche de Lorient, les troupes de l’Est représentaient environ 10 % de l’armée allemande. Le général Fahrmbacher évoque environ 2 000 Ukrainiens, Russes, Géorgiens, Cosaques et Arméniens.
À Groix et Belle-Île, la proportion de supplétifs de l’Est était plus importante, avec environ 500 Géorgiens et Polonais à Groix.
Après le débarquement de Normandie, les maquis regroupés dans les FFI (Forces Françaises de l'Intérieur) harcelèrent les colonnes allemandes en retraite.
En Charente-Maritime, un afflux de maquis extérieurs se porta au nord de la Gironde pour libérer la Charente-Maritime et encercler les villes côtières tenues par les Allemands.
Le général de Gaulle décida de réduire les poches par la force, en commençant par Royan Pointe de Grave pour débloquer le port de Bordeaux.
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Les combats furent intenses, et la garnison allemande d'Oléron fut attaquée. Des groupes de mortiers et des pièces d'artillerie furent utilisés.
L'opération « Jupiter » fut lancée, et les forces terrestres antiaériennes (F.T.A.) furent déployées.
Les FFI et les forces alliées avancèrent, capturant des Allemands et libérant des villages.
Finalement, les Allemands déposèrent les armes, et la ville fut prise. L'ensemble des troupes cantonnées dans le nord de l'île capitula.
| Force | Effectifs | Composition | Localisation |
|---|---|---|---|
| Forces Allemandes (Poche de Royan) | Environ 4000 hommes | Diverses unités, y compris Osttruppen et Polonais | Royan et environs |
| Forces Allemandes (Poche de Lorient) | Environ 25000 hommes | Diverses unités, y compris Osttruppen et Polonais | Lorient et environs |
| Forces Françaises Libres (FFL) | Variable | Maquisards, FFI, unités régulières | Charente-Maritime, Gironde |
| Osttruppen (Poche de Lorient) | Environ 2000 hommes | Ukrainiens, Russes, Géorgiens, Cosaques, Arméniens | Lorient et environs |
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