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Au 3 septembre 1939, l'armée française disposait d'un grand nombre de modèles de fusils à répétition, pistolets automatiques, revolvers, mitrailleuses, fusils mitrailleurs et pistolets mitrailleurs. Pour comprendre cette diversité, il est essentiel d'examiner les programmes de modification de l'armement qui ont eu lieu entre novembre 1918 et septembre 1939.

Programmes de Modification de l'Armement

Voici une synthèse des programmes de modification de l'armement, classés par ordre de priorité et de mise en place dans le temps :

  1. Adoption d’une nouvelle munition destinée à remplacer celle de 8x50R modèle 86D, plus adaptée aux armes automatiques.
  2. Adoption d’un nouveau Fusil-Mitrailleur destiné à remplacer le FM CSRG 15 tirant la nouvelle munition définie au point 1.
  3. Remplacement des Lebel 86M93, considérés comme obsolètes, par les fusils/mousquetons de la famille « Berthier ».
  4. Remplacement des Berthier à « 3 coups » (90, 92, 02, 07, 07-15) par des Berthier « 5 coups » (92M16, 07-15M16), en produisant de nouvelles armes ou en modifiant les anciennes.
  5. Remplacement dans tous les régiments d’infanterie et de cavalerie des mitrailleuses Saint-Etienne 1907T par des Hotchkiss 1914 sur trépieds 1916.
  6. Remplacement des mitrailleuses en 8mm par des mitrailleuses tirant la nouvelle munition.
  7. Adoption d’un nouveau Fusil à Répétition tirant la nouvelle munition.
  8. Combler le manque de mousqueton d’une manière ou d’une autre.
  9. Adoption d’un Fusil Semi-Automatique remplaçant les RSC 17 &18 pour les « bons tireurs ».
  10. Adoption d’une nouvelle munition plus puissante, destinée à remplacer le 7.65 Browning pour les Pistolets Automatiques.
  11. Adoption d’un nouveau Pistolet Automatique tirant la nouvelle munition et mettant à la retraite les Revolvers 92 et 73, puis remplaçant progressivement les Ruby (et autres).
  12. Adoption d’un Pistolet Mitrailleur comme arme d’auto-défense.

État d’achèvement au 3 septembre 1939

  1. En deux étapes (1924 et 1929) la munition 7.5x54 mle 29D a été adoptée.
  2. Le FM modèle 1924 M29 a effectivement été produit à environ 90'000 exemplaires au 03.09.1939 et à 135'000 au 10.05.1940. Même les unités d’appelés de type B et les troupes dans les colonies l’ont reçu. Seul l’artillerie et le génie restent coincés avec le « Chauchat ».
  3. En métropole et dans les colonies, cela semble être en ordre mis à part les régiments régionaux.
  4. C’est à « moitié » fait ! Les très bon postes de ce forum me laissent penser que même avec 300'000 conversions M16 pour les fusils et 250'000 conversions M16 pour les mousquetons, c’est moitié/moitié pour le nombre de fusil(ou mousqueton) 3coups-5coups, en stock. Ceci est sans doute dû au Très Grand nombre de fusil 07-15 produits par rapport aux Mle 16 « purs » et à la production petite cadence des mousquetons 92M16 après la grande Guerre.
  5. C’est effectif : les Saint Etienne 1907T sont réservées aux forts, à l’artillerie et à l’antiaérien. Presque tout le monde a la Hotchkiss 1914.
  6. Ce n’est pas achevé -> les chars, automitrailleuses et avions sont équipés de mitrailleuses Darne et Reibel (cal 7.5mm), mais les fantassins/cavaliers doivent se cantonner à la Hotchkiss 8mm (comme vu au point 5). En contrepartie, l’armée adopte la muntion de 8x50 R modèle 1932N. Il en résulte un programme supplémentaire : adapter les armes en 8mm
  7. Après s’être mis d’accords sur la taille du nouveau fusil (essais avec le lebel 86M93M27) La MAS commence la fabrication/transformation de Berthier 07-15 en 07-15M34, puis les coûts étant « exorbitants », met en parallèle la fabrication du nouveau MAS 36 ! Au final au 10 mai 1940 on se retrouve avec environ 65'000 Berthier 07-15M34 et 240'000 MAS36. En regardant les effectifs de l’armée à cette époque l’ensemble des régiments d’infanterie (métropoles) auraient eu besoin de 800'000 armes en 7.5mm pour équiper chaque personne; je ne parle même pas des unités de cavalerie ou d’infanterie mécanisée.
  8. Par « décision ministérielle » on revient en 1935 à ce qui avait été refusé dans les années 1880-1890, à savoir adopter un « mousqueton lebel ». La MAT va produire/convertir environ 45'000 pièce -> le fusil modèle 1886 M93 R35. C’est insuffisant vu la demande.
  9. Le SE-MAS 38-39 a été adopté sous le nom de MAS 40. La production n’était pas prévue avant l’automne 1940.
  10. Au début des années 1930 la munition de 7.65 Long est adoptée. Elle ne peut être tirée que dans 3 armes : PA 35A & 35S et PM MAS 35/38
  11. Le nouveau PA est le modèle 1935A de la SACM mais avec moins de 11'000 pièces la production est insignifiante et la MAS doit produire son propre PA le modèle 35S (moins de 2'000 pièces). Au final les revolver 73/73 , 92 (et 92 espagnols) les PA Ruby, Star, FN 22 et Savage, se trouvent en bien plus grand nombre que les PA en 7.65 Long ! Ironiquement il y a même plus de MAB D et Unique 17 que de « modèle 1935 »
  12. Après pas mal d’essai le PM SE-MAS 35 est choisi sous le nom de PM MAS38. Avec 2'000 pièces sa production, et donc distribution, est insignifiante. L’armée se rabat sur des PM « étrangers »

Seuls les points 1 - 2 - 3 - 5 - 10 sont achevés ou en passe d’être achevé à la déclaration de guerre. Tous les autres points sont « en court ».

Mitrailleuses

Mitrailleuse Hotchkiss modèle 14

La mitrailleuse Hotchkiss 1914 a supplanté la Saint-Étienne 1907T dans la cavalerie et l'infanterie. Elle commence réellement sa carrière qu’après la bataille de Verdun. Il y a autant de Saint Etienne 1907T que de Hotchkiss le jour de l’armistice.

Mitrailleuse MAC 34

La mitrailleuse d'aviation modèle 1934 a été construite pour l'aviation par la Manufacture Nationale d'Armes de Châtellerault (MAC). La conception est dérivée de celle du fusil-mitrailleur modèle 1934 (qui ne sera pas fabriqué en série). La mitrailleuse MAC 34 tire des cartouches de 7,5 mm modèle 1929 C à balle légère. La cartouche à une longueur 76 mm et un poids environ 24 g. Le canon de l'arme est en acier forgé, sa température de revenu est d'environ 480 °C. Sa longueur est de 0,60 m.

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La mitrailleuse de tourelle est dérivée de l'arme d'aile. D'autre part, les organes pneumatiques étant supprimés, les manœuvres d'armement, de détente et de sûreté sont assurées manuellement par des commandes mécaniques. Le montage est fait sur des tourelles SAMM de type divers suivant les époques et les appareils.

Du fait de la faible contenance des chargeurs rotatifs, ce type de mitrailleuse amena immédiatement à l'étude d'une nouvelle version : type "Mac 34 modifié 39" à bandes, dite "à alimentation continue". C'est cette version qui équipa les Bloch 174 et peut-être 175. Ces armes avaient été préférés à la mitrailleuse Darne Modèle 1933 qui pourtant était plus économique, fonctionnait à bande depuis les années 20, et qui fonctionnait tous aussi bien.

Mitrailleuse de 7,5 mm - Modèle 1934 M

Arme utilisée sous les ailes des T-6 ainsi que sur les MS "Vanneau" et les SIPA, en montage sur supports fixes, les bandes étant positionnées à l'intérieur des ailes.

Mitrailleuse AA 52 (MAC 52)

Il s'avéra très vite que l’armée française (l'infanterie principalement mais aussi l'aviation) devait posséder une arme automatique de fabrication française, ce fut l’Arme Automatique type 52 fabriquée par la Manufacture d’Armes de Châtellerault. La mitrailleuse AA 52 (ou MAC 52) fut donc conçue et développée en raison des retombées directes des campagnes d'Indochine du début des années cinquante. Cette arme fonctionne à culasse non verrouillée. La percussion de la cartouche déclenche évidemment l’action de projection de la balle, et la réaction provoque le recul de la masselotte et l’extraction-éjection de l’étui percuté, l’action se répète tant que la détente est actionnée. Ce système déjà utilisé par les pistolets-mitrailleurs notamment les Sten et les MAT 49, mais avec des cartouches courtes, devenait plus difficilement réalisable avec les cartouches type 1929, et la mise au point fut assez délicate.

L’arme était simple et relativement légère et pouvait donc aussi servir d’arme pouvant tirer à la hanche. Par la suite l’AA 52 fut modifiée pour tirer des cartouches OTAN de 7,62. Cette version calibrée à 7,62 mm est la AA 7,62 NF-1. Les mitrailleuses AA 52 furent montées par deux sur les T-6 dans des carénages fixés sous les ailes, évidemment allégées des pièces inutiles et avec un système de déclenchement électrique. Très utilisée en Algérie pour tout un tas d’applications, elle ne semble pourtant pas avoir été utilisée sur les avions, seul quelques T-6 semblent en avoir été équipés en arme de capot avec tir synchronisé à travers l’hélice, et d'arme d'aile, mais sans que ces appareils aient été utilisés en opération.

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Arme collective à tir tendu des petites et moyennes distances, jusqu'à 1.200 mètres. Destinée aux compagnies F. Exécute : du tir direct, éventuellement du tir masqué (niveau non prévu), du tir repéré. Exceptionnellement du tir contre avions. Portée maximum : 3.160 mètres, balle ordinaire et traceuse ; 4.100 mètres balle perforante A P M 2. Arme précise, hausse réglable. Arme à tir automatique, ne tire pas coup par coup. Principe moteur court recul du canon, refroidissement à l'air. Cadence de tir 400 à 500 coups-minute. Vitesse pratique de tir : 150 coups-minute. Utilise la bande chargeur souple en toile.

Mitrailleuse Browning M 50

La mitrailleuse états-unienne lourde la plus connue. Elle est toujours utilisée. Sa puissance et sa fiabilité l’ont utilisée par l’aviation américaine notamment sur les avions P-47, et les avions de la deuxième guerre mondiale avec l'appellation arme de .50 (soit 50/100 de pouces = 12,7 mm).

Fusil Mitrailleur MAC 24/29

Le MAC 24/29 est un fusil-mitrailleur français conçu en 1924 par la Manufacture d'Armes de Châtellerault. La Résistance dispose de ce FM, d'excellente qualité, mais en nombre insuffisant ; il est récupéré lors de coups de mains dans les arsenaux ou grâce à l'action du CDM (Camouflage du matériel).

Pistolet Mitrailleur

Le souvenir de la terrible efficacité de cette arme en combat rapproché resta bien présent dans l’esprit des rédacteurs du programme de 1921, qui définissait le futur armement français. Aussi les caractéristiques du futur PM de l’armée française furent elles fortement inspirées par celles du Bergmann MP18/I.

L’arme aura la forme d’une carabine raccourcie, Son poids sera compris entre 3 et 4 kg, sa munition devra être la même que celle du pistolet qui sera choisi comme modèle de l’armée. En attendant que ce modèle ait été fixé, les armes à présenter devront tirer la cartouche de Parabellum 9 mm,l’arme tirera des chargeurs de 25 cartouches au moins,son mode de tir normal est le tir en mitrailleuse, un mécanisme permettant le tir coup par coup n’est pas demandé,la cadence de tir sera de 400 à 500 coups par minute,l’arme sera très rustique, très simple, bien protégée contre la boue,le principe d’une arme à culasse non verrouillée est recommandé en raison de sa simplicité,l’arme tirée sur appui à une distance de 100 mètres devra donner un rectangle inférieur à 70/70 (cm) dans le tir par rafales de 5 à 6 cartouches et inférieur à 100/100 (cm) dans le tir par chargeurs complets,la précision dans le tir à bras francs sera expérimentée et entrera en compte dans l’appréciation de l’arme,la hausse comportera que les crans de 100 et 200 mètres,pour faciliter le tir sur appui, l’arme devra être munie d’un bipied.

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Ce document plein de pragmatisme, en date du 11 mai 1921, a été rédigé par des militaires encore proches des réalités du combat!

Au cours des années suivant la publication du programme, des armes d’origines diverses, en calibre 9mm Parabellum vont être proposées à l’armée, soit par des établissements d’état, soit par des fabricants étrangers.

Le programme de 1921 avait stipulé que les armes proposées devraient être établies en calibre 9 mm Parabellum «en attendant que le calibre du futur pistolet de l’armée française ait été choisi ».

Ainsi que nous l’avons mentionné précédemment, dans l’attente du choix définitif de cette munition, il avait été décidé que les prototypes de PM seraient chambrés en 9 mm Parabellum. De très importantes quantités de cartouches de ce type capturées sur les troupes allemandes étaient en effet disponibles dans nos arsenaux.

Il n’y avait par contre aucune raison particulière pour que la France choisisse d’adopter définitivement la 9 mm Parabellum, qui n’était à cette époque fabriquée qu’en Allemagne, plutôt que telle ou telle autre cartouche.

Les services techniques de l’armée avaient expérimenté la cartouche de .30 Pedersen en 1922, en étudiant une carabine semi-automatique, dans ce calibre, que John M. Le choix de la munition de 7,65 mm Long, a souvent été critiqué dans les publications contemporaines.

« Ce choix était justifié par des performances à peu près identiques à la 9 mm Parabellum sur le plan de la précision et de la perforation jusqu’à 600 mètres pour un poids plus faible de la 7,65 mm Long (9,3 g contre 12,2 g pour la cartouche de 9 mm Parabellum).

50 000 Cartouches de .30 Pedersen furent commandées aux USA pour effectuer les premiers essais. Le choix de cette cartouche s’expliquait aussi par une modification apportée aux caractéristiques initialement prévues pour le futur pistolet de l’armée française par le programme de 1921.

En 1927, ce cahier de caractéristiques militaires fut modifié au profit d’un pistolet plus léger et moins encombrant. La réduction de calibre, permettant d’utiliser une cartouche plus légère était cohérente avec cette tendance. Une évolution analogue se dessina pour le PM.

Les rédacteurs du programme de 1921 avaient initialement défini une arme d’assaut, comme l’était le MP-18 : un pistolet-mitrailleurPistolet-Mitrailleur More rustique, destiné à prendre d’assaut les positions ennemies en noyant leurs défenseurs sous un déluge de feu ou à défendre nos propres positions, par le même procédé.

Entre les deux guerres, les penseurs militaires français voyaient plutôt dans le PM, une arme de défense, destinées à armer les cadres et les spécialistes qui n’avaient pas à combattre avec un fusil. Par ailleurs, la modernisation de l’armée française, entreprise au milieu des années 1920, devait déboucher sur une motorisation accrue de l’infanterie, jointe au développement des unités blindées et aéroportées.

En 1933, les critères de choix contenus dans le programme d’armement de 1921 furent complétés par deux nouvelles exigences : les PM devraient désormais être dotés d’une crosse repliable et d’un chargeur rabattable.

PM ETVS

L’ETVS mit rapidement au point un nouveau PM doté d’une crosse et d’un chargeur repliables. Deux prototypes de cette arme furent construits au sein de l’établissement. Ils furent testés en 1937 le premier par l’ETVS lui-même, le second par la Commission d’Études de l’Infanterie (CEI) en compagnie du PM Petter et du PM MAS modèle 1935 SE. Long de 67 cm une fois la crosse dépliée et de 42 cm crosse repliée, le PM ETVS était doté d’une culasse ingénieuse, à l’intérieur de laquelle était intégré un ralentisseur de recul actionné par un volant à inertie. Cette conception permit de créer une arme courte et légère. Grâce à la faible puissance de la munition de 7,65mm Long et à l’efficacité du ralentisseur de recul qui maintenait la cadence de tir autour de 600 coups par minute, les concepteurs de l’ETVS avaient pu se dispenser de doter l’arme d’une culasse lourde et volumineuse et limiter la course de cette culasse pendant son recul.

En revenant en position de fermeture, la culasse actionnait un levier de percussion, qui déclenchait la percussion de la cartouche présente dans la chambre.

Avec son levier de percussion commandé par la fermeture de la culasse et sa partie avant cylindrique, la culasse de l’ETVS n’est pas dépourvue d’analogies avec celle du PM Thompson, dont l’établissement technique de Versailles (ETVS) avait testé plusieurs exemplaires entre 1921 et 1927.

La Manufacture Nationale d’Armes de Châtellerault (MAC), se vit confier par l’ETVS, la charge d’en réaliser dix exemplaires de présérie du PM ETVS. Devant le résultat prometteur des essais, le 14 Mars 1937, la Direction des Études et Fabrications d’Armement (DEFA) ordonna à la MAC de fabriquer quarante PM ETVS supplémentaires. Cette commande ne fut finalement achevée qu’en 1939.

Par décision ministérielle du 30 juin 1938, la MAS fut chargée de réaliser 600 chargeurs et 58 canons de PM ETVS.

L’adoption du PM Petter en 1939 et le choix de mettre en fabrication en urgence une version améliorée du PM modèle 1935 (qui donna naissance au PM MAS 38) de la MAS mettront fin à la carrière de l’ETVS, qui était pourtant une arme fort intéressante et bien conçue.

Étrangement, l’une des fiches d’identification des matériels étrangers (Kennblätter Fremdengeräts) éditées par la Wehrmacht, présente le PM ETVS sous la désignation de «Maschinenpistole 721(f)». Compte tenu du faible nombre de PM ETVS fabriqués, du nombre réduit de chargeurs disponibles et de la spécificité de sa munition, il est fort peu probable que l’armée allemande ait remis l’ETVS en service.

Les volte-face survenues dans les programmes d’étude et le manque de volonté de faire aboutir rapidement un projet de pistolet-mitrailleurPistolet-Mitrailleur More dans une armée encore persuadée que seuls le fusil et le fusil-mitrailleur étaient des armes « sérieuses », ont conduit en 1939, à adopter des solutions d’urgence pour fournir des PM à nos soldats : mise en fabrication accélérée de la version industrielle du PM MAS SE-1935 (le MAS 38), commande de pistolets-mitrailleurs Thompson modèle 1921 aux États-Unis (qui arrivèrent en France top tard pour participer aux combats de 1940), mise en service de PM Erma-Vollmer saisis sur les troupes de la République espagnole lors qu’elles se réfugièrent en France en 1939.

Armes de la Résistance

La Résistance disposait d'armes d'origine, de conception et de dates différentes. L'ensemble constituait un armement hétérogène, de valeur très variable. Surtout, elle ne possédait pas d'armement lourd, notamment d'une artillerie même légère.

Armes Françaises

  • Revolver modèle 1892: Souvent souvenir de la guerre 1914-1918 ; récupéré par la Résistance.
  • Mitrailleuse Hotckiss modèle 14: Cette mitrailleuse, dépassée en 1940, est parfois récupérée dans les arsenaux et utilisée par la Résistance.
  • Fusil MAS (Manufacture d'armes de Saint-Etienne) 36: C'est le fusil le plus moderne de l'armée française ; quelques exemplaires, récupérés, arment la Résistance drômoise.
  • Mousqueton modèle 1892-1916: Malgré un recul à la "gifle" célèbre, ce mousqueton est très apprécié grâce à son faible encombrement ; il équipe de nombreuses brigades de gendarmerie.

Armes Étrangères

  • Pistolet Colt 1911: Fabrication importante pendant la Seconde Guerre mondiale, livré au SOE (Special operation executive) qui en parachute à la Résistance.
  • Mitraillette Sten: Arme emblématique de la Résistance, la plus célèbre mais pas la plus efficace.
  • Fusil Lee-Enfield N° MK I: Apparaît dans les troupes britanniques en 1942 ; largement parachuté dans toute l'Europe occupée.
  • Antichar PIAT (Projector Infantry Anti-Tank): Inventé par le SOE ; entrée en service en 1943 ; utilise le principe de la charge creuse ; relativement difficile à utiliser.
  • Antichar Bazooka US AT M1 A1: Mis au point en 1944 ; lance-fusée à charge creuse.
  • Carabine US M1, calibre 30: Adoptée par l'US Army en septembre 1941. A un seul défaut : la munition est trop faible. A eu un énorme succès dans les maquis.
  • Pistolet mitrailleur US M3 A1: Adopté en décembre 1944 pour remplacer le PM Thompson. Assez rare d'en trouver dans les maquis.
  • Fusil-mitrailleur Bren MKII: Parachuté sur tous les maquis européens.
  • Mortier anglais de deux pouces (50 mm): Arme très maniable, bien adaptée au combat de guérilla.
  • Grenade Gammon: Est conçue pour développer une très grande puissance, pour être lancée à la main, pour exploser à l'impact, sans système de retard.
  • Pistolet mitrailleur Marlin UD M 42: EUA ; 9 mm. Relativement peu répandu.
  • Mitrailleuse légère Browning M 30: La mitrailleuse légère états-unienne la plus souvent parachutée.

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