La mitrailleuse Browning M2 est une arme extrêmement polyvalente. Elle a été conçue initialement pour un rôle anti-véhicule et anti-aérien durant la Première Guerre mondiale.
En 1917, le General Pershing demanda le développement d’une nouvelle mitrailleuse de gros calibre pour ce rôle, ce qui entraîna le développement de la munition de .50 BMG (Browning Machine Gun) ou 12,7x99mm.
John Browning conçut une nouvelle mitrailleuse en s’appuyant sur le mécanisme de sa célèbre mitrailleuse M1917, aménagée pour la cartouche de 30-06.
La première mitrailleuse en calibre .50 fut prête pour les tests en octobre 1918 avec des résultats mitigés et la Première Guerre mondiale se termina peu après.
Néanmoins, les développements se poursuivirent tant sur la cartouche que sur la mitrailleuse, qui devint la mitrailleuse Browning Modèle 1921, ressemblant au modèle M2 mais avec un refroidissement liquide, du moins pour sa variante destinée à être employée au sol. Il y avait également un modèle destiné à l’aviation refroidi par air.
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En 1926, après le décès de John Browning, le développement fut repris par le Docteur S.H. Green, qui avait travaillé sur le modèle 1921 et résolut la majorité des problèmes de la nouvelle mitrailleuse.
Le boîtier de culasse fut redessiné pour être le même entre toutes les variantes, facilitant la configuration de ces mitrailleuses et simplifiant la production et la logistique.
Le mécanisme fut légèrement modifié pour permettre le changement de sens de l’alimentation, important pour la Navy qui souhaitait des mitrailleuses jumelées pour défendre ses bateaux.
Une autre branche de l’armée, l’Air Force, s’intéressa également à ces mitrailleuses. Ces armes furent utilisées pour la protection des avions, par exemple montées sur des tourelles, ou directement embarquées dans les ailes.
On installa également ces M2 sur des véhicules avec la variante M2 HB avec son canon lourd pour mieux absorber la chaleur.
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En France, ces armes ont commencé à être utilisées dès 1932, date à laquelle la Marine nationale commanda des M2 aménagées pour l’ancienne cartouche de 13,2 mm Hotchkiss.
La Deuxième Guerre mondiale fit exploser la demande pour ces armes, qui furent fabriquées par une quinzaine d’entreprises dont Colt, Savage, l’Arsenal de Springfield, Fabrique Nationale et même l’entreprise Frigidaire.
Après la guerre, la M2 devint obsolète dans son rôle anti-aérien mais continua à être utilisée montée sur des véhicules ou sur affût grâce à l’efficacité et la polyvalence de sa munition et de sa fiabilité.
La conception de la mitrailleuse lourde Browning M2, de calibre 12,7 x 99 mm [ou .50], remonte à la fin de la Première Guerre Mondiale.
Ayant évidemment évolué depuis, cette arme est toujours en service de nos jours, sous l’appellation M2 HB [pour « Heavy Barrel » / canon lourd]. Elle est commercialisée par FN Herstal, filiale de FN Browning Group.
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La M2HB est capable de traiter des objectifs terrestres [personnels, véhicules faiblement protégés] ou aériens [hélicoptères, avions à basse altitude]. Elle peut être installée sur des véhicules blindés [VBL, VAB, etc.] ou sur une tourelle coaxiale, comme sur le char Leclerc.
Approvisionnée par des bandes de 105 cartouches, la M2HB peut perforer 20 mm d’acier à 400 mètres de distance. Sa portée terrestre est de 1 200 m et sa vitesse pratique de tir 150 coups par minute. Au passage, la masse de son canon est de 13 kg.
FN Herstal a fait évoluer cette mitrailleuse avec la version M2HB QCB [Quick Change Barrel].
Le système QCB permet à un soldat de « changer rapidement le canon seul », ce qui réduit ainsi le temps « d’exposition face aux tirs » ennemis, et « d’éliminer tout besoin d’ajustements supplémentaires au niveau utilisateur ».
L’efficacité et la sûreté du M2HB Browning calibre .50 restent inchangées.
Le canon de la M2HB QCB MK2 est équipé en usine d’un cache-flammes, ce qui, lors d’un engagement de nuit, réduit significativement la « signature lumineuse » et améliore ainsi la « discrétion et l’efficacité au combat ».
L’autre amélioration porte sur l’entretien de cette arme, avec le compteur de tirs SmartCore, lequel « permet une maintenance préventive et une gestion plus efficaces et économiques ».
Découvrez la très célèbre “.50 Browning” (calibre de 0.5 pouce, soit 12,7 mm), une cartouche américaine emblématique datant d’avant la Seconde Guerre mondiale.
Cette cartouche US était initialement tirée à partir des mitrailleuses d’ailes ou de tourelles d’avions à hélices, engagées pour la chasse, l’attaque au sol ou le bombardement.
Son usage s’est ensuite étendu : on la retrouvait également à bord de vedettes fluviales, de chalands de débarquement, et elle servait de projectile secondaire par les chars de combat en complément d’obus antichars ou antipersonnel.
Elle pouvait même constituer l’armement principal des véhicules blindés ou non, de toutes catégories.
C’est certainement la balle ou la cartouche la plus courante. Cette cartouche de mitrailleuse, mise en service en 1923, fut la plus employée de par le monde. Son étui est à gorge, généralement en laiton, bien qu’il ait aussi été fabriqué en acier laqué.
Le premier modèle de projectile était bi-ogival pointu, avec un noyau en acier doux contenu dans une enveloppe de plomb et une chemise en tombac (un alliage de cuivre et de zinc).
En 1931, elle fut remplacée par la balle M1, qui comportait un noyau en acier doux, une coiffe en plomb et une chemise en tombac, l’ensemble d’un poids de 48 g.
En 1941, apparut la balle M2, conçue de la même manière mais plus légère, pesant 45,4 g. Elle fut ensuite remplacée par la balle M33.
Pour une meilleure compréhension de ses dimensions, voici les cotes moyennes de la cartouche :
La cartouche .50 Browning est principalement utilisée par les mitrailleuses Browning M2 et M3. Ces armes automatiques, fabriquées lors de la Seconde Guerre mondiale, étaient alimentées par des bandoulières à cartouches et refroidies par air.
La M2 est transportable par quelques hommes, à condition de ne pas emporter trop de munitions. Une bandoulière métallique est utilisée pour introduire les munitions dans l’arme. En remplaçant certains éléments de la mitrailleuse, les munitions peuvent être introduites du côté gauche ou droit. La mitrailleuse est capable de tirer au coup par coup ou en rafales automatiques.
Elle était et est toujours utilisée en appui d’infanterie au sein des compagnies d’armes lourdes, avec une cadence de tir de 450 à 550 coups/minute et une portée efficace de 1830 mètres. Le chargeur de la M2 contient 150 cartouches en bande panachée.
Au fil du temps, différents types de balles ont été développés pour la .50 Browning, adaptées à des usages spécifiques :
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