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Aujourd’hui pleinement intégrés dans les arsenaux aériens, les hélicoptères de combat continuent de surprendre.

Genèse de l'Hélicoptère de Combat

Malgré leur supposée fragilité, comment des machines aussi légères peuvent-elles emporter un armement aussi conséquent qu’un canon-mitrailleur, des paniers à roquettes et des missiles antichars voire air-air ?

Et pourtant, ce ne sont pas les Américains qui les premiers eurent l’idée de développer des hélicoptères spécifiquement adaptés à des missions de combat.

En janvier 1962, tirant les enseignements de la guerre d’Algérie, le Pentagone émit une fiche programme visant à la dotation d’un hélicoptère de reconnaissance et d’attaque au sol pour les besoins de l’US Army.

Désigné Bell Model 207 Sioux Scout, cet appareil était en fait un dérivé redessiné et armé du Bell 47.

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Les ingénieurs américains avaient poussé les développements français en matière d’armement au maximum, quitte à devoir redessiner la machine.

Mais l’hélicoptériste avait une autre carte en main. Depuis plusieurs mois, il travaillait sur un autre programme, nettement plus ambitieux.

Désigné Bell Model 209, celui-ci reprenait plusieurs éléments structurels du Model 205, et ce afin de réduire au maximum les coûts de recherches et développements.

Extérieurement, le Bell Model 209 se présentait sous la forme d’un hélicoptère monoturbine doté d’un rotor principal à double pales.

Mais ce qui surprenait alors le plus provenait de son cockpit : celui-ci était de type biplace en tandem, avec un pilote à l’arrière et un officier armement et tireur à l’avant.

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Cette architecture reprenait donc plus ou moins les codes de l’aviation de chasse mais en les inversant. Pour le reste, il était doté d’un train d’atterrissage rétractable et deux toutes petites ailes, appelées des moignons de voilure.

Celles-ci n’avaient nullement un rôle de portance mais juste de support pour l’armement de l’appareil.

À cette époque, l’Amérique était déjà engagée dans une guerre totale contre les forces communistes au Vietnam, et le Bell Model 209 représentait une arme de choix pour ses opérations terrestres. L’hélicoptère fut donc commandé sous la désignation de AH-1G Cobra.

La seule différence notable avec le prototype était le remplacement du train d’atterrissage tricycle escamotable jugé trop onéreux par un train à patins plus classique et meilleur marché.

Les premiers Bell AH-1G Cobra firent leur apparition au-dessus du Vietnam au cours de l’été 1967.

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Ils étaient entré en service en juin de cette année là et filèrent directement au front.

Au total entre 1967 et 1973 Bell livra 1110 hélicoptères de ce type à l’armée américaine.

Un peu plus de trois cents furent perdus en opérations, tant de la part de l’ennemi que d’accidents imputables au pilotage.

Il faut dire que le Cobra avait la réputation de ne pas être un hélicoptère très facile pour un pilote inexpérimenté.

Il faut souligner qu’une cinquantaine de ces hélicoptères fut transformé en TAH-1G, une version d’entraînement à double commandes dont l’armement se limitait au seul canon de 20mm et à deux paniers à sept roquettes.

Quelques AH-1G virent leur armement « de nez » modifié. Le canon de 20mm fut déposé au profit d’une tourelle TAT dotée d’une mitrailleuse type Minigun à six tubes de calibre 7.62mm et d’un lance-grenade de 40mm.

Cependant le Bell AH-1G fut considérée comme une des meilleures, et des plus symboliques, armes américaines de la guerre du Vietnam.

Après la fin du conflit des marchés d’exportations s’ouvrirent auprès des alliés traditionnels de l’Amérique.

Dans le même temps Bell travailla à des versions dérivées du AH-1G, c’est ainsi que naquirent les AH-1E, F, P, Q, et S.

Des Bell AH-1 Cobra furent fournis aux pays suivants : Bahreïn, la Corée du sud, l’Espagne, Israël, le Japon, la Jordanie, le Pakistan, la Thaïlande, et la Turquie.

Plusieurs d’entre-eux les avaient déjà retirés du service en 2015. Il est à noter qu’Israël utilisa ses Cobra à plusieurs reprises au combat, notamment contre des positions terroristes du Hezbollah.

Il est à noter qu’aux États-Unis la désignation Bell 209 ne concerne pas exclusivement le prototype mais aussi les versions civiles de cet hélicoptère de combat.

En effet une trentaine d’entre-eux servent dans divers organismes parapubliques pour la lutte contre les feux de forêts. Ces appareils sont appelés Fire-Cobra.

Ils mènent notamment des missions de reconnaissance anti-feu aux moyens de puissants systèmes de détections. Ce sont d’anciens AH-1P et AH-1S ayant auparavant appartenu à l’US Army.

Aujourd’hui en phase d’obsolescence vis à vis des hélicoptères de combat existants, tel l’Eurocopter EC665 Tigre ou encore le Kamov Ka-52, le Bell AH-1 Cobra n’en demeure pas moins l’hélicoptère de combat de référence, son mètre étalon.

L'Hélicoptère Tigre : Un Exemple Moderne

L’hélicoptère Tigre (premier plan), de conception franco-allemande, est utilisé par les armées de Terre française, allemande, espagnole et australienne.

Il existe en 4 versions :

  • UHT, antichar avec viseur de mât et missiles air-sol
  • HAP, appui protection sans capacité de tir de missiles antichars
  • HAD, appui destruction avec armement HAP et missiles antichars
  • ARH, version reconnaissance développée pour l’Australie

Sa vitesse de croisière atteint 280 km/h, avec une pointe possible de 315 km/h, pour la version HAP et de 260 km/h, avec une pointe possible de 290 km/h, pour l’UHT.

Son armement interne compte :

  • 1 canon de 30 mm (450 obus) pour les versions HAP, ARH et HAD
  • 1 mitrailleuse de 12,7 mm ou 1 canon de 20 mm en nacelle pour l’UHT

Les Mitrailleuses Darne

Si la plupart des chasseurs connaissent la marque Darne, rares sont les amateurs d'histoire militaire qui connaissent la mitrailleuse Darne.

Tous peuvent citer les grandes marques de mitrailleuses : Maxim, Vickers, Hotchkiss, Browning, MG 34 ou 42 ; mais bien peu d'entre eux ont vu ou entendu parler de la mitrailleuse Darne.

Née en période de crise, en pleine guerre de 1914-1918, elle résulte de l'esprit inventif de deux armuriers stéphanois.

Ceux-ci sont en effet arrivés à développer en peu de temps un véritable système d'armes, permettant d'appliquer un mécanisme unique à toute une famille d'engins automatiques : fusils-mitrailleurs et mitrailleuses pour l'infanterie ou l'aviation.

Leurs réalisations avaient attiré l'attention du haut commandement militaire qui avait même passé des commandes importantes.

La cessation des hostilités entraîne la conversion du marché pour un secteur en plein développement : l'aéronautique.

La maison Darne parvient rapidement à développer un modèle permettant le tir synchronisé au travers du champ de l'hélice, ce que les arsenaux français ne seront jamais capables de faire.

Le constructeur trouve rapidement des débouchés à l'étranger, mais il a du mal à convaincre la Section technique de l'aéronautique des qualités de son matériel.

Finalement l'Armée de l'Air utilisera peu de mitrailleuses Darne, lui préférant la mitrailleuse MAC 34 de la Manufacture Nationale d'Armes de Châtellerault.

Ce ne sera pas le cas de l'Aéronautique navale qui conserve les mitrailleuses Darne sur certains de ses appareils jusqu'à la fin de la guerre d'Indochine.

Armement Moderne de l'Armée de Terre Française

L’armée de Terre a un nouveau fusil de précision semi-automatique (FPSA), remplaçant le FRF2, en service depuis 1980.

Le pistolet semi-automatique Glock-17 de 5e génération FR est robuste, fiable, léger et ergonomique.

Le NEROD RF est une solution de lutte anti-drone contre la très grande majorité des drones commerciaux.

En 2010, la mitrailleuse belge MAG 58 est choisie pour remplacer l’AANF1 dans l’armée de Terre. Mitrailleuse légère standard de l’armée de Terre, elle peut être utilisée selon les versions, au sol, sur trépied ou montée sur véhicule.

La FN Minimi (Mini-mitrailleuse) est une mitrailleuse légère conçue par la fabrique nationale de HERSTAL en Belgique (FN HERSTAL) dans les années 1970.

Le MISTRAL est un système d'arme sol-air à très courte portée destiné à compléter la couverture sol-air du corps blindé et mécanisé.

Le Missile Moyenne Portée (MMP) est un missile antichar de nouvelle génération, il remplace le missile MILAN en service depuis 1974.

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