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Benjamin Berkeley Hotchkiss est né le 1er octobre 1826 à Watertown, aux États-Unis. Rapidement, il quitte l’école pour l’apprentissage dans un atelier de mécanique, où il apprendra beaucoup. En 1855, avec son frère Andrew, il met au point un projectile d’artillerie puis il exécute une commande de munitions pour son pays qui débute la guerre de Sécession. En 1867, il débarque en Europe pour entreprendre de nouvelles activités et crée la société Hotchkiss à Saint-Denis.

L'Invention de la Mitrailleuse Hotchkiss

En 1872, Benjamin Hotchkiss invente une mitrailleuse qui va se retrouver dans toutes les forces armées pendant près de 50 ans. En 1885, à sa mort, l’entreprise passe entre les mains de ses collaborateurs français sous le nom de Société des anciens établissements Hotchkiss et compagnie.

Diversification de la Production Hotchkiss

Dès le mois de mai 1900, Hotchkiss produit donc des pièces pour moteurs pour Panhard et Levassor puis de Dietrich, de Dion-Bouton, Charron, C.G.V. ou encore Girardot. Puis décide, le 31 juillet 1902 de créer un département automobile confié curieusement à Laurence Vincent Benét qui était pourtant hostile à ce projet. Sous son impulsion, la production démarre début 1904 avec une première gamme qui comprend les types C, D et A, de respectivement 18, 35 et 70 HP.

Hotchkiss Constructeur Automobile

Le 26 février 1904, le service des Mines réceptionne une type G de 18 ch suivis d’une 80 ch de type E en mai 1904 avec une cylindrée de 17,8 l. Si ces voitures sont engagées dans des courses, le premier modèle client de type D sort en 1904 (35 ch) puis une type F de 17 ch arrive en 1907. Un modèle O effectue cette année-là un raid de 34 000 km à travers la France, l’Angleterre, l’Ecosse et l’Irlande. En 1908, la marque passe au 6 cylindres avec des moteurs développant 30 et 50 ch. Avant la guerre de 1914, Hotchkiss sort trois autres modèles à 6 cylindres dont les types AF et AG.

L’Âge d’Or dès 1920

Au salon de Paris de 1922, Hotchkiss lance l’AM 12 HP qui prend le slogan de "la voiture du juste milieu" qui synthétise les suffrages d'une clientèle bourgeoise aisée recherchant le confort et la discrétion. À partir de l'automne 1925 une nouvelle ligne de moteurs de 4 ou 6 cylindres qui seront produits avec quelques améliorations techniques jusqu’en 1954. En 1929, la marque établit 13 records du monde à Montlhéry et s’impose au rallye de Monte-Carlo en 1932, 1933 et 1934.

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À partir du salon 1934, l'influence de l’aérodynamisme marque les carrosseries : calandre légèrement inclinée, malle intégrée et profilée ; les voitures séduisent par la distinction de leurs lignes. Après le rachat d’Amilcar en 1936, Hotchkiss propose l’Amilcar Compound, un prototype étudié par l’ingénieur Jean-Albert Grégoire ; moderne (traction avant et roues indépendantes), elle est cependant trop chère pour s’imposer.

Renaissance à la Libération

Après avoir réalisé la carrosserie d’une voiture électrique Tudor en 1942, Hotchkiss commence à produire des pièces détachées de la Jeep Willys à partir de 1946, puis commercialise des Jeep jusqu’en 1966, tout en construisant des poids lourds. Pendant ce temps, les bureaux d’étude préparent trois nouveaux modèles dont la 686 qui gagnera le rallye de Monte-Carlo en 1949. En 1950, les modèles Artois sont remplacés par les Anjou à la carrosserie profilée. En 1951, la marque propose l’Hotchkiss-Grégoire, une voiture 6 places à traction avant.

Toujours en Avance

En 1955, Hotchkiss rachète la marque Delahaye et produit son premier camion PL-25 tout en continuant ses productions militaires. En 1956, Hotchkiss fusionne avec Brandt et produit 2 600 blindés légers, notamment pour l’Allemagne fédérale. Dans le même temps, Hotchkiss étudie et produit le HB 40 (Hotchkiss-Bouffort) destiné aux expéditions polaires françaises (EPF). En mars 1963 après de nombreuses améliorations, le véhicule franchit des pentes de plus de 60 %, des dévers de 45 à 60 %. Dans le domaine du poids lourd, Hotchkiss produira la première cabine avancée basculante sur son PL-60 (6 tonnes de PTAC) en 1964.

Les Tourelles de Mitrailleuses GF4

Les tourelles de mitrailleuses sont destinées à la défense rapprochée de l’ouvrage dont elles font partie. Elles n’entrent en action qu’au moment où l’artillerie ennemie doit cesser ou allonger son tir pour ne pas atteindre ses propres troupes. On en déduit ensuite que la tourelle n’aura à tirer que sur des buts rapprochés, pouvant exiger par conséquent de grands déplacements angulaires.

La première tourelle du type GF3 modèle 1899, pour une mitrailleuse a été construite par le Colonel Galopin. Elle était armée d’une mitrailleuse Gatling modèle 1895. Les autres tourelles de mitrailleuses construites, du type GF4 modèle 1905 possèdent deux mitrailleuses Hotchkiss placées l’une au-dessus de l’autre. Les deux mitrailleuses sont placées sur un affût unique qui peut glisser sur une plateforme fixée sur les trois consoles soutenant la virole. Lorsque la tourelle est éclipsée, les canons sont contenus entièrement dans le cuirassement. Ils le dépassent au contraire légèrement lorsque la tourelle est en batterie, de manière à laisser au pointeur l’espace suffisant pour prendre commodément la ligne de mire. Ce mouvement de l’affût est produit simplement par deux cordes que l’un tire d’un côté ou de l’autre. Un verrou immobilise le tout dans les deux positions extrêmes. La ligne de mire est unique, de cette façon le passage d’une mitrailleuse à l’autre n’empêche pas le pointeur de suivre son objectif.

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On a adopté l’acier moulé, comme pour les tourelles de gros calibre, parce que ce métal permet de diminuer l’épaisseur et par suite le poids du cuirassement. Pendant la nuit ou par temps couvert, on ne peut pas viser sur le but, mais on peut profiter de ce que celui-ci chemine sur le glacis à peu de distance pour donner à la tourelle un système de pointage automatique. Pour balayer toute la surface du glacis, du moins dans le secteur permis par le champ de tir de la tourelle, il suffit alors de donner à l’engin un mouvement d’oscillation d’amplitude convenable. Pour rendre cette manœuvre plus aisée, on dispose de deux verrous qui maintiennent la tourelle dans le champ de tir utile. Ces mêmes verrous servent à immobiliser la tourelle devant une chambre à sable lorsque, en temps de paix, on tire les mitrailleuses.

Mitrailleuse Lourde Hotchkiss Modèle 1929

À la sortie de la Première Guerre mondiale, la France reste impressionnée par la puissance de la mitrailleuse lourde Browning cal.50. Avec l’avènement de la guerre mécanisée, ce type d’arme devient essentiel pour accomplir diverses tâches sur le front. La société Hotchkiss, en analysant les besoins des armées, ne pouvait négliger ce secteur d’avenir. Elle conçoit un système similaire à emprunt à gaz et verrouillage de la culasse par biellette, caractéristique de la maison Hotchkiss. En 1930, la France adopte la mitrailleuse lourde Hotchkiss modèle 1929. Dans les faits, l’arme s’avère fiable et polyvalente.

La munition de 13.2, très puissante, est utilisée pour diverses tâches telles que la lutte antiaérienne (simple ou quadruple en ligne), la lutte contre le matériel, les nids de mitrailleuses, les cibles légèrement blindées, et comme mitrailleuse pour les fortifications de la ligne Maginot. Les manufactures d’État, déjà occupées à produire les pistolets 1935, les pistolets-mitrailleurs MAS38, les fusils MAS36 et les fusils-mitrailleurs MAC29 et 31, ne sont pas en mesure d’inventer un système d’arme pour le calibre 13.2. Elles laissent donc Hotchkiss, entreprise privée, libre sur ce segment. L’arme remporte un succès commercial et est adoptée par le Japon (Type 97) et l’Italie (Breda Modello 31). Elle participe à toutes les campagnes de l’armée française, notamment celle de 1940 et ensuite contre l’Afrika Korps avec l’armée française libre. Les Allemands les utilisent pour fortifier le mur de l’Atlantique, certains modèles sont envoyés en Russie. Elle termine sa carrière doucement au début des années 60 lors de la décolonisation.

L'Évolution de la Mitrailleuse Hotchkiss

La guerre de 1870 vit pour la première fois l’utilisation des canons à balles Reffye . De De par l’importance de leurs poids, ils furent installés sur des affûts classiques d'artillerie. Ces pièces furent utilisées comme pièces d’artillerie car elles étaient regroupées en batterie. On ne sait pas grand chose sur les éventuels succès de cette arme. Il fallut attendre les années 1890 pour que des études sérieuses se fassent sur ce type d’arme suite au rachat, par la société Hotchkiss, d’un brevet austro-hongrois sur une arme automatique et suite à l’invention quelques années auparavant de la poudre sans fumée. De ce brevet, seule la partie traitant du mécanisme interne fut utilisée par les ingénieurs de la société Hotchkiss. Bientôt les premières mitrailleuses Hotchkiss virent le jour et furent mises à l’essai . Après quelques améliorations, elles furent vendues entre autre au Japon, qui l’utilisa lors du conflit qui l’opposa à la Russie en 1905. Le bon comportement de cette arme apporta à la firme, une solide réputation. Après plusieurs autres améliorations, ce modèle fut proposé à l'adoption à l'armée française. Elle fut approuvée et l'arme fut mise en service en corps de troupe sous l'appellation de mitrailleuse Hotchkiss modèle 1900. Par la suite, la mitrailleuse modèle 1900 fut modifiée par suppression de la crosse et de la sûreté dont elle était équipée et prit le nom de mitrailleuse Hotchkiss modèle 1914 . Le modèle 1900 fut fabriqué à environ 300 exemplaires. Le modèle 1914 reçut tout au long de sa carrière plusieurs modifications.

Les servants, au nombre de quatre à six, comprenaient le chef de pièce, un tireur, un chargeur et un aide chargeur. Arme létale pour les fantassins, en particulier lorsqu’elle est couplée à des réseaux de barbelés, qu’on devine en arrière-plan, la mitrailleuse est un objectif à détruire lors des préparations d’artillerie.

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En 1939, l’usine marque le pas, l’hypothèse de plus en plus probable d’une guerre entraîne une importante chute des ventes et les chaînes de fabrication s’arrêtent momentanément peu de temps après. Seul le département armement, nationalisé par décret du 15 décembre 1936 et dont les bons résultats contribuent depuis de nombreuses années à la bonne santé du groupe, continue ses activités à la demande du ministère de la guerre. Mais une partie du personnel et des machines outils se sont repliés sur Auxerre et Moulin et quelques-uns sont affectés à la fabrication de camions, tracteurs, chars ou encore moteurs et boîtes de vitesses pour Laffly et La Licorne.

Différentes Modifications entre les Modèles 1900 et 1914

  • Le nouveau piston est renforcé et permet de résister à 90 000 coups.
  • La sûreté est supprimée (suppression du verrou de sûreté permettant de bloquer le piston).
  • Le couvre-culasse est transformé et renforcé pour l’adaptation d'une poignée, d'une tige et d'un poussoir servant à dégager la nouvelle broche de culasse (transformée également).
  • La détente ne comporte plus qu'un cran.
  • La culasse, l’extracteur, l’éjecteur et le percuteur sont modifiés.
  • Le canon devient plus facile à remplacer grâce au filetage à filets interrompus, le régulateur d'échappement modifié.
  • La clavette de démontage du canon devient excentrique pour un démontage plus rapide.
  • Le levier d'armement est muni d'un tenon sur la partie antérieure permettant de dégager le cliquet du passe bandes.
  • Le doigt du cliquet est modifié pour que l'on puisse le tirer en arrière en actionnant le levier d'armement.

Renseignements d’Ordre Général

  • Fabricants: Firme Hotchkiss-Brandt à Lyon et Saint Denis, Société Alsacienne de Construction Mécanique (SACM) à Cholet pour les canons modifiés pour la cartouche modèle 1932N.
  • Classification: arme lourde collective sur affût à tir en rafale illimitée uniquement.
  • Système moteur: emprunt des gaz par évent au canon et poussée sur le piston par le cylindre à gaz.
  • Percussion: rectiligne avec percuteur solidaire de la masse percutante.
  • Extraction: extracteur poussé par un ressort.
  • Ejection: éjecteur oscillant et projettent fixé sur la boite de culasse.
  • Détente: par système détente-gâchette.
  • Utilisation: longues et moyennes distances.
  • Sécurité: course de garde au verrouillage.
  • Alimentation: par introduction directe de la cartouche, par bande rigide de 24 cartouches ou par bande articulée de 251 cartouches

Hotchkiss Mod' 22/26 '' Espagne ''

La société Hotchkiss, qui avait mis au point une mitrailleuse en 1900, en avait développé une version allégée dite "mitrailleuse portative" en 1907. Elle a été testée dans l'Armée Française, mais n'a pas eu le succès escompté. Elle en a eu plus auprès de l'US Army, qui l'a adoptée sous le nom de "Bénet-Mercié Model 1909", en calibre .30-06. Les Britanniques en ont utilisé une version en .303.

Après la guerre (de 14-18), la France a lancé un programme pour l'adoption d'un fusil-mitrailleur (en 1921). Plusieurs constructeurs se sont mis sur les rangs, dont Hotchkiss qui, le 27-2-1922, déposa un brevet pour un fusil-mitrailleur qui pouvait être fourni avec une alimentation par bandes rigides (comme la "mitrailleuse portative" initiale) ou par chargeurs.

Ce "fusil-mitrailleur Hotchkiss 1922" est celui que tu montres, il a été adopté par le Brésil, le Chili, l'Espagne, la Grande-Bretagne, la Grèce, le Liban, le Pérou, la Roumanie, Saint-Domingue, la Tchécoslovaquie et d'autres encore, dans différents calibres ... mais pas par la France, qui les a néanmoins testés, ainsi que les divers modèles améliorés dans les années qui ont suivi, en 1925 et 1931. C'est le FM 1923 de la MAC qui a décroché le pompon ...

Le modèle espagnol était en calibre 7 X 57 Mauser, et l'Espagne en a utilisé environ 3000, fabriqués par Oviedo et La Coruña. Ils ont servi, of course, pendant la Guerre Civile en 36-39. Ceux qui étaient en service dans les pays "visités" par les Allemands entre 1939 et 1945 ont repris du service dans la Wehrmacht, comme il se doit!

Le FA O.C. 38 reste un Hotchkiss 1922 simplifié (30 pièces en moins, 34 autres modifiées), certes un peu croisé avec un ZB 26, et le manuel du FA Hotchkiss 1925 est la version espagnole du manuel d'usine du FM français à alimentation par bandes rigides, que Hotchkiss a vendu en petit nombre à l'Espagne, mais aussi à d'autres pays (Grèce, Turquie ...). Les variantes de ce FM sont nombreuses ...

Mitrailleuse "HOTCHKISS" MODELE 1922 (Espagne)

  • Calibre: 7 mm.
  • Longueur du canon: 600 mm.
  • Poids de l'arme: 12,2 Kgr.
  • Alimentation: bandes de 30 cartouches.
  • Taux de feu: 150 à 420 tours par minute.

Histoire: Il s’agit du fusil de mitrailleuse français Hotchkiss modèle 1909, calibré pour la cartouche espagnole de 7 mm, qui a été adopté par réglementation en Espagne par R.O. du 17-6-1922, il y avait dans notre armée la dénomination officielle du modèle 1922. Ce fut la première mitrailleuse à fusil de l'armée espagnole et elle fut distribuée en deux versions, avec des patins de soutien comme un fusil d'infanterie à fusil et avec un trépied et une selle comme une mitrailleuse légère pour la cavalerie.

Fusil mitrailleur "HOTCHKISS" TYPE I (Espagne)

  • Calibre: 7 mm
  • Longueur totale: 1 650 mm
  • Longueur du canon: 500 mm.
  • Poids de l'arme: 8,5 Kgr
  • Alimentation: bandes de 15 cartouches
  • Taux de feu: 60 à 230 tours par minute.

Histoire: Sans son adoption officielle apparente, cette mitraillette à fusil a été distribuée dans l'armée à partir de 1924. Produit par la firme française Hotchkiss en tant que modèle 1922, sa figurine plus traditionnelle et supérieure, inférieure au modèle précédent adopté, est d'origine extérieure nommé mitrailleur.

Fusil mitrailleur "HOTCHKISS" TYPE II (Espagne)

  • Calibre: 7 mm
  • Longueur totale: 1 650 mm
  • Longueur du canon: 500 mm
  • Poids: 8,8 Kgr
  • Alimentation: bandes de 15 cartouches
  • Taux de feu: 80 à 300 coups par minute

Histoire: Ce nouveau modèle a commencé à être distribué à partir de 1925, ce qui a provoqué une cadence de tir supérieure à celle du précédent. Physiquement, les deux modèles étaient pratiquement identiques, soulignant que la caractéristique la plus visible pour les différencier était les trous que présentait le coupe-flammes de ce modèle, orifices qui ne figuraient pas dans le pare-flammes du précédent. Cette similitude des deux modèles a pour origine le fait qu'ils ont reçu les désignations de "Type I" et "Type II", en maintenant la qualification de mitrailleur.

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