La mitrailleuse Hotchkiss est une arme automatique qui a marqué l'histoire militaire. Cet article explore son fonctionnement, son évolution à travers différents modèles et son utilisation au combat.
Au début du XXe siècle, l’entreprise Hotchkiss, prospère grâce au succès de son canon-revolver et de la mitrailleuse modèle 1900, connaît un tournant avec l’émergence du fusil-mitrailleur MADSEN. Conscient de l’importance croissante de ce type d’arme, la marque charge les ingénieurs BENET et MERCIE de développer un fusil-mitrailleur pour rivaliser avec le MADSEN. En 1909, Hotchkiss lance son propre fusil-mitrailleur, une version raccourcie et simplifiée du système 1900. Il conserve les caractéristiques spécifiques de la marque, telles que l’emprunt de gaz, un canon court et épais avec des ailettes de refroidissement, et une alimentation à peigne ou à bande métallique.
La mitrailleuse de campagne modèle 1900 est mise au point par Benjamin Berkely Hotchkiss qui, depuis longtemps, rêvait de substituer une arme automatique à son canon revolver actionné à la main par une manivelle.
La mitrailleuse de campagne modèle 1900 système Hotchkiss se compose essentiellement d’un canon unique assujetti dans une boîte de culasse renfermant le mécanisme. Ce canon ne diffère d’un canon de fusil ordinaire que par sa plus grande épaisseur lui permettant de mieux résister aux vibrations de l’arme et à l’échauffement dû à un tir prolongé. En dessous et parallèlement au canon avec lequel il communique par un orifice de prise de gaz, se trouve un cylindre renfermant un piston qui porte des cames destinées à manœuvrer les mécanismes de culasse et d’alimentation.
Lorsque le piston est lancé en arrière par les gaz provenant de l’explosion de la poudre, il est retenu, au terme de sa course, par une détente placée dans la boite de culasse. En appuyant sur la détente, le piston n’étant plus maintenu, est lancé en avant à sa position initiale par le ressort de rappel qu’il avait comprimé dans son mouvement en arrière. Si on appuie constamment sur la détente, le piston ne pourra plus s’accrocher et rester en arrière. Pendant le mouvement arrière du piston, la culasse est ouverte, la douille vide est extraite puis éjectée et la bande-chargeur se trouve transportée dans l’arme d’une certaine quantité vers la droite.
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Le chargement de la Mitrailleuse Hotchkiss modèle 1914 se fait en poussant successivement les bandes dans le couloir d’alimentation. Les bandes articulées sont enroulées dans des boites en chêne que l’on pose près de l’arme au moment de tirer. Pour charger, il suffit d’introduire l’extrémité de la bande dans le couloir d’alimentation. Le mécanisme d’alimentation comprend un entraineur formant double pignon l’un des pignons engrène avec des cames formées sur la tige du piston et prend ainsi un mouvement de rotation intermittent.
Grâce aux retours d’expérience, Hotchkiss a pris en compte les défis auxquels les soldats étaient confrontés avec les armes automatiques. Bien que l’arme soit constituée de peu de pièces usinées, son coût d’achat était élevé. Elle a été adoptée par l’armée britannique, l’armée américaine et la cavalerie française.
Le fusil mitrailleur Hotchkiss 1909 a connu un moment mémorable lors de l’embuscade contre PANCHO ViLLA, où les Hotchkiss ont tiré près de 10000 coups sur la voiture du révolutionnaire, contribuant à sa neutralisation lors de ses incursions dans le territoire américain. Pendant la Première Guerre mondiale, les Anglais ont utilisé le Hotchkiss 1909 contre les Turcs, le déployant même sur certaines automitrailleuses.
Deux hommes sont généralement nécessaire pour assurer le service de la pièce, l’un faisant fonction de tireur et l’autre de chargeur.
Les premières mitrailleuses lourdes étaient de simple mitrailleuse modifié pour tirées la la munition de 11 X 59 à bourrelet du fusil Gras , la version incendiaire se révéla particulièrement efficace contre les " saucisses ". Deux types de mitrailleuses furent modifiées pour tirée de en 11 mm Gras :
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Lors du programme de 1921 pour les armes automatiques de petit calibre, la destination de ses dernières étaient prévue tant pour l’équipement des forces terrestres (mitrailleuse lourde à vocation antichar et anti aérienne) que pour l’armement des appareils de l’Aéronautique militaire, alors sous tutelle de l’armée de terre.
Plusieurs modifications ont été apportées au fil du temps :
La mitrailleuse française du modèle Saint-Etienne 1907, qui est en service dans l’armée concurremment avec la Hotchkiss, procède du même principe de construction que cette dernière. Elle emprunte l’énergie motrice de son mécanisme aux gaz développés lors de la déflagration de la poudre. La pression des gaz prélevés dans le canon pousse en avant un piston muni d’une tringle dont le déplacement agit sur un levier qui lui-même fait fonctionner la culasse. Celle-ci comporte les dispositifs nécessaires d’ouverture et de fermeture de l’âme, d’approvisionnement, d’éjection et de percussion. Un ressort antagoniste ramène le piston à sa place et provoque, après le départ du coup, le recommencement du cycle.
L’excellente qualité de l’acier dur dont est fait son canon, lui permet de tirer notre balle D sans éprouver aucune usure. Le refroidissement pendant le tir est assuré, sans manchon à eau et sans ailettes réfrigératrices, par l’adjonction, à la partie qui avoisine l’âme, d’une masse métallique suffisante pour dissiper la chaleur produite.
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