La Seconde Guerre mondiale (1939-1945) fut un conflit planétaire extrêmement meurtrier. Cette bataille a impliqué de nombreux pays et a eu un impact notoire sur le cours de l'histoire. L'un des faits marquants de la Seconde Guerre Mondiale a été l'utilisation d'armes à feu, notamment des armes de poing et des armes longues, qui ont joué un rôle déterminant dans le dénouement des affrontements.
Le PPSh-41 (Pistolet Pulemjot Shpagina - Mitraillette Shpagin), dérivé du « Schmeisser » 18/28 allemand de l’entre-deux guerres, fut l’une des armes principales de l’Armée Rouge durant le second conflit mondial. L’armée soviétique souffrait d’un fort penchant pour les pistolets mitrailleurs, et elle remettait même en cause la place du fusil dans son infanterie - chose unique au monde à l’époque. Le PPSh-41 fut retiré de la production soviétique peu de temps après la guerre, mais sa réputation d’arme de la « Grande Guerre patriotique » fit en sorte que certaines armées procommunistes l’utilisèrent encore longtemps, notamment au Viêt-Nam et dans certains pays d’Afrique. Cette arme avait une meilleure portée que la plupart des mitraillettes alliées et de l'Axe, et était également précise et fiable.
Au lendemain de la Première Guerre mondiale et de la révolution d’Octobre, la place du pistolet-mitrailleur fut longuement débattue au sein de la toute jeune Armée Rouge. Ici comme dans la plupart des autres nations, le constat que l’arme de poing n’apporte rien de plus qu’une capacité de défense personnelle et que le fusil d’infanterie n’est pas adapté au combat rapproché fût rapidement établi. Cependant, la solution à apporter quant à l’équipement de base du soldat n’a alors rien de simple.
Paradoxalement, c’est la fin de ce développement qui déclencha les travaux sur les premiers PM en Union Soviétique en 1925. Ainsi, le premier PM de conception locale testé cette même année par les Soviétiques est l’œuvre de Fedor Tokarev. L’auteur Russe D.N. Bolotin rapporte à ce titre que F. Tokarev n’envisagea pas la conception d’un PM avant que les travaux de Fedorov soient arrêtés : il semblait évident au concepteur du TT-33 que la solution qui s’imposerait serait celle explorée par le vénérable Fedorov, c’est-à-dire celle d’une arme remplissant le vide entre l’arme de poings et le fusil d’infanterie !
Longuement étudiée (et comparée à des armes étrangères, notamment allemandes) par l’Armée Rouge, elle sera également déclinée en 7,63 Mauser, jugé de par sa puissance, plus apte aux missions militaires. Cette première arme sera suivie par une arme proposée par V.A. Degtyarev (en 1929), S.A. L’arme de Degtyarev est très inspirée par la production de son FM DP, récemment adopté. On y trouve des similitudes de construction et même un chargeur circulaire plat par-dessus lequel la visée est prise ! L’évaluation des 4 armes (celles de Tokarev étant évaluées dans chaque calibre) fut lancée en 1930.
Lire aussi: Point de Mire: Guide
De son côté, V.A. Degtyarev repense complètement son arme, en abandonnant les réminiscences du DP-28. Il en résulte une arme au dessin plus conventionnel pour un PM. C’est finalement cette arme qui sera adoptée par l’Armée Rouge sous l’appellation Pulmet Pistolet Degrtyarev 1934 ou PPD-34 (Pistolet Mitrailleur Degtyarev 1934). L’arme ne donna pas entièrement satisfaction et fut modifiée en 1938 pour devenir la PPD-34/38.
Le 15 Février 1940 - soit un mois avant la fin de la guerre d’hiver - une dernière mouture de l’arme de Degtyarev est adoptée : le PPD-40. Celui-ci introduit le chargeur tambour sans « cou » similaire à celui employé sur la PPSh-41. G.S. Shpagin est présenté par l’auteur Russe D.N. Bolotin comme une personne particulièrement concernée par les problématiques de productivité et avant-gardiste en la matière. La simplicité mécanique semblait être au coeur de sa créativité…un trait finalement très commun chez les concepteurs soviétiques qui est sans doute inspiré par la doctrine soviétique !
La première mouture du PP de Shpagin date de 1940. Cette même année, l’arme de Shpagin va être confrontée au PPD-40 et à une arme conçue par Boris Shpitalniy. Au terme de cette compétition, l’arme de Shpagin est adoptée le 21 Décembre 1940 sous l’appellation Pulmet Pistolet Shpagin 1941 soit PPSh-41…tout juste 6 mois avant l’opération Barbarossa.
La fabrication de l’arme recourt donc à l’emploi de tôle pliée pour la construction d’une grande partie de ses pièces. Les tôles employées sont sensiblement différentes de celles habituellement rencontrées : elles font entre 2,5 et 3,1 mm d’épaisseur contre, le plus souvent environ 1 mm d’épaisseur sur d’autres productions, notamment plus tardives. La PPSh-41 va également initier une construction qui fera date - car reprise sur les PPS-43 et même les AK - celle du boîtier tôle en forme de « U ».
Sur le PPSh-41, la culasse sera de section parallélépipédique sur sa portion inférieure et légèrement arrondie sur sa partie supérieure. Le choix d’une tôle de forte épaisseur est probablement lié à la nature de l’acier, de qualité moindre (quelques signes d’usure en témoignent). En effet, le PPSh-41 sans chargeur accuse les 3,875 kg à notre balance…plus lourd qu’un AK-47 Type 3 à crosse fixe…3,8 kg, lui aussi sans chargeur…oui, une des deux variantes à boitier forgé / usiné !
Lire aussi: Précision accrue avec un point de mire fluo
Le boîtier du mécanisme de mise à feu est également réalisé en tôle. Sur 17 pièces constitutives, seules 3 sont usinées : la gâchette, la détente et le séparateur. De même, le boîtier inférieur n’accueille que deux pièces usinées : l’éjecteur (riveté) et le crochet de chargeur. La culasse est forgée puis usinée. Ses flancs sont évidés pour faciliter sa circulation dans le boîtier de culasse en présence de corps étrangers. Le percuteur, une pièce rapportée, y est emmanché / goupillé. L’arme dispose d’un amortisseur de culasse.
Comme évoqué précédemment, l’arme est adoptée seulement 6 mois avant l’opération Barbarossa. Ainsi, à l’entrée en guerre de l’URSS, l’arme n’est clairement pas à « maturation ». Dans ces dimensions, le PPSh-41 reste une arme d’infanterie « longue » et lourde. Avec 842 mm de long, il est moins de 30 mm plus courts qu’un AK-47…à crosse fixe ! Au cours de l’année 1942, c’est une mouture plus apte qui est mise en production.
L’arme va être rapidement mise en production en Union Soviétique. Dans un premier temps, elle va être produite dans plusieurs usines, recourant notamment à la technique de la sous-traitance. La plupart de ces usines n’étaient pas initialement dédiées à la production d’armement.
Outre le PPSh-41, l'Armée rouge utilisait une variété d'autres armes, chacune ayant ses propres caractéristiques et rôles spécifiques.
Pendant la Seconde Guerre Mondiale, les forces allemandes ont utilisé une variété d'armes à feu, chacune ayant ses propres caractéristiques et utilisations. Voici quelques-unes des armes les plus emblématiques employées par les Allemands :
Lire aussi: Carabine Browning: Le point de mire expliqué
Pour les collectionneurs et les passionnés d'histoire, Denix propose des répliques factices de haute qualité de ces armes emblématiques.
Ces répliques incluent :
Ces répliques sont conçues avec une grande attention aux détails, offrant une reproduction fidèle des armes originales en termes de poids, de dimensions et de mécanismes fonctionnels (sans capacité de tir réel).
tags: #mitrailleuse #rouge #seconde #guerre #mondiale