Le Widerstandsnest 62 (WN 62) était un élément clé du mur de l'Atlantique, situé sur la commune de Colleville-sur-Mer, dans le Calvados.
Il était une des principales défenses allemandes sur Omaha Beach, le secteur de débarquement américain.
Sur son flanc est, sur la plage, le WN 62 était protégé par un fossé anti-char de 4 mètres de large et 1,70 m de profondeur, rempli d'eau.
Environ 40 hommes avaient été affectés à la défense du site, dont 27 de la 716e division d'infanterie et 13 de la 352e division d'infanterie dont la fonction principale était de guider les tirs d'artillerie.
Certains soldats ont marqué l'histoire lors du débarquement en Normandie, le 6 juin 1944, survenu il y a 80 ans.
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Parmi eux figure Heinriche Severloh, un soldat allemand qui aurait tué ou blessé près de plus de 2.000 soldats américains à lui-seul.
Lors du débarquement de Normandie, le 6 juin 1944, de nombreux soldats se sont illustrés par leur bravoure du côté des Alliés pour libérer la France.
Mais au sein des rangs armés de l’Allemagne nazie, un soldat surnommé «la bête d’Omaha», Heinrich Severloh, a acquis la notoriété lors de cette journée historique.
Dans sa biographie («WN 62 : Mémoires à Omaha Beach Normandie, 6 juin 1944») publiée en 2000, il a affirmé avoir tué ou blessé plus de 2.000 soldats alliés lors du débarquement en Normandie.
Né dans le nord de l’Allemagne en 1923, en sortie de la Première Guerre mondiale, il a rapidement rejoint la Wehrmacht, l’armée allemande, dès ses 18 ans, avant d’être envoyé en France, puis sur le front de l’est en 1942 lors de la Seconde Guerre mondiale.
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Ce n’est qu’en 1943 qu’il a débarqué en Normandie, au sein de la 352e division d’infantrie, où il réalisa son plus grand fait d’armes.
Lors du débarquement des soldats américains en Normandie, le soldat allemand se trouvait alors dans un poste de tir situé à près de 500 mètres de la zone d’arrivée de la première vague de bateaux alliés.
Équipé d’une mitrailleuse MG42, Heinrich Severloh a mitraillé durant de nombreuses heures les soldats américains en train de débarquer sur les côtes normandes.
Selon ses dires, il aurait tiré plus de 12.500 cartouches.
Malgré cette reconnaissance acquise à la sortie de son livre, Heinrich Severloh a souvent regretté ce passage de sa vie.
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«C’était au minimum 1.000 hommes qui ont été tués, certainement plus que 2.000. Je ne sais pas exactement combien d’hommes j’ai tué. C’était horrible. Le fait d’y penser me donne envie de vomir», a-t-il déclaré dans une interview en 2004.
L'armement réel des WN le 6 juin est sujet à controverses.
Voici ce que l'on peut évaluer, sans garantie :
Mitrailleuse allemande en divers modèles : MG34 en 7,92 mm avec 50 à 75 cartouches et MG42 en 7,92 et 50 cartouches. Elles fonctionnent à l'épaule (12 kg) ou sur pied.
Arme sur pied qui envoie des obus à ailettes par le biais d'un long tube, existe en divers calibres et donc en puissance variable. Arme très répandue dans toutes les armées.
Il y avait une batterie de fusées de 320mm (la 100ème unité de Nebelwerfer) installée sur le Montmain à St-Laurent.
Elle a tiré sur la plage lors de l'arrivée des premiers grands LCI devant DogWhite.
Peut-être ce sont eux qui ont incendié les LCI 91 et 92 à cet endroit et vers 7h30.
On voit sur des photos aériennes du jour J l'emplacement exact de cette batterie.
Une autre unité au moins était prévue à Colleville, mais seules les munitions étaient arrivées avant le 6 juin. Les tubes manquaient.
Lance roquettes antichars allemand qui se porte à l'épaule, ce calibre 88 perfore 100 mm d'acier.
Construction enterrée de 3 m/ 5m, avec ou sans abri individuel qui abrite un mortier ou une tourelle de char.
= point fortifié de résistance (environ 16 sur Omaha) .
S'étendant le plus souvent sur le rebord plateau (ou en angle) parfois débordant sur la pente et même sur la plage, ils sont protégés par des mines et barbelés.
Franz Gockel, un soldat allemand, raconte son expérience le jour du débarquement :
"On s'habitue à vivre dans un bunker. On n'a pas le choix. On finit même par y prendre ses aises."
"Ma mère m'écrivait presque tous les jours, finissant invariablement ses lettres par "Dieu te bénisse, mon fils" et en me précisant que toute la maisonnée _ j'étais l'aîné de sept enfants _ priait ardemment pour moi."
"Parfois, nous jouions aux cartes. Et puis nous discutions. Nous avions le même âge, environ dix-huit ans, et forcément les mêmes préoccupations. Mais tous les jours depuis janvier, le débat portait sur l'invasion. Oui ou non Américains ou Anglais débarqueraient-ils ici ?"
"Moi, depuis la visite de Rommel, j'étais certain que l'invasion commencerait par notre plage. C'était le 29 janvier qu'il avait inspecté notre position."
"J'aimais bien regarder la mer. C'était ici que je l'avais découverte pour la première fois, moi qui arrivais de Westphalie et dont l'expérience en France était la première de ma vie."
"L'alarme a sonné à 1 heure. A l'entrée du bunker, un camarade criait pour nous arracher du sommeil et nous pressait de nous dépêcher."
"On a sauté dans nos bottes, saisi nos carabines, couru à nos positions auprès des mitrailleuses et des mortiers. Et attendu, collés à nos armes, prêts à l'action."
"Quand ils arriveront, ne tirez pas trop vite", m'a lancé un chef venu vérifier les défenses.
"Des centaines d'avions ont survolé nos positions et le silence est retombé. Mais le voile de la nuit s'est peu à peu dissipé, le ciel pâlissait au loin, le jour enfin allait pointer son nez. Quelques formes sombres sont apparues alors à l'horizon."
"Combien pouvaient-ils être ? Jamais je n'aurais imaginé en voir autant. Ils avaient beau progresser, se rapprocher de mes yeux, la ligne derrière eux était toujours bouchée. Il en surgissait d'autres et d'autres encore, comme si le flot ne pouvait se tarir, comme si la Manche entière était constellée de bateaux."
"J'ai plongé sous ma mitrailleuse au moment où les bombes ont explosé au sol. La terre a tremblé. La plage est devenue volcan."
"Nous essayions de garder le contact les uns avec les autres et nous nous accrochions désespérément à la voix d'un camarade et à chaque minute de vie de gagnée."
"Des péniches pleines à craquer s'approchaient de la plage. Je voyais des visages, j'entendais presque les voix. Les premières troupes sautaient dans l'eau verte avant d'entreprendre une course vers le petit mur de pierre. Notre tour était venu de tirer."
Ce matin du 6 juin 1944, d’innombrables obstacles couvrent Omaha Beach, une plage longue de sept kilomètres, lorsque les « GIs » mettent pied à terre.
C’est notamment le cas à Saint-Laurent-sur-Mer, où les Allemands ont dressé plusieurs lignes de défense.
Le village occupe une place centrale.
À l’est, Colleville-sur-Mer.
La bataille pour Omaha, longtemps incertaine, a finalement été gagnée.
Mais le secteur de Saint-Laurent-sur-Mer a été particulièrement difficile à conquérir.
« La particularité d’Omaha Beach est son relief, marqué par un escarpement d’une trentaine de mètres de hauteur, légèrement en retrait du front de mer », indique Christophe Prime, auteur d’Omaha Beach : 6 juin 1944 et responsable des collections au Mémorial de Caen.
Cette butte n’est pas continue.
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